‹ Dictionnaire des sciences naturelles, dans lequel on traite méthodiquement des différens êtres de la nature, considérés soit en eux-mêmes, d'après l'état actuel de nos connoissances, soit relativement à l'utilité qu'en peuvent retirer la médecine, l'agriculture, le commerce et les artes. Suivi d'une biographie des plus célèbres naturalistes (volume 3)Chapitre 92 sur 146 · ALA ■ A · texte numérisé non relu

ALA ■ A

Od fait I« alambici de cuivre, de terre, de verre. Le* chapiteaux août de cuivre étamé pour les premiers, de terre ou de verre pour les autres. Ces derniers cependant sont de peu d'usage, soit parce qu'on ne peut leur donner qu'un petit volume, soit parce qu'ils cassent par les cUangemens subits de température. On fait quelques petits alambics d'argent, et même quelques-uns de plutine. Ceuxci sont extrêmement utiles à cause de leur int'usibilité et de leur inaJtifrabilité ; mais ils sont si chers que peu de chimistes peuvent s'en procurer, (i"'-)

ALAMOTOU, arbre de Madagascar] c'est le ramontchi, ^flaeurtia ramontchi, l'Hérit. ( J)

ALAN, variété particulière dans la race du dogue, selon l'abbé Ray, qui n'en donne point d'autre débnitioD. (C.)

ALANGl des habitaaa de la cAte de Malabar. Voyet Amcolam. (J.)

ALANGUILAN de la Chine. Cest l'uvaria odorant de Lamafck , figuré dans Rumph , Auib. a, t. 6S, sous le nom de eananga, que l'on cultive dans l'Inde autour des r>°'aoDs à cause de l'odeur agréable de ses fleurs ; on en Jume les cheveux, les habits et les appartenicns. (J.^

ALAOUATTE. Voyei Ai.orATTE et Singe.

ALAFAS. C'est ainsi que dans les environs de Mont lier on nomme la bardaneou glouteron , lappa, T. (J.)

ALAPI, espèce de fourmilier -rossignol, décrite par fon , et représentée N." 701 , fig. a , de ses planches enli néea. (Cb.D.)

ALAQUECA , pierre qui se trouve à Balagate aux In ' en petits fragment polis. On leur attribue ia vertu d'arrCler le sang quand ils sont appliqués extérieurement La pierre que Valroont -Bomare a vue sous ce nom, étoit une pyrite ^ fir sulfuré de la nomenclature méthodique. (B.) ^

ALAS. Voyei Aes.

ALATERNE. Les arbres qui portent ce nom formoieat d'abord un genre particulier que Linnsus a ensuite réutû au nerprun, dont il ne dilTère que par l'addition d'un pétale et d'une étamine, et par le nombre de trois semences BU lieu de quatre. Voyei Nerprun. (J.)

ALATION , Alatio. C'est une expression latine que

ipielques auteurs ont employée en changeant sa terminaisoB. Ils entendent, par ce mot /la manière générale dont les insectes ont les ailes configurées ou disposées sur le corps. C'est d'après Talatton que les ordres que nous ayons conservés/ont été établis par Aristote. Voyez Ailes. (CD.)

ALATLT, nom que Bufibn a formé par contraction de ceux d^achalalaetli et miehalalaciU, sons lesquels Femandex dit que cet oiseau est connu au' Mexique. Cest Valeedo ior^ quata de Linnsus et de Latham, et le martin-pécheur huppé du Mexique, de Brisson et de Buffbn. Voyez Alcyon. (Ch. D.)

ALATUNGA. Linnaeus , Lacépède et plusieurs autres naturalistes modernes , ont décrit , d'après Cetti , et sous ce nom, un scombre assez semblable au thon , et qui^arolC vivre également dans la Méditerranée et dans l'Océan. Voyez ScoMBRC et Alalunca. (F. M. D. )

ALAVETIE, nom vulgaire de l'alouette commune, aiouâ^ arvensisj dans la ci-devant Guienne. (Ch. D.)

ALBACIGA, arbrisseau du Chili, nommé aussi eulen, plus connu des botanistes sous le nom de psoraUa glandu-'

fa<g>- (J.)

ALBAR A , nom brésilien d'une espèce de balisier. ( J.)

ALBARA. C'est le nom que les Arabes donnent à l'abeiUe a miel. Ils désignent aussi cet insecte sous les noms de zo^or et de nahalea. (C D.)

. ALBACORE, Alb^core, ou Albicore. Les marins ont donné indistinctement ces noms au thon et à plusieurs autres espèces de poissons du genre des scombres ; maïs Lacépède , pour éviter toute équivoque , a laissé seulement le nom d^dlbacore à un scombre décrit par Sloane dans son Histoire de la Jamaïque. Voyez Scombre. (F. M.D.)

ALBATRE. {Miner,) On désigne ordinairement par ce nom une pierre assez tendre pour être rayée par le fer et qui est évidemment formée par dépôts successifs. On n'a aucun égard à la couleur dont elle est 9 quoiqu'on ait Souvent regardé la blancheur comme un de ses principaux attributs.

Deux espèces de pierres très-différentes ont été nommées albâtre par les modernes. L-'une est la chaux sulfatée , compacte ; c'est l'albâtre gypseux , ou alabastrite de quelques

muteuts : l'autre e$t la chaux carbonatée^ compacte ; c'est l*albàtre calcaire. Voyez au mot Chaux les caractères et l'histoire naturelle de ces albâtres. Les anciens nommoient aussi ce dernier marbre onychiU , et quelquefois même (^nyjs ^out court: mais Théophrasté donne lui-même les moyens de distinguer cet ow^x de l'agathe ainsi nommé , en disant que le marbre onyx se trouve en' grandes masses.

