‹ Dictionnaire des sciences naturelles, dans lequel on traite méthodiquement des différens êtres de la nature, considérés soit en eux-mêmes, d'après l'état actuel de nos connoissances, soit relativement à l'utilité qu'en peuvent retirer la médecine, l'agriculture, le commerce et les artes. Suivi d'une biographie des plus célèbres naturalistes (volume 4)Chapitre 35 sur 100 · ME. ( J · texte numérisé non relu

ME. ( J

ASTERïTE (Mo//.), esp. Voyez Isis, gen. (Duv.)

ASTÉROÏDE ( Bot.) , Astéroïdes. Tournefort nommoit ainsi

un genre de plantes radiées qu'il distinguoit de l'astérisque

par un calice plus court que les demi -fleurons. Linnseua

les a réunis tous deux dans son buphtalmum. Voyez Buph-

XHALME. ( J. )

ASTÉROPTERE ( Bot. ) , Asteropterus , Gaert. , Juss. Mss. , genre de plantes de la famille des corymbifères , établi par Gœrtner sur les espèces du genre Leysera de Linnseus, qui n'ont pas le ^réceptacle des fleurs couvert de paillettes. Son caractère est d'avoir les fleurs radiées, le calice commua formé d'écaillés sèches, inégales, imbriquées : les graines des demi -fleurons sont couronnées d'une aigrette simple ; celles des fleurons , surmontées d'une aigrette composée de soies très-courtes, entourées d'arêtes plumeuses ; et enfin ^ le réceptacle des fleurs nu au centre , et garni k la circon*» férence d'écaillés courtes qui embrassent les graines extérieures. Les espèces qui resteîit dans le genre Leysera offrent tous ces caractères, à l'exception du réceptacle dei fleurs, qui est tout couvert de paillettes. On ne connoît que dçux ou trois astéroptères : ce sont des sous - arbrisseaux d'Afrique, semblables aux gnaphales , garnis comme eux de feuilles linéaires, et terminés par deà fleurs jaunes et ra-« diées. ( Mas. ) * ,

ASTOCHADOS ( Bot. ) , nom arabe du stœchas , lavandul» sUxchasy L. ( j. ) ^

ASTOMES (JSrt^om.), nom d'une petite famille d'insectes

à deux ailes , qui ne comprend encore que le genre Œstre. Voyez ce mot et celui Entomologie. (CD.)

ASTRAGALE (Bot.), Astragalus^ Linn., Juss., genre de plantes de la sixième section de la famille des légumineuses, qui comprend un très -grand nombre de plantes herbacées , droites ou couchées, et quelques sous - arbrisseaux. Les feuilles des astragales sont ailées, avec ou sans impaire. Leurs fleurs sont rapprochées en tète , ou disposées en grappes ou en épis^ elles ont un calice tubuleux à cinq dents. La corolle a son étendard plus long que les ailes et la carène ; il lui succède une gousse de forme variée , tantôt courte et renflée, tantôt longue et grêle : elle est toujours marquée d*un sillon longitudinal, formé par la téunion de deux valves ; elle est à deux loges , ou presque à deux loges formées par la rentrée de la suture inférieure.

. Ce genre renferme un très - grand nombre d'espèces. Dans une monographie publiée par Decandolle, on en compte cent quarante-deux espèces , partagées en plusieurs divisions et sous - divisions , et dans la nouvelle édition du Species plantarum de Linnxus, par Willdenow, cent soixante et quatorze, divisées en sept sections. Parmi ce grand nombre d^astragales , voici celles qui nous ont^aru les plus intéressantes.

L'AsT&AGALE QVEVE'DB'RE.îJAKDy Astragalusalopecuroidesy Linn. , a la tîge haute d'un ou deux pieds. Ses feuilles sont ailées, et ses fleurs forment des épis extrêmement denses , courts, ovales, un peu cylindriques, et sessiles. Le calice et le fruit sont très-velus. Cette plante croît sur les Alpes , dans le Languedoc et en Espagne. On peut l'employer avec succès à l'ornement des parterres.

L'Astragale a feuilles de réglisse, Astragalus glycjT' jikyllos, Linn,; Riv. t io3, vulgairement Réglisse sauvage. Ses feuilles sont ailées avec impaire, et composées de qua- . tre à cinq paires de folioles ovales, vertes et assez grandes: elles sont accompagnées de stipules géminées et lancéolées. On donne , suivant Haller, ses feuilles en infusion contre Jes rétentions d'urine.

L'Astragale de Marseille, Astragalus Massiliensis ^ La^i.»

Duhazn. Arb. 2, p. 544? t. 100, est un sous - arbrisseau peu élevé ; ses feuilles sont composées de dix à douze paires de folioles petites, oblongues, émoussées à leur sommet. JLes fleurs sont en grappes et pédonculées. On le trouve aux environs de Marseille , où il ne donne point de gomme comme les astragales , auxquels il ressemble beaucoup.

