AY-O
couvertes en dessous d'une pouMÎére blanche assez épaisse et semblable à de la chaux, ce qui Va fait encore nommer par Rumphius folium calcosum. Les fleurs sont disposées en grappes simples qui naissent de Faisselle des feuilles supérieures. Rumphius ne décrit pas suffisamment les diverses parties de ces fleurs ; mais la figure montrant quelque affinité avec le croton , on peut présumer que l'aynitu est du même genre, surtout lorsquW voit que le fruit eêt une coqiie à deux ou trois loges monospermes. Son tronc sert à faire des pieux qui, comme ceux faits avec le saule, prennent aisément racine. On emploie dans lés fumigations son bois qui est un peu odorant. Ses feuilles, jointes au eurtama^ forment un bon liniment pour les maladies de la peau. (J.)
AYOQUANTOTOTL. ( Omith. ) Hemandez parle , sons ce nom , chap. 207 , d'un oiseau qu'il dit être à peu prés de la grandeur du moineau^ et dont le plumage est varié de jauue, de noir et de blanchâtre. 11 ajoute qne cet oiseau babite les montagnes, qu'il est bon à manger, mais que son chant étant foible , on ne le tient pas en cage. Quoique le silence d'Hernandez relativement à la distribution des couleurs doive laisser des doutes sur la détermination de l'espèce ^ et que le gazouillement de l'ayoquantototl ne puisse guères être comparé à la voix du carouge du Mexique ou petit cul -jaune de Caïenne , ifui est beaucoup plus forte, Brisson et Linnasus le lui donnent comme synonyme, et y ajoutent Toiseau honana minor^ représenté pi. 243 des Gla« nures d'Edwards, et l'ayoquantototl de Séba, tom.2, p. loa^ pi. 96, N.^4. Le même oiseau est donné par Klein, Frodrom. p. 54, comme une pie-griéche; c'est son septième laniuSf placé par Linnœus dans le genre du loriot , 'Criobu xanthornus.
Au chapitre 195 Hernandez décrit , sous le nom d^ayoquan* tototl tiltit ^ un oiseau un peu plus grand que le moinean, qui chante agréablement, mais qui ne s'apprivoise pas, dont les fruits sont la nourriture, et dont la chair est nu mets délicat : son bec, assez petit, est dHin brun noir, et son plumage d'un jaune tirant sur le blanc. C'est à celui-ci que de la Chesnaye .Desbois rapporte le lanius ajyoquaniotoil de Klein -, mais si les deux articles -d'Hernandez ne forment
pas double emploi, la dénomination de Klein ne pàroît pas plus juste pour l'un des individus que pour Tautrei
(Ch. D.)
AYOS (Bot.) y nom espagnol de TAil. Voyez ce mot (J.)
AYOUALALI DES CARAÏBES. (Bo^) Voyez Ochroxxi: fi,.
AYOUINITOBOU. {BoL) Voyez Ayouliba.
AYOULIBA (Bot,) y nom caraïbe que Surian, dans son Herbier des Antilles, donne, soii^ à Tagnanthe, cornulia •pyramidata j L., soit à une espèce d'eupatoire, eupatorium calthidifolium y Lam. Dict, qu'il nomme aussi ayouinitobou.