La blancheur n'est point une qualité essentielle à cette pierre t comme on Ta cru. Lts anciens estimoient beaucoup celui qui étoit d'un jaune de miel ; et l'albâtre calcaire , nommé oriental ^ est de cette couleur. La ressemblance de son nom aveô le mot latin alhdy qui veut dire blanc, a fait croire faussement que la blancheur étoit une qualité essentielle à cette pierre .- il est plus probable qu*albAtre est la traduction du mot grec Alabast&ite , dont la signification thi tout à fait différente. Voyez ce mot. ,

Albâtre oriental. On donne plus particulièrement cette qualification à l'albâtre calcaire, qui est compacte, agréablement nuancé de couleurs vives par zones jaune -de -miel, jaune-brun, rougeâtres, etc., et qui est en outre suscep^ de recevoir un poli brillant

Albat&e vitreux. La chaux fluatée, formée par infiltration à la manière des stalactites, a quelquefois reçu le nom alabâtre vitraux. Voyez Chaux pluatér. (B.)

ALBATRE. {Chim,) L'histoire de l'albâtre n'a qu'un rapi port essentiel avec les connoissances chimiques, c'est celui de la nature de cette substance. 11 y a deux espèces d'albâtre: Tun est du carbonate de chaux; l'autre est du sulfate de chaux. Ce dernier a été nommé spécialement albâtre gypseux. L'albâtre oriental est toujours du carbonate de chaux. L'albâtre , qui , comme on voit, e%i un sel terreux naturel, ne tient ses caractères que de la finesse de •on grain, de l'homogénéité de sa pâte, du beau et doux poli qu'il reçoit , de sa demi-transparence. Toutes ces propriétés sont dues à son origine , k la manière dont il a été formé en stalactites réunies dans la terre. 11 ne sert qu'à la sculpture et à l'embellissement des palais. On ne l'emploie que bien rarement k la préparation de la chaux ou du plâtre. (F.)

ALBATRE, nom donné par Geoffroy à la phalène décrite SQU8 le N.** 145 de l'Entomologie parisienne. (C. D.)

ALBATROS, Diomedea^ L,^ Alhatrus^Briss. Le caractère de ce genre d'oiseaux, de Tordre des palmipèdes, consiste à avoir le bec droit, comprimé par les côtés, et paroissant composé de plusieurs pièces articulées par des sutures ; la mandibule supérieure terminée par un croc qui semble surw> ajouté, rinférieure tronquée et ouverte en gouttière; let narines ovales , ouvertes , un peu saillantes , placées en forme de petits rouleaux sur les côtés du bec. et, près de sa base, dans une rainure qui en sillonne toute retendue : la langue n'occupant qu'environ la moitié de La longueur du bec; les ïambes courtes, avancées vers le milieu du corps et hors de l'abdomen , dégarnies de plumes un peu au-dessus du tarse ; point de doigt derrière, trois doigts dirigés en avant, et garnis d'une membrane qui borde le dehors de chaque doigt externe. On pourroit aussi regarder comme caractère additionnel la diminution brusque de& neuf pennes de l'aile qui suivent Ja première , et dont les plus ochées du corps dépassent k peine leurs couvertures.

Les albatros, dont l'océan austral est la demeure habi« tuelle , sont les plus massifs de tous les oiseaux d'eau : malgré leur force et leur bec tranchant , ils ne sont point g^rriers ; ils restent même sur la défensive vis-à-vis des mouettes , qui les harcèlent et tâchent de les atteindï'e sous fe ventre, et pour a'en débarrasser ils plongent leur corps dans l'eau. Quoique les petits animaux marins, les zoophytes mucilagineux , les œufs et le frai de poisson que les courans charrient, forment leur nourriture ordinaire, ils avalent aussi de fort gros poissons, et ib sont si vo^ races qu'on les prend avec la ligne et l'hameçon amorcé grossièrement d'un morceau de peau de mouton. Ils ont quelque difficulté k prendre leur vol , et frappent alors l'eau de leurs pieds en battant des ailes ; mais après cette impulsion les ailes restent développées , et ils ne font plus que se balancer alternativement de droite k gauche en rasant avec rapidité la surface de la mer, où on les voit enfoncer de temps en temps la tête k une certaine profondeur pour chercher leur pâture. Leur vol ne devient

HcfVë qne dansleft çros temps ; et quand le vent les entraîne y ils se portent h^ de grandes distances des terres , se reposent et dorment sur Teau. Leur voix ressemble à celle du pélican , et leur cri a du rapport avec le braiment d'un àne.

Ces oiseaux habitent les mers australes depuis le cap de Bonne-Espérance jusqii?Àla nouvelle Hollande : on en trouve beaucoup entre les lies de glace de ces mers , depuis le 5o.* degré jusqu^aux glaces solides qui les bornent soué le ^5 ou SS* degvé : ils se portent aussi en grandes troupes f vers la fin de Juin, sur lea côtes du Kamtschatka, oii xlsf^Hh» eédent des bandes de poissons voyageurs. La mer d'Oehtok'y et nie de BMng, sont les parage» où ils se tiennent en plus grand nombre : ils sont fort maigres en y arrivant; mais la nourriture qu'ils trouvent en. abondance àl'embouchure des rivières , leur fait- recouvrer de l'embonpoint pendant les six semaines qu'ils y passent Ils dévorent les poissons avec tant de gloutonnerie que souvent la moitié de leur- corps reste en dehors du . bec , jusqu'à ce que la partie avalée > dissoute par la digestion, laisse le pass libse à' l'autre. Ils sont souvent gorgés au point de ne pouvoir ni voler ni fuir k l'approche des basques qui, l^a poursuivent , et leur, ressource est alors de. rejeter aveo de- grands efforts les. alimens dont- leur estomac est surchargé..

Sur la fin- de Septembre l^lbatros eonstruit à terre , sur Itfâk côtes , un nid formé d-^argiley dont la hauteur est d^environ trois pieds ^ la femelle y pond un grand nombre d'cBufs plus gros que ceux de l'oie , long» de quatre pouces et demi , et blancs avec des taches noires vers le gros bout .^ ces> œufs, dont le jaune ne durcit point> par l'ébullition , . «ont bons k manger.