UAsTAAGALE DE Crête, Astragalus creticusj Lam. , Dëcand. Astragal. tab. 33. Ses fleurs sont réunies aux aisselles des feuilles : leur calice est à cinq divisions, et la corolle allongée et laineuse. Le célèbre Tournefort a trouvé cette plante au mont Ida et dans Tile de Crète. « Nous eûmes, ^ dit-il, « le plaisir d'observer à notre aise la gomme adra- « gant,sur le mont Ida. Elle paroft naturellement à la fin « de l' Juin et dans les mois suivans. Dans cie temps -là, « le ^uc nourricier de cette plante, épaissi par la chaleur, « fait crever la plupart des vaisseaux où il est renfermé. « Non -seulement il s^amasse dans le cœur des tiges et des « branches, mais dans l'interstice des fibres, lesquelles « sont disposées en rayons. Ce suc se coagule en filets, « de même que dans les porosités de Técorce; et ces filets-, « passant au travers de celte partie, sortent peu k peu, à « mesure qu'ils sont poussés par le nouveau suc que les « racines fournissent. Cettf matière, exposée à Tair, s'en- « durcit et forme ou des grumeaux ou des lames tortiies , « semblables à des vermisseaux plus ou moins longs, sui- « vaut la matière qui se présente : il semble mêipe que la « contraction des fibres de cette plante contribue à l'ex- «c pression de la gomme adragant. Ces fibres, déliées comme ce de la filasse, découvertes et foulées par les pieds des <( bergers et des chevaux, se raccourcissent par la chaleur « et facilitent la sortie du suc extravasé. ^

L'Astragale cdmmifëre, Astragalus gummifera j Labill. Jour, dephys. p. 46, ann. 1790, est un arbrisseau à feuilles ailées. Le pétiole commun est terminé en épines; ses folioles sont ovales, lancéolées, glabres : il a des fleurs sessiles, disposées en forme de cylindre autour des tiges. Le fruit est lanugineux , renflé , aplati eh dessus et terminé par une pointe recourbée inférieurement. Cet arbrisseau , difféirent de l'espèce précédente, fournit aussi la gomme adra-

gant. La%illardiére observe que ce n^est point pendant la grande chaleur du jour que coule cette substance,' mais pendant la nuit et un peu après le lever du soleil. Il pense que les nuages ou une forte rosée sont absolument nécessaires pour la faire sortir. « Les bergers du~^ Liban, * dit- il, « le savent par expérience; car ils ne vont la ré- « colter que dans les temps où la montagne a été cou- « verte pendant la nuit de nuages très- épais. *^ La gomme adragant est employée en médecine comme incrassante ; elle est nutritive. On s'en sert en pharmacie pour donner de la consistance à plusieurs médicamens : on en fait des crèmes , des gelées , etc. : dissoute dans Teau et mêlée avec de la farine, elle en augmente la force agglutinative. Les teinturiers en soie et les gaziers s*en servent pour donner du lustre et de la consistance à leurs ouvrages; enfin on l'emploie dans certaines préparations pour enluminer. « Elle seroit sans doute, ^ dit Desfontaines, ^^ d'un usage « plus universel, si son prix ne lui faisoit préférer d'aube très substances analogues. ^^ Il seroit donc utile de cultiver en France l'arbuste qui la produit" : il réussiroit vrais^n^ blablement sur les montagnes de nos provinces méridio» nales, dont la température approche de celle des lieux où il croît au Liban. Il vient, ^ans les terrains calcaires , à une hauteur d'environ neuf cent quarante toises et audessus ; il est recouvert de neige pendant une partie de l'année; son exposition est au sud -ouest.* La chaleur de nos provinces méridionales étant un peu moins vive qu'au Liban , il faudroit le cultiver un p*eu au-dessous de neuf cez^t quarante toises, sur la pente des montagnes calcaires ^ d'où les neiges disparoissent vers la fin d'Avril.

Suivant Bosc, le naturaliste voyageur Olivier a trouvé, dans- le Levant , une espèce d'astragale inconnue aux botanistes , et qui produit la gomme adragant du commerce. Il faut en conclure que cette substance ne découle pas d'une seule espèce, mais de presque toutes celles de la. section des tragacantha , lorsque la température et le. terrain leur sont favorables. (J. S. H. )

ASTRAGALOÏDE (Bot.),Asragaloides, Tournefort désignoit sous ce nom un genre de plantes- légumineuses qui tient 1^

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milieu entre Tastragale et le baguenaudier. Linnaeus a substitué à ce nom celui de phaca^ sous lequel il est maintenant plus connu. (J.)

