GHA: S
Quelle que soit la forme cristalline sous laquelle la chauje fluatéese présente, on obtient toujours, par un clivage facile , l'octaèdre régulier que M. Haîiy regarde comme la forme primi* tive , et que Ton peut convertir en rhombe et en tétraèdre régulier, suivant que Ton opère le clivage sur certaines faces.La chauxjiuatée slIsl réfraction simple ; sa pesanteur spécifique varie suivant Fétat où elle se trouve ; elle est de 3,09 à 3, 1 9 ; quoique plus dure que la chaux carbonatée, elle se laisse cependant rayer par le fer; deux morceaux dejluor^ frottés l'un contre Fautre , brillent dans l'obscurité ; un effet analogue , plus marqué ^mais moins général , a lieu lorsqu'on en projecte sur un charbon incandescent; il se produit une lueur phosphorique variant du violet au bleu verdâtre.
1 ." Variété. Chaux flqatée spathique. Sa texture est toujours lamelleuse ; on la rencontre cristallisée , tantôt confusément, et présentant alors des festons ou des lignes parallèles, tantôt régulièrement et offrant des cristaux souvent très-gros, d'un^. netteté remarquable, et presque toujours transparens. hes couleurs de . cette substance sont éclatantes et très-variées ; le^ principales sont : le violet , le bleu , le vert, le jaune , le violet, noirâtre ; on a donné à ces variétés les noms des pierres gemmes ^ auxquelles ces mêmes couleurs sont censées appartenir. Ainsi , on les a nommées fausse améthyste , faux saphir , fausse ém€^. raude y fausse topaze ^faux rubis. Parmi ces variétés, il en est 'une violette de la Sibérie orientale , qui, jetée sur les charbons enflammés, ne décrépite pas , mais donne une belle lumière verte. Cette propriété lui a valu le nom de chlorophane. C'est une variété de peu d'importance.
La chaux Jluatée laminaire est assez commune; on la trouve dans tous les pays : Romé-de-1'Isle Tavoit nommée albâtre vitreux. M. Haîiy compte plusieurs variétés de chaux ûuatée bien distincies ; les principales et les plus connues sont :
1.* La Chaux Jluatée primitive ^ Haily. C'est l'octaèdre régulier ; elle est assez rare dans la nature : ou en trouve des cristaux limpides à Kongsberg en Norwége ^ celle qui est couleur de rose se trouve aux environs du Mont-Blanc , dans les pics dits les grandes Jorasses ; on l'a trouvée aussi dans la vallée d'Urseren^ près le înont Saint-Gothard ( Pictet) ; en France , en beaux cristaux dhin jaune de topaze , dans la mine de Poyet,
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département de la Loire ; d'un beau vert, en Cornouailles ; d'un vert bleuâtre , au Mexique , etc.
2.^ Chaux Jlualée cubique^ Haîly. C'est une des plus communes.
3.** Chaux fiuatée culo- octaèdre ^ HaQy. C'est Toctaèdre dont les angles sont tronqués.
4,° Chaux Jluatée cubo-dodécaèdre. Lorsque les prêtes sont' remplacées par une seule facette.
5.** Chaux Jluatée bordée. Lorsque chaque arête est remplacée par deux a'rétes également inclinées sur les faces adjacentes du cube ; et si elles atteignent fout leur accroissement , on a :
6.° Vhexateèraèdre de M. Haûy. Le cristal est représenté alors par un cube dont chaque lace est cachée par une pyramide à quatre faces triangulaires.
7.^ Chdiix Jluatée émarginée. C'est un octaèdre dont les arêtes , remplacéespar des faces y donnefoient naissance au dodécaèdre i plans rhombés , si elles atteîgnoiené leurs limites , comme cela arrive Quelquefois.
a.* Variété. Chaux fluatée nsiMi-coMPACTB (Hâiiy)'. Elle «e présente en masse dont là cassure est translucide et presque vitreuse. Cette variété semble faire le passage de la <>haU3^ flùatée' spathique à là chaux fluatéè compacte; elle est assez rare, et se trouve à Sdmport , au fond de la vallée d^Aspe , dans lés Pyrénées.
i.^ Variété. Chaux fluatéh compacte, D'ichter Jluss. — Lé fluor compacte , Brochant. Elle a la texture compacte ; sa couleur est brune ou d'un gris verdàtre ; elle a l'aspect mat , sa cassure est cireuse, un peu conchoide; elle a enfin l'apparence de cerfaînes variétés de calcaire compacte , ou d'un pétrosîlex ; mais elle est plus translucide que ces pierriés , et s'en diistinguè esiséhtîelîemèni par les caractères chiniîques. La brune se trouve en Angleterre ; laverdàtre se trouve à Stollberg' au Hartz, à Yxsio en Suède , et eu Sibérie. M. John ayant ana^»^ "ïysé une variété qui venoit de Ratoska , a obtenu pouf résultat :
Chaux 20
Acide fluorique 49,o5
£au • • • • • 10
Fer. i 3,75
Sulfate de chaux •»•.•••• 2
CHA 3i9
' 4.' Variété, Chaux fluatée terreuse. Elle a la texture grenue au grès friable , et ressemble à de la chaux carbonatée dolomie ; elle a ordinairement une teinte violette lie de vin , et est composée de couches parallèles blanchâtres ou ferrugineuses, qui paroissent avoir été horizohtales. On Ta trouvée en Angleterre ; on en a rencontré une variété pulvérulente à Kongsbergen Norwége.