La chair«de l'albatros, est dure et de mauvais goût) le» 'Btarins ne parviennent, à la rendre mangeable , lorsqu'ils* manquent de provision» fraiches y qu'en* laissant trempée pendant vingt- quatre heures,, dans l'eau salée , lo corps del^oiseau écorché^ le faisant ensuite bouillir et l'aecom- Bkodant avec une sauce piquante. Les Kamtichadales , quv lier^mangent également l'albatros que dans les momeos do

disette , font arec les os de Faile des tujma de pipe , des étiiis , et des peignes^ à earder une espèce de gnunen qui leur tient li^u de lin.

Gmelitt et Latham donnent comme espèces diffirentM,* i.* Talbatros proprement dit^ autrement nommé albatros corn* mun, albatros exilé, albatros gris, albatros du cap de Bonne* fspérance, diomedeaexulanSjdontOBrst donner une description détaillée ; a."" Talbatros rouge-bai , brun-foncé ou cou« leur de chocolat, diomedea spadieeaj dont le dessus est d'un rouge bai , le dessous blanc , les pieds d*nn blanc bleuâtre^ el-les ongles blancs; ZJ* Falbatros fuligineux ou gris brun , diomedea fuligirtosa i 4.** Falbatros à bec jaune et noir, dîo-t medea chlororl^neos , qui n*est pas plus gros que Toie corn» jnune, dont le bec noir a la carène de la mandibule supé* rieure et la base de la mandibule inférieure , jaunes , el dont la tête est grise arec une bande noire entre le bec et les yeux , le dessus du corps noirâtre à reflets bleus , el Je dessous, ainsi que la nuque et le croupion, blancs.

L'Albatbo s , commun, pi. enlum. de fiufibn, n.** ^Sy^

reçu le nom de mouton du Cap k raison de sa forte cor* pulenee : il a trois pieds et plus de longueur, et environ neuf pieds et demi de vol. La longueur du premier os de Taile est égale à celle du corps entier. Son bec , très-grand et très-fort, eit d*un jaune extrêmement pâle. Le sommet de la tète est d'un gris roussàtre ; le reste de la tête, le df)s , . le croupion et tout le dessous du corps , sont blancs t des raies transversales, distribuées en petites masses, pré« sentent néanmoins de légères hachures noires sur le dos et les plumes scapulaires. Les petites couvertures des ailes ont aussi des mouchetures plus larges y de la même couleur; les moyennes sont blanches , ainsi que les pennes de la queue » dont l'extrémité est arrondie, parce que les pennes du eentre sont les plus longues; les grandes pennes des ailes sont noires. La partie des jambes qui est dégarnie de plumes , les tarses , les doigts , leurs membranes et lea pngles, sont de couleur de chair.

Cette description diffère en plusieurs points de celle de Brisson et de la figure de Buffon ; mais IVIauduyt ayant été posppsseur d'un individu qui porfoit les signes d'un âgemAr 9

«m a pensé qu^il raloit mieux le suivre dans les points dîscordans , que d'attribuer à Toiseau , dans son état parfah y àes couleurs qui '))eut-étre n'appartiennent qu'aux jeunes* Au reste y les principales différences consistent dans une teinte plus sombre , suivant Bufibn et Brisson , au lieu du beau blanc qu'offrent, selon Mauduyt, différentes parties du corps, telles que le cou, 4a gorge, le ventre, le croupion et la queue : celle-ci est en totalité d'un brun noirâtre , auivant Brisson , et noire à l'extrémité des pennes suivant Buffon. i-

• Cook a aperçu les albatros , donnés comme seconde l^pèce , au milieu des glaces. Les matelots nommèrent le troisiéçie albatros sooty ou oiseau du quaker, et Buffon pense que c'est le méjaae qui est représenté dans ses planches enluminées, n.^ 963, sous la dénomination d'albatros de la Chine. Comyie ce- dernier n'étoit pas aussi grand que J'albatros commun f et n*avoît pas les sutures du bec aussi fortement exprimées, l'opinion du même naturaliste est ^e ce p'é toit: qu'un jeune, et il conjecture aussi que 1* tros commun et l'albatros brun foncé ne différent entr^ éux qu'à raison du sexe des individus. Une circonstance rapportée par Forster vient à l'appui de cetk opinioii: (quoiqu'il ait précédemment indiqué lui-même trois espèces d'albatros, l'un gris moucheté , l'autre gris foncé , et le dernier gris-brun,' il reconnoft en quelque sorte que la différente eouleur du plumage tient uniquement à la différence d'àgc dans les individus, lorsqu'il rapporte qu'à la hauteur de cin«! ijfuante-six degrés etdemi de latitude sud , et vingt-neuf degrés if l'est du méridien de Paris, on prit en un seul jour, à l'ha-» meçon ayant une peau de mouton pour amorce , neuf alba-* fros , <àont les plus jeunes avoîent le plumage^ mélangé de ^run , tandis que celui àes individus qui a voient acquis tout leur accroissement,, étoit presque entièrement blanc ; seule** xnent les ailes de ceux-ci étoient noirâtres, et les plumes acapulaires rayées et pointillées de noir.

Menzies , qui- étoit de l'expédition du capitaine Vancou^ Ter , a aussi tué près des lies Sandwich un albatros brun | auquel les matelots anglois donnent le nom d'oi> de la jnire Cnr^y , parce que son croupion blanc e% la forpie de

ta qnene le font reisembler au pétrel des fempéles, auilie» m tut nommé poulet de la mère Carey, Cet individu 9 dont là longueur é toit de trois pieda et i'enverigure de sept, av^it une raie blanche d'une ligne et demie de largeur sur deux pouces de long 9 qui s'étendoit dans une direction diagonale du coin de l'ceil vers le cou.

