AZÉ
Tolle est composée '.de cinq pétales oblongs ; les étamîneS) au nombre de dix^sont réunies en un tube cylindrique -à dix dents ; les anthères sont adnées à Tôrifice du tube et à peine saillantes ; Tovaire est surmonté d'un style dt d'un stigmate en tête^ Le fruit est un drupe globuleux , qui contient un noyau marqué, de cinq cannelures et divisé en cinq loges monospermes.
. AzésARAC BIPENNE 9 McUcL azedarach ^ Linp. ^
'-Cav. Diss. tab. 307 , vulgairement le Faux sycomore^ ¥ Arbre saint f
i Arbre à chapelet.
C'est un grand arbrisseau originaire de la Perte et de la 'Syrie , naturalisé maintenant en Espagne, eu Portugal, et 'dans nos départemens méridionaux ,011 il parvient à la hauteur de quarante-cinq à soixante pieds ; mais dans nos jardins il s^ élève à peine de dix à quinze pieds. Ses feuilles sont alternes , rapprochées comme par bouquets vers le sommet des branches , larges , bipennées avec impaire, a folioles dentées inégalement, très - glabres , d'un vert noixàtre , et ordinairement au nombre de cinq. Les fleurs naissent vers l'extrémité d-es rameaux : elles sont, d'un blanc bleuâtre, m.élé de violet^ et le tube des étamines est d'un pourpre foncé ; ce qui les fait paroitre panachées et produit un effet très -agréable : ces fleurs paraissent au printemps «t répandent une odeur ^uave-, surtout aux approches de la nuit. Les fruits , de la grosseur . d'une cerise, sont recouverts d'une peau assez épaisse , qui d'abord test verte et jaunit en mûrissant
Les fleurs sont regardées comme apéritiyes , . dessiccatives | soit qu'on les prenne en infusion , soit qu'on en prépare -des décoctions: ce remède est rarement employé. On. pré* tend que la pulpe des fruits est dangereuse pour les ht>mmes, et qu'elle empoisonne les chiens et les autres animaux qui en mangent; elle est proprç , assure-t-on, à faire des bougies qui donnent beaucoup de lumière et qui en brûlant ne répandent aucune mauvaise odeur. « Si ce fait ^&l cer- <t tain, ihseroit de la plus grande utilité de cultiver très-* ^ abondamment cet arbre dans nos provinces méridionales, ^ où il pourroit ouvrir une nouvelle branche de commerce»
fi d^autant plus profitable qu'il croit dans des terrains assez « médiocres, et qu'il fournit chaque année une très-grande ^ quantité de fruits. ^^ Thouin , Dict. d'agr. de i'Enc.' méth. tom. 1 , p. 771. . .. •
On peut encore retirer des fruits une huile bonne à brûler. Dans quelques cantons de lltalie', on fait des chapelets avec leurs noyaux ; ce qui a fait donner à cet arbrisseau les noms d'arbre saint 9 d'arbre à chapelet.
L'azédarac bipenne passe les hivers en pleine terre, en couvrant ses racines de feuilles sèches , et en enveloppant ses tiges de paille ; néanmoins il est plus prudent de le< renfermer, pendant les gelées, dans une orangerie^ On le multiplie de graines, rarement de boutures ou de mar<<cottes. ' .
^ AzéDAEAc TOUJOURS VERT, MtUd sempervîrens , Swartz.
Melia uizedarach, Lihn. y. var. h. vulgairement le Lilas des Indes ^
le IHargousier.
