‹ Dictionnaire des sciences naturelles, dans lequel on traite méthodiquement des différens êtres de la nature, considérés soit en eux-mêmes, d'après l'état actuel de nos connoissances, soit relativement à l'utilité qu'en peuvent retirer la médecine, l'agriculture, le commerce et les artes. Suivi d'une biographie des plus célèbres naturalistes (volume 5)Chapitre 4 sur 53 · H CER · texte numérisé non relu

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CéRUSE D'ANTIMOINE. {Chim.) On s'est servi quelquefois de cette dénomiiialion pour désigner i'oxide d'antimoine pré* cipité par un acide de l'eau qui a seriri à lessiver le résidu de la calcination d'un mélange de parties égales d'antimoine et de nitrate de potasse ,- ou d'un mélange de i partie de sulfure d'antimoine et 3 de nitrate de potasse. (Cff.)

CÉRUSE NATIVE. (Mii^) On a donné quelquefois ce hmi au plomb carii«&até pulvérulent. Cette dénomination est rapportée dans la première édition de la Minéralogie de Kirwaa et dans de Hom. Voyez Plomb. (B.)

CERVANTÈSE. ( Bot. ) , CervtmUna , genre de la lamilie dèis thymélées, de la pentandrie monogynie de Lmnasus, dont les fleurs offrent pour caractère essentiel : un calice campanule pentagone; peint de corolle; cinq -écailles entre les dents du calice ; cinq étamines ; un ovaire libre ; un stigmate sessile : une noix monosperme , enveloppée à sa partie inférieure par le tube du calice charnu , agrandi.

La seule espèce renfermée dans ce genre est le cervaniesia tomentosuy FI. Per. 2, pag. 19, tab. sâi , 6gb 6; cer^ntesia hieolor^ Cav., Je. Rar. 5, pag. 4(), tabl. 47 a. Arbrîsseau die douze à quinte pieds, pourvu de rameaux épars, ^exueux, lanugineux dans leur ieunease ; les feuiUes éparses , péfiolées , ovales^oblongues, très-entières ^ couvertes à leurs deux fae#s d'un duvet tomenteux, un peu caduc. Les fleurs sont petites, disposées en grappes axiltaires et terminales , laineuses , fiexneuses; le 'calice k cinq décinipûres colorées , ovales-, aigui^ ; la corolle remplacée par cinq écailles blancbâftr^s ( selon M. Cavanilles , uue corolle monopétale , trois fois plus -courte que le calice, à cinq découpures arrondies) ; les filàmens insérés h la base du calice, alternes avec les écailletf ; les anthères bifides à leurs deux extrémités ; point de st^fle ; un stigmate simple. Le fruit consiste en une ïioik' ovale , 4 cinq angles, surmontée parles cinq grandes découpures a^aiidies du calice , contenant un noyau uniloculaire , fongueux à sa moitié inférieure. Cet arbrisseau croît au Pérou, auxlieuK escarpés. (Poir.)

CER VARIA. {Bot.) Gesner nommoit ainsi le dryas octopetala , petite pfante alpine , probableme.-.t parce que , avant lui , quelques-uns Tavoient nommé herha cervu Plus récemment Rivin a

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employé le même nom potir le UhanotU nîgra de Thëophraste, que Thalii» diaoit être appelé ctrvaria nigra dans les forêts du Harts , et cfui est Yathamanlha c^rvoria ae Linn»us* Enfin , Goertner a tduIu séparer cette plante de VolkmmarUhay sous le nom générique de etryariti , en.lm assignant pour caractère distkietif des graines légèrement velues et marquées de trois itrieiB* Moench a adopté ce genre ; mais d'autres en ont fait une eiipèce de $dinum , et Wiildenow Ta laissé dans le genre Atkammutham ( J.)

CERVEAU. {Anea.) Le renflement médullaire , situé à Cextrémité antérieure de la moelle épînîère , et par conséquent de tont le Système nerveux , se nomme en général le terveau , ou Tencéphale. Dans un sens plus particulier , on distingue le cerveau proprenrent dit du oervdet, et de la moeHe alongée , qui sont denx antres parjlies de Fencéphale*