C'est à cette même variété qu^ii faut rapporter la chaux fluatée qui a une couleur verdâtre, et qui renferme 0,21 de chaux, o,i5 d'alumine, o,3i de silice, 0,28 d'acide ftuorique^ 0,01 d'acide phosphorique , etc. on la trouve à Kobola-Pojaâa , près de Sûgeih , dans le comitat de Màrmaros en Hongrie ^ elle est fliituée dans un filon puissant avec du quar2.
5/ Variété, Chaux fluatée AtuMïiïiFÈRE. C'est une variété que Ton trouve près de Buxton eft Angleteire, sous forme de eùbes isolés gris , opaques , à cassure terreuse , et souillés d'argile qui n'a point cependant altéré les formes ciistallînes.
6** Variété, Chaux Ftud-ARsrENïAtÊÉ. Cette nouvelle variété a été trouvée à Fimbo , pfès Fahlun, eil Suède , par M, Berzelius , qui en a envoyé un morceau au Cabinet d'Histoire naturelle de Paris ; elle est en masse ; son tissu est laminaire , mais fort peu apparent; sa conleui' est grise , claire , tirant quelquefois sur le rotigeâtre; sa pesanteur spécifique ne semble pas différer de celle de Id chaux ffuatée ordinaire ; Tôdeur d'aif qu'elle répand la distingue suffisamment des autres vaYîét'és.
Lar éhanx fluatée est assez abondamment répandue dans la nature" : oit rte Fa cependant encore tfotrvée ni en nïoritagnes nî eir bancs considérables ; elle se pr*éserité quèlquefôiis en petites'niasses, inais", le plus^ souvent, en filons dans îes te'rrains de transition, dans les calcaires secondaires, daiisles terrains volcaniques; elle entre même quelq^uefols dans la eôiûposîtiôn des roches pririiitives, et paroît aussi ancienne' que les' montagnes qui IsL rfenfértfient : c'est ainsi qu'on la voit dans lé Poreï, en Auvergne, etc. La vai'iété violette, qui a reçu le ntmr dis- Martyphatie ^ est dîsiéminée dans une roche granitîquç de la Sibérie orientale. M. Dandrada a annoncé, il y a quelques seattéëiy afoîi* Vit en Suède, dans le district de Norberg, des assises très-étendues d'un schiste micacé mêlé de chaux fluatée eir masse compacte, et de rognons de quarz. Des observation^
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plus récentes viennent à Tappui de celles-ci : la chaux fluatée s'étoit présentée le plus souvent en masse de forme indéter* minée. M. Pictet a observé la variété couleur de rose, cristallisée en octaèdres d'un pouce de diamètre, groupés avec des cristaux de felspath , de quarz et de spath calcaire , dans les grandes Jorasses , montagnes primitives près de la vallée de Chamôuni; on en trouve de semblables, mais de moindre dimension , 0u mont Saint-Gothard* On la voit au Vésuve , dans les parties de ce volcan qui sont composées d'idocrase brunç. et d'amphibole noir; elle y est en petits cristaux reconnoissables, mêlés de nepheline et de cristaux imparfaits, bleuâtres , prismatiques , qui semblent être aussi de la nepheline. Un de nos plus grands observateurs , M. Buch j Fa reconnue en Norwége avec des grenats, dans un terrain grenu, mais de transition , posé immédiatement sur le granité àe Paradiesberg ^près ' de Christiana.
La variété de chaux fluatée violette se trouve en filets avec la chaux carbonatée dans le calcaire fétide des environs de Namur : ce calcaire renferme des silex et des ammonites.
hejluor se rencontre donc dans des terrains de formation tout-à-fait dijQTérente , tantôt dans des filons qui contiennent de rétain, tantôt dans des filons de formation plus moderne , comme ceux qui renferment du plomb , du zinc , etc. , et dans des lieux plu^ récens encore , comme les dernières assises du calcaire grossier.
Les filons qu'il forme sont souvent fort puîssans : ces masses présentant l'assemblage des couleurs les plus vives et les plus opposées; l'éclat métallique des sulfures de plomb, de fer, de cuivre, etc., qui les traversent en zigzag, en fait remarquer davantage la transparence. Dans ces mêmes filons, la chaux fluatée est accompagnée de quarz, de chaux carbonatée, de chaux phosphatée , de baryte sulfatée : ce dernier sel produit les zones blanches opaques qu'on y remarque souvent.
C'est dans les filons de plomb sulfuré, de cuivre. gris, de linc sulfuré, etc., qu'on trouve le plus ordinairement la chaux fluatée.
Ce sel pierreux a été découvert dans les corps organisés* M. Morichini et M. Proust ont démontré les premiers sa pré* . sence dans l'émail des dents fossiles d'éléphant : il y est mêlé
de chaux pliosp&àtée cl de gélatine, Depuîa, M. le! comte de fiournon t;îte, dans le Catalogue de sa collection de minéralogie, une portion' d'cn^ro^i/c venant du Derbysh ire, de deux pouces de long sur dix lignes de diamètre , et dfont toute la longueur, à partir de l'axe, est convertie mî-partie eu chaux carbonatée lamelleuse , et mi-partie en chaux fluatée. * . ' Les principaux lieux où se trouvent les plus beaux morceaux de chaux fluatée sont : en Allemagne, le Hartz, les mines dé Saxe ; en France, le département de l'Allier et celui du Puy de Dôme; en Angleterre, le Derbyshîre: ce dernier lieii est le plus renommé pour les beaux échantillons qu'il a fournis. Le fluor y est renfermé dans des filons obliques et assez puissans, qui traversent une montagne de chaux carbonatée com^ pacte et coquillière : les cristaux de chaux fluatée , mêlés de fer et de plomb suiftiré, tapissent immédiatement la chaux carbonatée.
