CHAMPS
ÂURONE DES JARDIN3, Aurqne mai^ç. {Bot.) Voyez
AUR 8i5
AURONE FEMELLE. (Bo^) VoycESANTOiiNE cupressifoame.
AURORAS (Bo^), nom péruvien d'un* quamoclit, ipo- ^rnœa glandulifera , Ruiz et Pav. FL2, p. 12, t 121, dont les fleurs s'ouvrent au lever de l'aurore. ( J. )
AURORE ^Entom.), nom d'un papillon de jour du sousgenre des l)rassicaires, qui vit] sur le cresson élégant Voyez Papillon du cardamine. (C. D. )
AURORE {PhyS')^ lumière, qui précède -le lever du soleil et que les astronomes appellent crépuscule da matin. Voyez Cri^puscule.
Aurores australes , boréales , ou plus exactement Aurores polaires, phénomènes lumineux qui se montrent quelquefois la nuit dans notre hémisphère 9 vers la partie boréale du ciel 9 et que plusieurs navigateurs qui se son^ avancés vers Je pôle austral, et Cook, qui dans son second voyage à la mer du Sud s'en est le plus approché , ont observé aussi dans l'autre hémisphère.
La forme de ces phénomènes varie beaucoup dans les détails; mais ils commencent en général par un nuage cpntigu à l'horizon du côté du pôle, et duquel s^é lancent dans la partie supérieure du ciel , des jets de lumière plus ou moins multipliés et plus ou moins vifs, suivant les circonstances. ^
Les aurores boréales n'ont commencé à être observées et décrites avec quelque soin que dans le siècle dernier; jusques-là, celles qui présentoient beaucoup d'éclat paroissoient aux yeux du vulgaire des simulacres de combats 9 présages des désastres que les révolutions politiques traînent à leur suite : depuis que les physiciens en ont fait un sujet de recherches, le préjugé paroît anéanti. Cet avantage précieux qu'on doit aux écrits qu'ils ont publiés sur ce sujet , compense le peu de succès qu'ils ont eu dans les diverses explications qu'ils ont données du phénomène 9 et dont aucune, jusqu'ici, ne paroît avoir obtenu l'assenti? meiit général dçs' hommes instruits.
-Le Traité des aurores boréales par de Mairan renferme l'extrait de ce qui a été écrit sur ce sujet, et toi^tes les observations connues jusqu'au moment de sa publication.
3i4 AUR
L'auteur attribue le phénomène i l'atmosphère du soleil ^ qu'il suppose s'étendre jusqu'aux limites de l'atmosphère terrestre 9 puis être entraînée jfar le mouvement de rotation de notre globe^ et poussée vers les, pôles par ce mouvement. Voyez Atmosphère.
' D^autres physiciens pensent que c'est un effet de I'Élec- TKiciTé (voyez ce mot); quelques-uns même ont cru en apercevoir des signes certains, et 9 trouvant que les aurores polaires agissoient sensiblement sur la direction de -l'aiguille aimantée, ont cherché dans les analogies qu'offlrent l'électricité et le magihitisme , la cause de la situation particulière qu'affecte ce phénomène : mais les faits sur lesquels s'appuient ces conjectures ne sont pas bien constatés.
Monge explique les aurores polaires par une suite de réflexions successives de la lumière du soleil, par des nuages qui la font passer de l'hémisphère où se trouve le soleil à celui qu'il a cessé d^éclairer immédiatemenL
Les aurores polaires, rares en France et plus encore en Italie, sont très -fréquentes dans les régions plus septentrionales, et sont un bienfait pour ces pays, plongés pendant leur hiver dans des ténèbres si longues.
L'observation simultanée d'une même aurore polaire en différens lieux du globe, a montré que ce phénomène se passoit à une grande distance de. la terre, si toutefois on peut regarder comme les mêmes les jets luminemc aperçus en chaque endroit.
