‹ Dictionnaire des sciences naturelles, dans lequel on traite méthodiquement des différens êtres de la nature, considérés soit en eux-mêmes, d'après l'état actuel de nos connoissances, soit relativement à l'utilité qu'en peuvent retirer la médecine, l'agriculture, le commerce et les artes. Suivi d'une biographie des plus célèbres naturalistes (volume 5)Chapitre 5 sur 53 · CES · texte numérisé non relu

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rën^îis animalÎMniy lib, 7 , cap. 43. Beloa croît que le cerylus Test le même oiseau que le eeyeus ou c«yjc, dont Pline fait mention, liv. 3a, chap. 8, en parlant des nids d'alcyons. Considères comme alimens ou médicamens; mais Ton sait main-i tenant que ces nids 9ont l'ouvrage de Thirondelle salangane , et l'ancien naturaliste françois pourroit être plus fondé dans «on opinion, que l'alcyon vocal d'Aristote, lequel, suivant ce dernier lui-même, chante s«r Us roseaux^ est la rousse^ rollci, tardas arundinaceus , Linn., malgré la différence dans la conformation et les habitudes de celle-ci et du martinpêcheur. (Ch. D.)

CÉRYLON {Entom, ) , nom de genfe que M. Latreille a donné à une espèce de lycte* Voyei Lycte. (C. D.)

CERYOMYCES. {BoU) Battara donne ce nom à une des dix- huit classes qu'il établit dans les champignons. Cette classe^ la seizième de sa Méthode , comprend les champignons dont la partie inférieure du chapeau est tubuleuse : ce sont les bolets de Linneeus. Voyez Cèpes et Suillus. (Lsm.)

CERZIA. {Ornith^) Les Italiens désignent parce mot, aveo répîthète de ctnerina, le grimpereau commun, eerihiu famû" îiaris , et avec celle de mtrraioZa, le grimpereau de muraille ou tichodrome, certhia muraria^ Linn. (Çh. D«)

CESANO {Omith^)^ nom que porteà Venise le cygne, antut t^gnus^ Linn. (Ch. IX.)

CESËFOS(0nufh.)) dénomination du merle ^ turdusmerula^ Linn., par corruption du grec. (Ch. D.)

CÉSIE (Bot.)^ Oassia, genre établi par M. Rob.Brown pour des herbes de la Nouvelle^Hollande , à racines tuberculeuses > fasciculées )* les tiges simples ou rameuses, garnies de feuilles gramintformes ; lesfieurs bleues ou blanchâtres, disposées en. grappes simples ou ramifiées^ Ce genre appartient à la famille des aspfaodelées , et doit être placé dans Viiexandrie monogynifi de Linnœus. Ses fleurs offrent : une corolle caduque , â six ^ découpures égales ; six filaqiens nus ^ les anthères échan crées ^ attachées par leur base ; un ovaire à trois loges ; deux ovales dans chaqfue loge ; un style filiforme ; un stigmate. Le Êruit est une capsule presque sans valve ) toruleuse, lobée, presque en massue à son sommet^ renfermant des semences ventrues, «mbiliquécs.

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M» Rôb. Brown en a obseryé cinq espèces : i:* le bœsi4 itittata^ à bulbes fasciculëes; les feuilles presque planes; les .grappes simples, ou un peu ramifiées; les fleurs, inclinée»; les filamèns comprimés. 2,^he cœsia pan^ijlora : ses racines sont £breuses; ses fleurs droites, en grappes paniculées. S."* Le cctsia occidentalis y dont les feuilles sont filiformes, canalicu- Jées; les fleurs droites; les grappes à peine ramifiées. 4.*" Le ^œsia corymhosa : ses feuilles sont presque planes; ses tiges simples; ses fleurs peu nombreuses, disposées en corymbe. ■5.^ Le ccesia lateriflora 2 ses tiges sont très-rameuses , munies de stipules ; ses fleurs latérales , pendantes, presque solitaires ; ses capsules pendantes, en massue, presque monospermes. (Poir.) CESILA {Ornith.) , uA des noms italiens de Thirondelle considérée génériquement. (Ch. D.)

C£SON (Ornith,) , nom du Gravant, anas hernicla. Lion.., .en Italie , où celui de cesone est appliqué spécialement au .canard. sauvage, anas hoschas^ Linn. (Ch. D.)

CESTRACION. ( Ichthyol. ) M. Cuvier vient d'établir un :genre ou sous-genre de ce nom aux dépens de celui des •squales des autres ichtbyologistes. Les caractères qu'il lui assigne sont:;

Des évents; une nageoire anale ; des dents en pavé; une épine

jtn ayant de chaque nageoire dorsale ; des mâchoires pointues , ayan-

çant autant que le museau , et portant ^ au milieu^ des dents petites ^

.pointues y et ^ vers .les angles^ d^ autres fort larges , rhomboïdales ,

dont l'assemblage représente certaines eoquiUes spirales, '

On distinguera donc facilement ce genre, des aiguillats,

des centrines, des leiches, qui n'ont point d'anale; des eav'

.charias, des lamies, des zygènes, qui n'ont point d'évents;

des milandres, dont les dents sont analogues à celles des requins;

des grisets, qui n'ont qu'une dorsale; des émissoles et des

pèlerins , qui n'ont point d'épines.

On n'en connoît encore qu'une espèce; c'est Le Cestracion du port Jackson, Cestracio Philippi, (Squale Philippy Lacép.; Squalus Philippin Schn.) Proéminence trèsprononcée auprès des yeux ; dents sur dix ou onze railgs; les extérieures plus petites ; plusieurs demî-sphériques ; lobe supérieur de la nageoire anale plus long. Brun en-dessus , blanchâtre en-dessous.