Quoique plus abondante, en Europe que dans têutes les autres contrées , on Ta cependant trouvée dans l'Amérique sejptentrionale , dans le New- Jersey , dans le comté de Sussex. Une variété pourpre se rencontre à Franklin-Fomace, mêlée avec du graphite, dans une pierre calcaire micacée; au Mexique, àMiddletown, dans le Connecticut, en filons et en cubes , accouipagnée de quan, de chaux carbonatée, de fer, de zinc sulfuré et de plomb. Dans TAsîe boréale, on n'a encore aperçu le fluor que dans deux localités , et seulement en trèspetite quantité, et accidentellement: l'une est la mine d^ar-t gent deZméof, dans les monts Altaï; l'autre est une nline de plomb argentifère de la Sibérie orientale ouDaourie. Dans la montagne d'Odoli-Tcfaélon , on l'aitrouvée mêlée avec desémeraudes, et étant tellement semblable à ces gemmes, qu'on a supposé à tort que les émtrau des rhorillons ^ ou nègres^cartes ^ étoiènt des cristaux de chaux fluatée; M. Lambotin a découvert la chaux fluatée aux environs de Paris , daaj^les dernières assises dii calcaire grossier. Elle s*est présentée pour la première foî^ dans des fouilles faites atPMarché aux Chevaux [ situé dans Paris même, au sud-est; on l'a en«i4ite rencontrée' à Neuilly-sur-Seine, du côté de Courbevoie : la couche qui là contient e^t un calcaire cristallin grenu, avec plusieurs cristaux de quarz*.
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On emploie les beiks masses de cjiaqx fluatée dont nom avoDsparlë, pour faire desvases; la manière donton Jes coupey et le poli qu^on leur doone, font ressortir les couleurs variées et vives ie cette pierre. Les cristaux dont les contours angu» leux sont souvent recouverts de sulfures métalliques, forment, par leur entrelacement des zones d*un aspect asse« singulier* C'est dans le Derbvsbire, et surtout à Matlock, q^e se font la plupart de ces ouvrages. On tourne les pièces quW fait avec cette substance fragile, sur un tour très-solide, mu par Teau^ on les polit de la même manière que le marbre; et lorsque ce travail est terminé , on les envoie à ISirmingbam , où ils loni montés sur métaux*
Ilparottroit, d'après les recherches de de Bomet deM. {U^ zlèreSf que la chaux fluatée auroit été connue et mise en uc9^ à des épnques très-reculées , puisqu'ils prétendent quie ç'étnil la matière des fameux vases murrhins , si célèbres dans Voati^ qui té.
L*aci(fe fluorique, que Ton obtient en mettant dans une cornue de plomb trois parties d'acide çulfurique sur une partie de chaux Quaiée réduite en poudre, a été employé par M. ?uymaurin, pour graver sur le verre çoini|i»e on grave sur le cuivre avec Tacide nitrique: ce procédé a été abandonné, et on y a substitué Tacide à l'état de gaz ; on estjparvenu , par ce moyen, à obtenir des gravures très-ifines, ex dojit il est possible de tirer, avec quelques précautions, un grand nombre d^épreuves. Il parolt qu'on connoissoit cette manière de graver le verre avant 1700, quoiqu'on ne connût^ à cette époque , nî Tacide fluorique ni ses propriétés.
7/ Espèce* Chaux p^ospH^iéE, Phosphorile^ Kirw. Le phosr pbore avoit été regardé comme appartenant excUisi^injen^ nu règne animal, jusqu'au moment où) on a reconnu la prér sencede Tacide phosphorique dans un assesi ^r^nd nonxhre d(ç substances minéral es^ Ce n'est que depuis peu d'années qu'on a déterminé la nature de ces substances, quoique plii3ieucf d^entre elles fussent d^ connues. Les variétés de cbaux phosr pbatée sont assez nombreuses ejt très-différentes lelunes det autres; en sorte qu'il est difficile de les réunir par un caraetèxir commun qui soit apparent et bien tranché*
La chaux phosphatée né fait point eÔervescencç ay^c VsL^id^
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ttiûrique, ni ar^e racine sulfurîque, comme la chaux earbo^ natée et la chayx fluatëe ; mais elle se dissout lentement dans ces acides. Elle est plus dure que ces pierres, sans cependant élre scintillante; sa pesanteur spécifique est plus considé*> nbie que celle de la ehaux carbonatée , mais inférieure à «elled^s espèces du genre Baryte et Strontiane ; enfin, elle est infusible au chalumeau*
Ces caractères eoavieanent & toutes les variétés de ce se! , lorsqu'elles ne sont pas trop impures» Plusieurs de ces variétés jouissent, en outre, des propriétés' suivantes:
£elles«qui sont cristallisées affectent généralement la forme p^rismatique : leur cassure est lamelleuse dans le sens des bases, et raboteuse ou vitreuse dans celui des pans. Leur forme pri** mîtive est un prisme hexaèdre régulier, dans lequel un côté de la base, est à la hauteur à peu près comme lo est à 7. La ehaux phosphate a la réfraction simple ; lorsqu'elle est pure, dlo est corapoftée de Mu^rlies de chaux, et de 45 diacide phoapboriq[ue. Le» r&mtfhn masse ont la cassure compacte , nn peu grenue; cèles sont opaques^ et font voir une phosphpvesceneé verte, irès4>rillante lorsqu'on en |ette la poussière sur des charbons.
La chaux phosphatée se présente erîstallisée ou en masse.
M. Hatty en a décrit dix variétés déterminables : les unes sont géqéralement terminées par uo pointement ; les autres ont le prisme terminé par une face plus ou moins grande, perpendiculaire -k Taxe, ce qui formera pour nous deux variétés j^ncipales.
