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1er dans presque tous les grands cristaux. Les très-petib cristaux, au contraire, paroissent exempts de ces deux sortes d'altérations; et comme ces petits cristaux se prêtent très-bien à la mesure par le goniomètre à réflexion, il est probable maintenant que les nombres donnés par cette dernière méthode indiquent la véritable incidence des faces ^ tandis que le goniomètre ordinaire* n^auroît donné que des approximations*
Au Teste, la différence qu'il y a entre les résultats des deux méthodes de mensuration ne va, comme on peut le voir, qu'à 37' 6 ; et cette différence n'en apporte aucune qui soit importante dans ce calcul , ni même dans les propriétés principales des formes secondaires. Le maximum des différences, dans ce dernier cas, est de 32'. Elle ne' change donc rien aux bases de la théorie de la cristallisation, ni aux principes de la détermination des espèces , tels qu'ils ont été posés par M. HaUy.
Outre le clivage principal, qui est en même temps le plus ordinaire et le plus facile, et qui conduit au rhomboïde de loS d.., on remarcfue dans certains rhomboïdes de calcaire spathique , soit qu'ils aient été obtenus par la division mécanique , soit qu'ils aientété donnés par la nature, d'autres joints beaucoup moins sensibles et moins nets, qui se manifestent ordinairemenltpar des stries qu'on voit dans diverses directions sur les faces du rhomboïde.
Ces joints, que M. Haiiy nomme surnuméraires, se présentent dans trois directions principales : les premiers, qui partent de stries parallèles à la petite diagonale des rhombes, sont perpendiculaires à l'axe du rhomboïde primitif; les seconds, qui partent de stries parallèles à la grande diagonale , sont parallèles à l'axe; les troisièmes, enfin, sont en même temps parallèles aux bords inférieurs des faces et à l'axe du rhomboïde;
Les faces qui seroient produites par un clivage parallèle à ces joints sui*nfUmérairçs,appartieudroient à des cristaux secondaires dus à des lois de décroissement très-simples. Il ne faut pas se figurer que les molécules doivent être coupées par ce second clivage; mais, comme on ne peut douter que les molécules des corps ne se touchent , on doit supposer que ces joints surnuméraires passent entre elles, ainsi qu'on peut faire passer des Allées droites dans une infinité de directians
entre ,d^ arlyfes plantëi en quinconce. S'aillenn eetie ftvppos^ tion est prouvée direclement , comme l'observe M. Hatty , par des couches minces de matières étrangères qu'on voit suivre, dans edrtains cristaux , la direction de ces joints surnuméraires*
La pesanteur spécifique du calcaire spathique est générale^ ment de 3)7i«
Le calcaire spathique est le sel pierreux qui se trouvère plus communément cristallisé, et qui présente les variétés de formes les plus nombreuses, les plus variées et les plus in té* ressantes pour Tapplication et le développement des lois de la cristallisation. On connoit actuellement près de cent cinquante variétés de formes de chaux carbonatée» La plupart de ces cristaux n'ont extérieurement aucun rapport entre eux, et cependant tous peuvent être ramenés facilement, par une division mécanique, faite dans le sens de leurs lames, à une seule et même forme primitive qui est , comme on Ta dit , un rhomboïde obtus.
Nous choisirons parmi ces nombreuses variétés de formes, celles qui semblent pouvoir être considérées ^comme des types qui, par leurs combinaisons entre eux, produisent les autres variétés ; et nous les présenterons sous plusieurs groupes carac«> térisés par l'analogie de fbrme des variétés qui les composent*
] .^ Les rhomboïdes.
Il j en a au moins six qui se présentent souvent complets, et indépendamment de toute altération produite par d'autres lois de décroissemeni ; et on peut y ajouter trois autres formes qui donneroient aussi des rhomboïdes, si le ars faces principales étoient prolongées , ce qui établiroit dans ^cette -seule espètse neuf rhomboïdes différens j. dont un primitif fondai âicntal ou à clivage , parallèles à ses iaces , et les buit autres secondaires.