Enfin le chirurgien Roblet, qui accompagnoit Marchand dans son voyage autour du monde 9 a donné la description de deux albatros pris à bord de l'un des vaisseaux de Tex* pédition, et qui se sont trouvés de sexe différent. Les pennes des ailes étoient blanches jusqu'à environ un tiers de leur longueur, et le reste noir. La téteavoit huitpouces^ et demi , et le bec à lui seul en occupoit cinq. Lemàie^ plus gros, et dont le plumage étoit plus bigarré et plus rembruni , pesoit dix^ept à dix-huit livres ; la femelle 9 dont le corps étoit d'un beau blanc, à l'exception des ailes noires par dessus 9 pesoit un peu moins, etson.duvet n'étoit pas aussi fourni que celui du mâle. L'un et Tautre étoient cw^erts d'insectes semblables aux poux de poules, mais

une forme plus allongée.

Le quatrième albatros , que Sonnini , dans ses Supplémena à l'Histoire, naturelle de Bufïbn , nomme albatros bleu noi* ràtre à bec î^i^ne , a été vu par le lord Macartney à File d'Amsterdam. Le capitaine J. Henri Cox a aussi vu ,. en 1 789 9 à dix - sept lieues de la même ile d'Amsterdam y un grand rassemblement d'albatros , dont la plupart étoient entièrement blancs , à l'exception de l'extrémité de chaque aile. Si ces circonstances ne paroissent pas suffisantes pour en conclure l'unité d'espèce, au moins est- il raisonnable d'attendre encore de nouvelles observations avant de pro-^ noncer aflirmativement : les matériaux qu'on a cm devoir réunir ici pourront faciliter les moyens de résoudre la question. ( Gi. D. )

ALBERAS 9 nom arabe de la staphysaigre , itljihiniunk. staphysagria y L. (J. )

ALBÉRESE, c'est la pierre de Florence. Voyes Cuaux

CARBONATl&E, MaSBEE AUINIFORME. B. )

ALBEAGAMES ou PoifiKBs u'amoua (ZooZ.), noms vuU gaires^ suivant Rondelet , d'une espèce de xooptiyle que

nouscrojvns appartenir nu genre

possible d'en juger par la mauvsîse' figure que cet auteuE

en donne. Voyei VÊEÉTitti. (G. L.D. )

ALBERGE, espèce dépêche, dont la Quintînie distingue, trois variétés : la jaune, la rouge et la violette; toutes trois d'un goAt agréable. Voyet Fëciibb. On donne le même nom en Touraine à une espace d'abricot trés^estimé. Voyes .Abbigotieb. (J.)

ALBERGINE. Voyei Adbebcine, Mobelib.

ALBORO, nom donné au pagel, espèce de spore, par les pécheurs vénitiens. Voyei Sfabe. (F. M. D. ]

ALBOTIN, nom arabe du térébinte. (J.)

ALBOUCOR. Les Arabes nomment ainsi, au rapport de Dalecbamp, la ligueur qu'ils tirent par incision de l'arbre de l'encens. ( J. )

ALBOUR , AUBOUR , noms anciens du laiurnwn de Pline , plus connu maintenant sous celui d'ébenier ou cytise des Alpes, cjrtisus lahumum, L. (J.)

ALBRAND. On donne cenom et ceux d'aUhran, alehimit ou haUbrand, au jeune canard sauvage, qui, dans le moîO' d'Octobre, prend celui de canardeau, et que l'on considère dans le mois suivant comme un canard Jtarfait. On appelle «Uren«r l'action de chasser aux albrans. (Ch. D.)

AI3UCA, Alhuca, Linn. , genre de plantes de l'bexandrie monogynie de Linnieus et de la famille monocotylédone ~ de* asphodélées de Jussieu. On connolt environ quatorze espèces d'albuca ; elles croissent au cap de Bonne-Espërance ; . on en cultive quelques-unes dans nos serres : ce sont des plantes herbacées k racines bulbeuses et vivaces , à tige nue, Â feuilles radicales, engainantes à leur base, à ileurs pendantes disposées en épi> Les albuca ont beaucoup de ressemblance avec les asphodèles ; mais ils en diffèrent par quelques caractères tirés de la forme de la fleur, dont v^ici la description : le calice n'adhère point à l'ovaire; il est coloré ; il offre six divisions, dont trois sont intérieures^ redressées, épaisses à leur sommet, et trois sont extérieures et ouvertes. II n'y a point de corolle. Les étamines ■ont au nombre de six : trois sQnt stériles et opposées aux divisions callcinales ouvertes,- trois sont fertiles et oppo-

sçes aux autres divisions calicinales. Il y a un ovaire, un style épais en pyramide • triangulaire redressée, garnie de trois pointes à sa base. Le fruit est une capsule à trois loges, contenant plusieurs graines y et à trois valves portant chacune une cloison.

Selon Thunberg , toutes les étamines de Falbuca visqueux , albuca vûcosa , sont fertiles. Le même auteur dit que les Hottentots mâchent la tige du grand albuca, a^^uca major, L. , pour se désaltérer dans les chaleurs. Cette tige est succulente et mucilagineuse. ^

Quelques espèces sont cultivées en Europe dans les orangeries, ou mieux encore dans les serres tempérées. £Iles exigent les mêmes soins que les autres plantes bulbeuse» de cette température. Voyez Cyanelle. (B. M.)

ALBULA ou Albule. On a donné ce nom indistinctement à des poissons de genres différens, entre autres à plusieurs saumons, au cyprin able, etc. V. Saumon et Cypbin. (F.M. D.)

LBUM GRiECUM. (Chinu) On a donné , en matière médicale et en pharmacie , le nom d^ album grœcum aux excrémens des chiens nourris^ d*os , et que Ton préparoit autrefois par le lavage et la porphyrisation. Ce médicament, qu^ n^est que du phosphate de chaux osseux, privé de la plus grande partie de la gélatine par l'action digestive de Testomac et des intestins du chien, est abandonné et même tourné en ridicule depuis plus de trente ans. Si le médecin : veut administrer le phosphate de chaux, il peut le prendre ' dans des os calcinés , sans avoir recours aMine matière naturellement dégoûtante. (F.)