* Cet arbrisseau que plusieurs botanistes regaMent comme une variété du précédent , en diffère par sa tige moins élevée et ses, rameaux plus grêles? par ses feuilles d'un ver€ gai, à folioles ordinairement au nambre de sept, légère-ment ridées , garnies de dents plus profondes et acuminées ; • par ses fleurs plus petites et d'une couleur plus pâle; enûnv par ses fmits. qui. sont d'un, tiers moins gros. Celui-ci fleurit au printemps et en automne, et quelquefois même en été jy c'est pourquoi le nom de semperjlorens lui convient mieux que celui qui lui a été donné par Swartz * il se dépouille
-■ de ses feuilles vers le milieu de l'automne , du moins dana nôtre climat : il'produit souvent des fleurs dès la deuxième année qu'il a été semé. L'azédarao bipenne au contraire ne fleurît qu'à la quatrième ou cinquième ann,êe : sa durée paroît aussi plus courte ; il ne subsiste . dans nos jardins que quatre ou cinq ans , et il est bien plus sensible à la flélée. ,
Cette espèce croît dans l'Inde et aux Antilles. Dans tou-^
vies, les colonies françoises , on la nomme lilas des Indes, ci bu la cultive pour l'agrémeçit et pour la bonne odeur.. de
ses. fleurs. Elle forme un arbrisseau qui s'élève de ringt à trente pieds dans les lieux où il vient naturellement , mais qui n'atteint jamais ici plus de cinq à huit pieds. On le conserve l'hiver dans une bonne orangerie.
AziiÊDAaAC FENNJ^, McUa azadirachiŒj Lian.
Car. Dis». 7, tab. a 08, volgairement /e iVim^o â^Aéosta^ le Mar"
gousier à /éuiUes de frêne»
C'est un arbrisseau trés-élevé et toujours Ytrt^ qsi croit au Malabar et à Ceilan. Son tronc est formé d'un boia blane Jaunâtre et recouvert d'une écorce noirâtre ; sa cîme est fort irréguliére et s'étend au loiB; ses feuilles sont simplement pennées, composées de six à huit paires de folioles oblongues , dentées en scie et un peu courbées en faucille. Les fleurs sont petites et d'un blanc tirant sur le faune. Les fruits ont la forme de petites olives; ils sont jaunâtres et prennent une te^inte purpurine en mûrissant. On en retire , par expression , une huile dont les habitans du Malabar font usage pour les plaies > les piqûres et les contractions de nerfs. ( D. P. )
AZËRB£S. {Bot.) Pomet dit quf les HoUandois donnent ce nom aux muscades longues et sans goût, qa'ils nomment aussi mâles ou sauvages , fournies par des muscadiers qui cruissent sans culture dans les fprêts. ( J. ) '
AZËRBO {Mamm.}^ nom du zèbre en Guinée 9 selon d'Apper. Voyez Cheval. (F. C. )
AZÉROLIËR (£of. ), nom particulier sous lequel est connu le cratagîts azarolus , L. , esp4|g d'alisier. Les Lan- ^guedociens le nomment arjerola, {3,j^
AZEZ - ALS ACMËL ( Bot. ) , nom arabe de l'hépatique de fontaine, marchantia^ au rapport de Dalechamps. Voyei
HéPATIQUB. (J. )
AZI£R { Bot. ) , Nonatelia , Aubl. , genre de plantes établi par Aublet ( Hist. des pi. de la Gui. ) , de la famille des rubiacées, qui comprend des herbes ou arbrisseaux dé la Guiane, et dont le caractère est d'avoir un calice monophylle k cinq dents; une corolle monopétale en tube, à limbe divisé en cinq parties 1 cinq étamines à filamtDS in-
aérés sur le tube de la corolle; un ovaire inférieur faisant corps avec la base du calice et surmonté d'un style bifide. Le £r^ est une baie sphérique à cinq loges, qui contien» nent chacune une graine osseuse et anguleuse. Les fleurf des azîers sont disposées en panieule terminale, ou en grajipes ; elles sont petites , blanches ou jaunâtres : les feuilles sont opposées et ovales pointues.
