‹ Dictionnaire des sciences naturelles, dans lequel on traite méthodiquement des différens êtres de la nature, considérés soit en eux-mêmes, d'après l'état actuel de nos connoissances, soit relativement à l'utilité qu'en peuvent retirer la médecine, l'agriculture, le commerce et les artes. Suivi d'une biographie des plus célèbres naturalistes (volume 4)Chapitre 17 sur 100 · L'Aronde aux rEKLBSfAviculamargaritiferaj Cuv.Tabl · texte numérisé non relu

L'Aronde aux rEKLBSfAviculamargaritiferaj Cuv.Tabl

ëlém. ; Mytilus margaritiferus hinn.-, Argenv. Conchyl. t 23, f. A; Rumph. Mus. t. 47^ f. F.* Sa coquille, d'un vert obscur à l'extérieur, striée parallèlement au bord, légèrement plissée en rayons , fournit une partie de la nacre de perle qu'emploient les bijoutiers, elles belles perles d'Orient et d'Occident. Au reste, comme ces produits ne lui sont pas exclusivement propres, nous renvoyons aux mots Coquille et Perle, pour les détails qui les concernent.

Deuxième sous-genre. Les Marteaux,

Le deuxième sous-genre , ou les marteaux , Malleus , Lam. , ont une coquille irrégulière , à valves de même grandeur. La fossette où se fixe le ligament est conique, posée obliquement sur le bord de chaque valve , et séparée de l'ouverture qui donne passage au byssus. Les espèces connues sont encore en petit nombre ; elles ont été long-temps fort rares et fort chères. Rumphius est le premier qui ait fait eonnoître le

Marteau vulgaire, Malleus vulgaris y Lam., Ostrea malleus^ Linn. , Encycl. pi. 177, f. 12. Sa coquille est très - allongée et fort étroite-, les côtés de la charnière sont prolongés en oreillettes , ce qui lui donne assez la figure d'un marteau. Bougainville la rapporta attachée au navire qu'il mon toit. On ne sait rien de particulier sur l'organisation de l'animal , qui vit dans la mer des Indes. Chemnitz en a décrit deux autres espèces, malleus valsellus ^ de la mer Rouge, et malleus anatina^ de la mer des Indes. (Duv.) ^

ARONDELLE. {Ornith,^ On donnoit anciennement ce nom et ceux d'arondeau ou arondelet à l'hirondelle , qui se nomihe aussi aronde dans le ci- devant Brabant. (Ch. D.)

ARONDELLE ou Arondelle de mer. (Jc/i(;^o^) Rondelet, dans son ouvrage sur les poissons , et les pécheurs de plusieurs villes maritimes du midi delà France, donnent ce nom au pirapède, trigla volitansy L. , parce que ce poisson est doué de la faculté de voler, et qu'il ressemble .alors en quelque sorte à une hirondelle.

Lacépède range ce poisson dans un genre nouveau, qu'il l&omme Dactyloftsre. Voyez ce mot (F. M. D. )

ARONGAN. {Bot, ) Voyez Harongak.

ARORNAS , ARCHENAS (BoL)^ noms arabes du genévrier , suivant Dalechamps. ( J. )

AROtJAOU (Bot,) y espèce d'iciquier delà Guiane, icico. enneandra, Aubl. ^5, t. i34. (J. )

AROUGHEUM. (Mamm.) C'est, selon quelques voys^eurs, un animal de la Virginie assez semblable au castor, mais qui monte aux arbres comme Técureuil. 11 est inconnu des naturalistes , quoiqu'on prétende que sa fourrure est estimée. (C.)

AROU-HARISI (Mamm.) , nom du rhinocéros, selon Thévenot. Voyez Rhinocéros. Rel. de div. voy. , Paris 1696, p. 10 de la descrip. des an. et pi. des Indes. ( C)

AROUMA. ( Bot. ) Les habitans de la Guiane nomment ainsi un galanga, maranta arouma ^ Aubl. ,dont ils emploient les tiges fendues pour faire des paniers ou pagaras , suivant Aublet. Il pai*oit que la plante indiquée ailleurs sous le nom d^arrouma j et rapportée au bihai, est la même. (J. )

AROUNIARA {Ornith.)y oiseau du Brésil, que Laët et Ruysch disent être de la grandeur d'un pigeon, et d'un beau plumage. (Ch. D.)

AROUNIER {Bot.\ Arouna , Aubl. , Juss. , genre de plantes voisin de la famille des légumineuses, et qui renferme une seule espèce.