AYPARHU {Bol.)f arbre' des Moluques, qu'on n'a pu jusqu''à présent rapporter à aucun genre ni à aucune fa-* mille , parce que la description qu'en donne Rumphius (Herb. Amb. 3, p. i65, 1. 104), le seul botaniste qui en ait fait mention, n'est pas assez complète, fa bauteur est médiocre; ses feuilles sont assez grandes, alternes, ovales, lancéolées et disposées à l'extrémité des jeunes rameaux. Entre les feuilles supérieures naissent des grappes de petites' fleurs blanchâtres, dont le calice est à cinq feuilles, la corolle à cinq divisions, et dont l'ovaire devient un îtuii d'un bleu noirâtre, gros et charnu comme une oliye, et rempli par un noyau oblong, couvert de rides et de petits trotis entre six angles, alternativement plus saillans, dont la surface est relevée; le noyau s'ouvre en six parties et ne contient qu'une seule graine. Cet arbre est remarquable dans les pays où il croît, parce qu'il perd tous les ans touèes ses ' feuilles : phénomène aussi rare , selon Rumphius, parmi les végétaux de l'Inde et des lieux voisins de l'équateur, qu'il est commun parmi ceux des contrées septentrionales. Sous tout autre rapport il n'ofifre aucun intérêt ; seulement les noyaux de ses fruits sont quelquefois recueillis comme des jouets, à cause de l'élégance de leur forme. (Mas.)
AYPliBo^], plante apportée des Antilles, qui paroit être une espèce de cynanque. (J. )
AYRA ( Mamm. ) , e^t le nom d^une espèce de renard de la Guiane, dont nous parlerons à l'occasion du genre Chien. Voyez ce mot. (G.) v
AYRI. {Bot.) Voyez Ami.
AYRI ( Bot, ) , nom donné par Pison k un palmier du Brésil, qui paroit appartenir au genre Avoira : il est épineux ; ses feuilles sont ailées , et acs fruits pleins d'une substance butireuse. Son bois est si dur que les sauvages en arment leurs massues et leurs flèches. ( Mas. )
AYRIMIXIZA. {Ich^ol.) Ce poisson du Brésil v décrit par Maregrave et Pison, est le même que le bodian bloch. Voyez BoDiAN. (F. M. D.)
AYTIMUL {Bot.), nom sous lequel est connu aux Moluques un arbre de médiocre grandeur, décrit par Rumphîns (Herb. Amb. 3, p. 63, t. 35), et qu'on n'a pu jusqu'à présent rapportera aucun genre ni à aucune famille, parce qu'on ne connoit point le caractère de ses fleurs. Ses feuilles sont alternes sur les rameaux, ovales et très -entières à leurs bords ; ses fleurs sont petites , rapprochées deux ou trois ensemble, et placées sur de courts pédoncules. Les fruits sont des capsules ovales à deux valves et remplies par une graine. Lorsqu'on blesse l'écorce, il en découle un suc laiteux : le bois est jaunâtre et veiné de brun lorsqu'il est vieux ; il porte en latin le nom de lignum lurinum. Les habitans des Moluques en font des peignes et des carquois pour enfermer leurs flèches. (Mas.)
AYUN ou AYUNE {Bot,), nom sous lequel on connoif, k Amboine et dans les lies Célèbes , un arbrisseau nommé parRumphius (Herb. Amb. 3, p. 9^ t. 49] ari^or i»uda, parée que son écorce est d'une si grande finesse que le hoià qu'elle enveloppe est pour ainsi dire à nu. Cet arbrisseau est commun dans les forêts 4es Moluques ; sa tige est haute de huit à dix pieds, droite où un peu sinueuse, trèsmince et divisée en longs rameaux sarmenteux, garnis de grandes feuilles lancéolées. A l'aisselle des feuilles naissent de longues grappes de fleurs purpurines, auxquelles succèdent des fruits noirs, conformés comme des prunes, et d'une saveur aigrelette un peu acerbe. Lorsqu'on les mange pour se désaltérer, ils teignent la bouche en violet noir, comme les fruits de l'airelle. Ils sont employés dans llnde pour teindre des toiles. Ni la famille ni le genre de cet arbre ne sont déterminés, parce que la description n'est pas assez complète. (Mas.)