ALBUMEN. ( Chim, ) C'est le nom laUn du blanc d^œuf. Il est presque devenu un mot françois par Tusage très-multiplié qu'on en a fait. (F.)

ALBUMEN ( Ornith, ) , substance liquide et gluante , qui remplit environ les trois quarts de l'œuf, et qu'on en nomme le blanc. Elle ■ enveloppe les chalazes et le jaune, et elle est recouverte par une pulpe épaisse, qui adhère quelquefois à la coque. Traversée elle-même en tout sens par une membrane légère, filamenteuse et vasculaire, qui, la retient dans des espèces , de vésicules très-transparentes ,

c'est en partie à cette mettibrane qu'elle doit sa viscosité. (Ch.D.)

ALBUMEN ou Périsperme. {Phys. végét,) C'est une substance sèche ou oléagineuse , farineuse ou charnue , Rccompagnant l'embryon , et cachée comme lui sous les enyeloppes de la graine.

T.a farine extraite du blé, de l'orge ou du maïs, n*esf autre chose que l'albumen réduit en poudre.

On a comparé cette substance à l'albumen de l'œuf, appelé vulgairement blanc d'œuf , et cette comparaison ne nous paroît pas dénuée de justesse ; car comme le blanc d'œuf sert à la nourriture du fœtus de l'oiseau , de même aussi nous pensons que l'albumen de la graine fournit à la jeune plante un aliment délicat qui convient à sa foiblesse.

Cette substance n'est pas toujours apparente au premier couj> d'œil , bien qu'elle existe toujours. Tantôt elle est renfermée dans le tissu cellulaire des cotylédons qui sont alors fort épais , comme il arrive dans le haricot , le p le pécher; et dans ce cas elle n'est visible que pour l'anatomiste aidé du microscope : tantôt elle remplit les poches d'un tissu cellulaire placé à la superficie de l'embryon, et alors elle e\t très - apparente ; mais les cotylédons >|iu lieu d'être épais, charnus, farineux, sont très-minces, et ressemblent couvent h. de vraies feuilles ; c'est ainsi que l'albumen et les cotylédons se présentent dans l'oseille, là rhubarbe , le muscadier* ^

Il y a donc deux espèces d'albumen : l'un que l'on peut appeler intérieur , comme dans le haricot ; l'autre que l'on peut appeler extérieur , comme dans la rhubarbe.

L'albumen intérieur suit en tout le sort des cotylédons, dont il remplit le tissu. L'albumen extérieur varie dans son volume , suivant les espèces : il est petit dans la belle-de-nuit et l'œillet ; il est grand dans le blé, le maïs et le cocotier«

Sa position, par rapport à l'embryon, n'est pas plus fixe. L'embryon , semblable à un petit cordon cylindrique , l'entoure dans la cuscute , et , semblable k une petite pyramide , en est environné dans le sagou , l'areca et les autres palmiers.

La forme de ^albumen est aussi variable que son volume el sa situation. Il est partagé en trois lobes dans le raisinier, sillonné dans le dattier, creux dans le cocotier.

Nous devons observer que la forme, la position et la nature de cette substance, sont presque toujours les mêmes dans les espèces voisines par leurs caractères' extérieurs. C'est une vérité dont il est facile de se convaincre en passant en revue les familles naturelles.

Ccst particulièrement dans le fruit du cocotier que l'on peut suivre le développement de l'albumen, parce qu'il y présente un volume considérable. Tout le monde connoit la noix de coco; elle contient, avant sa parfaite maturité, une liqueur blanchâtre , sucrée , aigrelette , que boivent pour se rafraîchir les peuples des contrées où croft Tespèce de palmier qui la produit Cette liqueur est Falbumen dissous dans la sève. A mesure que le fruit mûrit, ce suc laiteux pénètre dans les petites cavités d'une lame de tissu cellulaire qui recouvre toute la paroi interne de la x ; la partie liquide s'évapore insensiblement -. Talbumen déposé dans les cellules s'épaissit; il prend la consistance du lait caillé, puis enfin celle de l'amande de nosT noyaux à fruit. Dans cet état, cc^tte substance forme une couche blanche de six à sept lignes d'épaisseur, dont la saveur approche de c/sUe de nos noisettes : alors la ' graine est mûre, et l'albumen est tel qu'il convient qu'il soit pour servir d'aliment à l'embryon.

La nature favorise par des moyens analogues l'enfance de la plupart des êtres organisés : le quadrupède qui vient de naître puise dans les mamelles de sa mère une nourriture délicate préparée pour ses premiers momens ; le fœtus de l'oiseau aspire durant l'incubation là substance glaireuse dans laquelle il est plongé ; l'embryon de la plante pompe, au temps de la germination, l'albumen délayé par l'humidité de la terre, et se nourrit de cette substance placée auprès de lui , sous les enveloppes de la graine, comme une provision que la sage nature lui donne pour l'aider à franchir cette première et difficile époque de la vie.

L'emploi de Falbumen est donc de servir d'aliment an

Tégétal pendant la germination : pour prendre une juste idée de ses fonations, il faut connottre le phénomène auquel elles se rapportent. V. Germination. (B. M.)

ALBUMINE. {Chim,) J'ai proposé, et les chimistes ont adopté sur ma proposition /«le mot d^albumine pour désigner un genre de substance animale ou végétale, le plus souvent liquide, qui a les plus grands rapporta axec le blanc d'œuf , albumen; qui, comme lui, se coagule par le feu, par les acides ^ par l'alcool ; qui est «dissoluble par les alcalis caustiques. Cette albumine ou substance albumineuse se rencontre dans le sérum du sang, dans Teau des hydropiques ; elle est coagulée dans la pulpe cérébrale. Elle joue un grand r61e dans l'économie ajiimalç ; on la trouve aussi dans plusieurs sucs de plantes.