L'Arounier de la Gitane, Arouna Guianensis ^ Aubl. Guian. p. 16 , tab. 5. Cest un arbre qui ^'élève à trente ou quarante pieds de hauteur. Ses fleurs sont en grappes, situées aux aisselles des feuilles : chacune d'elles a un calice très-petit et à cinq découpures ; la corolle n'existe pas ; les étamines sont au nombre de deux , opposées et insérées sur le disque, qui soutient un ovaire supérieur, conique, chargé d'un style et d'un stigmate. Le fruit est une capsule ovoïde , un peu comprimée , brune , marquée d'un sillon sur un côté dans toute sa longueur : elle contient une ou deux graines enveloppées d'une pulpe rougeàtre et acide. Les feuilles de cet arbre sont ailées avec impaire , composées d'environ sept folioles alternes, ovales, entières, portées chacune sur un pétiole court, à la base duquel on remarque deux petites stipules caduques ; son bois est dur et d'un vert jau-

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nàtre. On le trouve dans les grandes forêts de la Guiane. (J. S. H.)

AROUSSE, ARACHUS. {Bot.) On nomme ainsi dans l'Auvergne une plante légumineuse , du genre de Ters , très-voisinè de l'er9 velu , ervum hirsutum , L. , ainsi que quelques espèces congénères. (J. )

ARP£NS.(Orni77i.) Lachesnaie-Desbois dit que les habitant du Dauphiné donnent ce nom à un oiseau de nuit qui habite les montagnes escarpées , et fait son nid dans les ouvertures des rochers : u^ renvoie ensuite au mot ChaUis^ par lequel Selon croit qu'Aristote a désigné Toiseau S. Martin ; mais il est plus probable que c'est le grand -duc y strix luloy L. y oiseau de nuit dont les habitudes se rapportent à celles attribuées à l'arpens. ( Ch. D. } / '

ARPENTEUR ( Ornith.)^ nom vulgaire du grand pluvier , * ékaradrius adicnemus , L. ( Ch. D. )

ARPENTEUSES ou GéOM êtres. (£i»tom.)On a donné ce nom à certaines espèces de chenilles qui ont le corps très-long, et un tel intervalle entre les pattes de derrière et les intermédiaires, que leur abdomen est forcé de se plier pour faciliter le transport du corps dans la progression» Cette conformation rend la marche de ces chenilles si singulière qu'elles ^semblent mesurer le terrain qu'elles parcourent: de là ce nom d'arpenteuses ou de géomètres. On leur a ^ donné aussi le nom de chenilles en bâton, parce qu'elles, ont l'habitude , dans le danger , de se dresser sur les pattes de derrière , et de rester immobiles sur les branches comme pourroit l'être une portion rompue. Ces chenilles donnent pour la plupart des phalènes à antennes pectinées , dont le nom spécifique a une terminaison latine en aria , comme la citronelle rouillée de Geoffroy , phalana samhucaria. On nomme toutes ces phalènes , géomètres , à cause de la forme et de la marche des chenilles dont elles proviennent Yoyei ' Chenilles et Phalènes. (CD.)

ARPULl (Bot,) y nom brame d'une casse de la côte du Malabar, cassia sopHera^ L. , figurée dans leHôrt. Malab. 2 , t 52. ( J. )

ARQUÉ. Çlchtyol.) Daubenton a donné ce nom à un poisson qu'il a rangé dans' le genre des chétodons , et que

Lacépéde a reporte parmi les Fomàcanthes< Voyez ce moi. (F.M.D.)

ARRAGONITE. (Miner.) C'est une variété , peut-être même une espèce de chaux carbonatée , qui a des caractères très« différens de ceux de la chaux carbonatée pure. Voyez Chaux

CARBONATlâE ARllAGONtTE. ( B. )

ARRAIN-CORRIA. (IchtyoL) Les Basques donnent ce nom, suivant Bosç, au spare brun. Voyez Sfare. ( F. M. D.)

ARRAS. ( Ornith. ) Voyez Ara.

ARRAYAN. (Bot.) On trouve sous ce nom, dans les dessins de Joseph de Ji^ssieu , une espèce de mirte du Pérou , à fleurs purpurines ,^ à fruits bleus , bons à manger , de la gros^ seur d'une cerise. Il est cité par Frezier dans sa Relation du voyage de la mer du Sud. ( J. )

ARREPIT. (Ornith.) Un des noms vulgaires du troglodyte y motacilla troglodytes ^ L. (Ch.D. )

ARRÊTE-BŒUF. (Bot.) Voyez Bdcrane.

