‹ Dictionnaire des sciences naturelles, dans lequel on traite méthodiquement des différens êtres de la nature, considérés soit en eux-mêmes, d'après l'état actuel de nos connoissances, soit relativement à l'utilité qu'en peuvent retirer la médecine, l'agriculture, le commerce et les artes. Suivi d'une biographie des plus célèbres naturalistes (volume 5)Chapitre 41 sur 53 · GHE · texte numérisé non relu

GHE

CHEROOLING {OmitK)^ nom donné à i^n pluvier par les hàbîtans de Sumatra. (Ch. D.)

CHERRY DEANISH. {Omith.) Le3 Anglois donnent, au Bengale, ce nom et celui debirdofknowledgey au second calao du Malabar, de Buffon , variété du bueeros maloBaricuSy Gm. (Ch. D.) CHERRY-TREE. {Bot.) M. Swarte, dans sa F/ora Ind. oeeid. , £tque Ton nomme ainsi k la Jamaïque Vardisia timfolia^ à cause de la couleur trés^rouge de son bois ; et il ajoute qu'il ne faut pas le confondre avec Vehretia tinifolia^ qui porte 1» même nom dans les îles angloises. (J.)

CHERSŒA {ErpéL)^ nom spécifique d'une vipère du nord . de FEurope. .Voyez iEspiNc et Vipère,

Le mot ^tf^ctiit {terreslris) était, chez les Grecs, Tépithète d'une espèce d'aspic« ( H, G.)

CHERSONÈSE, {Géograph. phys,) Ce mot, tiré du grec, est employé quelquefois , suivant son acception originale , pour désigner une Presqu'île, Voyez ce mot, (L.)

CHERSYDRE. {Erpét.) Celse, jEtius, et d'autres médecina ftilciens, appellent ainsi un serpent venimeux, contre la morsure duquel ils proposent des remèdes, mais que naus ne sa* vous à quel genre rapporter*

M. Cuvier vient tout récemment d'établir sous le même nonv vn sous-genre dans le genre des hydres ^ de la famille dea ophidiens hétérodermes. Il fui donne pour type VoularMmpe y, serpent très-venimeux dçs rivières de Java, que nous avona décrit, dans le Supplément du l^^ volume, sou& le nom d'acro* chorde ^ bandes. Voyez Acrochorde,

M. Cuvier pense que par ^ipavS^oç les Greet entendoient la couleuvre à collier. Voyez Couusuvre,. (H. C.) CHERU-CHUNDA, (Boi.) Voyez Chunda, (J.) CHERUNA {OrnitK) , nom du lagapède , /e^rao Kxgopss, cat I>aponie, (Ch, D.)

CHERVI DE MARAIS, (Bot.) La plante ombellifère indiquée sous ce nom par Desmoulins , traducteur de Daléchamps y^ est le siser palustre de ce dernier yVœnatf'tha fis tulosdj Lînn,. ( J.)

CHERVJLLUM, ou Servhxvk (£o^), nom latin ancien,, suivant Dodoens, du chervi, tiam sisarumy qui est le diervi7ia. des Espagnols , le sisaxo des Italicnsi. Il est écrit çherviUa. par Daléchamps.^ (J,j

OHE 44»

. CHERVIS^ CfiiROUis ou Girolles {Sot.) , noms vulgaires sous lesquels on connoit la berle chervi. Voyez Berle. (L. D.)

CHETASTRUM. (Bol.) Vaillaut, dans les Méui. de l'Acad. des Sciences 9 année 1722 j avoit subdivisé en quatre le genre Scahiosay d'après la structure du calice propre, soit intérieur^ foit extérieur y de chaque fleur. L'un d'eux étoit Vasterocepha^ lus y dont Necker » adoptant ces genres, avoit changé le nom en celui de cliœla&trUm. Ces divisions génériques n'ont pas été admises par les botanistes modernes. ( J.)

CHETCHIA. {BoC) C'est, suivant M. Rochon, un hieracium. de Madagascar, à fleurs jaunes. (J«)

CHETE-ALHAMAR. (Bo^) Suivant Daléchamps^ ce n&n^ arabe est celui du concombre sauvage, espèce de momordique , momordica tlaterium* Le concombre cultivé est nommé ehœtha ou Chathe. Voyeï ce mot. (J.) CHETHA. {Bot,) Voyez Chathr. (J.)

CHETHMIE {Bot.) y nom àtVhiiiscus sjrriacus^ dans le Levant „ suivant Rauwolf. Tournefort le nommoit, d'après C. Bauhin, hetmia Syrorunty e| il parott ainsi évident que le nom François „ kelmiCf donné aux hibiscus ^ provient du nom syrien de cette espèce, (J.)

