AYE
serre chaude. On sème ses graines, en Avril, dans des pots remplis d'une terre' légère, que* l*on place sur couche et sous châssis. (D. P.)
AYER ( BoL)^ non» d'une liane d'Amboîne, très-rameuse, qui porte jusqu'au sommet des plus grands arbres ses ra» meaux sarmenteux, garnis de très -grandes feuilles ovales, et de petits bouquets de fleurs auxquelles succèdent des baies rougéàtres et transparentes. 'Rnmphius , qui décrit cette liane, dans sa Flore d'Amboine, 5, p. 68, 1 36, sous le nom de funis murœnarum latifolius , dit que lorsque Fon fait des incisionji à ses rameaux , il en découle une grande quantité d'une eau limpide , à laquelle les voyageurs ont recours dans les forêts lorsqu'ils veulent se désaltérer, et qu'en outre ses fruits sont remplis d'une liqueur aqueuse : mais ce naturaliste, dans la description qu'il donne de ce vé-, gétal, n'entre dans aucun détail sur les caractères de ses fleurs ; ce qui fait qu'on n'a pu le rapporter jusqu'à pré>sent à aucun genre ni à aucune famille. ( Mas. )
AYIRAMPO. {Bot.) Les Indiens des environs de Cusco nomment ainsi une espèce de nopal, suivant Joseph de Jussieu. (J.)
AYLANTHE {BoL)^ Aylanthus, Desf., Juss., genre de la troisième section de la famille des térébinthacées , dont en ne connoit encore positivement qu'une espèce.
UAylanthe glanduleux, AyUmtkus glandulùsa, Desf., Duham. Arb. nouv. éd. i6i , tab. 35 , est un arbre très-élevé qui a la forme d'un parasol; ses feuilles, ailées avec impaire, portent des folioles ovales, oblongues, acunorinées, entières à Textrémité, dentées à la base, avec, une glande qui termine la première dent de chaque côté : ce qui donne à l'arbre le surnom de glandulosa. Les fleurs sont en panicules terminales, herbacées et petites. On trouve sur le même individu, et quelquefois entremêlées sur la même panicule, des fleurs mâles, des fleurs femelles et d'autres hermaphrodites ; elles ont une légère odeur. Le calice des fleurs mâles est monophylle, inférieur, à cinq dents; la corolle est à cinq pétales ouverts et concaves. Les étaminessontau nombre de dix, aussi longues que les pétales; à filamens comprimés, insérés sur le réceptacle, et à an*
thères oblongues et mobiles. Les fleurs femelles ont cinq pétales , trois a cinq ovaires supérieurs et oblongs , .<un style inséré latéralement et un stigmate épais. Le fruit est à cinq capsules oblongues , échancrées d'un côté et à une seule loge monosperme. La graine est solitaire , osseuse et placée au centre de la capsule. Les fleurs hermaphrodites réunissent à peu prés les caractères des deux autres. C'est Desfontainçs , professeur au Muséum, qui a le premier décrit ce bel arbre et lui a donné le nom d^aylanthus -, ce qui signifie arbre du ciel : c'est Varhor cœli figuré par Rumphius. Il est originaire des provinces du nord de la Chine ;. on ne le connoît en Europe que depuis environ cinquante ans. Il provient des graines que le père Dincarville, l'un des Jésuites missionnaires à la Chine 9 a envoyé de Nankin k la Société royale de Londres, en 1751. On le prit d'ajbord pour le vernis du Japon ; mais on. fut ensuite détrompé*
Cet arbre est aujourd'hui très- répandu dans les jardins de Paris et sur les places publiques pour donner de l'ombrage. Son bois est beau, satiné, très-dur, et on peut en faire de très -beaux ouvrages de marqueterie. L'aylanthe vient également bien partout, à l'ombre ou au soleil, pourvu que le terrain ne soit pas trop sec. On le multiplie de semences, et c'est le moyen d'obtenir de plus beaux arbres : on le propage aussi par ses rejets qu'il pousse en abondance. Les animaux domestiques ne touchent point -à ^es feuilles, et les insectes ne leur font aucun tort II conserve Jusqu'au commencement de Novembre sa beauté et .la fraîcheur de son feuillage. ( J. S. H.)
AYMIRI-AMIRI. (JSo^) On nomme ainsi dans Tile de Bouro, au rapport de Rtimphius, le caju^radja d'Amboine, qu'il décrit et figure dans son Herb. Amb. v. ^ , p. 2Ô7 , t. 85 , et que Linnaeus rapporte à son hernandia sonora, yoyez Hernandie^ ( J.) . AYMOUTABOU (Bo^), nom galibi du moutabié de la Guihne ^ moutabea guianensis^ Aubl. (J*)
AYNITU {Bot,)j petit arbre de l'Inde, qui n'est connu que par la description de Rumphius, Herb. Amboin. vol. 4, p>ia9, t. 64* 11 s'élève peu; ses feuilles sont alternes, en cœur, dentées, portées sur de longs pétioles, et