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contiennent de Pair, et de Faction d*y en introduire, en les appliquant spécialement à l'eau, qui diffère beaucoup «n effet dVUe - même , suivant qu'elle contient ou ne contient pas d^air , on a , pendant plusieurs années , employé ces expressions pour désigner la présence de Tacide carbonique. Ceux des chimistes qui adoptoient le nom d'acide aérien y donné à ce fluide par Bei^man , nommoient avec lui alcalis aérés, terres aérées, métaux aérés ,. les combinaisons de «es hsLsei avec cet acide , et ils disoient aérer de l'eau f pour imprégner l'eau d'acide carbonique. ( F. }
^REFUGI^ On appelle ainsi en Norwège le petit tétras, tetrao Utrix^ L. ; et on y donne le niéme nom, suivant Millier , à l'eider , anas mollissima , X*. , et à la huppe , upupa epopSf L, ( Ch. D. )
.AIRIDE, Epidtrhdrum y L., Mridesy Lour. , Sw. C'est un ^enre de plantes de la famille monocotylédone des orchidées et de la gynandrie monandrie du système sexuel. Il fut établi par Lolireiro , et adopté par Swartz. Il comprend plusieurs espèces nouvelles et quelques epidendrum de Linnœus. Il offre pour traits caractéristiques , un calice coloré se développant au sommet de l'ovaire en six divisions, doi»t cinq ouvertes, élargies vers leur sommet et presque égales, et une inférieure plus courte, formant une espèce de poche, ordinairement renversée sur les organes de la génération. Les autres caractères sont semblables k ceusc qu'on observe dans le e^mbidiurrij clest-à^dire, qu'il n'y a point de corolle ; que le style est courbé ; que le stigmate est placé en avant ; que l'anthère est terminale , hémisphérique , fugace ; que le fruit est une capsule oblongue à une loge j et que les graines sont fines et nombreuses. Les arides sont des plantes souvent parasites , à racines bulbeuses et vivaces, et a feuilles engainantes par leur base. Quelqueibis leurs racines servent plutôt à les fixer qu'à leur fournir une sève nutritive, puisqu'il est certaines espèces qui végètent avec vigueur, et produisent des fleurs et des fruits, lors même qu'elles ne tiennent à rien et qu'elles ne puisent leur nourriture que dans l'air. ( B. M. }
AÉRÏFORME (Chim.), expression fort exacte et fort avantageuse, pour désigner l'état fluide élastique que prennent
ar* iE R U
beaucoup de corps qai sJIccteiit alon la forme d'air. Ces! ainsi q«e Ton désigne souvent les gax par le nom de flnides, de corps aériformes. On dit anssi do Feau en vapeur « de Talcool, de Féther, dans le méuie état, ^*iJs sont portes à l'état aériforme. ( F. )
JEKVE , j€rua, genre de plantes établi par Fonkal, adopté et placé par Jnssieu dans la section de la famille des amaranthaeées a feuilles alternes et dépourvues de stipules. U a pour caractère un «ralice a cinq feuilles, muni extérieurement de deux ou trois écailles ; dix filets dVtamînes réunis à leur base , cinq pourvus d^antbéres , et cinq .sans anthères; un ovaire terminé par un style, et deux on trois stigmates , et devenant une capsule remplie par une seule graine. Ce genre réuoit deux petites plantes de Flnde, Vœrua tomentoutj et Vœnia lanata^ lesquelles n^ofirent aucun intérêt sous le rapport de Fagrément et de Futilité, mais qui méritent de fixer Fattention à cause des genres divers auxquels les ont successivement réunies les botanistes qui n'ont pas voulu conserver celui de Forskal. On les trouve maintenant dans le Speeîes plantarum de Lînnans, édition de Wildenow ; la première sous le nom àlllece^ hrum javanifium , et la seconde sous celui d'ilUcthrum, lano- * ium. ( M. )
JES^ Alas, As, noms arabes du myrte ordinaire, an rapport de Dalechamp. (J. )
.ÂiSALE , Alsalus. Fabricius nomme ainsi un genre d'insectes renfermant une seule espèce, qui est le lucane scaraboïde de Fanzer, et qu'il a placé entre les lucanes et les passales , du grec AjmXov , espèce d*épervier. (C. D.)
.£SALON, nom donné par Frisch au hobereau, yîtlco sul* luUo , L. ( Ch. D. )
jESCHYNOMENE. Voyez Sesban. ( J. )
iïlSHNE, Mskna^i nom donné par Fabricius & un genre d'insectes de l'ordre des nevroptères , et de la famille des libelles.