Nous comprendrons sous lé nom de chaux phosphatée ter* féu$e, ics variétés «iiidétef minables, en distinguant toutefois la chaux phosphatée silicifère, que nous regarderons comme une tous^spèce.
\J^ Variété* Cxaux raospHAnâa ArATiTE : gemeiner apatit^ l'apatitc commune, Broch. ; -^ Béryl de Saxe, ou agustite, Troins-
EUe e9t en prismes eourls et tronqués, limpides, verts, viQ-# lets ou bleuâtres; leur poussière est phosphorescente par chaleur. Cette variété est composée de chaux o,55 , et d'acidç phosphonque, 0,45 , Klaproth. Elle se rencontre dans les filcns des montagnes primitives , notamment dans ceux d'étaia ; le
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quarz, la chaux fluatée, la baryte sulfatée., le felspath , lé fer schéelaté , etc., raccompagnent ordinairement. On la trouve principalementenSaxe, en Bohème; — au*Saint-Gothard, dans une roche à base de chlorite; elle y est accompagnée de felspath adulairé et de mica; — en Cornouailles, dans une roche à base de talc lamellaire verdàtre ; — au Simplon et dans les environs de Limoges, disséminée dans le quarz ; -»- dans les Pyrénées , avec la tourmaline et le mica ; — en France , près de Nantes, etàTouest d^ cette ville, d'abord dans un granit renfermant beaucoup de felspath ; et plus loin dans une roche à base d'amphibole, et dans les cavités d'un minerai de fer oxidé. (Dubuisson.)
Cette'variété renferme toutes les chaux jihosphatées, k cristauxnon pyramides, que M. Haily a décrites, dams son ouvrage , sous les noms de primitii>ef — péridodécaèdre ^ -^ annulaire , — émàrjginée unibinairej — progressive , — doublante et bino-annu» laire. Cette dernière variété a été diMfUverte nouvellement à Sungangarsok, dans le Groenland «^^Irie trouve engagée dans un mica schistoïde noir verdàtre. D^autres cristaux de chaux phosphatée ont été. trouvés à New-Yorck. Ils sont d'une couleur brune, disséminés dans la pyrite magnétique , etontl'apparence de certains gren^ats.
2.^ Variété, Chaux PHOSFHAtéB ckrysolithb; Spargelstein { La pierre d'asperge, Broch, ) X.es prismes sont plus alongés que ceux de la variété précédente ; ils sont terminés par une pyra« mide à six faces, con|me le quarz ; mais cette pyramide est plus obtuse : les couleurs ordinaires sont le vert d'asperge ou le vert pâle , l'orangé , le brunâtre et même le bleu verdàtre. C'est à ces deux variétés de couleur qu'appartient la moroxit^ de Karsten.
La poussière de la chaux phosphatée chrysolithe n'est point phosphorescente sur les charbons. D'après l'analyse faite par M. Vauqueliu , elle contient 64,28 de chaux et 4 5, 7it d'acide phosphorique. On avoit regardé les cristaux verts d'asperge ou orangés coo^me appartenant à une espèce particuli«*e de pierre gemme, et on les avoit nommés chrysolithts. M. Werner avoit soupçonné qu'ils dévoient se rapprocher de la chaux phosphatée, avant que MM. Klaproth et Vauqu«lia eussent prouvé qu'ils appartenoient en effet à cette espèce.
. Cette variété 'Comprend la chaa^ phosphatée pj^amiiëé et dodécaèdre de M^ Haily.
Le gisement de la chaux phosphatée chrysolîthe est souvent très-différent de celui delachau?^ phosphatée apatîte ; îlparoît iquJelle se trouve dans les produits volcafiîques , mêlée même avec les idocrases , comme on l'a observé au Vésuve. Suivant M. Gismo^di, elle se présente sous forme d'aigniiles pyramidées ^ blanchâtres , dans des masses de pyroxéne granulaire et de mica, aux environs d'Albano, dans la campagne de Rome. On la trouve en grande quantité au mont Caprera, prés le cap de Gates , dans le royaume de Grenade en Espagne. Sa gangue ^st une pierre cariée argileuse, qui renferme des lames de fer oligilste et ressemble beaucoup à une lave. En France, on l'a rencontrée dans les basaltes de Monferrier, à quelque distance .de Montpellier. Les cristaux brunâtres et bleus verdàtre ont un gisement analogue à celui des variétés de la première division : pu les a trouvés dans les filons de la mine de Marboè' ou Langloé, prèsd'Arendal, enNorwége.
; 3.* Variété, Chaux phosphatée terreuse , Hatiy ; Erdiger Apatit», {VApatite^ terreuse, Broch. ) Elle a la texture tantôt' fibreuse , lamellaire , ou granu li forme , et tantôt terreuse. M. Haûy en a fait autatit de variétés bien distinctes.
Chaux phosphatée cjylindroïde (Agustite)»
. Chaux phosphatée laminaire,
Cliau^ phosphatée grano-lamellaire.
Chaux phosphatée concrélionnée fibreuse* Elle se trouve en masse rayonnée dans les mines d'étain de Schackenwald en Bohème.
Chaux phosphatée massive terreuse. Sa texture est solide et même compacté ; elle a sa* surface souvent mamelonnée; ses masses sont marquées de zones jaunâtres et rougeâtres ; jetée sur des chari>ons ardens , elle y r<^pand une lumière d'un jaune verdàtre.