Les calculs faits par de Mairan sur quelques apparitions remarquables, donnent cent soixante, deux cents et même trois cents lieues pour la distance du météore à la terre. (L.)
AURUELO {Bot.)f nom provençal d'une espèce de centaurée, centauf-ea solstitialis , qui, dans la division de ce grand genre , se rapporte à celui de la chausse-trape , sous le nom de calci-trapa solstitialis y L. ( J-)
AUSQUOY ( Mamm, ) , nom du caribou ou du ^henne chez ^es Hurons, selon Sagard. Théodal. Voyez Cerf. (€•)
AUSTRALITE et Australsand. (Miner.) On a donné ce nom à un sable grisâtre trouvé à Sidney-cove , dans le nou« Veau pays de Galles méridionaL
A UT »i§
• Wedgwood àém y icconnoit^ ime substance terreuse d'une nature particulière » à laquelle Delametherie donna le nom de terre sidnéiéiine ; mais Klaproth , ayant répété^ l'analyse de Wedgwood , n'a plus trouvé dans ce sable que de l'alumine, de la silice et un peu de fer. (B.)
AUSTRUCME (Bot.)y nom fhinçois donné dans des livrea anciens i l'impératoire. Cest une mauvaise traduo^ tion des mots latins 4utrantia et oêhruthiumf sous lesquels cette plante est désignée dans ces mêmes livres. ( J. )
AUTOMNAL {Omith,)^ espèce de pinson qui se trouve k Surinam, dont la ièie est de couleur ferrugineuse, lé bas-ventre de coulent de brique, et le reste du corps ver^ dàtre. Cest le fringilla autùmrutlis de Gmelin, nom im^' propre , puisqu'o|i ne connoit point d'automne à Surinam , oà il n'y a que la saison des sécheresses, l'été, et celle des pluies, l'hiver. (Ch. D.) , *
AUTOMNE {P^js.)y l'une des quatre saisons de l'année» commençant tu vingt-trois Septembre, jour du passage ap» parent; du soleil par l'équinoxe du signe de la balancé, et finissant au vingt-deux Décembre, jour de' son passage par le'solstice du capricorne. La terre , dont on transporte le mouvement au soleil pour se conformer aux apparences, par-» court alors réellement les signes du bélier, du taureau et àes gémeaux. Vbyez à l'article Système du monde les mottvemens de la terre. (Lac.^
AUTOUR. {Ornith.) Cet oiseau de proie, qui a les ca^ ^actères génériques de rÉpERviEa, et dont on trouvera la description sous ce .mot , est le faho palumharius de lin* nseus. ( Ch. D. )
AUTOUR {Bot.) y écorce légère, spongieuse, sans goût et sans odeur, apportée du Levant, employée dans la pré^ paration du carmin. (J.)
AUTOURSERIE { Ornith, )y nom donné à la chasse qu| se fait avec l'autour. Celui qui a soin de dresser les au* tours et de les faire voler , s'appelle autoursier ou autrus^ sîer. Voyez Éfervi^r. (Ch. D.)
AUTRUCHE (Ornith.) jStruthio, Linnœus a réuni en un seu) genre , sous la dénomination de struthioj les quatre oiseaux terrestres connus jusqu'à présent comme ayant des ailei
3i« A UT- • .