Quand l'albumine est coagulée ou cuite, elle se dessèche et devient transparente , demi - élastique , comme de la corne; elle donne au feu tous les produits des substances animales ; elle s'épaissit et se coagule par les oxides métalliques ; elle précipite les dissolutions métalliques ; e donne du gaz azote par l'acide nitrique avant de se convertir en acide et en graisse. (F.)

ALBUMINEUX. {Chim,) C'est l'adjectîf du mot albumine, qu'on ajoute au mot liquide, et par lequel on caractérise celui-ci. On dit liquide albumineux, liquide gélatineux , etc. ( F. )

ALBUNEA, genre de crabe établi par Fabricius d'après Altorf,et rangé, dans son Supplément, avec les exochnates.

Albunea est le nom d'une fontaine dont parle Virgile , JE^neid. 1. 6 :

Lncosqtte sub alla

. Consul it albunea, nemorumque maxima sacra Fonte sonat.

lies espèces qui composent ce genre, sont presque toutea des Indes. On les reconnolt à la forme singulière de leurs yeux , dont le pédoncule aplati est reçu dans une fossette creusée dans la base des antennes. Voyez l'art. Crabe , et flurtout les espèces Do as ipèdb etSvMNisTE. Fabricius n'en a décrit que cinq, dont l'une est douteuse. (C D.)

ALBUR^TEy Alhurnus* Ce nom a été doftaë par Catctby.^ et ensuite par Linnsus , à une espèce de perche que Lacé« pede a comprise dans son genre CsNTaorojfE* V. ce mot* (F. M. DO

ALBURNE^ espèce du genre Alcyon. V. ce mot (G.L^D.)

ALCACU; nom caralJbe d*une casse» cassia glAndulosa^ 1. (J.)

ALCALESCENCE ; Alcalescent . (Chim.^ Lorsqu'une substance animale au végétale 9 par l'altération spontanée ou la fermentation dont elle est susceptible 9 passe à un état alcalin, comme le fait Furine en se corrompant, on dit qu'elle est alcalescente , qu!il y a alcaleseence. Il faut - observer que ce phénomène n'est jamais dû qu'à la forma« . tion de l'ammoniaque. Il y a beaucoup de cas de prétendues alcalescences où l'on ne peut trouver l'existence de l'ammoniaque libre ; et le plus souvent, en effet, par exemple ^ dans le fromage trop avancé , le poisson pourri , la farine gâtée, etc., l'ammoniaque formée est engagée dans , . ^V^tf^ou plusieurs acides. (F.)

ALCALI MINÉRAL. {CMm,) On a autrefois nommé la soude alcali minéral , parce qu'on a cru qu'elle étoit exclue sivemcnt contenue dans les minéraux. On sait aujourd'hui quç la soude se trouve souvent dans les végétaux et les animaux, et que la potasse se rencontre dans plusieurs fossiles. (F.)

r ALCALI PRUSSIEN. {Chim,) Ce nom a été donné à un alcali saturé d'acide prussique, et disposé à préparer le bleu de Prusse. On le nomme aujourd'hui Frussiate alcalin. Voyez ce mot. ( F. )

ALCALIS TERREUX. {Ch.) On a distingué par le nom d'alcalis terreux les terres très-sapides , plus ou moins acres, et se rapprochant des substances alcalines par leurs caractères , ainsi que par ceux de colorer en vert les bleus végétaux, de saturer les. acides et de tenir plus ou moins fortement h ces corps. On les a aussi nommées Teeres' alcalines. Voyez ces mots. 11 y en a deux que j'ai trouvées si sen« siblement alcalines, que je les ai rangées dans le genre des alcalis ; ce sont la barite et la strontiane. Voyes eea mots et le mot Alcalis. (F.)

parlenant pas excluaivement aux régétaux , se trouve cependant plus couvent et plus Bbondammenl dans ces fitres organisés, que les autres espèces d'alcalis, on lui a longtemps donné le nom d'alcali végétal. (F.)

ALCALI VOLATIL. (Cfeim.) Avant la nouvelle nomenclature méthodique, on dîstinguoit par ce nom l'espèce d'alcali qu'on nomme aujourd'hui Ammontaque. Voyei ce mot. (F.)

ALCALI VOLATIL FLUOR. (Chim.) C'est le nom par lequel on a désigné l'alcali volatil à Fétat caustique et fluide. Ce nom a été, pendant quelques années, très-répandn dans la ■ociété, parce qu'on avait introduit l'usage de l'ammoniaque dans une foule de cas, usage qui a donné lieu à de dangereux abus. On appliquait alors à ce nom une valeur étrange, et en même temps une idée bien erronée, puisque fluor n'étoit que le synonyme de fluide. Voyet l'article

As.MON.AgOE. (F.)

ALCALiaTE; Alcalinité. (Ck) Ces deux mots peu u«i^ ont élé presque également employés pour exprimer la nature^/r* ..^ alcaline en général. Le mot alcalicité a été préféré, et c'est celui des deux qui est resté, et dont on se sert encore quelquefois pour désigner le caractère alcalin de quelques corps, de quelques liquides. (F.)

ALCALIS. (Cit.) Lesalcalisiontdetsubstancesicres, d'une saveur urineuse , qui verdissent plusieurs couleurs rouges ou bleues végétales , qui agissent avec plus ou moins d'énergie sur les matières animales, qui dissolvebt la pinpart de ces matières, qui se combinent avec les acides et lofaient des sels. I^e nom d'alcali est tiré par les Arabes, qui l'écrivoient aliali , comme on l'a (ait pendant longtemps dans notre langue, de celui de kali, espèce de plante marine qui donne dans ses cendres une quantité remarquable de cette substance.

