‹ Dictionnaire des sciences naturelles, dans lequel on traite méthodiquement des différens êtres de la nature, considérés soit en eux-mêmes, d'après l'état actuel de nos connoissances, soit relativement à l'utilité qu'en peuvent retirer la médecine, l'agriculture, le commerce et les artes. Suivi d'une biographie des plus célèbres naturalistes (volume 5)Chapitre 3 sur 53 · T* CER · texte numérisé non relu

T* CER

C^^lé-aUqmi'eâMlîs'éettC^ Banhin et dcToumefort. U sert de nourriture aux dievaùx dans l'Espagne. D'autres- animaux ,Je mangent dans le Levant^ et lorsque ^a^is^ l'Ëcrituve-Sa^ite il est dit que .l'en£BLnt .prodigue, réduit à la misère,, part^ 'geoit là nourriture des cochons confiés à sa garde ^. et vivoit desHiques, vescehatur siUquU ^ quelques commentateurs ont cruiqiie ces siliquœ étoieut le. fruit du çfiroubier. L'opinion des auteurs qui croient que le ceronia de Théophraste étoit la casse, des .boutiques, cossia^stoZa 9 parolt moins fondée.

CÉROPALES {Enéwn.) , genre de l'ordre des hymënoptére», -^ablL par M. LatreiBe; d'après quelques. espèce» de pompiles.

.Voyez MaixiNE. ( CD;) • » *

CÉROPËGE {Bot.) , Ceropegia^ genre.de plante» de la famille ■des apocinées,. de ia penJMdrie mafiogjrnie de Linnœus, qui offre pour caractère essentiel: if n. calice ^rè^^çtit , persistanli, à cinq dents.; une. ci)roile. yentrue à sa base, puis tubulée; le limbe à cinq lobes ; cinq étamines., deuK'S|igm>ait.es; le style .très'Court ; deux fblHcule» très-longs, cylindriques ; les semences aigrettées$K •:< j ^ .

Ce genre, vplua iquf ^ 4<\ublé ,4çpuis «a. publication par Linnseus,. renfeffimrcde^i^^l^es ^herbacées; à tiigies grimpantes, à feuilles simples et opposéest; lesilfurs di^p^^sées rCn petits bouquets^ ou en. «AkiteeUi^ faxiUsMPÇst* -hes •e^pécfs 1^ plq& remarquables SQntJe9>8fi»iVatftes t >

. CéRXaÈGZ wmB^w^i^'B; Ceropffgia, ciM^elabrumy Linn«; JKbeed., Hort. Mai«&.^9j<.p^« 27 ^ tab. iÇ* Ses tiges sont grêles; ses feuilles pétiolées , ovales-oblongues ; les fleurs disposées en^

.ombelles axillaireS et pendantes, puis redressa de manière que chaque ombelle représente, assez bien u|i lustre ordinaire.

.Les corolle» sont tottges^ pu d'un pourpre brun; leur limbe velu sur ses divisioQç;!^ fruits menus, longs et pçndans. Cette

'.plante, croît d^> les bois , sur la cdte de Malabar. .

C^ROpéGE SAGiTTÉE ; ÇeropegÛL &agiU(Uaj. Linn* ; Lam. IH* gen,f tab. 179, fig. i; Mioroloma-^ Brown. Asclep. i^ ,- Ait^

• éiit.nov, '2, pag..7$» M* fU>b. JBrown a fait de cette espèce un.