CES *t«

- II a été observé an port Jackson de la Nouvelle-Galles dti Sud , pendant le voyage du capitaine Philipp à* Botany-Bay. L'individu qui fut pris alors n'avoît que deux pieds de longueur, et cinq pouces et demi dans sa plus grande largeur. (H. C.) •

CESTRE {Arachnod,) ^ Cestrum, M. Lesueur a fait^connoître sous ce nom, dans le Bulletin de 1^ Société philomathiquepour le mois de juin 1 8 1 5 , un genre d'animaux marins extrêmement singuliers, et qu'il est assez difficile de faire entrer dans leê eadres systématiques. C'est un corps libre , entièrement gela* tineux , comprimé , fort alongé transversaleàient , décroissant du milieu à ses extrémités, et bordé înférieurement de deux côtes ciliées dans toute leur longueur; la bouche est centrale, en sorte que l'on peut dire que c'est un animal rayonné, mais qui n'a que deux rayons extrêmement longs ^ aussi M. Lesueur* le compare-t-ii à un béroé que l'on supposeroit tiré latérale» ment par deux points opposés, sans lui faire perdre de sa hauteur.. Voici ce qu'il nous dit «ur l'organisation du seuir individu , malheureusement incomplet, qu'il a observé dans 1» mer de Nice, où ces animaux sont connus sous le nom de sahres de mer» Sa longueur étoit environ d'un mètre et demi ,. sa hauteur de huit centimètres , et son épaisseur d'un centi-> mètre seulement. Il nageoit dans une position horizontale , 1» bouche en haut; son mouvement étoit lent et onduleux. A travers sa substance extérieure qui étoit parfaitement transparente , on voyoit le sac stomacal placé au-dessus de l'ouverture de la bouche , et-qui^ se détachoit par sa couleur plus foncée^ du reste du corps ; de chaque côté de ce sac étoit une sorte de lanière appliquée sur ses parois, et qui avoit une autre partie mince et alongée, prenant naissance à son bord inférieur. Chaque lanière, reniléedans son milieu, diminuott beaucoupde grosseur à son extrémité buccale ou inférieure, et sejoignoit là à deux filets ayant toute l'apparence de vaisseaux y lesquels partoient à droite et à gauche pour se porter ^ en re« montant, jusqu'au bord inférieur de l'animal, et s'y bifur-» quoient* Une des branches suivoit cette arête , et supportoit les innombrables cils qui la garnissent, tandis que l'autre se recourboit jusqu'à peu prèsi au milieu dé la hauteur du corps , et , prenant ensuite une direction horizontale , se prolongeoit sans doute jusqu'à l'extrémité de phaqu£ appendice > mais un

oe pçut ralQrmer, ec» appendices étant ineompleii «ur Puidf^ TÎdu observé.

On ne connoit encore qu^une seule espèce de ce genre , que^ ]Vf. Lesueur nomme ce^tpum Veneris , le cesire de Vénus : sm couleur est d'un blanc laiteux d'hy drophane , avec de légers. Teûets bleus ; les cils irisés*. £lle est figurée dans le journal: cité. (DfiB.)

C£STR<£AU(Bo^), Cestrumy genre déplantes à fleurs mono-«^ pétalées, appartenant à la famille des solanées, trés-voisia des Vycium.^ dont il se distingue principalement par les fi]a-^ mens des étaniines non velus à leur base. H a pour caractère essentiel : un calice court, tubulé, à cinq dents; une corolleen entonnoir, dont le tube est grêle, àlongé, évasé vers som oriâce, et dilaté en un limbe 4 cinq découpures plissées ; cin<f. étdmines renfermées dans le tube \ les filament glabres^ quel-» quefois munis d*une petite dent; les anthères arrondies ; utk. styles le stigmate obtu&} une baie à deux loges;- plusieurs aemenees réniformes»

Ce genre comprend des arbrisseaux exotiques, dont plusieurs se cultivent dans les jardins botaniques de r£ur<^e« Leurst feuilles sont simples et alternes; leurs fleurs disposées eii> bouquets ou en corymbes axillaires, assez semblables pae* leur forme à celles du jasmin. Les espèces les phis Femar«<L quables et les mieux connues sont :

CestrcaU de nuit ; Cestrum noeturnum , Linn. ; ]>îlle9k<i ^ UorU EUhamé^j p^ i8S, tab. 1-55, fig. 18 5 ; vulgairement le^ galant dç nuU^ Son nom lui vient de ce que ses fleurs, à rap-% proche de la nuit, répandent une odeur assez agréable^, maift trop forte pour être respiré sans incommodité dans des^ lieux fermés ; elles se montrent dans les mqis d'aj^ût et de septembre ^ elles sont d'une couleur verdàtre , et naissent parfascicules 4ans les aisselles des feuilles supérieures ^ ellesi donnent des j>etites baies blanches et globuleuses* Les. feuilles» sont ovales-lancéolées» d'un>eau ver|. Cet arbrisseau s'élève^ à la hauteur de huit à neuf pieds* 11 est originaire dq TAmé^ rique méridionale^

Cbsteeau de lOijR; Ceslrum diurnum^ Linn»; Dillen^, HorU Eltham.^ p» 186 , tab. i54, fig. 186 ; vulgairement le gaia^iU de jour. C'est pendant le jour que cet arbrisseau répand l'ode hjt

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