III. Clxissijlcation
Le nombre infini àes espèces de champignons a donné lie» k une grande quantité de classifications et d'arrangemens iqéthodiques plus ou moins commodes. La méthode qui sert de b^se au sj^noj^sis fun^orjum de iL Persoon , méthode q^ui
est presque la seule que Ton suive à présent, est celle que nous avons suivie ; elle se fait remarquer par la clarté et la grande précision avec lesquelles les genres et les espèces sont fixés. Nous y avons fait deu^îlégers changemens. Le premiec est celui qu'a occasioné le retranchement de quelques genres api)artèiiant à la nouvelle famille des hypoxylées. Le second est dans l'ordre inverse que nous mettons dans l'exposition deii genres , afin de mieux établir les points de contact de la famille des champignons avea celle des algues, d'une part ^ et avec les autres familles de cryptpgames , de l'autre.
1.^ ORDRE. Les Gymnocarpes: séminules situées à la surface extérieure du champignon.
Section !• Les Naematothéques ou Bysses , champignons filamenteux iBjssuSy ceratium, isaria^monilia^ botrytis , œgeritaf^ Iriehodermaj conoplea^ p^reniunij erineum, stilbum^ periconia^ ûscophora,
. Sectiojt IT. Les Hymen othéques , champignons à surface fructifère unie, et ne se décomposant pas en matière pulpeuse. . §. 1. Les Helvelloïdes, champignons en forme de chapeau, de godet, ou diversement plissés, quelquefois stipités: Helo^ iiunij spermodermia^ asçoholus^pezizaf tremellaj heWella, leotia^ spathularia»
§. 2. Les Ciaviformes ou Massettes, champignons charnus, alongés; chapeau et stipe ou pédicelle confondus : Clavaria (voyez Clavaire) , geoglossum»
§• 3. Les Gymnodermates, champignons dont la surface fructifère est lisse ou couverte de papilles : Telephora (auriculaire), çoniophoray merisma,
§. 4. Les Hydnoïdes , champignons dont la surface fructifère est développée en pointes ou dents saillantes : Hjydnum , sisto-
§• 5. Les Bolétoïdes ^ champignons dont la surface séminîfére est poreuse ou tubulaire ou alvéolaire .* Boletus ( voyez ce mot ,. Supplément du 5.** volume), dœdalea^
§, G. Les Agaricoïdes , champignons dont la partie fructifère forme des lamelles ou rides proéminentes : Merutius , agaricus (voyez FpNeus), ejnanitay morchella (morille), djyctjyophora ^
Smchqs JII* Lçs Lythothèques, cl^ampignons dont lamcm^
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brane sëminifire dégénère en pulpe : Phallus (satyre) , ela^ thrus,
IL* ORDRB. Les Angiocarpes .- sëminules contenues dans Tin* térieur du champignon , celui-ci fermé de toute part dans la jeunesse , mais se déchirant par le sommet ou circulairement, avec l'âge. Champignons communément très-petits , à péridium rarement nuL
Srctiov I, Les Dermatoearpes, champignons parasites, et sans péridium , protégés , dans la jeunesse , par Fépiderme de la plante sur laquelle ils vivent : Oymnosporangium , puceima , uredo.
Section II, Les Epîphy tes : péridium membraneux ou coriace , rempli d'une poussière sans aucun filament : jEci' dium^ mueor (moisissures), lieea^ tuhulina^ onygena.
Section IIL Les Trichospermes ou vesse-leups : péridium membraneux , rempli de poussière entremêlée de filamens : Trichia (capilline), arcyria^ stemonkis, crihrariay physarum, diderma^ retieularia , spumaria^ fycogala, selero-' dermay uperhiza^ Ijyeoperdon^ hovhta^ polysaccumi, geastrum^ callostoma , plecostomu, tulostoma^ battarea, podaxis.
Section IV. Les Sarcocarpes ": péridium membraneux ou charnu , non pulvérulent ni filamenteux à l'intérieur : Oyathus , stictis ypiloholus ^ Ihelebolus j sphcerobolus ^ erysiphe^ tubereularia , rhizoctonum y sclerotium ^ tuber {truffe).
Ces soixante -dix - sept genres n'en forment que douse dans Lînnaeus, savoir : agarious , boletus, kydnum, phallus ^ htlvellay peziza^ cla^aria^ clathrus^ lycoperdon , tremella^ mueor et byssus* Mais , comme l'observe fort bien M. Persoon , les^ espèces que Linnaeus rapportoit à la plupart de ses genres, sont elles^ mêmes des genres aussi bien caractérisés que ceux qui lea contiennent , et que la multiplicité des espèces nouvelles et inconnues à Linnseus force d'établir journellement, afin d'éclaîrcir, de faciliter et de développer l'étude des champigaons. L'abus de crétfr des genres nouveaux dans cette famille est poussé très-loin actuellement j il suffît , pour le prouver, de faire remarquer que le seul genre Lyeoperdon^ de Linnœus comprenoit presque tous les genres de champignons angiocarpes. Nous n'avons cité que les genres le plus généralement adoptés; il en existe une multitude d'autres
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qui rentrent dans ceux indiqués. Ces genres omis, et beau* coup d'autres , seront traités ciiacun à leur article respectif* De ce nombre sont les nombreux genres établis par M. Link , qu'on pourra connoitre, ainsi que la dernière méthode qu^il adopte , en consultant les trois articles Mucédxnes , GastromyciBNs et FoNGiBNs, qui répondent aux trois ordres ^351, Gosteromyci et Fungi , que WiUdenow comprend dans la cryptogarnie , et qui renferment tous les champignons.
Il nous reste à exposer en quelques lignes la méthode de Bulliard , adoptée dans plusieurs ouvrages de botanique , mais qui n'est pas admissible, parce qu'elle concentre les genres, que ceux qu'il adopte n'appartiennent pas tous à la famille des champignons, et que la totalité de ceux-ci ne s'y trouve pas comprise. Ce naturaliste établit quatre ordres dans cette .famille , savoir :
1 J^ Celui qui renferme les champignons dont les séminules sont logées dans l'intérieur. Il comprend les dix genres Truffe, Réticulaîre, Mucor , Capilline , Sphcerocarpe , Vesse^ Loup , J^ïidulaire, Hypoxylon , Variolaire et Clathre.
2.^ Celui qui contient les champigoons à séminules placées k la surface. Les genres sont au nombre de deux , Clavaire , Tremelle.
S.*" Celui formé sur les champignons dont les séminules sont situées à la partie supérieure , teb que les deux genres Pezize et Morille.
4.** Celui établi pour les champignons qui ont les séminules. à la partie inférieure, c'est-à-dire en-dessous , comme dans les cinq genres Auri<»ilaire , Helvelle, Hydne, Bolet et Agaric.