Cette variété forme à Logrosan , prés de Truxillo , en Es- .pagde, des collines entières, composées de touches entremêlées de quarz ; on s'en sert dans le pays pour^bâtîr.' On avoit remarqué sa propriété phosphorescente long-tejnps avant de connoitre sa nature. D'après l'analyse ftiite parPeU letier, elle contient, sur loo parties , o,&9 de chaux, et p,3î
d'acfde phosphoR<|ue. Lj reste est tm mélangé d'acî<i« fluc rique, d'acide carbonique, de silice ^ de fer ^ eimémmé^uu atome d'acide muriatîque.
Chaux phosphatée puWétuhnte. — C'est «tt mélaftge de élictsT' fUiatée et phosphatée ; sa cotiievr est blanehe ; elle ae Urotirt à Marmarosch en Hongrie*
Il paroit , d'après ce qui préeéde» qu'il j a deux ^ peiti^trt trois formations différentes de chaux phosphatée : i •** eeUe d%% filona, qui est certainemeiit la plutf ancienne^ puisqu'elle se trouve dans les filops ks plus anciens} a." celle qu'»n treurt en couches à Logrosan dans l'Estramadure : on ne sait en* core rien sur son gisementi 5.** enfin, celle dea jterrains rolca* niques.
Chaux phosphat^b siucifere. Cette soiis- espèce de ehâiix phosphatée se trouve en masses poreuaea et connue oa^lées; sa cassure est terreuse ou grenue ; elle a aussi la texture un pea lamelleuse, à lames entrelaeéé»; elle est rade au loueher, et fait même feu sous le choc du briquet; les couleurs sont le gris sale nuancé de violet. Jetée sur un fer chaud, elle répand une lumière phosph^rique très vive et d'un jaune doré.
C'est M. Tondi qui nous a fait connoître le premier cette variété : on la trouve à SchiackenwaM en Bohême , dasas le» mines d'étain de ce pays.
3.* Espèce, Chaux sulfatée. — Gyi>se. Le gypM a, daoa beaucoup de cas, l'apparence de la chaux carbonatée; il a^esque la même pesaateur; mab lorsqu'il n'est point mélangé, il ne fait aucune effervescenee avec les acides : il est d'aiUeun beaucoup plus tendre que ce sel pierreux, se laissant souyciU rayer par l'ongle. Enfin , loin de se réduire en ehaax vive au chalumeau , il se ff»nd en un émail Ijlane qid tombe en poudrt' au bout de quelque temps. •
«Les caractères préeédea^ sussent souvent pevr faire distinguer le gypse du calcaire, de la chaux flu^tée, delà ebaax^ pbosphatée. Sa pesaniew spécifique y qui est de» 2,3* aa plus, ue permet pa& de le eanf»ndre avec les eopèces dea ^nvea« "Bt^it et Strontiane.
La cbauxsuliatéè a d'autres catactères maina appaaçi», «nia' plus importans que }ea préeédena. Sa forme pna»tive , facile â» ebteair, est un prisgie ét^t^ ayant pour base ua paraUéle*
ftamme iont tes angles ont 1 1 3*8' et 66*52% et dont la hauteur est à la buse , comme 3 2 est à i? : les côtés du parallélogramme sont entre eux comme les nombres 1 3 et 1 2. Elle a la double ré* fraction; mais pôUr la voilr) il faut Faire naître sur une des bases de la forme primitive une faCette triangulaire qui abatte tin des angles solides obtus, et regarder a travera cette faccttt? xrtSfidelie, et la base qui lui bst opposée.
Outre les joints ordinaires et très-sensibles parallèles aux: faces de la forme que nous venons de décrire, le gypse offre, comme le calcaire rbomboïdal , des joints surnuméraires, dont les loi& de position et l'explication sont semblables à ce qui a . été dit à ce sujet à l'article de ce calcaire. Les uns sont parallèles à la petite diagonale de la base, ou à une face produite fut un décrois^ement sur une rangée à droite et à gauche do Taréte H du prisihe ;ies autres joints, qui sont parallèles à une face produite par un éécroissemeni par trois rangées a gauche de l'arête G, et par une* rangée à droite de cette arête , donoeroient , s'ils supporibieiit Facilement et* nettement le clivage , un parallélipipè^e presque rectangle , mais dont les angles ^tent itëamboina 92 d. et 88 d. •
Ce ael pierreux est un peu dîssoluble dans l'eau 1 il faut 5oa partiies d;^ - c«r liqtiide pour en dissoudre une de cette substance.
On Vient de dire que la chaux sulfatée étoit fusible au chalameⅈ mais, pour que c%tte fusion s'opère, il faut diriger l^ jet de itamme dans le kens des lames. «Si on agit perpendiculaireflgfeiit à leur surface , on ne peut l'obtenir. Ce phénomène, observé par Maeqiler, eist expliqué d'une manière satisfaisafito par M. HàHy% Il Âlit observer que les molécules intégrantes prismatiques ayant plus de hauteur que de base, doivent adhérer pltts Ibrt^ment par leurs pans ou faces latérales, que par ktir base : d'où î! résulte qu'elles seront plus difficiles à désunir par l'action aiécanique , ou parcelle dt! calorique ^ dans le sens de leurs pans , que dans eehti de leur base.
Lorsqu'on expc^se de la chaux sulfatée cristallisée à l'action du feu, elle perd son eau de cristallisation , devient blanche, et s*exfolie beaucoup plus facilement dans un, sens que dansl'autre.
Plusieurs cristaux prismatiques de chaux sulfatée sontflexl-
bles sans être élastiques ; ils se courbent s^s^s briser, et caa* servent la courbure qu'on leur a donnée : ce qui parait tenir a ce que les lames qui les composent, ne se brisant pas toutes sur la même ligne ^ restent encore emboîtées 1 une dans Tautre f quoique déjà rompues.