-.^enrepporticuliçr, fond^surle pollen des étamines lisse, distribué en. dix paquets pendans; le tube staminifère nu \ la co*

. xoUe urcéo4éje« Ses tîge^.soptr ^formes,, cotonneuses et grini-

CEÎt S

vantés ; ses feuilles étroites , sagittées j tomeatéuses à leurs deux faces ; les fleurs rouges i les ombelles axillaires. Elle eroît daaa le sable, aucap deBoDue-Ëspérance. \

CéROFÉGE A FBUiixÊS MENUES ; CoTopegia tcnuifoUaj Linn;| Lam» IlLgen,, tab. 179, ûg. 2. Née. au cap de Bonne-Espé' rance, dans les dunes, et a la côte de Malabar, cette planté a des tiges rampantes, des. feuilles presque sessiles, étroites, Hnéàirea, lancéolées, très^aîgu<fs;des ombelles axillatres, com* posées de deux à quatre fleurs. Dans le eeropegia hiflora^ Linn« , les ombelles n'ont, souvient que deux fleuKs ; mais les feuilles ^ont ovales, entières 1 la tige sarmenteuse. Elle croit à File de Ceilan.

Roxburg, dans ses Plantes du Coromandel , a .décrit et figuré plusieurs autres espèces, telles que le eeropegia tuherosay Corbm., 1, pag* 12^ tâb* (>;.'Ses .'racines sont pourvues, de distance en distance, de tubérosités irrégulières;, les feuilles ovales , aiguës ; les fleurs en ombelles axillaires. Le eeropegia aeumiruUay Corbm.,*tab. '<d , est )trèff-xtipproché de l'ûai/ra. Ses racines sont pourvues, d'une bulbe avrondie ; ses feuilles lancéolées , longuement acuminées ; les oiAbelles droites; Le eeropegia hulbosa^ Cordipi. , tsb. 7 ^ . est-j^u^u d'une bulbe' solitaire; ses feuilles sont petites^ ea tivale renversé, mucrbr nées; les fleurs petites^, \en ombelles ^redressées. Le aer^f^egia juncea^ Coroin., tab^ 10, a. ses tiges.. presque simples; &e% feuilles distantes, lancéolées ; les pédoncules chargés d'une on de deux fleurs ; la corolle très*grande ,'loDgue d'environ deux pouces, d'un blanc verdàtre, traversée par de» stries agréablement ponctuées et panachées de pourpre.

J'en ai fait eonnoî^e , dans l'Ënc^tciop. ,' suppL ^ trois espèces nouvelles -: l^-eeropegiàilongifiora^ rapproché du eeropegia can^ delabrum'paT ses feuilles, et du ccrop^ajanceo^psir sa eoroUe: le eeropegia.sinuàtà , Bumu Afr. , tab. r5 ^ estdsstiqgué du eeropegia sagiUata par 'ses' feuilles non sagittées, plus longues; du cero^ pegia tenuifolia par ses feuilles siiluées à leur contour^ par ses racines composées de bulbes fnsifomes , presque fasciculées : jenfin le co*op«gta ji^i^da, k feuilles lancéolées, un peu obtiises, luisantes en^-d/ess'ùs; les fleurs disposées en petits corymbes axillaires*

Lonrâro a xaenliotBié^ àaas sa Flore delaCodnnefainirf

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deint espèces qui exigent un aouvel examen, le eeropegia mhiusay et le eerùpegia cordata. Une aulre espèce de l'Amexique septentrionale a été indiquée par Pursh , sous le nom de eeropegia palustris, (Poik.)

CÉROPHORE iBot.)j Cerophora, Rafinesque Schmaltz, Somiol. , p. 49* Genife de champignons qui doit être réuni aux bydnes, dont il ae diffère que par ses petites cornes ou pointes placées a la partie supérieure. Ce genre comprend deux espèces : l'une y le eeraphéraelavaia, ressemble à une massue mie à sa base; l'autre, le ceraphora eapiUUa^ eststipitée,sphé« rique et entièrement recourerte de pointes solides. Toutes les deux croissent dans la province de New -Jersey, dans les Etats-Unis* M. Rafinesque ayoit d'abord nommé ce genre Heelocerus. (Lem.)

CËROPHORES (Afomm.) ^ nOm collectif, donné par M. de Blainville aux ruminaas à copies creuses, tels que les antilopes, les moatons, les bcettû» etc. (F. C.)