impropres au vol, c^est- à-dire, l'autrucliey le touyou ou cheuque, le casoar, et le dronte. Il les a placés jdaus Tordre des gallinacés, auquel ils appartiennent en effet, d'après la forme de leur bec, leur pesanteur et leur séjour, dans les terrains secs, quoique, par la hauteur de leurs jambes^ les trois premiers se rapprochent, des échassiers ; mais il existe entre les quatre oiseaux des différences essentielles , qui ont suffisamment autorisé Brisson à en former quatre genres distincts, sous les noms de struthio^ rhea^ casuarius, et raphus. Le premier n'a , en effet , que deux doigts en devant, sans doigt derrière : le second a trois doigts devant et une simple callosité au lieu de pouce : le troisième , qui a aussi trois doigts devant et point de callosité à la place du pouce , se distingue encore par le casque de . corne qu'il porte sur la tête : le' quatrième , dont les jambes sont' bien plus courtes, a quatre doigts, et c'est un oiseau à ranger parmi les espécesactuellemei^t détruites, tandis que l'autruche, dont il est fait mention dans Tancien Testament, subsjste depuis les premiers . temps , sans altération et toujours dans la même terre, c'est-à-dire dans toute TAfrique, depuis la barbarie jusqu^au cap de fionne-£spé<rance. »
L'autruche est le plus grand de tous les oiseaux : elle atteint sept à huit pieds de hauteur et pèse jusqu'à quaire-* vingts livres. La longueur de ses jambes et de son cou et dififérentes habitudes l'ont fait comparer au . chameau ; Bldémiri dit même, dans son Histoire des animaux, dont on ^trouve un extrait à la suite du poëme de la Chasse » traduit d'Oppien par Belin deBallu, que le vulgaire croyoit, en Arabie, l'autruche née d'un chameau et d'un oiseau. C'est de ces rapprochemens que sont dérivées les dénominations qu'elle a reçues dans les divers pays : le nom persan de suturmorgh signifie à la lettre chameau -oiseau, et il en est de même du srouthos des Grecs et du struthio^came* lus des Latins. Nous ne dirons pas cependant avec Aristote , que i'auiruche soit d'une nature équivoque , partim avisj partim quad^rupes; mais dans la chaîne des êtres c'est elle qui forme évidemment le passade entre les oiseaux et les mammifères. Si ^ cQudamnée par sa masse à rester sur
la ferre, elle est privée d'une faculté qui distingue éminemment les volatiles , en revanche la . rapidité . de sa course surpasse celle de tous les animaux connus. <
^L'autruche, considérée dans ses caractères génériques, offre extérieurement une tête fort petite , ayant la partie supérieure chauve et calleuse, et la partie inférieure garnie de poils clair -semés, blancs et brillans ; un bec droit, court, mousse, ^aplati horizontalement et ayant une large ouverture ; des oreilles découvertes et dont l'orifice est garni intérieurement de poils; des yeux grands et vifs, disposés de manière à voir les mêmes objets de tous les deux & la fois,, et ayant la paupière supérieure mobile et bordée de cils; un cou mince, long d'environ trois pieds, dont la peau, de couleur de chair livide, est recouverte des mêmes poils que le derrière de la tête ; des ailes sans proportion avec le corps, armées chacune de deux piquans semblables à ceux du porc-épic, et dont les plumes ont des tiges flexibles et ondoyantes, et des barbes séparées les unes des autres , sans nulle disposition à s'accrocher , raison pour 'laquelle elles ne sont pas propres an vol; une queue dont \ti pennes ont la même structure ; des cuisses dégarnies de plumes, ainsi que le , dessous des ailes, où la peau est d'un blanc rougeàtre ; des jambes recouvertes d'une peau ridée et dont la force est extraordinaire; des pieds nerveux, garnis de grosses écailles; deux doigts dirigés en avant, ayant chacun trois phalanges, et joints à leur base par une forte membrane qui s'étend jusqu'à la première articulation ; le doigt intérieur beaucoup plus long que l'autre, seul armé d'un ongle ^court et obtus j point de doigt derrière.
Le même oiseau présente aussi dans son squelette et sa conformation intérieure, des particularités dont plusieurs le rapprochent des quadrupèdes. Sa langue très - courte a la forme d'un fer-à-cheval, et fait en arrière une saillie que quelques auteurs ont prise pour une épiglotte. Le ster« num, qui dans les autres oiseaux a la forme d'une quille de navire, présente ici une espèce de bouclier, qui est favorable aux mouvemens de l'oiseau lorsque, pour se coucher, il est obligé dé plier d'abord le genou ^ de s'ap<^