L'AziER A l'asthme, NqnaUlia officinalis^ AubL , décrit et figuré par Aublet, tU employé, par les créoles' de Caïenne, en infusion pour guérir l'asthme. Les Galibis lui donnent le nom de nonoattli ; ses tiges sont rameuses et boueuses, et ses fleurs blanches et disposées en panieule courte et terminale. On le trouve à la Guiane, au bord des sentiers dans les bois. Wildenow regarde les nonattlid comme des psycholria-, cependant le fruit de ces derniers est une baie à deux loges , et celui des premiers une baie à cinq : si ce caractère est exact , nous ne voyons pas pourquoi il réunit ces plantes. ( Lem. )
AZIER MACAQUE. {Bot.) On nomme ainsi, dans la Guiane, une espace de mélastome, melastoma racemosa^ AubL 406, t. 166. ( J. )
AZIME (Bot.) ^ Azima, Lam.Ill.pl. 807, Juss. , Monetîa , l'Hérif. Stirp. pi. 1 ; genre de plantes dont la famille n'est pas déterminée, et qui offre pour caractère, 1." un calice ventru, à trois où quatre découpures ; 2.^ quatre pétales linéaires, un peu recourbés au sommet, et alternes avec les découpures du calice; 3.^ quatre^étamines dont les filets sont épaissis à leur base et attachés au réceptacle; 4.^ ua ovaire terminé par un style surmonté d'un stigmate pointu 5.** une capsule sphérique, un peu charnue, à une loge remplie par deux graines orbiculaires , un peu comprimées. Ce genre réunit deux arbrisseaux de l'Inde, toujours verts et remarquables par dés épines placées aux deux c6tés du point d'attache des feuilles opposées. Leurs fleurs sont petites, vertes, sans éclat, et placées près des épines, k l'ais^ selle des feuilles. ( Mas. )
AZIMÈNE {Bot.)^ nom malgache d'un arbrisseau de Madagasc.!^*, ainsi étiqueté, dans l'herbier de Jussien, sur un échantillon donné par Poivre. Ce nom, composé d^azouy bois
^rft, A Z 1
fliii firlirr , vi t\r mf.na^ Touçt,* coarjeaS «iMez îuex & csft «riMi rriiiiti*i|iiiihlr par Tabondiioce des p'uiCif» itpii» iwigies «Iniil il i«r liiiivn*. .luMieu le rapporte: «u ^ciiZt: i'-nâ^^orù : |inil «Mit pn^initr- t-il assez de carÂCtêrek pnE? st sitpiivr v«Miiiiir ^rnrt' pnrlirtilicfr, d^aufant que le mtabe fuvs «fie \\v\\\ iiulM')! r.Hpt^ros cpii s^accordent bies avec IxL. L'vae «r«'IU'« il Ir li'unr rouvtïrt de fleurs au-dessoiu c« stmlHi^c: % 'ol pi'Ml t'IiT do Im que les Malgaches, le |',iuilioi4t , l'iMil Mpprlt^ dmhora zaha, (A. P.)
A-'IO ^K'<'»r»iW. ) On appelle ainsi â VeDÛe le l(\uU.i( \ \^\vt Ss,>r VIF. ( l'\ M. D.)