Le cerrean est sans contredit le pins intéressant et le plus noble des organes du corps animal; tous les ner& y abou» tissent, soit immédiatement, soit par Tintermédiaire de la snoeQe épinîèré et de la moelle alongée. Si Ton coppe nn nerf y ou que Ton gêne d'Anne manière tiuelconque sa commn* nicatton avec le cerveau , les p^arties auxquelles Ce nerf se tenà perdent snr4e-c1ramp leur sen^lnlité et leur mouvement-, et si Ton comprime le cei'tean lui-même, Tanimal tombe à Ffiistant en létbargre. Cest donc au cerveau que doivent arriver en dertrier résultat les impressions des sens extérieun pour que 'l'animal en ait la perception , et c'est de lui , comme 'd\m centre , €pic la trolonfé imprime soh action aux muscles ; il est ausssi l'organe nécessaire delà pensée, c'est-à-dire, de la comparaison des sensations, et de la formation des idées générales qui représentent ce que plusieurs sensations ont de cèmmuti. Eafin, il eist le siège de la mémoire. L'stnéan tisser ment àt ces facultés , suite constante des lésions du cerveau , le prouvi^ évidemment; mais, autant les fonctions de cet organe sont certaines , autant la manière dont il les exerce est cou* verte de /ténèbres. On remarque en général qu'elles sont dénotant plus pa^Mtcs , qtie le cerveau est plus volumineux. On remarque encore qu'il les partage d'autant plus avec le reste ^a système nerveux , qu'il devient plus petit à propo]Hioa«dela muasse deee système. Les reptiles, par exemple.

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qui ont le cerveau à peine plus gros que la moelle épinîére^ conservent encore de la volonté et du sentiment après avoir perdu entièrement le premier de ces deux organes* Appa*^ remment qu'alors toute la substance médullaire peut exercer ses facultés, et que le cerveau ne jouit à leur égard d'une prépondérance si marquée , dans l'homme et dans les autres animaux d'ordres supérieurs , qu'à cause de sa grandeur. Dans les insectes et les vers, où le cerveau n'est pour ainsi dire pas plus grand que les divers nœuds répandus le long de la moelle de l'épine, chaque tronçon du corps paroît, quelque temps après sa séparation, pouvoir agir et sentir comme l'animal entier. Toutes les parties du cerveau ne sont pas également nécessaires à ses fonctions : on l'a vu perdre de^ portions considérables par des blessures , sans que l'intelligence fût suspendue. Comme le cerveau est le centre du système nerveux, l'on a jugé qu'il doit y avoir quelque partie • servant de centre au cerveau lui-même , et c'est elle que l'on a nommée sensorium commune ^ ou siège de l'àme. Nous avons vu ailleurs l'incertitude où l'on est sur la partie du cerveau qui mérite véritablement ce nom ; mais, en supposant, comme on ne peut guère en douter, qu'il y en ait réellement une dans ce cas, il paroît que l'àme emploie encore plusieurs parties différentes de ce grand organe , même pour l'exercice dé &e& fonctions les plus intellectuelles. Ainsi , conune nous voyons les deux voûtes nommées hémisphères décroître dans les espèces d'animaux à mesure qu'elles deviennent plus stupides , il est naturel que nous supposions quelque rapport entre la grandeur de ces voûtes et la supériorité de l'intelligence • On aperçoit même quelque chose de semblable dans les divers individus de l'espèce humaine : un front plat s'allie rarement avec de l'esprit, et les races qui ont le front petit et le crâne comprimé , comme les nègres , n'ont jamais pu parvenir à une haute civilisation. Le docteur Gall va beaucoup plus loin : il prétend que chaque sentiment, chaque penchant , chacune des modifications particulières de nos facultés a son siège dans quelque région circonscrite du cerveau; que la grandeur de ces divers organes particuliers emporte nécessairement une prédominance des dipositîons qui leur cor* respondent^ et que leurs saillies , se faisant remarquer^ jusqu'à

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liti ceHain' |>oint , à Textërleur du cràtte> peuvent fah*e juger d'une manière assez sûre le moral des individus. Il prétend avoir recueilli assez de faits, en observant des crânes d'individus qui jouissoient d'une manière très-marquée de certaines facultés, ou qui étoient livrés à certains. vices d'une façon irrér sistible , pour en déduire des règles générales , et pour e^. ibrmer une science qu'il a nommé cranioscopie.

On observe encore une relation entre le volume de certaine» parties du cerveau, et certaines dispositions en apparence purement physiques. Ainsi, les animaux herbivores p^rolssent avoir constamment la paire antérieure des tubercules quadrijumeau^: plus grande à proportion que ne Tont les carnivoreSk> Mais il s^en faut bien que ces dififérens aperçus fournissent encore des données suffisantes sur les usages des différentes parties du cerveau. Cependant, cet organe est extrêmement compliqué , ainsi qu'on le verra dans la description que nous en donnerons au mot Encéphale. ( C. )

CERVEAU DE MER. {Polfp.) C'est le nQm marchand de plusieurs espèces de polypiers du genre MéANJ>aiN£* Voyez ce mot. (Db B.) >

CERVELET. {Anat.), Voyez Encéphale. (C.)