ASTRANCE (BoL)j Astràntia , genre de plantes de la famille des ombellifères , qui réunft pour caractère un calice persistant à cinq dents ; cinq pétales recourbés. ; des fruits oblongs 9 coui'onnés par le calice ; deux semences striées sur le dos, et dont les stries sont souvent hérissées d'aspérités. L'ombelle n'a que trois ou quatre rayons, et une collerette à deux ou trois feuilles assez semblables à celles de la tige ; les ombellules ont des rayons très-nombreux et une collerette de folioles nombreuses, lancéolées, colorées, presque égales. Parmi les fleurs il y en a beaucoup de stériles. Les espèces de ce genre les plus remarquables sont :

L'AsTRANCE A LARGES FEUILLES, Astrantia major ^ Linn. , Dodon. Pempt. 387. C'est une belle plante, distinguée par la grandeur de ses feuilles j et par ses ombelles, dont les collerettes offrent la forme d'une belle ileur radiée, blanche ou rougeàtl'e : ses feuilles sont palmées ; elles ressemblent un peu à celles de l'ellé'bore noir. Elle croit dans les montagnes des P3rrénées, de la Suisse, etc.

L'AsTRANCE A FEUILLES ÉTROITES, Astraxitia minoT ^ Linn. Elle a le port de la précédente ; mais elle est plus petite dans toutes ses parties.

L'AsTRANCE ciLiAiRE, Astrautia ciliaris, Berg. Nov. act. vol. 3, p. 187, t. 10, est une espèce du cap de Bonne- Espéranee , dont les tiges sont jonciformes ; les feuilles lancéolées , ciliées ; les fleurs peu nombreuses. ( P. )

ASTRANTHE ( Bot. ) , Astranthus , Loureiro , FI. Cochinc ], p. 273 ; arbre de moyenne grandeur, assez commun à la Cochinchine , où il porte le nom de cây - chày , suivant Loureiro, qui en a fait un genre de l'heptandrie monogynie. 11 pousse des rameaux peu nombreux et montans , garnis de feuilles pétiolées , alternes ; ovales , dentées en scie et lanugineuses. Ses fleurs , disposées en épis longs , simples et axillaires, sont blanchâtres , fermes. Selon Linnœus, elles n'o^t point de calice , et consistent en une corolle monopétale hypocratéri forme , à tube court , et à limbe évasé et partagé en quatorze divisions lancéolées, linéaires, dont

sept alternativement plus courtes et radiées : ce qui a fait donnera ce genre le nom d^astranthus j c'est-à-dire, fleur en étoile. Le plus souvent elles n^ont que sept étamines filiformes , aussi longues que les divisions de la corolle , et surmontées d'anthères arrondies, à trois loges; d'autres fois aussi elles ont six ou huit étamines, et toujours le double de divisions de la corolle. Le pistil consiste en un germe supérieur, portant quatre styles capillaires , terminés par un stigmate simple. Le fruit est une semence petite y ovale, acuuiinée. On ignore si cet arbre est employé à quelque usage. ( J. )

ASTR APÉE. ( Entom. ) C'est le staphylin de l'orme , que Gravenhorst a été obligé de décrire sous ce nom particulier ^ dont l'étiniologie signifie foudroyant .- ses palpes sont sécuriformes ; voilà ce qui le distingue des autres staphylins. Voyez Brachélytres. (CD.)

ASTRE. {Phys,) On désigne en général sous ce nom les corps qu'on aperçoit au ciel.

L'observation de leur cours a fait diviser les astres en deux classes. Les uns, qui paroisscnt conserver sensiblement entre eux les mêmes configurations et briller d'une lumière qui leur est propre, se nomment étoiles fixes ou simplement Etoiles. Voyez ce mot.

Les autres, ayant chacun des mouvemens particuliers très-diiférens, changent sans cesse de place entre eux, et ne se font apercevoir que par la lumière qu'ils reçoivent du soleil et qu'ils nous réfléchissent.

Parmi ces derniers il y en a qui ne font que des apparitions très-courtes, et qui, après s'être considérablement approchés du soleil, s'en éloignent beaucoup en parcourant une orbite très -allongée ; ceux-ci se nomment Comètes, et les autres Planètes. Voyez ces mots.

Les étoiles, les planètes et lés comètes difl*èrent encore par la nature et l'intensité de la lumière qu'elles nous envoient. Celle des premières est en général vive et scinr tillante; celle des secondes est douce et tranquille; enfin celle des I comètes est foibic et incertaine. Leur disque ^ mal terminé, est entouré d'une nébulosité plus ou moins étendue, à laquelle on a donné le nom de chevelure, et

A s T aCg

^elquefois elles sont accompagnées d'une traînée lumineuse qu'on nomme queue. ( L. )

ASTRÉE {Zooph.)y sous-genre. Voyez MADRépoAE, genre. (Duv.)