ARRÊTE-NEF. {Ichtjyol.) Ce nom est donné au rémora ( qui est une espèce d'échénéis ) par des matelots François ' qui croient que ce poisson , en s'attachant aux vaisseaux , peut les retarder dans leur course ou même les arrêter. On doit regarder cette opinion des matelots comme une fable qui paroît avoir pris naissance chez les Grecs ; car le mot échénéis, employé par Aristote pour désigner le rémora, est formé de deux mots grecs et signifie, je retiens le navire^ Voyez ÉcHÉNÉis. (F. M. D.)

ARRIAN (Or/n7/ï..), espèce de grand vautour, très-répandue dans les Pyrénées. C'est le vuitur arrianus de Daudi% (Ch.D.)

ARRIVOU-TAOU-VELOU. (Bo^) Ce mot, qui dansla langue malgache ou de Madagascar veut dire mille ans de vie, désigne une plante du geni^ Exacum : il exprime hyperbôli-' quement la propriété qu'on lui attribue de prolonger la vie. (A. P.)

ARROCHE {Bot, ) , A triplex, Linn. , Juss. , Lam. lllust pi. 853, genre déplantes delà famille des atriplicées, composé d'environ quinze ou seize espèces d'herbes ou arbrisseaux, dont deux croissent dans la Tartarie et toutes les autres en Europe , sur le bord des mers ou le long des chemins , et dana

les lieux incultes. La hauteur moyenne de ces plantes est de deux ou trois pieds; les plus élevées en ont cinq -ou six. £lles ont la tige rameuse, les feuilles simples, alternes et quelquefois opposées ; les fleurs petites , sans éclat et réunies par groupes sur des grappes ou des panicules qui ter* minent les rameaux et la tige. On trouve des fleurs^ femelle^ mêlées avec les fleurs hermaphrodites ; ce caractère tst le seul qui distingue les arroches du genre des anserines. \jà% fleurs hermaphrodites ont le calice à cinq divisions, cinq étamines, et un ovaire terminé par un style et deux stigmates. L'ovaire devient une graine enfermée dans le .calice, qui forme cinq angles autour d'elle en se fermant au sommet. Les fleurs femelles ont le calice composé de deux folioles , qui croissent avec la graine et la couvrent en s'appliquant Tune contre l'autre. Voici les espèces cultivées ou utiles.

L'A&aOCHE HALIME OU PoURFIER DE MER, AtrîpUx Ha-

limusj Linn. C'est un arbrisseau qui croît sur le bord de la mer. Son aspect est blanchâtre et sa hauteur de six pieds; il porte dans toute sa longueur des rameaux terminés par de petites grappes de fleurs purpurines , et garnis de feuilles argentées , charnues , entières et de figure triangulaire. On le cultive pour l'ornement dans quelques jardins. En Espagne , en Angleterre, en Sibérie, et dans la Virgiiye, où il croit naturellement sur les rivages , on confit ses feuilles au vinaigre pour les manger en salade.

L'Arroche fourpière , AtripUx portulacoides,^ Linn. ^ sous - arbrisseau très - commun sur le rivage des mers du nord de l'Europe. Il est très-rameux , haut d'un pied et demi , terminé par des grappes de fleurs , et garni de feuilles blanchâtres, charnues, ovales, entières et presque opposées. On confit au vinaigre les jeunes pousses et les feuilles pour les employer en guise de câpres.

L'Arroche étalée, Atriplçx patula ^ Linn., Lobel. Icon. 267. Elle est commune dans les lieux incultes. Ses tiges, longues d'un pied et demi .et couchées sur la terre, portent à leur partie inférieure des feuilles opposées et en ifer de hallebarde ^ à leur partie supérieure des feuilles alternes en fer de lance, et vers leur extrémité de longues grappes, de

fleurs d'un bland sale. On mange dans quel^ueA etiAroitéi les feuilles de cette herbe en guise d'épinards.