CÉROPHYTE (Eittom.), Ckrophylum^ Latreille. Ce sont des espèces de mëlasîà eu €t coléoptères atemoxes, voisins dés taupiss. (C. I>.)

CEROPLATE , Câ&ATOrLAn ( Ealom.) ^ CeropUUus , KeropUUus (de Kifùtç vXetrvÇf anteniws larges) , nom d'un genre d'insectes de la famille des tipules ou hydromyes, établi par M« B«sc , et publié dans les A^es de la Société d'Histoire naturelle de Paris.

Ce nnyuyeau genre ne comprenoit d'abord qu'un insecte déjà connu par lléautturf mais M. Bosc , dans son Voyage en Ca» roline , a trouvé une tnmvelle espèce qui doit appartenir k cette même division, .et Fabricius, dans sa seconde édition <les anilratcs^ en a décrit une autre, de sorte que ce genre renferme maintenant tmis espèces. Comme elles sont encore fort rares, et que nous n'avons eu occasion d'observer qu'un •seul de ces insectes , nous emprunterons de MM. Bosc et Fa- Imcius tout ce que aous allons en dire*

AnUnnes ohlongues.^ trèt^eomprimées y de fuaiQrze ou quinze éirtiùles , un peu plm kangês ^oers le rniiUeu ; trempe très^eourte y hUeèiée; deux palpe$ très*^ouriê , de trois artieies , peu distineiSm

Les céroplates ont absolument le port des tipules, auxquelles Us ressemblent beautoup. Leur léte etA trèa-petite, arrondie,

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«^^lie d€vx îAettvlh^ Miirts» plaeéi ài»idtv«a(d«aBte]iBCt» Les yeux sont très-grands. Leurs singulières anteuBca , qui le», distinguent de tous les insectes connus, sont dçla longueur du corselet 9 ocmipcsées de fua torse ou quinte articles très* comprimés, de forme trapézoïdale , et décroissant insensihle» ment du milieu de Tanteoue vers son insertion et son sommet*. Leur trompe est très-courte, peu apparente, et porte deux, très^petits palpes, que M. Bosc regarde comme formés d*un seul article, et M. Fabricius de trois. Le conelet est gibheux, éteré, promiauloftt à Fendrpit de récussoo $ Tabdomen est alongé , comprimé eu forme de fuseau. Les pattes sont longues».

On ne eonnoit encore que la larve du cér»plate de la Ca-. voline ; mais, comme toutes les espèces de ces insectes sont très-voisines dans Tétat parfait, il est probable que les caracr tères des larrcs sont les méines* Celles du céroplate de la Caroline sont vermiformes, blancbes, glutineuaes, formées d^anneaux, et garnies de pattes en mamelon» Leur tête est poire; On trouYC ces larves dès le mois de juin , et vem la ^n d*août ; . elles ont d^à deux pouces et demi de longueur : elles sont si molles j qu'on les écrase facilement avec les doigts , et qu'ellea. périssent dès qu'elles sont dans un Ireu sec; ausH n'iiabitent- «îles qat les bolets qui croissent sur les arbres, dans les lieuse kumides et oqfibragés»

Ces larves vivent en société , et se filent en commun « surtout vers les derniers temps de leuraccroissement,un réseau làche^ d'un blanc brillant entre les mailles , à Taide duquel elles sesauvent et se cacbent lorsqu'elles sont inquiétées. A l'époque de leur tranaformatioa , elles se forment les unes près des \ autres des espèces de coques d'un réseau beaucoup plus serré, mais cependant asses làcbe pour qu'on puisse entrevoir les siymphes qui y sont contenu es» L'insecte parfait, sorti de^ cette coque au bout de quinse jours, ne quitte pas les bois*

C^é&oPLATETiruiiOïas;^ CetoploMis tip«fioidct. Base, Soc. d'Uist.. iiat«^pag*4s,pL i.o^fig.5; Coq»^, loo, tab. 7, fig«. u Dun iBiuifi sale ; des naiesIoB^tudinaies noires sur le corselets et sor^ le bQrd des anneaux de l'abdeaunu

Le corselet est globuleux et bérissé de petits poils noirs ;^i^aMomcn est presque pétiole, comprimé, et trois foia^lus» lottg qiif k corselet ;lcMilcssMit plus f^uclfet qttel!abdumttn ^t,

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blanches, avec une tache noire et un point de la même con« leur ; les pattes sont jaunes*

Cet insecte a été trouvé dans la forêt de Villers-Coterets^ au mois de juillet. Sa larve habite le bolet de chêne.