Les alcalis sont rangés aujourd'hui dans une classe de inatières qu'on nomme bases salifiabies, parce qu'elles ont ]a propriété d'absorber les acides et de les convertir

On a distingué les alcalis fixes et les alcalis volatils. On n'en reconnoiuoit , il y a quelques années, encore que

trou espèces J*ai cru devoir ranger deux, terres alcalines dans ce genre, et j'en établis par là cinq espèces; savoir, en les plaçant dans Tordre de leur puissance ou de leur force attractive t la Haaite, la Potasse, la Soude, la Strontiane et TAmmoniaque. Voyez chacun de ces mots pour connottre ces matières en particulier.

Les alcalis sont encore inconnus dans leur nature ; il n*y en a qu'une espèce , l'ammoniaque, dont on a découvert les principes et la composition : cependant ils ne paroissent pas être des corps simples.

L'art ne fabrique point les alcalis, il ne fait que les extraire des composés où ils existent, et les purifier. Ils sont très-répandus dans la nature ; on les trouve dans les trois règnes , et sous toutes les formes de combinaison possibles. Ils entrent surtout dans la composition des sels; on les extrait des liqueurs et des solides brûlés , des végétaux et des animaux.

Ijl paroit qu'ils se forment souvent autour de nous , sur es murs, dans les matières qui pourissent.

Ils sont extrêmement utiles » non -seulement daps les laboratoires de chimie , mais aussi dans les fabriques et les ateliers, dans les usages domestiques, dans la médecine.

La nature les emploie sans cesse d.. .• les composés auxquels elle donne naissance, et il importe aux naturalistes d'en bien connoftre les propriétés et le^ caractères. (F.)

Alcalis aérés. {Chim.) Bergman pommoit, il y a trente ans, alcalis aérés lc9 combinaisons des alcalis avec Tacide carbonique , qu41 appeloit acide aérien. Ces sels sont aujourd'hui des carbonates alcalins. (F*)

Alcali animal. {Chim») On a donné quelquefois le nom d^alcali animal à l'ammoniaque, qu'on obtient en effet trèssouvent dans Tanalyse des substances animales. ( F. )

Alcali caustique. (Chim.) On a nommé long-temps alcali caustique , un alcali traité par la chaux et privé par elle de l'acide carbonique , qui lui 6 te en eiTct sa causticité. Aujourd'hui on n'emploie que rarement ce mot, parce que celui d'alcali -seul emporte l'idée de son état caustique. (F*)

Alcali de la soude. {Chim.) Lu plante nommée soude donnant un alcali par l'incinéra Uon y on a donné le nom

d*alcaU de la soude k cet alcali. Aujourd'hui on a adopté le mot de soude seul. ( F. )

Alcali déliquescent. {Chim.) Ce nom a été donné autrefois à la potasse, que Ton croyoit être plus déliquescente que la soude parce qu'on ignoroit leur véritable état de pureté. Voyex le mot Potasse. (F.)

Alcali du tartre. (Chim.) On uommoit ainsi la potasse ^ parce qu'on la retiroi-t particulièrement du tartre brûlé. \oyez Potasse et Tartre. (F. )

Alcali du nitre. (Chim,) La potasse étoit aussi nommée alcali du nitre , parce qu'on Tob tient de ce sel décomposé par le feu. Voyez Nitrates. (F.)

Alcali effervescent. (Ch.) On a désigné pendant quelque temps par ce nom un alcali fixe chargé d'acide carbonique y parce qu'il fait effervescence avec les acides. Voyez Carbonate. (F.)

Alcali extemporan^. (^^0 Comme on obtieiU très-vite la potasse , base du tartre et du nitre , en faisant brûlerdeux corps l'un par l'autre, on lui a donné le no^ d*alcali extemporané après cette préparation. Voyez le mot Flux. (F.)

Alcali fossile. {Chim,) Lorsqu'on recueille le carbonate de soude à la surface de la terre , on lui donne le nom d'alcali fossile. ( F. )

Alcali fixe. {Chim,) Ce nom sert à distinguer les alcalis qui ne se réduisent en vapeur que lorsqu'ils sont long-temps tenus rouges avec le contact de l'air, de rammoniaque,qui se vaporise à une chaleur très-foible. ( F. )

Alcali marin. {Chim.) C'est le nom qu'on a donné à la -soude, parce qu'elle fait partie du sel marin, et parce qu'elle abonde dans la mer. ( F. )

ALCALI3AT10N ; ALCALISER ; ALCALISÉ. {Ch,) On désigne par ces expressions les opérations chimiques par lesquelles on met à nu les alcalis fixes masqués et combinés dans beaucoup de composés des trois règnes. Les calcinations , les combustions , les incinérations des substances végétales et animales, laissent ordinairement, dans les résidus ou les cendres, des alcalis plus ou moins purs, ou chargés d'acide carbonique. Quelquefois on a entendu par ces mots une formation d'alcalis , qu'on a cru être due à l'action d'ua

é'atUF^U^Mil'j» . et ii tat sm coctrûr jrrxre

rmmt. eu nntftm de la àiimmfmltimt «■ de U êe* Mdbtlaaco ^tû le acstralisoccat et ALC^XA. Phnir^m •cvr^^cs de le hwé ■> ismaom

fouittrUmésÊ urne espèce de filaria . f^rl^ IMetksmp, les racÛMS de r«rcaaetle. ««ri«ic timeUn^^ L. , ewfloyée» dast la ieiatte . sent ■«■■>rt aîfw^ rs£jeeL Cette iâeuiité de umb c»t probableMeat ééttrmlmte par n ■lève eflipbri ém hemmé et de Fomaette, pov tciadze le» deato et les oagles. (J.)

ALCAKAJH A. 0« coaBOtt «ms ee ■«■ . à Daaas , ralpoetle cadicris, mlamds, eristaim., L. (CXD.)

ApCAAON. Cest «ae espèce de leorpioa d'.KfHfve. per dit qnll reffenble à «ne écmriise par ses semés, mais qîte sa queue est terminée par vn aigniliDa : qae. povr s^en présenrer, on est obligé d'aUnmer des fevx peadant la nnit autour de Fendroit où on repose. (Dcscriptîoa de rAfriipie, p. s32.) Vojet Scokmok. (C D.)