ÀZA «69
' ÀYX^AL (ÈoL ) , nom d'un arbrisseau Commun sut le ^orddes rivières dans les îles Moluques , décrit par Rumphius (Herb. Amb. 4^ p. i35) sous le nom de lignum aquatile^ et qui n'a pu être rapporté, jusqu'à présent à aucun genre ni à aucune famille , parce que ses caractères ne sont pas suffisamment connus. Sa tige est grosse comme le bras y et' divisée en rameaux tétragones à leur sommet. Le» ibuilles sont grandes, ovales, lancéolées et alternes : les fruits sont semblables à des mûres , et pendus aux rameaux: à réxtrémité de longs pédoncules. Cet arbfisseau est dioïque, selon Rumphius ; on mange ses jeunes feuilles qu'on fait cuire comme des légumes. ( Mas.)
AZADARACHT. {Bot.) Voyez Az^darÀch.
A2ADIRACHTA. {Bot.) Voyez Azédarach.
AZALA {Bol.), Garance DU Levanî. Voyez ce mot. (J.),
AZALÉE (-Bo^), Azalea, Linn. , Juss. , genre de plantes de l'ordre des rhodoracées et de la section de celles qui sont absolument monopétales. C'é^t une subdivision du genre Cha* mctrkodùdtndros de Tourneforl, qui diffère du thododendirum de Linnaeus, en ce que dans les azalées le nombre des étamines n'est pas double de celui des divisions de la corolle et du calice : d'ailleurs sa corolle est inégalement divisée, à peu près comme dans le chèvre-feuille , quelques espèces même ont la tournure, la couleur et l'odeur de ce dernier genre ^ ^oique par l'insertion de la corolle staminifèrc au bas de l'ovaire et non sur son sominet,.le genre Azalée se trôuye très-éloigné des chèvre- feuilles.
Des six espèces d'azalées que Vhn conno it, les (^euxplus anciennes sont des buissons d'un mètre de haut : Tune, l'a<araléè nudiflore , AzcUea nudiflora , L. , figurée dans le Traité dès arbres de Duhamel ; l'autre , l'azalée visqueuse , azalea "^iseosa, figurée dans Catesbi, sous le nom de ciste à fleur de» chèvre-feuille , p. 67.
jiDans tous deux les feuilles sont rassemblées à l'extrémiste des rameaux : mais , dans la première espèce, les fleurs sont térif^inales et entièrement nues ; dans l'autre , elles sont accompagnées d'un bouquet de feuilles ^ et sont visqueuses tant par leur calice que par leur corolle. Ces deux principales différences se retrouvent dans une douzaû^e d'azalée»
qui ne sont considérées que comme des rariétés. Ce qui mérite d*étre remarqué 9 ces arbrisseaux , tous indigènes de rAmérique septentrionale, n^ ont probablement pas éprouvé rinfluence de la culture , mais apparemment celle des dif-^ férentes localités.
1.^ On a donc sept variétés de l'azalée nudiflore : à âeup écarlate, coccin^a -, d'un rouge foncé, avec très -petits calices, rutilans; à fleurs d'un rouge pâle, tube rouge à la hase, carnea-f à fleurs blanches, calice ' médiocre et fleur précoce, alla; h limbe blanc et tube rouge, petit calice^ rameaux velus, hîcolor'; à fleurs rouges, la division inférieure blanche, en forme de papillon, pt^iUonaceai enfin 4 fleurs camées, profondément divisées, partira.
2."* Dans l'azalée visqueuse, la variété principale esta fleurs blanches et odorantes , 9dor(^ta : les quatre autres , à fleurs blanches et carnées (une à style allongé), rouges à leur sommet ; feuilles d'un vert pâle et marqueté! ^ vUtdta : k fleurs divisées jusqu'à la base, feuilles très -vertes, lui-* santés , Jissa : feuilles glauques en dessous , style égal à la corolle , Jlorihunda : feuilles glauques des deux côtés , et dans la )eunesse 'parsemées de poils , glauca,
3."* Deux autres petites azalées sont celles des Alpes, azalea prooumhens , L. , ancnymo$ foliis thjrmi de l'Écluse , et celle des montagnes de Laponie , lappomoa,