C^KOFLATE CHARBONNiâ; Ceroplatui carbonarius^ Bosc, Dîçt. d'Hist. nat. , première édit., t. IV, p. 543, Noir i les bords des anneaux de l'abdomen cendré^.

Cette espèce a les mêmes formes que la précédente, et n'en diffère que par les couleurs. Celle delà tête, des aucunes et des pattes est brune. Les palpes , les côtés du corselet au-dessous des ailes , le bord des anneaux de l'abdomen et la partie supérieure des cuisses, sont blancs. Tout le reste du corps est noir. Les ailes sont blanches et transparentes ,avec une tache noire.

M. Bosc a trouvé cet insecte dans la Caroline.

CéaoPLATE NOIR ; Ceroplotus atrolus ^ Fab», Syst, anUiat. 16,. 3» Koir ; les cuisses et les balanciers jaunâtres.

Ce céroplate ressemble aux précédens pour la forme, mais son corps est entièrement noir. Les balanciers et les cuisses sont jaunâtre^, et les ailes transparentes.

Cette espèce habite l'Allemagne. (C. D.)

CÉROSTOMË {Entom.)y Cerostoma, Ce nom, qui signifie "houeke cornue , a été employé par M. Latreille pour désigner un* genre de l'ordre des lépidoptères, voisin des pyrales, et qui appartient à notre famille des séticornes ou chétocères. Voici les caractères qui le distinguent :

Quatre palpes; les supérieurs courts, les inférieurs alongés j reeourhés et falcif ormes ; le second article velu et en forme de pinceau; le dernier presque iw.

M. Latreille n'a encore rapporté à ce genre qu'un seul insecte ; c'est l'ypsolophe que M. Fabricius a npmmé dorsatus. On le rencontre pendant l'été, le long des bois, sur les arbres» Sa larve et ses métamorphoses sont inconnues.

QéaosTQMB A DOS MA&QUiâ ; Cerostoma dorsalum^ Latreille , Buffon de Sonnini. Ailes supérieures grises ou cendrées , maculées de brun; les inférieures grises; le dessous du corps d'un, blanc argenté.

On remarque ordinairement en-dessus une tache blanche , et imeou deux taches noires^ conimunea aux deux ailier; mdi^

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ces caractères ne m'ont pas paru constans dans tous les individus. Ce petit lépidoptère se trouve par toute l'Europe , et est commun aux environs de Paris. ( C. D. ) "

CEROXYLON DES ANDES {Bot.), Ceroxylon andieolm^ Humb. et Bonpl. , PI. équin. i , p. 2 , tab. 1 , a. Grand et bel arbrisseau, de la famille des palmiers, de la monoéciè polyan^ drie, qui offre des fleurs monoïques; un calice double, l'extérieur d'une seule pièce, trifide ; l'intérieur (ou la corolle) trois fois plus long , à trois folioles aiguës ; un grand nombre d'étamines ; le rudiment d'un pistil ; dans les fleurs femelles 9 nn ovaire surmonté de trois stigmates sessiles ; un drupe monôsperme ; le noyau globuleux , non perforé à sa base.