ASTRILD (Orm^Ti.) , nom donné à un sénégali , à cause de son bec rouge. Linnœus en a formé la dénomination spécifique d'un Zoxia, dont il donne comme synonymes le sénégali rayé, le sérevan, et le petit moineau du Sénégal, deBuffon. (Ch.D.)

ASTRINGENT. [Chim.) Les astrîngens sont des médicar inens d'une saveur âpre, resserrante et comme desséchante, dont la nature active et les effets ont des rapports remarquables avec les propriétés chimiques. Ces rapports existent spécialement dans les astringens végétaux. Tous ont la propriété de précipiter les sels de fer en pourpre , lorsqu'ils sont peu oxigénés, et en noir, lorsqu'ils le sont beaucoup. Voyez. l'article Fer. La noix de galle, qui jouit de ce caractère dans un degré très-éminent, est aussi le plus puissant ou le plus fort des astringens. Voyez les articles Acide CALLiQUE et Noix de galle. (F.)

ASTROIN {Bot.), Astror^iurrij Jacq. Amer. t. 181., Linn., Juss., genre de plantes dont la famille n'est pas déterminée , établi par Jacquin sur un arbre d'Amérique , qui croit dans les forets aux environs de Carthagène. Son tronc, droit et haut de quinze à trente pieds, porte sur les jeunes rameaux des feuilles pennées , composées de six paires de folioles et d'une foliole impaire. Les fleurs, mâles sur un individu et femelles sur un autre , sont petites , d'une couleur rouge, et disposées sur de grandes panicules éparses avec, les feuilles sur les derniers rameaux ; elles ont un calice à cinq folioles et une corslle à cinq pétales. Cinq étamines et cinq glandes se trouvent dans les fleurs mâles , qui sont très-ouvertes. Un ovaire, terminé par trois styles renversés et surmontés de trois stigmates, est enfermé dans les fleurs femelles, et devient une graine long- temps couf tenue dans le calice, qui, d'abord fermé, puis considérablement accru et étalé au-dessus de la graine, comme une étoile, s'ouvre enfin tout- à-fait et la laisse tomber.

Cet arbre, auquel Jacquin a donné le nom de graveolcnSy

c'est-à-dire puant, est tout rempli d'un suc résineuse dont l'odeur est nauséabonde. Dans le calice et la graine ce suc est blanc comme du lait, et partout , ailleurs incolore et semblable à la térébenthine. (Mas^)

ASTROITE (Zooph. ) , espèce fossile. Voyez MADRiâroas ^ gen. (Duv. )

ASTROLEPAS. (MolL) Voyez Patelle, genre. (Dur.)

ASTROLOGUE. (Icht.) Ce nom a été donné par Bon na terre h l'uranoscope houttuyn de Lacépède , uranoscopus iaponicus de Lînnaeus. Voyez Uranoscope. (F. M. D. )

ASTRONOMIE ( P?^K5. ) , Science qui s'occupe de U description des astres et de la détermination de leurs mouvemens. Elle est à la fois physique et mathématique « parce qu'on fait usage de la géométrie et du calcul pour combiner les observations et pour en ' tirer des consé<*> quences.

L'astronomie ne peut faire partie d'un dictionnaire des sciences naturelles que pour la description des principauic phénomènes célestes : c'est dans les traités spéciaux de cette science qu'il faut chercher le développement et les preuves des théories. ( L. )

ASTROPHYTE (Zoop?i.), genre. Voyez Tarticle Encrine, genre. (Duv.)

ASWANA DE CEILAN. (Bot.) C'est une espèce de spermacoce, spermacoce hispida^L,^ figurée dans Burmann | Zeyl. t. 20,. f. 3. (J.)

ATACUIGI ou Atchemigi ( Ornith.), noms corrompus de l'attagen ou attagas , oiseau que Linnœus donne comme une variété du lagopède , tetrao lagopus. Il en est de même d'atagf^ et attago. ( Ch, D. )

ATÀGO. ( Ornith. ) V.'yez Attagas.

ATAJA. ( Icht. ) Ce poisson, ainsi nommé par les Arabes ^ appartient au genre Sciène, selon Forskal ; mais Lacépède 1'^ placé depuis dûns le genre des holacanthes. Voyez Hola* CANTHE. ( F. M. D. )

ATAK {ZooU) ^ nom groe'nlandois du phoque à croissant ^ phoca groenlandica. Voyez Phoque. On le nomme aussi » selon les âges, alectiscak^ utokaitsiak , aglektok^ aglektorseah Utaarsoah Fabr. Faun. Groenl. ( C. )

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