CHÉTOCÈfŒS {Entom.)y nom d'une famille d'insectes de l'ordre des lépidoptères, que nous avons proposée dans la Zoologie analytique, pour y comprendre toua les genres de papillons de nuit dont les antennes sont en soie , et qui pro* viennent, pour la plupart, de chenilles qui n'ont que dix on même huit pattes, et qui, en raison de cette organisation, traînent partout avec elles un fourreau qu'elles se filent, et auquel elles fixent des corps étrangers, ou qui se creusent des galeries tapissées d'une sorte de soie dans les s^bstances ani« xnales ou végétales, privées delà vie, dont elles se nou^rissent^ La plupart volent la nuit, et fuient la lumière du jour.

Comme tous les lépidoptères, les insectes parfaits de la famille des chétocères ont quatre ailes éeailleuses. Sous l'état parfait, leur bouche , sans mâchoire , est muoie d'une langue Toulée en spirale entre les palpes j ils ne peuvent, par conséquent, dans cet état, prendre d^autre nourriture que des ma* lières liquides (qu'ils absorbent par ïe canal que formeîlt les lames dç cet Qrganç que Ton nomme la Lakcce (voyez ce mot};.

ils correspondent par conséquent k cet ordre d'insectes ^c Fabriclus a nommés les glossates.

Le nom de chétocères, sous lequel nous avons indiqué cette coupe de Tordre des lépidoptères, est formé de deux mots grecs, l'un ^ctirtij qui signifie soie, et Fautre Kepaçy corne y antennes; ce qui tend à rendre l*idée d'antennes en soie, c'està-dire, plus grêles à Textrémité libre qu'à l'origine ou au point par lequel elles s'insèrent sur la tête, à peu près comme le poil ou la soie du sanglier: aussi avons-nous proposé comme synonyme l'expression de séticornes. Ce n'est pas, au surplus , que les antennes des insectes que nous avons réunis parce caractère , soient réellement simples et lisses : elles sont quelquefois divisées sur l'un de leurs côtés en lamelles, comme une sotte de peigne ; mais la tige sur laquelle ces dentelures sont reçties> est elle-même sétacée.

Trois autres familles d'insectes appartiennent à cet ordre des lépidoptères. Deux d'entre elles sont très-faciles à distinguer par la forme de leurs antennes, qui sont renflées où en masse y tantôt à l'extrémité, comme dans les globvlicornes, famille qui comprend les papillons, les hétéroptères, les hespéries; tantôt le renflement s'opère vers la partie moyenne, Comme dans les sphinx, les sésies, les zygènes, que nous avons nommés, les fusicornes, parce que leurs antennes sont en fuseau.

La troisième famille avec laquelle les chétocères pourroient être confondus, est celle des filîcornes ou némocères, qui comprend les bombyces, les cossus, les hépiales; mais dans ces trois genres les antennes sont de même grosseur dai\s toute leur étendue, ou en forme de fil.

Nous présentons dans le tableau suivant la dîvisîorfxle cette famille en huit genres, d'après la forme des ailes, qui indique des coupes assez naturelles.

!f.^ 1 i ( fendues ou divisées 8 Ptérophore.. étendues , planes , ! . , j • • » n »

*^ (simples, non divisées 4 Phaleke. i plane; ailes en triangle 3 Ckambr.

1 { • ■• 1 ( plus longue ,

/* •* ; ^-i' 1 aigue,à ! ^ 1 ® 4 ^

I toit < voûte, / ^ J que le corps. . 7 AlIucite.

inclinées, en ) * ^'"''^ ^'^ ^T^ ^ »**>>»* Ji^"g«*^- ^ ^ocrtîtLtfc. ^1 V arrondie. . 5 Pyriib.

« f arrondi, court 6 Teigne.

1 plat en-dessus, trds-long . . 1 LiTftoslE.

Voyez la planche qui représente chacun de tes gérres, et

Tarticle LiÊPiDOprims, et les noms de chacun de ces genres* (CD.)

CHÉTODIPTÈRE. (lehthyol.) M. de Lacépède a établi sous ce nom un genre de pousoiis de la famiUe des leptosomes , qui se distingue par les caractères suirans :

Deux nageoires dorsales; dents petites j Jlexthles et mohilès^ et tous les autres caractères des chétodons* ■ Le mot chëtodîptère est tiré du grec, et signifie chétodon à deux nageoires {^etlrti^seta; cS^Çj dens; Sic y dt/o, et "TrjifoVy pinna)»

Le CHiÊTôDiFTàaE de Plumirr ; Ckœtodxptervs Plumierii , Lac- ; Chœtodon Plumieri, Bloch, Tête sans écailles; caudale en croissant; forme d'une losange. Couleur générale d*un vert mêlé de jaune, avec six bandes transversales étroites, d'dn vert foncé : toutes les nageoires vertes.

Ce poisson a été observé par Plumier dans les mers de TAmérîque , où il aime à se tenir au-de»us des fonds pierreux, H. C.

CHÉTODON {lehth^oL) , Oiartodon^ nom d'un genre de poissons de la famiUe des leptosomcs.