Son tronc , divisé par anneaux , s'élève à la hauteur de cent soixante à cent quatre-vingts pieds ; les feuilles sont ailées; la pétiole triangulaire , produisant de chaque côté de sa base des filamens de trois k quatre pieds ; les folioles nombreuses, fendues à leur sommet, glabres, argentées en-dessus, cou* vertes en->dessous d'une substance pulvérulente , qui se lève par écailles argentées. Les régimes sont très-rameux, longs d'environ trois pieds, munis d'une spathe alongée, d'une seule pièce. Ce palmier croît sur la montagne de Quindiu, dans la partie des Andes la plus élevée. Les habitans du pays recueillent une matière résineuse très- abondante sur le tronc de cet arbre; ils la fondent avec un. tiers de suif, et en font des cierges et des bougies.

L'élévation de cette plante , dit M. Bonpland , au-dessus d^ niveau de la mer, présente un phénomène très-frappant pour la géographie des végétaux. Les palmiers ne se trouvent , en général, sous les tropiques, que jusqu'à cinq cents toises de •hauteur : ie froid des régions plus élevées les empêche de s'approcher davantage de la limite inférieure de la neige perpétuelle. Le ceroxylon fait une exception bien rare à cette loi constante de la nature s on ne l'observe |uère dans les plaines ; il ne commence à se montrer qu'à la hauteur de jieuf cents toises, égale à celle de la cime du Puy-de-Dôme, ou . du paaiage du Mont-Cenis. 11 paroit qu'il fuit les grandes chaleurs des régions moins élevées.

Le genre Iriartea de la Flore du Pérou doit être considéré çnnuKie nne seconde, espèce de ceroxylon. Son tronc est très-

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élevé, couronné par des feuilles ailées arec une impaire; Ita folioles deltoïdes et fraagées ; une spathe à plusieurs divisionsi environ quinze étamines ; un stigmate sessile, fort petit. C'est le eeroTjlon deltoïdeamy Kunth. in Humh. ebBowp. Not'.gc».(Poift.) CËRQUË. {Entom,) ^ Cercoi^ nom générique donné par M. Latreilie à de petits insectes coléoptères qui appartiennent à notre famille des clavicomes ou hélocères*

Ces Insectes avoient été placés, sans fondement, parmi les dermestcs , dont ils s'éloignent par plusieurs caractères* M. Latreilie les a séparés de ce groupe, auquel ils ne dévoient pas appartenir; et depuis lui, llliger, d'après Herbst, les a placés dans le genre Catérètes, Nous emprunterons de M, La* treille t'>ut ce que nous dirons de ce genre d'insectes, qu'il a le premier bien fait connoître.

Masse des antennes alongée et presque conique; mâchwres Ur^ minées par une seule dent; corps déprimé; tête petite ^ rentrant wn partie sous le corselet; corselet arrondi; éfytres un peu plus courtes que Vahdomen,

Les cerques sont très»voisins des nitidules ; mais ils s'em distinguent par la forme de la masse de l'antenne , par les mâchoires non bifiJes, et le corselet orbiculaîre. On peut encore moins les con Pondre avec les dermestes , qui ont la masse de l'antenne arrondie, le corps convexe, la tête <:ac]|ée en entier sous le corselet, les élytres couvrant l'abdomen.

Ces insectes vivent sur les fleurs, et sont assez rares. On no connott encore ni leurs larves, ni leurs métamorphoses. Les espèces sont peu nombreuses. Nous nous bornerons à décrire celle qui a d'abord servi à M. iTatreille pour fixer les caractères du genre.

CsRQUB- PÉDiCDiAXRS ; Cercos pêdiculariut ; dermestes pediew larius^ Liun.; Pans.^c. 7, n. 5. Les deux premiers articles des antennes plus grands, surtout dans les mâles ; le dessua du corps couleur marron-clair ; la poitrine noire.

Cet insecte n'a pas beaucoup plus d'une ligne de lon^ loueur. Ses antennes d'un brun fauve, et de la longueur du corselet, ont les deux premiers articles cylindriques dans le» femelles, et un peu comprimés dans les mâles. Le dessus dn corps est quelquefois d'un brun fauve uniforme ; d'autres fois l'écusson, le milieu du corselet et lea borda de la suture sont

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d'un brun plus foacë* La poitrine en-dèssous est noire ^ et l'abdomen brua« Les pattes sont de la couleur de Tabdomen* On troure cet inseete, mais rarement, dans presque toute l'Europe. (C. D.)