Ce sont les demoiselles , Uhtllula , l,. , qui , selon le
système de Fabricius , doivent former un genre séparé,
.parce que le lobe moyen de leur lèvre inférieure est égal
aux latéraux, tandis que dans les autres la portion moyenne
«st beaucoup plus étroite. Voyez, k l'article Demoisbile, les espèces grande , tenaillée , etc. Le genre de vie de cet insecte est absolument le même que celui des demoiselles et des •prions. (CD.)
.£SP1NG', nom que les Suédois donnent à la vipère cher"^ sea, coluher ohersta^ L. Voyez Cou le uv&e. (F. M. D^. )
jïlTHAKALA ou ^thacola, espèce de haricot de Ceylan. (J.)
jETHUSE. Voyez Etmuse.
^TlTEyOu PiEaAE d'aigle, nom donné à une Variété de fer ozidé. Voyez Fb& oxidé gbodique. Ce nom vient du mot grec Arroç ( aigle ) , parce qu'otf supposoit qu'on trouvoit cette pierre dans l'aire des aigles. (B.)
j£TSA£THYA, nom de l'héliotrope des Indes, dans l'île de Ceylan. (J.) . ^TTiELAGHAS. Voyez jEhal.
jETUNDUPYALL On nomme ainsi à Ceylan une espèce de sainfoin, hedysarum heterocarpouj L, (J.)
.£XTOXICON. Ruizet Pavon désignent sous ce nom , qui signifie poison des chèvres, Vaee^tuniUo (petite olive) du Pérou , arbre à fleurs dio'jques. Elles ont un calice extérieur monophylle , s'ouvrant par le c6té , et un intérieur à cinq feuilles , cinq pétales crénelés , et cinq petites écailles cehirales. Les étamines , en pareil nombre , sont fertiles dans les fleurs mâles, stériles dans les femelles; elles entourent dans «celles - ci un ovaire muni d'un style latéral et d'un stigmate bifide , lequel devient un brou monosperme de la forme d'une petite olive. Ce fruit vénéneux fait mourir les chèvres qui en mangent. Nous ne connoissons pas assez ce genre pour le rapporter à sa vraie famille. ( J. )
AFATAAHÉ , arbrisseau de Madagascar, dont l'écorce est odorante, suivant Rochon. C'est peut-être le même qui est nommé Fatre, Voua*fatre. Voyez ces mots. (A. P.)
AFÉ, espèce de polypode de l'Inde , dont on mange la racine. (J. )
AFFINAGE. (Chim.) On entend en général par affinage » dans les arts chimiques, la purification des métaux, ou la suite des diverses espèces de travaux que Ton fait pour obte^ nir les métaux dans leur état de pureté. C'est ainsi qu'on.dit
.. > .> ^c du cuivre, faffina^ de Tai^nf , V x.vt^ue article des métaux , on indi- . \ u«.H.^S5aires pour affiner chacun d'eux. > ; Kiu pratique ces procédés, portent aussi u 4A d*affînage. Il y en a un dansThôtel des . viv Tw et pour Tar^gent ..V U route ou on la convertit en fer dans beauî , »,uv* de nos départemens.
v^i ♦Uuu* le cuivre àReuilly, etc. (F.) vn L\U ÉS« (Chim.) On s'est servi depuis le commencement j it li i \ huitième siècle, dans la chimie françoise, de l'express.«iii viMiliuités, pour désigner les rapports qui avoientdès* \ovs yàtkx exister entre les différens corps. Cette expression .t\oii ^té manifestement tirée d'une espèce de parenté ou i\\; vapprochement de nature qu'on a supposé exister entre U'^ substances les plus susceptibles de s'unir entr'elles : umis il «est bien reconnu qu'il n'existe point de véritable rapport de nature ou de propriétés entre les substances qui •Sauissent .bien , et qu'il existe au contraire une différence réelle entre les corps qui ne s'unissent pas on qui s*unissent foiblement
Dès que la eause on la source de l'adoption du mot affinités n'est qu'une idée hypothétique , le mot lui-même ne doit avoir qu'une valeur illusoire, et même erronée ou trompeuse. Voilà pourquoi l'expression attractions électives^ attractions éhimiques\ proposée par Bergman, est aujourd'hui adoptée par le plus grand nombre des chimistes. Nous décrirons, donc au mot Attxactions les phénomènes de ce qu'on nommoit autrefois affinités.