UArroche des iardins ou la Bonne -dame, la Bblle» DA3fB, Atriplex hortensis , Linn. , Blackw. t. 99 et 552 y hei^be originaire d'Asie, et cultivée dans nos potagers, où elle' se propage d^elle- même. Sa tige, baute dé quatre ou cinq pieds , droite , cannelée et un peu rameuse, porte des feuillei» pétiolées , lisses , pâles , tendres , la plupart triangulaires et pointues; à leur aisselle, vers les sommités, lesfleu^ sonf disposées en grappes lâches , rameuses et blanchâtres. La saveur de cette plante est fade< On la mange ordinairement avec Foseille, dont elle adoucit l'acidité. Elle est rafraichia^ santé et un peu laxative« (Mas<)

ARROCHE PUANTE (Bo^.), nom vulgaire d'une espèce d'ANSERiNE. Voyez ce mot. (J. )

ARROCHES. {Bot ) Voyez ATEipiicéEs.

. ARROSOIR ( MolL ) , Penicillus , tuyau calcaire qûef l'on range d'ordinaire parmi les testacés , dont Linnœus avoit fait une serpule, et qui n'a été établi en genre que paf Brugniéres.

Ce tuyau est mince au bo;it par lequel il est fixé; it s'élargit graduellement, et forme par conséquent un cône très-allongé ; l'extrémité supérieure^ est fermée d^une plaque convexe , percée de petits trous, et qui- représente très-^ bien l'aspersoir d'un arrosoir de jardin. Les bords de ce» petits trous sontsaillans et forment des commencemens d^ tubes ; tout autour du disque sont des tubes un peu pluar longs, serrés les uns conltre les autres, et qui rappellent assez le rayon d'une fleur radiée.

Ce tuyau a sur sa partie conique de9 stries- transverses f qui semblent indiquer des accroissemens successifs ; mais il faut alors supposer que le disque terminal se sépare du corps du tuyau à chaque accroissement , pour s^y rattacher ensuite, après s'être agrandi. Au reste il y a phuieur» coquilles, et notamment les balaiaes, dans lesquelles on est obligé de supposer quelque chose de semblable. Mfojei Coquille.

On ne connoit point du tout l'animal de l'arrosoir, et les conjectures qu'on a faites jusqu'ici sur sa forme sont toutea

assez vagues. Pour nous, nous ne doutons presque pas qu^il ne soit très-voisin de nos térébelles, et que les petits tubes du disque et du limbe ne servent d*enveloppe à ses tenta-, cules ; il sera à notre térébelle prudente (voyez Amphitrite), qui enveloppe ses tentacules avec des étuis formés de grains de sable , ce que les serpules ^ avec leurs tuyaux calcaires transsudés , sont aux térébelles ou aux sabelles ordinaires f dont les tuyaux sont factices.

On ne connoît que deux espèces d*arrosoirs ; celui de Java 9 dont le disque est plus large que le tube 9 et celui de la nouvelle Zélande, où il est plus étroit. Ce sont des co« quilles rares et chères. (J.)

ARROUME. {Bot,) Voyez Arouma.

ARROUY(Bo^), nom malgache d'une espèce de sensitive de Madagascar , qui parpit être la mimosa sensitiva, 11 y en a une autre espèce qulls nomment arrouy sara; ce, dernier mot , qui la distingue , veut dire beau. (A- P. )

ARROZ ( Bot, ) y nom espagnol du riz. ( J.)

ARSENIATES. .{Chim,) Les arseniates sont les composés salins formés par Funion de Tacide arsenique avec les bases saliâables , alcalines , terreuses et métalliques. Ces sels , qui ne sont connus que depuis les découvertes de Schèele et de Bergmann, faites à peu près à Fépoque de 1780, ne pré" sentent encore que peu de faits importans^ peu de propriétés utiles. Il n'y a que peu d'espèces qui aient quelques utilités. Plusieurs autres parmi les arseniates métalliques éclairent Thistoire, la nature, la formation et les usages de plusieurs mines qui n'étoient autrefois que très-imparfaitement connues. Je ne joindrai donc ici que quelques mots sur ces deux espèces d'arseniates , celui qui a été découvert par Macquer, ou Parseniate acidulé de potasse, et l'arseniate d'ammoniaque.

Arséniate ACIDULE DE POTASSE. -( Cfeîm. ) Macqucr , en examinant le résidu de la décomposition du nitre par l'oxide d'arsenic ou l'acide arsenieux , trouva dans ce résidu un sel nouveau qu'il nomma sel neutre arsenical, et dont il distingua soigneusement les caractères de ceux de la combinaison immédiate de l'acide arsenieux avec la potasse. Sçhèele a trouvé ensuite que cette différence dépendoit du 3 jo

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