‹ Dictionnaire des sciences naturelles, dans lequel on traite méthodiquement des différens êtres de la nature, considérés soit en eux-mêmes, d'après l'état actuel de nos connoissances, soit relativement à l'utilité qu'en peuvent retirer la médecine, l'agriculture, le commerce et les artes. Suivi d'une biographie des plus célèbres naturalistes (volume 3)Chapitre 94 sur 146 · L'alcyon main-de-mer. (^Alcyonium digitatum, lAnn · texte numérisé non relu

L'alcyon main-de-mer. (^Alcyonium digitatum, lAnn

Sa tige, adhérente par une base assez large, est divisée ir« régulièrement en lobes et en digitations, et recouverte dans foute sa superficie , excepté dans les endroits oh elle s'appuie contre les corps environnans , de petits mamelons , percés chacun d'un trou, à travers lequel passe le polype. Dans l'individu que nous avons sous les yeux, et qui a été envoyé du Havre au professeur Cuvier, les polypes parois-

sent hors de leur celiule comme de petits cjliAdrcs de la longueur d^nne ligne environ; ilsiemblent autant de petits doigts de gants que Ton commenceroit à faire rentrer par leur base. Leur trte est couronnée de cinq, six, sept, hait tentacules apparens. La subsf ance extérieure du polfpier oc ressemble pas mal, par sa consistance et sa couleur, k un tendon cuit Cette espèce se tient ordinairement sur les huîtres , les gsdcis , etc. , des rivages de la Hollande , de rAngleterre et de la France. (G,L,D. ) ''0^ ALDÉÉ, Ald€a^ genre de plante du Pérou, décrit par

^ Buiz et Pavon . gen. 19, fldr. 2,p. 8,t 114^0, qui appartient

f 21 la famille des borraginées , et se trouve placé dans la sec-

tion des fruits capsulai res, entre Thydrophylle et le phaeeUa. Son calice persistant est à cinq divisions profondes. Sa co» rolle courte est en cloche, a cinq lobes, garnie de cinq '-^temînes qui la débordent Son style fourchu est terminé pardeux stigmates. L'ovaire devient une petite capsule ovale a une loge , remplie d une ou deux semences , et 5*ouvrant en deux valves. La tige est herbacée , les feuilles sont alter« lies et pennées ; les fleurs en épis terminaux sont portées d'un seul côté de Tépi , comme dans Théliotrope, dont cette plante a un peu le port Elle en diffère par ses feuilles pinnécs, par sa capsule et son style fourchu. Ce dernier caractère existe pareillement dans l'héliotrope penné, heL yinnatum , Vahl. Symb. , qui ressemble tellement à Faklëe qu'il n*en est peut-être qu'une variété, à épis plus serrés. Lamarck, regardant son fruit comme capsulaire, le rapporte au genre Hydrophylle , sous le nom de kydrophyllum mageU lanicum; et s'il a raison, il faut y réunir aussi l'aidée, qui" doit toujours au moins le suivre immédiatement (J. )

ALDINE, Aldina. Ce nom est donné par Adanson, en mémoire d'Aldini, auteur du Hor^. Farnes,^ à Fébony, arbre de la Jamaïque, décrit et figuré sous celui de hrya^ par Brown, Hist. Jam. 229, L 3i,/. 2. Il présente dans sa fleur et son pistil les caractères ordinaires des plantes légumineuses ? sa carène est à deux pétales. Son ovaire devient une gousse courte, remplie de deux graines, droite du c6té de la suture, courbe et sinuée dans son milieu du, côté opposé, prenant ainsi la forme dun fcuit. cQmpo34 dQ

feuilles sont rassemblées en faisceaux , ^du milieu de«queLi s'élèvent des pédoncules solitaires, chargés d'une ou plu» souvent de deux 'fleurs. Linna;us rapportait à son aspalatkus tbtnus cette plante, ainsi qu'un spartium de Plumier, Eguré ^ar Burman , t. 2/(6 , f- i , très-différent par son fruit entier non sinué. Murrai, distinguant avec raison ces deux plantes, a fait de celle de Plumier un ptérocarpe , pteroearpus buiifolius. Valdina a été réunie par Swartz k Vamerimnon de Brown ; mais la gousse entière de ce dernier, qui avoit eonpf ché- Brown lui-même de faire ce rapprochement, est toujourii un'signe distinctif , qui forcera peut-ètre de laisser subsister l'aldina comme genre séparé, diETérent des trois genres énoncés ci-dessus.

Scopoli avoit donné postérieurement le même nom au vadakoki, que Rhéede, Hort. Malab. 9, t. 4a, annonçiù^ . comme n'ayant qu'une graine nue; mais cette plante a été reconnue depuis comme une espèce de carmentine, justicia gendarussa , L., dont le fruit est certainement une capsule semblable à celle, des espèces congénères. ( J. )

AIJ)ROVANDAi Une seule espèce constitue ce genre de plante, consacré à la mémoire d'AJdrovandc , auteur d'une i;rande Histoire des animaux , d w. végétaux et des minéraux, en treize, volumes in-folio , publiée à Bologneivcrs le milieu du dix-septième siècle. C'est une herbe très-basse, qui croit dans l'eau , et se soutient à sa surface au moyen de' ses feuilles vésiculeuses , disposées en anneau autour de la tige.. Ses fleurs, solitaires, axillaires et fort petites, ont un calice à cinq -divisions profondes, cinq pétales et autant d'étamines. Son ovaire libre, surmonté de cinq styles et d'autant de stigmates, devient une capsule uniluculairc , s'ouvrant en cinq valves, et renfermant dix graines attachées à ses parois. Ce genre parott, d'après la comparaison de plusieurs caractères , et surtout d'après l'attache des graines, avoir quelque rapport avec la famille des capparidées et particulièrement avec le genre du rossolis. U est commun en Italie, et en France aux environs d'AMes. (J.)