On trouvera, à cet article Attractions ce qui est relatif aux i^nités simples y doubles, réeiproquesj d^intermèdes j dis* posantes, (F.)
AFFOUCHE. VoyesArouTH.
AFIOUME, espèce de lin du Levant ( J. ) AFOU RANOUNOU , nom malgache d'uiie espèce de tithymale arborescente dont le suc laiteux est très -acre ; ce que désigne ce nom composé d'a/o», afe i fen, et ranounoi», lait. Voyez Asou xanouhou. (A. P.)
AFOURMILUON. Sdlerne dit qu'en certains endroits de
la France on donne ce nom* au grimpereau , certliiat fa* miliaris , JL , parce qu*il becqueté Técorce des arbres et mange les fourmis qui s'y trouvent. (Ch. D.)
AFOUTH. Flacourt donne ce nom comme synonyme d'AMPOuPOUTCHY. Voyet ce mot. A Tlsle de France, on a changé ce nom en afeuche , et on l'a appliqué à plusieurs espèces de figuiers communs dans les bois. L'écorce des t
uns sert à faire des cordes sans aucun apprêt : le bois* des *
autres, quand il est pourri, tient lieu d'amadou^ et sert à allumer le feu.. Les feuilles de ces différentes espèces sont mangées fort avidement par les chèvres ou cabris, ainsi que par les torttietf^ malgré l'abondance de leul*suc laiteux. Voyez Figuier. (A. F.)
AFRODILLE,* nom ancien du genre de planté ^plus connu sous celui d'asphodèle. On appeloit aussi afrodille de' marais Vanthericum ossifragum , L. , qui a quelque rapport avec ce genre. ( J. )
AFZELJA, nom ^u'Erhart a donné à quelques mousses du genre Br/um^ qu'HedWig et Bridel ont rangées parmi les i/peissia, ( P. B. )
AFZÉÙE, Afaelia, La plante de la Caroline que-Gmelinr , dans sou édition du Système végétal de Linnanis , a désignée sous ce nom d'après le caractère donné par Walther, est évidemment une espèce de gérardie , que son port rappro« ehe infiniment du gerarditi delphinifolia^ L, Elle a de même les feuilles pinnatifides , mais découpées plus finement ^ ses fleurs sont un peu moins irrégulières et son fruit moins allongé. Michaux, dans sa Flore d'Amérique, publiée récemment,-la nomme gerardia o^iia.
Smith , qui probablement ayoit prévu la suppression de ee genre de Gmelia, a donné le nom d'afzelia à. un notf.* veau genre de la famille des légumineuses , composé d'arbres qui croissent dans l'Afrique. Leurs feuilles sont alternes et pennées sans impaire ; les fleurs en «grappes ont une couleur d'un ronge foncé. On y observe un calice tubulé à quatre divisions -, quatre pétales , dont le supérieur est plus grand ; dix étainines distinctes , dont huit fertiles et deux supérieures stériles ; un ovaire surmonté d'un style et d'un Stigmate, devenant une gousse ligneuse multiloculaire^dout
les semences noires sont enveloppées à leur base par an arille de couleur pourpre. Ce genre parolt devoir être placé près de la casse , dans la section des légumineuses à étamînes distinctes et gousse multilocul^ire. (J. )
AGAy AcAVANOy AcANO, noms donnés au chardon de Syrie, dans File de Crète. (J.) I AGACE, nom vulgaire de la pie commune , eorvuspiea , L. j
• à laquelle on donne aussi ceux d'agache, agasse ou ajace.
(Ch. D.)
AGADEC Voyez Pillonneau. C'est une espèce despare* (F. M. Û.)
AGAJA. Ce nom est donné p^r les habitans de la Havane et de la nouvelle Galice au poisson cayman. Voyez Cayman. (F. M. D. )
AlGALANClé , nom languedocien de l'églâiiiier , rom eglanteria , L. { J. )
AGALLOCHE , Exeaoariaj arbre dioïque de la famille des euphorbiacées 9 dont les fleurs mâles ont le calice k peine sensible, trois étamines distinctes; et les femelles, un ovaire unique, trois styles, une capsule à trois loges monospermes. Les feuilles sont alternes , luisantes ; les fleura I axilla^res, en épis lâches, dans la plante mâle, et serrés,
dans Tindividu femelle.