\^0\ I t- ^ (t^'i. ) » .'l:o//ci. [«auiarck, dans le DicfionBaire vu\>« lo(vdu)(u*«do\*rît »ous oc nom une petite plante aqoa* i»>4uo \|U( .( la Tormo d*uuc salvinicy et parolt en aroir let \*M*«\ (vr\Nt . auuuc qu'où peut en juger d'après Tinspection \U- .x\st iMiOvMi uiiiiilmonl polîtes. Voyci Salvinie. (J-)
V\^(vMI« VvoivMi vK<-fj.)« espèce de salamandre du
\ vVVn î r. ^ Kv»:. \ .{^vr'.j, pLnte ombellifcre , dont l,^w^n^^ y 0\'( ouo>cL i. (v ôv«« IlL t. 189, f. 1) fait un lix vn\\ t !!o vi uM wiUiV «A cinq dents, cinq pétales entiers «k .utUMt ^î\i.turuvv Le !rx:;s. coui>?nné par les dents du \.«*,i>v, >v^î ^»\xiîv' » \v»-j»r;atc, tVrtae de deux semences mar* m»x\A .îx^ lîVA * ,si «v^ >ur U' vîxVj. l.'^unbelle est simple , axil- \<>»v x*;i u'.^•*' <4ix*. vvx:;vvxx v'/^a petit nombre de fleurs, %( «utx ;.'!\\ H- .^ A v"*x'^^x*rv ï>»' ■>■*-"} *"<r : les feuilles, très-pe^ < \ ♦x A \ . • ; V o\ , 0/ - x' A^ V* %■ * w- c»u> -a r le repli in térieur de l\\o^ N*'v\. vor.î sfr7V^> s^r U t ;^< • qu'elles recouvrent « »\**x^>\ ;*»,' M '^ A v^A.r.î.f . rrr^Vitfa*^ . :Vme sur terre une esl^\^ vx' ^*'N^r ;,**..->.. À/T.î inf* leur? TVftent cachées dans K »x » \"*;;iv V .X* A ^.v :r/q:t-« ^*;.r vjasienon sur les rives \U» x>v«xVi« et" ^ J^v.^AT. vV«:cr?cr j a^acjne ckamitis inte^ lk \ V • » î . 5^ X t . i - 1 . .f; r^'i? : iixs 1* icéme genre le >x '*» vx x> « ^^.K"^'". ï.-viv wr :^. .*\, r;s Ifs né mes lieux , ^*\\\ ■*\>;î-.^ • » **«>>' /* v'^ ."."^ .u*> N.4.j-'A ist>- k* c-n le nomme
^xv. ^x . tx» Nv <"* "î >«5f îrîTcSisccrr ii^^ s« semences
V. «x X» \\»».¥^\ o»,*." 7»-- '*-•*,>.:. ï^'i?< -• /-rî ru^r-tf cïTrjsetlr • Voy. , .i\ »-\A \ V ,s «. «v'A . ^* * A j( Sî;.>CQf TCiir* que Tazo* »> .N o ^o»^V'r\■^ «wîw »». ï<»*: ?»Jis5 t'iT*-?** ses feuilles.
également fort petites , sont terininées par trois petits lobes , ce qui l'a fait nommer par Gaertner chamitis trifurcata^ t, ad '.ses fruits sont beaucoup plus grands^ ses fleurs plus rares et quelquefois solitaires. Lamarck (111. t. 189, f. 2) le rapporte à son a^orelle : peut-être devra - 1 - on encore y réunir lefragosa de Ruiz et Pavon ( Flor. Peruv. prodr. 43, t. 34), dont ces auteurs n'ont encore publié que le carac- 'tère générique, assez semblable à celui des deux plantes précédemment décrites. (J. )
AZOTE. ( Chim, ) Les chimistes françois ont donné , en 17879 lors de la rédaction de leur nomenclature méthodique, le nom d'azote au principe qui constitue la partie non respirable et non vitale de l'air atmosphérique. L'azoté est proprement la portion pesante, fixable et solidifiable/du gaz azQ te, qu'on nommoit autrefois mofette atmosphérique, et qui fait, comme on sait, les 0,77 à. 0,78 de l'air de l'a t* mo'sphère. Sous ce rapport on ignore complètement lés propriétés de cette base, de cette portion solidifiab.'e du ga2 azote : personne ne l'a encore obtenu dans cet état. Ou ne connoit ses propriétés que dans l'état gazeux ou fluide élastique, c'est-à-dire lorsque l'azote .est dissous, fondu, £ùidiiié par le calorique.
Ce gaz, qu'on sépare de l'air en y; brûlant des combustîl>les qui en absorbent tout l'oxigéne, comme du phosphore, etc., ou qu'on obtient en traitant les substances animales par l'acide nitrique foible , en décomposant l'àmjnoniaque par l'acide mumatique oxigené , par l'acide, nitrique, par les acides métalliques (voyez le mot Ammoniaque), est invisible, fluide, élastique comme l'air; il est plus léger que l'air de quelques centièmes : il éteint le9 corps enflammés ; il asphixie les animaux ; il est indissof lubie dans l'eau, ou plutôt on ne peut le condenser ,' le liquéfler ou le solidifier dans aucun corps connu. On verra dans divers articles qu'outre la constitution de Tatmosphére, k laquelle il contribue , il entre comme principe dans l'acide nitrique, dans l'ammoniaque, dans les matières animales, et même dans quelques substances végétales. La connoissance^de ce corps , acquise par les chimistes modernes ^i due d'abord a Lavoisier , a beaucoup contribué aux pro?.