Les caractères et les propriétés de la chaux sulfatée , iel& qu'on vient de les exposer, sulïfsent pour la fairp distiagi^r de toutes les pierres connues.
Les variétés de formes de la chaux sulfatée ne sont pas très-» nombreuses; mais ses ^cristaux ont un caractère particulier! leurs arêtes s'émoussent, leurs faces semblent s'arrondir, et ils. prennent alors des formes qui ne sont plys ni régulièress^ ni ihéme symétriques.
La chaux sulfatée , ou gypse pur, est composée, en prenant des proportions moyennes entre les analyses.
De chaux;. • • • • 3:>.
D'acide sulfurique. ..... 46
D'eau. .%«•••••... 22
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i." Variété. Gypse sêliênitb. Nous laissons ;cé nom trÎTial ait gypse cristallisé : c'est celui que lui ont donné Wallerius, Rome-- , de*Lisle, et que lui ont conservé plusieurs minéralogistes Bnglois et allemands.
La sélénite a une structure laminaire très^ensible ; un cli« -vage facile, qui permet de diviser ses cristaux en grandes lames^' fort nettes : mais ses formes ont ceci de remarquable , qu'elles, sont souvent terminées par des faces curvilignes qui altèrent' tellement la régularité des cristaux, qu'il faut toute ratten^* tion ei^ la sagacité d'un cristallograpl^e exerjcé pour les ramener' aux formes régulières qu'elles ont pour type^
Tous Les cristaux çependa^nt n'ont pas -souffert ce genre d'altération;, ou du moins il est si foible, dao&J;>eaucoUp de cas,, qu'on peut eu.faire abstraction. Parmi ces. •fO'raies nettes et régulières nous choisirons^ les suivantes. I *
ai..
Le gypse sélénite trapézieh CEP. C'est un solide en forme de-
table, dont les grands plans sont des rhombçs bordés par des.
biscoux cîilminâns qui sont des trapèzes. On en trouve dje*,
cristaux très-gros et très-nets près. d'Oxford^.,.
Le gy^ic séléylfq/fgi^alent P C B E. C'est un prisme comprimé à six pans , tern^ji^^par des pointemens à quatre faces trap^ zoidales. Il est commun dans les marnes argileuses supérieure^ de la formation gypseuse de& environs de Paris.
Les variétés des formes altérées sont beaucoup plus nombreuses ; on doit y. remarquer d'abord :
Le gypsejf^nitemixtilique. Ce sont les variétés trapéziennes, dont les angles solides sont comme usés, obliques et arrondis en partie par une face curviligne.
Le êXP-sc sélenite lenticu laire. Ce sont tau j ou rs les variétés trap éziennes, dont les arêtes et les angles sont presque tous émoussés j à l'exception des arêtes culminantes des trapèzes. On les trouve sous forme de lentilles , tantôt isolées, tantôt groupées deux à deux, de manière que la coupe perpendiculaire au grand cercle de la circonférence de ces lentilles offre une forme en fer de lance; tantôt ces lentilles, ainsi groupées deux à deux, sont implantées les unes au-dessus des autres, ou arrangées circulairement, comme les pétales d'une rose.
On divise facilement , comme nous Pavons dit , tous ces cristaux çn lames minces , très-polies. On les a nommés trèsimproprement ^pierre spécuktirç ,. et encore plus improprement talc. Ces lames peuvent être fléchies ; mais elles ne reprennent pas leur première forme. Le mica en grande lame , qu'on a nommé aussi talc , est très- élastique.
Pallas a aussi observé du gypse en masses sphériques dans les collines gypseuses d'Inderski, sur lés bords du fleuve OuraL
. Toutes cçs variétés, et plusieurs autres que l'on ne peut pas indiquer ici , se trouvent dans \tb* carrières de pierres à plâtre des environs de Paris. Les unes, et ce sont les plus régulières, sont dispersées dans une marne argileuse verdàtre pu grisâtre ^ qui forme d^s couches assez épaisses "au-dessus des masses de gypse; les autre|,^et ce sont les lenticulaires et leurs sousvariétés , soHt éparses dans des bancs de marne calcaire blanche^ e|«olide, qui alternent avec lesr bancs de gypse. Les premières ^pn.t incolores I ou légèrement verdâtres, souvent même d'une belle transparence ; les secondes j également transparentes , son t d'uuQ |auaè d'ainbre,, quelquefois assez Vif. Cette disposition ,
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très*remarquable à Montmartre , à Bellcyilfe , etc. , près Pans , est à peu prés la même dans tous les pa^i^'^lîfff trouve lasélélâte; t'est-a-dire que set cristaux ne se relSf^l&ent point ordî* aairemeni implantés , ni dans^ dts filons , ni dans des fentes ou d'autres cavités, mais presque toujours disséminés, soit isolés , soit réunis en petits groupes , dans des masses argi' leuses ou marneuses. La couleur de ces marnes ou de ces argiles lie paroît pas Influer suf celle des cristaàic. Ainsi, on trouve eii Espagne des cristaux très-transparens , dans une argile ochreuse d'un rouge vif. Quand ces Cristaux paroissent colorés , on remarque que cette apparence est phit6t due à uBfs infiltration de cette argile ochreuse entre leurs lames, qu'à une véritable dissolution de la matière cdloMnte dans le sel même* On trouve cependant quelquefois la sélénîte implantée dans des fiions ou des cavités : telle est celle des filons de cuivre pyriteux d'Herrengrund en Hongrie; — des filons de plomb sulfuré deTetschen en Bohème ; *— de la mine d'argent de Séménofski , dans les monts Altai; -^ des cavités des gypses salifères de Bex , etc.