CERVI BOLEXUS (Bot.), Bolet de cerf. Cdrdus , dans sep Observations sur Dioscoride , et J. Bauhin, dans' son .Histoire dci Plantes, donnent ce nom à un champignon, qui est 1^ lycoperdon cen^tnum , Linn. , dont M. Persoon avoit d'abord fait un ^enre particulier, nommé hypogcum^ et que depuis il a réuni aux seUvoàcrma^ genre, voisin des truffes , tuhtr. ( Lem.)

CERVICAPRA. (Mûmm.) On a. donné ce nom, et celui de capri'Cerva^ à différentes .espèces de ruminans à cornes creuses, mal déterminées. Monardi^ deLap.Bezoard.^ parolt être vn des premiers qui l'aient employé. Kaempfer l'a aussi appliqué à l'animal qu^il représenta comme étant celui qui fauriùt le bëzoaj^ oriental , et il a été donné par Linnaeus à la gazelle d'Afrique de Ray. Ce Hiest que Pailas qui en a fait le nom spécifique d'un animal bien caractérisé, de l'espèce de gazelle dont Buffon a parlé sous le nom d'antilope ,, et dont Pailas a le premier donné une bonne figure et une bonne description, Spiç.

'?po/.,yîwc^X. (Voye? Aw^iLOf B.) M. de Biaiayille ena^nauvelk-

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meut fait le nom du troisième sous-genre de sa grande fami^ des CiÉROPHoaES. Voyee ce mot. (F. C.)

CERVICARIA (Bot.), nom ancien donné à quelques espèces^ de campanule , et au traùkeUum, genre voisin. Suivant Lobel, cité par Daléchamps, Gesner l'appliquoît aussi à la plante alpine désignée maintenant sous ceiui de dfyas. (J.)

CERVICOBRANCHES. (Motecoz.) M. deBlainviUe , dans sa nouvelle 'distribution méthodique des animaux mollusques , ^ donne ce nom dWdre aux e^éces de mollusques acéphalephores, dont les organes de la respiration, symétriques, sont placée au-dessus du cou, et recouverts par une coquille «impie , symétrique, et non spirale. Les genres qu'il y fait éixtrer sont:PÀRMArHOftE, FissoRaLLE, ËMAactNntR, NAviCErxE ùu SiânrAiiLB, et Patelle. Voyez ces différens mots^ et celui dcMAiACozoAtRE. (De B»)

CERVIERS [Bot.), ou Ckam!>ig^ons Coulbuk de cbrf. Espèces de champignons du genre Amaniba de Halier , aguricus j liinii. , dont la tige est nue et les feuillets roussàtres. Paulet ^n -forme deux -groupes; savoir : les ceryiers solitaires^ et les ceryiers en famille, (Lbm.)

CERVISPINA. (JBo^.) Cordus, auteur ancien, non^noit ainsi le nerprun ordinaire. (J.)

CËRVO CAMELUS. ( Mamm,) C'est sous ce nom que Johnaton représente le lama. (F. C.)

CËRVULUS. {Mamm.) M. de BlaînviUe, ayant partagé les cerfs d'après la longueur du pédoncule qui porte leur bois , ^propose de donner ce nom à ceux qui ont le pédoncule plua . long que le bois lui-même. (F. C.)

CERWEJSKA. {Omith.) Les Bohémiens ^appellent ainsi le Youge-gor^e , mataeilta ruheeula , Linn. ( Ch. D.)

CÉRYLE. {Oryiith.) Aristote, livre 8, chapitre 3, parle de ^eux espèces d'alcyons , dont l'un chante sur les roseaux , et dont l'autre, de plus forte taille, est muet. Celui-ci est le martîn-péchettr ordinaiîfe , olccdo hpida de Linnœus; l'autre, qui est le ceroiicj de IHmeiên traducteur d'Aristote, le carw lus de Gaza , le eerulits -de Scalîger, le céryle de Camus, a été regardé comme le màie de Palcyon par Etien, de Naturà animalium^ liv. 7 , ehap. 17; parle Scholiaste d'Aristophane, -lequel écrit corylus et cite A^^igone ; «t parW^otton, de Diff^^

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