grès de U science, comme on peut le voir aux articles An,* Aude NiTniqoB, Ahmoniaqde, Animales ( Substances), NiTftiÈKE, Respiration, Vie, Mofette, Aaruixit, etc. ( F. )
AZOTÉ, AioT^E. ( Chim. ) Depuis l'adoption du nof aiote par les cbiinistes, pour désigner labase du gas «liaosphërique, qui ne peut servir ni à la respiration, ni à la combustion , on a senti la nécessité d'employer l^jectif acoté pour exprimer l'état de combinaison de diverses substances avecl'aiote, et pour désigner le plus ou le moins de c< corps que ces substances contiennent, et l'état oi elles se trouvent lorstpi'elles en sont plus ou moins pour* vues ou privées. J'ai surtout adopté cette expression pour désigner l'état comparé de quelques composés végétaux ou animaux. Voyei les mots Animales (Substances), Coh* rosé» ANIMAUX, etc. (F.) ^
AZOTIQUE. (Chim.) On emploie, quoique rarement, le' mot aiotiquc pour désigner l'unipn saturée de l'azote et de l'oxigène. En regardant l'aiote comme un radical acidi- Ëabla, U est certain que, suivant les règles de la nomeneIstjiirenié(faodique, l'acide que forme ce rai^ical saturé d'oxigéoe devroil être nommé acide asotique, et celui qui est moins oxigéné, acide aioteux. Mais nous avons cru devoir conserver les anciennes dénominations d'acides nitrique et nitreux, soit parce qu'elles sont très-connues et trés-répan> dues, soit parce que le nom d'asote, lors de la rédacUa* de la nouvelle nomenclature, en 1786 et 1767, ne nous avoîl pas paru asses bon pour être déËnilif- Cependant ce mot est resté depuis leixe ans, et quelques chimistes s'en sont servi* pour nommer l'acide nitrique acide azotique : cett& deroière dénomination est donc un s jti 0 nym c ra régnent mais quelquefois employé. (F.)
A20U0U plutAt HAZOU {Bot.), mot par lequel les Msl- i gâches désignent également le bois etics arbres ils le prot^en^ cent assec souvent cszou, quelqui ■olu ment le malais eajou , quia la 1 que dans les deux dialectes U ■ d'espaces d'arbres. N«a ' Boiirbaa ont inité
AZU' 579
les dénominations des premiers noirs qui y ont lifë fransi» portés; et tous les arbres des forêts ont pris le nom de bois avec une qualification pour les distinguer. Parmi un gran(^ nombre d'arbres compris sous le nom général à^azou , hazou et azoun^ voici quelques-uns des plus remarquables.
Azoïr MAiNTHi, bois noir de Madagascar; suivant Poivre ce nom désigne un arbrisseau du genre des menispero|es , et en ajoutant hé (grand), A s'applique à une espèce d'ébenier : aussi les habitans de l'Ile Bourbon nomment- ils une des espèces qui se trouvent dans leurs forêts, bois noir, pendant qu'à risle -de- France ce mot est consacré au mimosa Uhhtk.
Azou AMPE» espèce de tragia arborescente de Madagascar. Le mot àmpe s'applique à quelques autres espèces piquantes comme nos orties.
Azou AU &AI, espèce d'elaeocarpus. Aurai signifie jour»
Azou AANOuNoù, bois de lait, apocinée arborescent. Aonou signifié eau , et jMuhou mamelle : ainsi le lait est l'eau des mamelles. (A. P.)
Azou MiNTi, espèce de menisperme de Madagascar. (J.)