ALDURAGI, nom arabe de i'attagas, Utrao Ugopus, L. (Ch. D.)

ALEBRANDEy nom vulgaire de la sarcelle commune, anas querquedula , L. , qui s'appelle aussi aldebrande. (Ch. D.)

ALEBKENNE est le Dom de la salamandre commune, lacer ta salamandraj L. , dans plusieurs parties de la France. Voyez Salaman DRE. ( F- M. D. )

ALECTOROLOPHOS. Les anciens ont donné ce nom k plusieurs plantes assez différentes , telles que Falliaire , erysimum alliaria, L., espèce de velar ; la sclarée des prés^ salvia praUnsh ^ L. , espèce du genre Sauge ; la crête de coq, rhinanthus erista galli , L. , espèce de cocréte , et deux autres du même genre. Haller, dans ses Stirpes helvetica^ remploie exclusivement pour ces dernières plantes , qu^il sépare des rhinarUhiu , d'après leur calice renflé et comprimé , eC la lèvre supérieure de leur corolle plus courte. Cette séparation n'a pas encore été généralement admise. ( J. ) ^ ALECTRE , AUctray genre de plante décrit par Thunbci^. Sou calice est à deux lèvres, dont la supérieure a deux lobes , et Tinférieure trois. La corolle attachée au fond de la fleur est un tube évasé par le haut et à cinq divisions, chargée de quatre étamines, dont les filets sont velus. L'ovaire supérieur surmonté d'un style et d'un stigmate strié, devient une capsule ovale à deux loges, s'ouvrant en deux valves, et remplie de deux> graines. Ce genre paroit appartenir à la classe des monopétales hypogynes, mais on ne peut déterminer avec précision sa famille. ( J. )

ALECTRIDES , nom donné par Cuvier , dans le tableau de classification des oiseaux , annexé au tome L*' de TAnatomie comparée , à la section de la famille dès gallinacécs , dont les ailes sont propres au vol. (Ch. D. )

ALECTRION, genre de la famille des savoniers, publié par Gaertner, vol. i, p. 216, t. 46, qui n'en décrit que le fruit. C'est une baie dégagée du calice, globuleuse, coriace, garnie supérieurement d'une crête marginale , ne contenant qu'une graine sphérique, entourée à moitié d'un arille. La radicule de l'embryon dépourvu de périsperme , est recourbée sur les lobes contournés en spirale. Ce caractère détermine avec précision sa famille ; mais il n'est pas certain que la plante, connue dans toutes ses parties,, ne soit pas dant la suite réunie à un autre genre connu. ( J. }

ALENBOCK. Sur le lac de Constance on donne ce nom k la petite mouette cendrée , larus cinerarius^ L. ( Ch. D.)

ALÊNE ou Albsne. On donne ce nom dans les parties méridionales de la France à la raie oxyrinque. Daubenton a même appelé ce poisson raie alêne. Voyez Raie. (F. M. D.) ALÉOCHARE. Gravenhorst a décrit sous ce nom un petit genre de coléoptères , de notre famille des brachélytres , près tles staphylins. (CD.) ^.^^

ALEPELECOU, nom caraïbe d'une espèce de câprier. (J.) ALÉPIDOTE. Ce nom, tiré du grec, est employé par les jÉ'

ichthyologistes pour dési£;ner tous les poissons dont la peau ^ *^^ife.

paroît nue , c'est-à-dire sans écailles. On connoft le rhombe \

alépidote, la carpe alépidote ou nue , etc. (F. M.D.)

ALÉRION, nom donné dans quelques départemens au martinet noir, hirundo apus^ L. (Ch. D.)

ALÈTHE, Alette ou Aleps. Voyez A lai s. ■ .«^

ALÉTRIS 9 Aletrisj Linn. Ce genre de plante ne comprend plus aujourd'hui que deux espèces. Il n'y a pas long-temps que Ton comptoit huit à dix alétris ; mais un examen plus approfondi des caractères génériques, a donné lieu à la création de deux nouveaux genres, le Sanseviera^ et le Veltheimia , qui sont des démembremens du genre Alétris. Les alétris appartiennent à la famille monocotylédone des asphodélées ; ils rentrent dans Thexandrie monogynie de Linnœus. Voici leurs caractères distinctifs : fleurs sans pétales ; calice ridé, en entonnoir, n'adhérant point à l'ovaire -, bord calicinal à six divisions ; six étamines attachées à ces divisions ; un style , un stigmate fendu en trois ; capsule trigone à trois loges ; trois valves portant chacune une cloison mitoyenne ; plusieurs graines.

L' Al ET RI s FARINEUX, AUtris fariiiosaj Linn., a une racine bulbeuse ; des feuilles^radicales oblongVies , lisses , légèrement ondulées , formant une rosette à la surface de la terre ; une hampe de quinze à dix-huit pouces ^ portant iin épi de fleurs blanches alternes, redressées, couvertes d'un duvet semblable à de la farine. Cette plante croît dans l'Amdrique septentrionale ; elle est vivace.

L'Alétris odorant, AUtris fragrans ^ Linn., a un tronc ou plutôt un stipe haut de huit à dix pieds , vertical , cy-

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