Uàrbre est petit, tortu ^ noueux , tout rempli d'un sue laiteux y acre et caustique , fort dangereux s'il en tombe dans les yeux, comme l'indique le nom d'arbre aveuglant, arhor excacans^ qui lui a été donné par Rumph, et celui d^excaearia , formé depuis par Linneus.
Le bois de cet arbre est un parfum délicieux que l'on croit Vagalloohum des Grecs. Les parties noueuses, notamment celles voisines de la racine, sont remplies d'une matière onctueuse et très - inflammable , qui , râpée sur des charbons ardens, répand une odeur de benjoin délicieuse: on en relève cependant encore Fodeur, pour la rendre durable, en y joignant d'autres parfums. Voyez Agalugik. (D. de V.)
AGALMATOLITHE. Klaproth a nommé ainsi la pierre de lard ou talc compacte , dont on fait des magots à la ChiiiQk II ne la regarde pas comme une pierre magnésienne.
éé nom veut dire pierre d'ornement ou de statue. Voyez ITalc glaph^que. (B.)
AGALOUSSÉS9 nom languedocien donné, selon Gouan, soit au houx ordinaire, iUx aquifoUunij L., soit à deux espèces de lnigraneoi\ arrête -bœuf) enonis arven^is^ J. , et ononis natrix^ L. (J. )
AGALUGEN, Agalucin 9 noms arabes de Vagalhehum^ ou bois d' Aloës. ( J. )
AGAMK Ce nom a été donné à un saurien, lacerta agama y Linn« En grec il signifie sans noces ; mais il est plus croyable, d'après Sermin et le capitaine Stedman, ^ue les habiCans de Surinam ont ainsi appelé ce saurien d'après les peuples qui vivent dans l'intérieur de 1^ Guiane , et qu'agama , en leur langue , a une autre signification; Kous employons ce mot pour désigner un nouveau genre de sauriens. Voyez LésA&]>. (F. M. D.)
AGAMEMNON , nom d'un papillon chevalier grec. Voyez Papillon. (CD.)
AGAMI , Psophiaj L. Le caractère générique de l'agami consiste k avoir le bec conique , un peu convexe et aigu ; la mandibule supérieure plus longue que l'inférieure ; les varines ovales très • ouvertes ; la langue eartilagineuse , aplatie, frangée à l'extrémité; les tarses hauts ^ le bas des ïambes dégarni de plumes -, quatre doigts fendus , dont ce-* lui «de derrière ne touche pas à terre.
On connoit deux espèces de ce genre, qui , malgré plusieurs^ rapports avec les éehassiers , appartient , d'après ses- habi* K tudes naturelles, k la famille des gallinacées.
1.* L'Agami d'Amérique , Psophia crepitans , L^^ est figuré y u/* 169 des planches enl. de Bufiîon, sous le nom d'agami de Caïenne. Les pieds y sont mal coloriés. C'est le caracara du même auteur ^ mais non celui deMarcgrave; c'est aussi le faisan des Antilles de Dutertre , et l'oiseau trompette d'Adanson i on l'appelle Camy^Camy k Surinam.. II est de la grosseur d'un faisan, et a vingt- deux pouces de longueuret dix-huit de hauteur. Le bec est d'un vert Jaunâtre; les yeux sont entourés d'une peau rouge. La tête et la moitiésupérieure du cou sont couvertes de. plumes courtes, seiv Tée$y semblables au duvet, et irisées à leur extrémitér
Cellff du has du cou , non frisées , sont d*un Tiolct changeant, comme l'acier bruni et poli. Les plumes de la gorge et du haut de la poitrine forment une belle plaque d'en* yiron q^atre pouces, dont les eouleurs éclatantes et irisées présentent des reflets verts, verts dorés, bleus et violets. Le plumage est noir sur les autres parties du corps , k l'exception du milieu du dos, qui est, ainsi que les petites couvertures des ailes , d'un roux ferrugineux , et dea grandes couvertures des ailes- et de la queue , qui sont d'un cendré clair. Les tarses, ordinairement appelés jambes, sont revêtus d'écaillés verdAtres ; les ongles sont courts. Les jeunes agamis conservent leur duvet bien plus longtemps que les poussins et les perdreaux. On en trouve sur lesquels ces soies, trés-foumies et trés-douces au toucher, ont deuK pouces de longueur; les vraies plumes ne paroissent que quand ib ont pris plus du quart de leur accroissement. Ces oiseaux, qu'on ne voit jamais dans les marécages, ni sur les bords des eaux, ni prés des rivages de la mer, sont répandus dans les forêts montagneuses des parties les plus chaudes de l'Amérique méridionale , où ils vivent de fruits sauvages. On les rencontre souvent en troupes asseÊ nombreuses dans l'intérieur des terres de. la Guiane , mais ils n'aiment point les lieux découverts et habités. Tantôt ils courent avec vitesse ; tantôt ils marchent avec un maintien grave , ou sautillant gaiement Ils se tiennent souvent sur un seul pied, à la mtinière des cigognes, et leur corps prend , comme chez elles , des attitudes différentes. Leurs ailes , et surtout leur queue , étant fort courtes , leur vol est lourd ; et lorsque , malgré leur naturel peu défiant , ils fuient le chasseur, on les voit se poser à peu de distance sur la terre ou sur les branches les plus basses des arbres, où ils sont facilement atteints : mais en général, quand ils sont surpris , la course , précédée d'un cri aigu , est le moyen qu'ils emploient pour se soustraire au danger. Ils ne construisent yas de nids , et se bornent à creuser au pied des arbres une place dans laquelle la femelle pond dix à seize œufs d'un vert clair, presque sphériques , et plus gros que ceux des poules. Cette ponte a lieu deux ou trois {qU par an.