Azou MINTI BÉ , espèce de plaqueminier ou d'ébenier de Madagascar. (J. )
AZOUFA ( Mamm. ) , nom d'une espèce d'hyène en quelques endroits de l'Afrique, selon Vincent Leblanc. Vojet Hyène. ( C. )
AZTATL. {Ornith.) On appelle ainsi au Mexique, le héron blanc, ardea alba^ L, (Ch. D.)
AZULHINA ( Ornith:) , nom donné à une espèce de bengali par les Portugais qui fréquentent les c6tes d'Angola. (Ch.D.)
AZUL-LEXOS. {Orniêh.) L'oiseau représenté dans Cafesby, pi. 45 , sous le nom de the blue linrut^ est celui que les Espagnols appellent azul^Uxosy ou, suivant D. Ulloa, Mémoires philos., 1. 1, p. 189, azulejos. Cette espèee d'oiseaus: chanteurs , nommés vulgairement évéques , est distinguée au Pérou des papes, mariposas^ et des cardinaux 9 turpianes; elle est décrite dans Bufifon sous le nom de ministre, em^ heriza cyanea de Linnaeus et de Lathara. (Ch. D.)
AJ^UR {OrKUh,)^ joli gobe -mouche des Philippines^ au-
88q 4.ZU
quel on a donné tce nom à. cause de la couleur qui domineâur son plumage. Gesi le muscioapa cœrulea 9 L. ( €h. D. } . AZUR. {Chim,} On nomme azur , dans les arts chiniîqiiès^. vue poudre bleue , provenant d'un verre coloré par rqxide de cobalt, broyé dans des moulins,. et précipité de reau>. dans laquelle on Fagite et où on le laisse quelque 4emps. suspendu. On la nomme bleu d'azur; on Tappelle aussi azur d'un feu,. de deux feux, de quatre feux^ suivant sa finesse ,. et sa beauté. Voyez; les mots Cobalt et. Bleu d'azur. (F.).
AZUR DE CUIVRE. {Miner,) C'est le cuivre carbonate, bleu. Voyjîz Cuivre. ( B. ) .
AZURI ( Ornith. ) , nom de l'étourneau , sturnus vuigaris^ qui paroît formé du mot arabe alzarazir, (Ch. D.).-. , AZURIN. {Ornith.) Cet oiseau de Caïenne, qui a la' taille du merle, est le turdus cyanurusj L. Buffon l'a placé dans la section des brèves, à cause du : peu d'.étendue de sa queue et dç ses ailes -.il est remarquable, par une bande d'un bleu foncé qui lui traverse le haut de la poitrine^ (Ch. D.) i ,
AZUROR. {Ichtyol.) Le casio azuror est aîpsi nommé par Lacépéde, parce que cet auteur a voulu traduire par un seul mot françois le mot latin câ;ru/aureii5, employé pacL Commerson pour désigner un cœsio qui habite dans l'océan Indien près des Moluques , et qui est d'un beau bleu d'azur, avec une bande longitudinale d'un jaune doré au-* 4es?us de chaque ligne latérale. (F. M.D.) ,-
AZUROUX. {Ornith.) Ce bruant, qui se trouve au Canada^ et niche à la nouvelle Angleterre, a été ainsi nommé par Çuenau de MontbeiUard, pour . exprimer d'un seul mot le % roux qui domine dans son plumage , et le bleu qui y est mêlé.Vùr les parties supérieures. C'est Vembériza cœrulea ^ L> (Ch. D.)
AZUZENQ (Bol.) , nom péruvien d'un quinquina, ein^ ehoria grandijlora , Ruiz et Pav. , FI. Per. 2 , p. 64 , t. 198 , qui ^ habite les lieux les plus chauds des Cordilières. (J.) ; AZYGOS. {Anat^) Ce motsignifie en grec, impair : c'est le y nom d'une veine qui est en effet impairé.C ette veine est située dans la. poitrine, contre l'épine du dos, du côté droit ;. elle aboutit supérieurement à 1^ veine- cave ^ tout pxè&