Le gypse , en masse , offre; des différences de textufe assez nombreuses pour qu'on puisse établir les variétés sài^rantes ;
2.* Variété. Gypse laminauc. XI est en masse, composée de grandes lames tantôt transparentes , tantôt d'un blanc laiteux ; quoique fort tendre , il est susceptible d'un assez beau poli. On en trouve de très-belles masses à Lagny , k Vîngt-quatM kilomètres à l'est de Paris.
3.' Variété. Gypse niviporm* (Gypse terfcnx, Wcfn.). Il se trouve sous ibrme de rognons peu volumineux , composés d'une multitude de petites paillettes ou lamelles â*\ïn blanc déneige et nacrées, renfermé soit au milieu des iHasseS de gypàtf sac-: charojfde , soit adhérent aux cristaux de sélénlite lenticulaire. C est ainsi qu'on l'observe dans quelques carrières de Mont* juartre* ' * ■
4.* Variété. Gytsb saccrakoïdb.II tst aussi en ma^se, maia seâ mêêses ont la texture cristalline, à petites lames* serrées, et ayant souvent, comme le calcaire saccharoïde, l'aspect du sucré. Il ressemble tellement à cette variété de calcaire , que rœil le plus exercé ne peiitj au premier aspect, l'en distinguer sûrement. ' . • * *
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"CetjUî yànîéié présente iaaucoup de eouleurt diffijfentes ; îl y tu û^ jâtme^pàle , de rose , de rougeâtfe , de brunâtre , et enfin d'uh blanc pnr ef mat. On a fait, ayec ce dernier^ de* fignrp^ ^ui ne dîiarérent de celles faites en marbre que par la .facilité qa'ùn trouve à les rayer; et avec celui qui est fransluelde, on fait, à Florence, des figures qui Ont une tranflp> parenëe cireuse Assez remarquable, et des vases dans lesquels on place des lumières qui répandent une clarté douce et agréable. On exploite cette dernière variété à Volterra en Toscane. Où lui donne le nom à^albàtrt gypseux,
5.* Variété. GrHiz riiAÈCx. Cette variété est en masse , dont lastructnre est à fibres parallèles droites ou courbes, souvent déliées , serrées Tune contre l'autre , et satinées comme de la soie. Onl^appelle souvent , à cause de cet aspect ^ gypse soyeux. M. Hatiy fait remarquer que chaque fibre appartient à la variété de formes qu'il nomme prismatoide. Il envient de la Chine > éi du mont Salcve , près Genève.
6.* Variété. Gypse coMPA6t£. Celui-ci ressemble éneor^ beau- 'coup au calcaire saccharoïde ou au calcaire blanc; mais il se laisse rayer avec l'ongle, et ce'caractère suffit pour l'en distinguer, li est iivtm susceptible de jttli* On lui a donné, ainsi qu'à la variété laminaire, le nom d'a^baUritê ou à*ùlhàtre gj'p-
9tUX,
Toutes ces variétés sont généralement asse2 pures. Ll sui- Tante forme, pour ainsi dire,. un groupe à part.
7.* Vjiriété. Orfst, caossiëa (vulgairement pierre à plâtre). Son grain est généralement grossier; sa texture compacte ou lamellaire : il est souvent mélangé d'argile , de sable ou de chaux earbonâtée; et dans ce derbier cas, il fait légèrement effenrescettce av«e Tacide nitrique.
Nous ne pouvons guère citer d'exemple authentique 4e cette variété. que le gypse grossier de Montmartre, de toutes les collines gypscuses des environs de Paris, et celui des environs cl*Aix en Provence.
Gisement. Le gypse a presque toujours été formé par voie de erïstallisatîon c^dnfuse.iCeiui qui est de plus âneienné formation , comme le pins nouveau , ptéiente cette manière d'être. Il a été déposé à presque toutes les époques de formation, peut-étrje dans les tf^mps môme où se sont dépôiéeâ les roches
que Ton nomme primitives, ou au moins dans des temps ^resvoisins dé cette époque, et ensuite dans tout^ les formations postérieures, jusque dans les plus récentes.
On en distingue donc d^m grand nombre d'époques ou de formations différente?. Nous nous contenterons d'indiquer ici les principales, avec leurs caractères les plus distinçtifs. Quant aux preuves de leur rapport de position, on les trouvera dans rhistoire des terrains dont ils font partie. Le plus ancien gypse est celui des terrains primordiaux; il est plus cristallin et • plus brillant que les autres, et souvent mêlé de paillettes de mica ou de lam^s de talc. Il accompagne immédiatement les roches de cette époque, et alterne avec elles. Cette formation de gypse est, d'après les observations de M. Brochant, beaucoup plus fréquente et plus étendue qu'on ne le. croit généralement.
Le second gypse est ordinairement fibreux, à fibres contourr nées; il est assez difficile à distinguer du troisième, et n'en difîete peut-être même pas essentiellement.
Le troisième se distingue par sa position dan^ ou immédia^* tement dessus ces calcaires coquilliers qu'on nomme calcaires iles Alpes et du Jura , et surtout par la soude muriatée rupestre ou fontinale qui Raccompagne.
Enfin, le quatrième, que nous ferons connoître en son lieu, sous le nom de sjpse à ossemens , a la texture lamellaire, à grains grossiers, comme nous l'avons dit; il se di^ tingue des autres par sa position au-dessus de la craie , et par les débris de mammifères, d'oiseaux et d'autres animaux vertébrés qu'il renferme.
Telle est l'esquisse des principales formations de gypse. Ce
sel terreux présente encore quelques caractères géologiques
généraux <}u'il est bon de présenter ici.