CERRENA. ( Eolm) Les Florentins donnent ce nom à un cham* pignon du genre AgaricttSy trés-bon à manger, et très-recherché. 11 croît en touffe au pied des arbres, surtout au pied des peupliers* Il est blanc en-dessous, et brun en-dessus. U paroit être une variété de Vagaricus umhiUcatus de ScopoiL Voyez CAftPEiA et Peufliè&e. (Lbm.)

C£RR£S. {Bot.) On lit dans Ciusius et dans Relon que ce nom étoit donné en France à la gesse , ÏMlnyrus. Il paroit dérivé des mots cieera et cictrcula , que la même plante port oit ancien* oement, ainsi que le nom cieerehiay sous lequel elle étoit connue ches les Italiens. Belon ajonte que cVtoit le manereta des Vénitiens, et , selon Cluinus, de son temps on la i^omnioit tors , aux environs de Paris , où elle étoit très-cultivée. (J.)

CERRETTA. (Bot.) Suivant Matthiole on nomme ainsi, chez les Toscans, la lysimachle ordinaire, qui est le cosaria des habitans du Frioul. Césalpin, au contraire, désigne sous le irom de cerretta ou serreUa la sarrette , serrmtula tineloria , em« pJoyée dans les teintures. (J.)

CERRO (Bol.) , nom italien d'un chêne. Suivant Seguier, ce seroit le chêne nommé ailleurs vêlant , quercus asgylops» Cepen«* dant il est probable que c'est plut6t le eerrus^ ou ^u«rciis cerris^ Celui-ci a la cupule du gland comme chevelue ; elle est plua grosse, ainsi que le gland, et chargée d'écaillés larges dans le quereus œgjrlcps , que DodoeilB , auteur ancien , nomme égale* ment agjlops et caris. ( J.)

CERRO SUGARO. {Bot.) Matthiole, au rapport de Caspar fiauhin, nommait ainsi une espèce d'yense, ou chêne vert. (X.^ CERRUS. (JBot.) Voyez CEaao. ( J.)

CERTHIUS. iprnith,.) Les naturalistes ont reconnu, d'aprèa la con|ecturè de Belon , que le eer&tius d'Aristote étoit le grimpereau : aussi Linnseus a-t-il fait du mot ceràûa la déoo<^ nination générique de ces oiseaux. (Ou. D.)

CERUA, KmiuA, KniiouA (Bot.), notns égyptien» ou arabes du ricin , ricinus eommunis , dlfiëremment écrits, selon la man^ nière de transcme des voyageurs de diverses nations* ( J«)

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CERUANA. (BoL) [Corymhifires ^ Jius.; Syngénésie poîf-' fftmie superflue^ Lînn.j Ce genre de synanthérées , proposé par Foi^kaëi , et adopté par M. de Jossieu dans le Gênera piarUarurtif a été abandonné par tous les botanistes, depuis que Vahl eut imiaginé d'en faire une espèce de Jfophtalmum, Nous avons analysé avec soin une calathide de eeruana: il résulte de nos observations que ce genre diffère essentiellement du hûphtaU mum^ et que, par conséquent, il doit être rétabli. Voici lescaractères que nous avons trouvés :

La calathide est discoïde, composée d'un disque régularî<p flore , androgyniflore , et d'une couronne plurîsériée , multiflore, angustiflore, féminiflore» Le péricline, k peu près égal aux (leurs ^ et accompagné à sa base de deux ou trois bractées inégales^ est formé de squames subunisériées, ovales , foliacées, Leclinanthe est garni de squam elles linéaires-lancéolées, uninervées, plus courtes que les fleurs. La cypsèle est obovale, très-<:omprimée antérieurement et postérieurement; portant une aigrette très-courte , irrégulière , formée de squamellules inégales , filiformes, membraneuses*, presque capillaires, par* lai tcmeut nues: la corolle des fleursfemelles n'est pas pluslongue que celle des fleurs hermaphrodites ; son limbe est étréci es tube, et divisé en trois lobes dirigés vers trois points différens.