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Le 'nom de trompette, et celui de psophia (du verbe grec Un^iù», faire du bruit) , ont été donnés à Fagami, d'après la faculté particulière qu'il a de faire entendre assez fréquemment des sons sourds, qu'on imite jusqu'à un certain point en prononçant six à sept fois de suite , la bouche fermée 9 iou, touy touj tou, tou, ton. Ce bruit, que Ton croyoit sortir par l'anus, et qui dépend d'une conformation particulière de la trachée artère et du poumon , ne se fait entendre au dehors qu'en pénétrant le tissu des membranes et des chairs, et par un effet semblable à celui qui a lieu dans le grouillement des intestins. Le hocco noir rend des sons^ pareils ; celui que les coqs d'Inde font entendre ayant leur cri , et le roucoulement des pigeons, qui s'exécute sans qu'ils ouvrent le bec , n'en diffèrent que parce qu'ils sont produits dans une partie moins basse et moins éloignée de la gorge.
L'agami s'apprivoise très -aisément, et s'attache même* à celui qui le soigne, avec autant d'empressement et de fidélité que le chien. Il obéit à la voix de son maître, le suit ou le précède, lui fait des caresses, lui témoigne, après une absence , la >oie que lui cause son retour ; susceptible de jalousie, il écarte les animaux étrangers, ne craignant ni les chats ni les chiens , dont il sait éviter l'atteinte en s'élevant en l'air, et qu'il harcelle en retombant sur eux et les frappant à grands coups de bec. 11 trouve un grand plaisir à se faire gratter la tête et le cou , et il renouvelle même jusqu'à l'importunité la demande d'une pareille complaisance. Il connof t , comme le chien , les amis de la maison , et s'empresse à leur faire fête ; mais quand certaines personnes lui déplaisent , il les chasse à coups de bec dans les jambes et les poursuit fort loin aveô colère. Il sort seul, s'éloigne sans s'égarer, et revient ches son maître. Ceux qui courent les rues dans la ville de Gaïenne, s'attachent quelquefois à un passant et le suivent partout.
On prétend que l'agami accompagne dans les pâturages des troupeaux de moutons , dont la garde lui est confiée , et qu'il les ramène le soir à l'habitation ; mais ce qui paroît plus certain , c'est que dans les basses-cours il se rend mai tre des poules et des autres oiseaux doo^eitiques , obli-
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géant daos la soirée les traîneurs de rentrer au logis ,' et se couchant ensuite lui-même sur un toit ou un arbre Yoi* sin. Ife petits vers et de la viande sont la nourriture que préfèrent les agamis très-jeunes : les vieux mangent volon-
' tiers du sarrasin , d'autres grains et même du pain. La chair des jeunes agamis , sans être fort succulente 9 a un goût assez agréable , mais celle des vieux est noire et toujours dure.
I/instinct de Tagami, supérieur à celui de tous les autres oiseaux, et ses mœurs sociales, ont déjà fait émettre par plusieurs naturalistes le vœu de le voir acclimater en Europe. Pour espérer de le faire avec succès, il conviendroit d'en transporter d'abord des individus dans nos départemens méridionaux , et de leur consacrer un espace et un lieu convenables à leurs habîtude(S, où ils pussent multiplier.