. A l'exception du quatrième gypse, ou gypse à ossemens,
et quelquefois aussi du premier, on ne remarque presque
jamqis, dans les terrains composés de cette rociie, eett^stra-
\ tification distincte , régulière, quoique inclinée, ©u même
^ sinueuse qu'offrent la plupart des calcaires. Les collines gyp-
seuses sont composées de ce' sel pierreux ordinairement mêlé
et (iomme pétri avec l'argile , la marne et lés autres roches qui
l'accompagnent» , ♦ ^.. *
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Le& *tei*rains gypséux ne contiennent presque jamais destibstànce métallique ; quand ils en renferment quelques parties, elles y sont disséminées, et ne s'y présentent ja- Jhais ni eo, iîlons, ni en lits^ ni même eu rognons voluitii* neux. ' •
Plusieurs sels et minéraux jparticuliers accompagnent presque constamment le gypse ; ce qui est un phénomène géoliogique assez remarquable :. ce sont la soude murîatée, la soude sulfatée , la magnésie sulfaté^ , la boracite , le bitume^ et notamment le soufre, Targile, le quarz et les* silex Cornues, l'arragonite , la strontiane sulfatée , mais point la" baryte.
Le» trois premiers gypses n*ont jamais présenté d'iine ma-' nîère authentique, du moins à notre connoissanc'e , dé débris de corps organisés; le quatrième seul en enveloppe. Nous avons indiqué à quels animaux appartiennent tes débris; nous' devons faire seulement remarquer que les coquille^, si communes dans les calcaires, ^ont au contraire très-rares dans le gypse ; mais, ce qu'il y a d'aissez singulier, c'est qu'elles se présentent en grand nombre dans les marnes argileuses super-* posées presque constamment à ce gypse , et que ces coquiïles sont spécialement des huîtres, quelquefois recouvertes de cristaux de sélënite.
X^a chaux sulfatée est assez abondamment répandue à.la surface du globe. Nous avons cité les carrières qui offrent les observations les^lus remarquables. Quelques contrées assez. étendues semblent manquer presque entièrement de ce sel pierreux : telles sont l'Angleterre , la Suède , etc. ' .
Annotations et usages. Les variétés de gypse saccharoïde et compacte , connues sous le nom commun d^'albâtre gyp^ seux, étant susceptibles de recevoir le polî, servent quelquefois à faire des tablettes ou d'autres meubles ,- mais , ea raison de leur peu de dureté, elles ne conservent que très-». peu de temps leur* premier éclat. On en fait plus ordinairement, et surtout en Italie, des vases, ou de petite» figures qui sont remarquables par leur translucidîté. En mettant fine lumière dans ces vases , ils répandent dans les appart'emens une douce clarté. On dit que lés anciens, ayant ffbserré cette propriété, se sont 'servis de cette pierre, enl
iH CHA.
plac^ de viit^f pour éclairer les temples àe ceU^ lumière jfUe et mystérieuse qui leur convient- Ot^ penae que iç^est 1» pierre qu'ils nooimoient phengite,
{.a chaux suir«^tée impure^ lorsquVlIe ne c«»tiei^ f\i9 d# la chaux carbonatée, est celle qui fournit \fi meilleur pl^tr^*
Le plàtrp n'est autre ciose que cette pier,r^ prÎY^^ WMlejpent dç $on eau de crisiallisation par ux^e cfi^p^Mr conv^-p nable. J^'açide ^uKufique res^e toujours ufd avec ^a çàavic.
Le9 fpumeauic d^ns lesquels ou caUçine le pljitr^ , apiil presque toujours dVne construction tfi^Sr^m^l^* Sièuv^^f, iltk sont faits avec Is^ pierre à f]ktrç elLç^mêm^ t riêuaif en un massif pâraliélipipédique à claire-voie , dans le bas du<^ei sont pratiqué? d^s canaui^ voûtés. Ou jett^ lît bois dans ces canaux, et la chaleur produite par }a çnnibnstî^M 3u$| p^r calciner le pUtre ; il s'élève^ pendant c^tte calcinationi une fumée blanche , qui 3e dissout r^pideniçnt 4ap« IVir , pour peu que l'atmosphère soit sècjie. Cette fumée esi produire p«* .reau de çrisjtalli^tipn réduite en vapeur».
On délaie le plâtre avec de l'«*u pour l'^mployer*^ Çettf» opération s'appelle gàçhcr jfC plàtni ; oa lui rend ainsi son eaii de cristallisation, lorsqu'on iCep. a mis qii^ \^ quantité m%y a^ntç I qui dpit être h peu près égale au volume du plâtrer employé) l'eau ne tarde pas à être absorbée , et Ift plâtre à sç. prendre en ^^ç m^e AOtide* Ou obaerve qu'il se produit dans ce moment une certain^ quantité de choeur, attribuée au calorique qui abandonne l'eau passant de l'état liquide k l'état solide^ On observe aussi que le plâtre &e gonfle , surtout sll est pur : c'est Teffet qui accompagne ordin^rement les cristallisations confuses. Au9Si léb ouvriers sont-iis forcés d'y ajouter diverses poussières « comme de la <:e^dr« , lorsqu'ils veulent diminuer le gonflement, dans le caa oùil devien4roit. nuisible ^ leur^ travaux.
ie plâtre trop cuit , et celui qui e%t resté trop lo^g* temps i l'air, a perdu la propriété de se gâcher. Il paroît que le premier a éprouvé une demi-vitrificatioQ , et qu^ le aeco^d a déjà repris peu a peu son eau de cristallisation.
X.a chaux carbonatée, mélangée naturellement au flaire , comme dans la. pierre à plâtre de Montmartre , ajoute i sa qualité , en lui faisant particip.er de quelques-unes de» pro*