ALCATRAZ. A. Recehi a figuré, et J. Faber a décrit, dans ses G^mmentaires a la suite d'Hemandez, p. 673 et 67S9 deux pélicans du Mexique, aioioH, Fun à bec dentelé ^ et l'autre a aiandibules lisses ; ik désignent particulièrement sous le nom à*aleatraz^ le premier, que Molina appelle ihdige, et qui est le pelecanus thagms de Gmelîn. Ces auteurs n*a|outent pas de nom particulier à celui d^atoioU pour le pélican à bec non dentelé, pelecanus onocroialuif L. Femandez, chap. 128, dît aussi que Fo/ototi, apftlé alkatraz dans la nouvelle Espagne , a les dents en scie.

Il est fait mention , dans plusieurs voyages , d^oiseaux appelés alealras ^ aieatrazj alcaniraze ou alcatraee; mais les auteurs semblent avoir diversement appliqué ce nom. Suivant Viquefort, Michelbume et Merolla, c'est un oiseau de mer, de la grosseur d'une oie et de couleur brune, qui te trouve sur Focéan àt^ Indes, et vit de poissons y sur-

tout de poissons volans. Il est question du même oiseau dans THistoire des Incas et dans le Voyage de Coréal ; et Ton rapporte sérieusement , à son sujet, que, pendant la auit ou lorsqu'il est pressé de sommeil , il met la tête sous une de ses ailes, et se soutient ainsi dans les airs jusqu'à ce que , le poids de son corps le faisant approcher de Teau , il se relève et répète le même manège. Cette espèce d'a/catraz pourroit être le nigaud, peleeanus graeulus^ si la taille qu'on lui attribue n'étoit un peu plus considérable» (Ch. D.)

ALCAVIAK. Cet oiseau, dont parlent les voyageurs Jobson et Barbot , cause dans le Sénégal beaucoup de ravages aux champs semés de riz. Sa taille est celle du paon , et aon plumage a la douceur du velours. C'est le même qu'on nomme wacke , à raison du bruit qu'il fait en volant. Voyez AccAViAC. ( Ch. D. )

ALC£, nom de l'élan en latin moderne. Voyez ÇgiiF.

ALCÉE , Aleea , genre de plantes qui a été réuni par Cavanilles et Jussieu à celui de Valthcta^L, Voyez Guimauve.

(DP) ALCHACHENGE. Deux plantes ehez les anciens portoient

ca nom, savoir, la corinde, oardiosptrmum halicaeabum y

L., et le coqueret ordinaire, alkekengij de Tourne fort , phjf^^

salis alkekengiy L. (J. )

ALCHAMECH, nom arabe de la trufife noire, tuber nigrum , Bu IL (' J. }

ALCHARAD , nom égyptien , suivant Prosper Alpin , d'un acacie qui paroit être le mimosa senegaL j L. Dans la Flore Égyptienne de Forskal , le mimosa mlotiea y L^f est soua le nom de karad^{J^)

ALCHAT. Voyez Adlen.

ALCHATA. Cet oiseau , auquel Aldtoyande donne pour synonymes , liv. 5 , chap. 8 ; la Jilacotona de» Arabes ^ est par lui décrit comme ayant le plumage de la caille, les ailes longues, les pieds noirs et courts , etia peau très-dure^ On en trouve la figure dans Charleton, Exeroitationes j page 85 , et Buffon pense que Valchata , la JHaeotona et Valfua^ €hat% sont des noms arabes de l'œnas, eolumia œnasf J^^

et désignent un oiseau du genre des pigeons. Salerne le regardoitf au contraire ? avec Klein, comme appartenant plutôt à celui de la perdrix , et Linnœus en a fait son le^ trao alehata. La forme des pieds, dont le doigt de derrière n*a quVnviron deux lignes de longueur, établit en effet plus de rapports de conformation avec ce dernier genre : mais si Talchata est , ainsi qu'il y a lien de le pen* ser, le même oiseau que Yangel des environs de Montpellier, et la grandouU commune dans la plaine de la Crau près d'Arles et dani le voisinage d'Orange, où on la nomme taragoule^ il faut avouer, que les mœurs de cet oi« seau ont plus de rapport avec celles des pigeons, puisqu'il ne pond que deux ou trois œufs, tandis que la perdrix et les autres gallinacées ont une ponte bien plus nombreuse, et que ses petits naissent sans plumes, et gardent le nid jusqu'à ce qu'ils soient en état de suivre les mères, qui les pourrissent en les gorgeant comme les pigeons, au [piieu que les petites perdrix courent dès le moment où elles ont brisé leur coque, et cherchent elles-mêmes leur nourriture.

Au reste, les synonymies de Linnœus et de Gmelin annoncent que cette espèce a été peu étudiée, ou bien mal peinte et décrite, puisqu'on, y cite comme ayant trait au même oiseau, outre Valchata de Charleton Excreilatioiies y pftge 85 , lequel n'a de longues plumes ni aux ailes ni a la queue , le petit coq de Bruyère aux deux filets à la queue , d'Edwards, Glan. pi. 249, et le ganga de Buffon, pi. enlum. io5 et 106, dont les couleurs sont tout-à-fait difféï*entes. Aussi Darluc , n'osant trancher la difficulté , appelle-t-il la grand ouïe pigeon perdrix de la Crau, ( Ch. D. )

ALCHIMELECH. La plante d'Egypte que Prosper Alpin et Jean Bauhin désignent sous ce nom, est une espèce de trigonelle', trigonella hamosa, L., dont les gousses sont recourbées en hameçon. ( J. )

ALCHIMIE. {Chim,) Le mot alchimie nous vient des Arabes, et semble, dans les principes de leur langue, signifier simplement la chimie; cependant on l'applique depuis long-temps à l'art de faire de l'or, qu'on a aussi décoré des noms de grarid^œuvre ,- de pierre pkilasophale et de

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