La céruane est une plante annuelle d'Egypte , qui n'a rien de remarquable. Elle doit être classée dans notre tribu natu* relie des inulées, auprès du buphtalnuimy dont elle diffère principalement parles fleurs femelles non-ligulées , plurisériées, ainsi que par l'aigrette. C'est par erreur qu'on a cru la calathide radiée , puisque les corolles des fleurs femelles sont à peu près comme dans les conyzes. (H. Cass.)

CERUCHIS. {Bot.y M. Mirbel, dans une énumératîon de plantes, à la suite. d'une édition de l'Histoire naturelle de Buffon , cite ce nom , qu'il attribue à Gsertner, comme syno« nyme du$pilanthu6, (3,)

CÉRUMEN DES OREILLES. {Chim.) Matière animale, sécrétée par dé petites glandes qui ont leur siège sous la peau , dans le canal auditif. Au moment où cette matière sort de la glande , elle' îouit d'une liquidité un pea visqueuse : elle est îaune: par son exposition à l'air, elle prend plus de consistance et a» ccHileur devient plu;» foncée ; elle tetid à passer

Saude .,..,>.,.. 37,5

CER

ûvt rouge* Le cérunieii a uae saveur amére , une odeur aromatique .et un peu acre : chauffé doucement sur un papier , îl le rend transparent^ comme le feroît un corps gras ; jeté larun charbon rouge de feu, il se ramollit, dégage une fumée hlanche dont l'odeur est celle d'une graisse; brûlée ; ensuite il se fond, se boursoufle, n-oircit, exhale l'odeur des matières animales, et laisse un .charbon léger. Lorsqu'on le triture dans l'eau , il forme une émulsion d'un blanc jaunâtre , qui se décompose avec rapidité, en produisant une odeur fétide, et-en laissant précipiter des flocons blanchâtres» Telles sont les propri4> tés que Fourcroy et M. .Vauquelin ont reconnues au cérumen. M* Vauquelin a retiré du cérumen.

Mucilage arUmmineux . )

Phosphate de chattx . . J

Huile-graisse l 6 5

Principe colorant jaune, l ' ' '

En le traitant par l'alcool chaud., on dissout les deux dernières matières seulement : le. résidu, séché à l'air, est trans* parei^t) casisAnt, incomplètement soluble dans ,1a pptasse ; il exhale, en brûlant, Todeur des .matières animées-, yet l^usse ,an charbon dans lequel on découvre, par l'incinération, la .sott4e€|t:}ephesp)|i^te 4ç-chaux»Quant«à la solution alcoolique^ .elle est jaiine. On obtient, en la faisant évaporer, une huile jai^ne, trèsTamère? d'uiie.coosistance jet:d'/^ne odçur aoalogiies ,à celles de la térébenthine , qui exhale sur les charbons une odeur de graisse brûlée ^ qui se dissout dans les huiles, fixes et volatiles» dans Téther, et mieux encore dansl'alcool, surtout s'il • est chaud ; qui forme enfin , avec la potasse, une sorte de savon, mou, M. Vauquelin n'apu séparer le principe colorant4e l'huile ^ : à cause d<} la petite proportion dans laquelle il se trouve relativement à ceite dernière ; cependant il le regarde comme 4e rapprochant de la substance colorante de la bile. ( Ch.) . CERUR.A* {Entom*) Schrank, dans son énumératiou . des papillons. de ViçAne, a dés^é, soua ce nom de genre, les lépidoptères du genre Bombyce , tels que la queue-fourchue, .qoe Fabricius a dénommés viru/Za, fureuU^^ f^g^t etc. (C. D.)

CÉRUSË (^Chim.) , nom donné dans le commerce au soua- .carbonate deplomb. (Ch.)

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