JjCs romboïdes complets sont :
Leprimifi/*donné immédiatement par la nstufe : il est asses rare. On en connoit en France de très*gres cristaux : à Chatonne, dans le départemeat de la Mayenne; prés de Gap , dana le département des Hautes-Alpes.
Les rhomboïdes' primitifs limpides, que IW conno^ gêné» ralenieat sous le nom de spmlh d'r«toi»d« , «ont obtenus par le cUva^^ de masses considérables de calcaipe*4asBiiiaice qu'on a
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d'abord rapporté du district de Bardestrand en Islande $ nais on
en a trouvé dep^is de semblables dansbeaucoup d'autres lieux.
Le calcaire spaihique equiaxe B. C'est un rhomboïde très«iob tus,
ainsi nommé parce que son axe est égal k celui du noyau. L'angle plan au sommet est de 1 14 d. 19^
LtC calcaire spaihique culoïde, e, commence la série 'des rhomboïdes aigus ; mais il l'est encore si peu , qu'on l'a pris quelquefois pour un cube. L'angle plan au sommet est de 87 d. f*
Le calcaire spaihique iaverse^ £' '£. Ce rhomboïde est déjà assez aigu. Ses angles plans sont sensiblement égaux aux angles d'incidence des faces du noyau, c'est-à-dire à 104 d« -^ et 76 7; et Virii^rse est également vrai.
. On a remarqué qu'il se groupe quelquefois en formant des If tasses à baguettes dirergetites. On a cru rémarquer aussi qu'il se trouve plus particulièrement dans l'intérieur du test des coquilles fossiles ; et on lui a donné souvent, k cause de cela, le nom impropre de spath calcaire muriatiquchesThombo'ides de ce qu'on appelle grès cristallisé de Fontainebleau appartiennent à cette variété de forme.
Le calcaire spaihique àohtrastantj e. C'est uii irhômboïdè trèsaigu. /
Le calcaire spaihique mixte y e. C'est un rhomboïde encore plus aigu , dont l'angle plan au sommet n'est que de 37 ^, Parmi les rhomboïdes iiicomplets on doit remarquer
Le calcaire spiUhique hyperoxide^ e£' '£ A. Si ses faces étoient
prolongées, elles donneroient un rhomboïde si aigu que l'angle plein, au sommet, ne seroit que de 14 d.
£nfin on peut Iramener au type àcs rhomboïdes les variétés
ïtomitïées par M. Haily contracté^ e B , et dilaté y e B. <Juoî-
qu'elles semblent se rapprocher de la forme prismatique. £lles sont composes dé deux nouveaux rhomboïdes résultant d'une loi de décroksemént ^xit assee composée , et de l'équiaxe qui arrête le proloi^ment des face^ de ce$ rhomboïdes.
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a.* Les prismes* ' Les lois qui font passer le rhomboïde primitif au prisme,
sont au nombre de deux. L'une est exprimée par le signe e , qui indique un décroissement par deux rangées en largeur sur les angles e du rhomboïde primitif. L'autre, produite par un décroissement par une rangée sur les six arêtes latérales
D , est exprimée par D.
Cette forme principale , combinée avec quelques nouvelles modifications des rhomboïdes ou d'autres formes décrites , donne
Le calcaire spathique prismatique , e A, qui est le prisme
hexaèdre régulier simple , forme à jamais célèbre dans l'histoire de la cristallographie, pour avoir donné à M. Haiiy la première idée de son ingénieuse théorie.
Le calcaire spathique dodécaèdre, e B. Ce même prisme pré-
sente à chacune de ses extrémités un pointement composé de trois faces du rhomboïde équiaxe , etc.
Le calcaire spathique hisunitaire, D B. C'est lé" second prisme
hexaèdre, avec le pointement du dodécaèdre.
Le calcaire spathique péridodécaèdre, e A. Ce prisme a douze
pans résultant de la combinaison des deux prismes hexaèdres que nous venons d'indiquer.