‹ Dictionnaire des sciences naturelles, dans lequel on traite méthodiquement des différens êtres de la nature, considérés soit en eux-mêmes, d'après l'état actuel de nos connoissances, soit relativement à l'utilité qu'en peuvent retirer la médecine, l'agriculture, le commerce et les artes. Suivi d'une biographie des plus célèbres naturalistes (volume 4)Chapitre 16 sur 100 · ARO · texte numérisé non relu

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pyramides $ que les reines et les princesses en portent ordinairement.

'L'ambre jaune ou succiq est la seule substance fossile dont cette matière puisse se rapprocher un peu par sa couleur , son odeur et son usage : et comme, d'après Pline lui-même* qn trouyoit de l'ambre dans l'Inde et en Afrique , il est possible qu'on en ait également trouvé en Egypte. Le ^rrain de transport qui forme ce pays est le gisement ordii^aire de l'ambre jaune. Au reste cette supposition est trop peu fondée' pour mériter qu'on la discute plus longuement (B.)

AROME. {Chim,) Les chimistes françois ont donné, en X787,le nom d'arôme au principe de l'odeur des végétaux, que l'on nommoit auparavant , et d'après Boerhaave , esprit recteur. Il n'est point du tout prouvé que l'eau odorante extraite des plantes par la distillation, l'esprit recteur de Boerhaave, ou l'arôme des chimistes françois, soit un principe particulier, comme on l'avoit pen$é jusqu'ici. Je crois qu'il n'existe point d'arôme comme principe particulier; que l'odeur appartient à toute substance volatilisée , même ^ux métaux , et que beaucoup dé substances différentes , comme un extrait, une huile, une résine, constituent les divers arômes végétaux. Ainsi les eaux aromatiques dont on se sert en médecine ne spnt qu'une légère dissolution dans J'eau d^une matière très-divisée, et qui a lieu, soit dans une distillation , soit par une simple macération ou infusion. Toutes les eaux distillées des pharmacies sont dans ce cas. (F.) AROMP£. {Mamjm) Le Dictionnaire des animaux et celui de Valmont-Bomare disent, sans citer leurs originaux , que ce mot signifie mangeur d'hommes , et qu'il désigne , à la Côte-d'Or, un animal à longs poils bruns ou rougeâtres , à queue longue, terminée par une touffe de poils, qui déferre les cadavres pour s'en nourrif. L'abbé Rai croit que ce pourr oit être le' chacal;, mais il est plus vrai de dire ^e cette notice ne convient à aucun animal connu. ( C )

. ARONDË {MolL), Cuv. Tabl. élém., Avicula^ Encycl.pL V77ï genre de mollusques acéphales , très-remarquable par une de ses espèces qui fournit les' belles perles d'Orient et 4'Occidçnt. L'^J^ùnal n'a ^\ tentaçulçs articulés , ni bras

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ciliés : le manteau est ouvert par devant et n'a point de prolongement en forme de tube ; la coquille qui le recouvre a deux valves égales, ou à peu près, réunies par une charnière sans dent, près de laquelle il y a constamn^ent une échancrure par où passe le byssus ou les fils qui servent à fixer l'animal : il les tire au moyen de son pied, le long duquel est creusé un sillon ; c'est une sorte de fi-' lière, à travers laquelle passe la matière glutineuse, que sépare une glande située à sa hdise. Cette disposition est commune à tous les acéphales dont le pied sert à filer. Voyez particulièrement l'article Jambonneau.

Ce genre peut être partagé en deux sous - divisions , les marteaux et les arondes proprement dites ; dans celles - ci la coquille est arrondie , et le ligament tient à une fossette oblongue et parallèle au bord.

Premier sous-genre. Les Arondes.

1. UHi KO VD ELLE, Aviculahirurido y Cuv. ; As^icula communis^ Lam. ; Mytilus hirundo , Linn. ; Adanson , t. i5 , f. 6 , G'ualt. Test. t. 94, f. B. ; Chemn. 8i , f. 722. La coquille est arrondie; lisse, de couleur jaune ou brune, plus large que longue, à cause des deux prolongemens , en forme d'oreillettes trian-gulaires, qui sont des deux côtés de la charnièire : la surface interne est nacrée ; on y rencontre quelquefois des perles. Elle se trouve dans les mers des pays chauds, où l'animal sert d^aliment comme les moules. Poli assure que cette espèce est très-fréquente dans les mers des deux Siciles , où elle s'attache aux gorgones, aux sertulaires et autres corps marins. Cet auteur a fait connoître assez en détail l'organisation de l'hirondelle (T. 2, p. 222 et 223). Le pied est une languette cylindrique , très-longue par fois, jaunâtre ou blanchâtre, creusée d'un sillon longitudinal. Audessus sort de l'abdomen la substance cornée , noire ou fauve , divisée en plusieurs filets transparens , qui se séparent en forme d'éventail avant de se fixer aux corps marins. Cette espèce a donné son nom au genre: mais la plus intéressante, comme nous l'avonsvdit plus haut, e;st < -

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