Caractères des argiles
hes argiles ayant peu de caractères importans et ttès^ distinctifs, il faut accumuler le plus qu'il est possible do caractères accessoires pour aider à les reconnoftre.
i° Elles se Mêlaient dans l'eau avec assez de facilité , et sy réduisent en une bouillie qui , ramenée à'une certaine consistance, a de l'onctuosité , une sorte de ténacité, se laisse allonger dans diverses directions sans se briser. Cette, propriété existe avec plus ou moins d'intensité dans toutea les argiles connues*
2.** Cette pâte argileuse, defllséchée, conserve de la solidité ,• exposée à un feu suffisant, elle en acquiert ericore plus^ et devient même tellement dure qu'elle peut étinceler par le choc de l'acier : alors elle a perdu la propriété de se délayer dans îeau et de faire pâte avec elle.
Ces deux caractères conviennent k toutes les argiles, et les distinguent de toutes les pierres connues , simples ou mé«
langées. Il est vrai qu^ils ne sont pas portés dans toutes les variétés d'argiles au même degré d'intensité , mais ils s'y manifestent toujours plus ou moins.
Ce sont ces propriétés qui serviront à distinguer les argiles , même celles qui sont feuilletées , des schistes , qui y dans aucune circonstance, ne se délaient et ne font pâte avec Teau : ce sont elles qui les distingueront des cornéen- ^es , des trapps , des serpentines et autres pierres à cassure terne et -terreuse, qui ne font en aucune manière pâte avec Teau ; ce^ont enfin ces caractères qui sépareront les marnes ou argiles effervescentes , des craies qui se délaient dans l'eau, mais qui n'y acquièrent point de ténacité et ne .prennent aucune dureté par l'action du feu.
Les argiles sont infusibles par elles - mêmes , et on en trouve beaucoup dans la nature qui , sans être pures , résistent à l'action d'un feu violent sans se fondre. On sait que •le mélange de quelques tei*res, et notamment celui de la chaux, lorsque ces terres y sont en quantité sufiisante, 'Tend les argiles fusibles.
Non-seulement l'action du feu durcit les argiles et tous les mélanges terreux dans lesquels cette terre domine par ^es propriétés , mais elle leur fait éprouver une diminution de volume ïi(hnmée retraite, qui varie selon les circonstances : en diminuant de volume ^lles perdent une partie de leur poids, ce que l'on doit attribuer en partie à l'eau qu'elles retiennent avec une grande force , et qu'elles n'abandonnent -totalement que par un feu vio« lent.
Les argiles doivent à cette a^nîté pour l'eau une autre , -propriété qu'on remarque dans la plupart de leurs variétés : ts'est la faculté d'absorber ce liquide avec vivacité et même avec sifflement , et de s'attacher à la langue en s'eraparant promptement de l'humidité qui est constamment répandue â sa surface. On dit des argiles -et de quelques autres pierr.es qui ont cette faculté, qu'elles happent à la langue.
On a donné encore comme caractère des argiles la propriété qu'ont quelques-unes de ces pierres de répandre une odeur particulière par l'insufflation de l'haleine : mais il est reconnu actuellement que ce caractère n'appartient