Ce genre est très-nombreux en espèces dans f «innasus^ qui Ta ainsi nommé à cause des dents des animaux qui le composent , lesquelles soiit semblables à des crins pour la finesse et'pour la longueur : ^eiirti , en grec , signifie en effet la même chose que le eoma ou cœsaries des Latina,' et cti^ , dent. Ces dents sont rassemblées sur plusieurs rangs , comme lès poils d'une brosse.

Tous les poissons qui entrent dans le genre Chœtodon de Linnœus, semblent former une petite famille à part. Ils ont tous te corps trè&- comprimé , élevé verticalement ^ et les nageoires dorsale et anale couvertes- d*écailles. Ils habitent les mers dtB pa]rs chauds. Ils sont peints des plus belles couleurs , ce qui en a fait rassembler beaucoup dans les collections. Leur chair est bonne à manger. Leurs intestins sont longs et amples y -et leurs cœcums grêles , longs et nombreux ; ils ont une grande et forte vessie aérienne. Ils fréquentent généralement lès rivages rocailleux. Leur nom vulgaire , en {Vançois , est bandoulière.

M. de Lacépède a , le premier , reconnu que ce grand genre de poissons en renfermoit plusieurs autres très-distincts ; il l'a en conséquence coupé en plusieurs groupes , ne réservant le nom de chétodon qu'à ceux qui n'ont ni dentelures ni épinea

aux opercules. Les autres espèces sont réparties dans les g;enres

ACANTHINION « ACANTHOPODB , AcANTHUSB , ASPISCILE, ChÉTOOIF- TÈSBy EnOPIX^SE, GlYFHISODON, HO£ACANTHEy P0JIACANTHS9 POMA-

CENTRE, et FoMADASYs. Voyez ces mots.

M* Cuvier a encore divisé les chétodons proprement dits en plusieurs sections , sous les noms de Chelmon , Pultax , Heniochus, ËPHirrus. Voyez ces mots.

Le caractère dn genre Chétodon, tel qu'il existe aujourd'hui , %8t le suivant :

Corps ovale ; éjpines dorsales se suivant longiludinaUment sans trop se dépasser j dents petites , flexibles , mobiles ; bouche petite , hon prolongée en bec ; une seule nageoire dorsale; opercules ni dentelées ni épineuses. Voyez Leftosombs.

Le ZàBSE : Chœtodon striatus^ Linn. ; Bloch , 20S9 fig. 1 ; Rhomboïdes edentulus ^ Klein. Corps orbiculaire ; nageoire de la queue arrondie ; deux orifices à chaque narine ; tête et Opercules couvertes d'écaillés ; anus rapproché de la tête; teinte générale jaune ; quatre ou cinq bandes transversales ^ larges et brunes; les pectorales noirâtres; extrémité de toutes les autres nageoires noire aussi. Chair trè»-agréable. Des mers des Indes orientales.

Le CnjâTODON saiDi : Chatodon eapistratus ; Tetragonop^ terus /«ri'M, Klein. Corps ovale , nageoire caudale arrondie ^ tète et opercules écailleuses; teinte générale d'un jaune doré, ligne latérale courbée vers le bas ; une tache noire , ronde » grande , bordée de blanc , sur chaque c6té de la queue ; une bande transversale sur Toeil. 'De^ raies étroites et brunes se portent vers la Xéie , de chaque côté du corps y en partant dea nageoires dorsale et anale.

Ce poisson ne parvient pas au-delà de trois ou quatre pouces de longueur. Il habite la mer de la Jamaïque et celle dea Indes; on le pêche à Tranquebar.

Le Ch^odon tache noiee : Chatodon unimaculatus , Linn. ;. Bloch , 201 j fig. 1. Nageoire caudale en croissant; une bande transversale large et noire au-dessus de la nuque , des yeux ei des opercules; une tache noire, grande et arrondie, sur la ligne latérale; dos argenté , taché de jaune ; nageoires jaunàtre&s extrémité de la dorsale et de l'anale, et base de la caudale ]^ d un brun marron. Des mers du Japon et de l'Inde.

Le CoLUEE : Ckœtodon collarey Linn. ; Bloch , ao6,ûg. !• ' Caudale arrondie , museau un peu avancé, membrane saillante au-dessus d'une partie du globe de l'oeil, un seul orifice à chaque narine ; deux lignes latérales de chaque côté, la supérieure s'élevant du haut de Topercule jusqu'à la dorsale , et rinférieure s'étendant du milieu de' la queue jusqu'à la caudale directement ; deux bandes transversales blanches sur la tête; dos bleu , tête brune , nageoires jaunâtres. Du Japon.

Le Chétodon huit - bandes : Chœtodon oeto ^fasciatitê ^ BL; Ckœtodon capistratus; Perea nohilis , Linn* Caudale arrondie , museau un peu avancé , un seul orifice à chaque narine , tête et opercules écailleuses , ligne latérale très-courbe , et garnie d'écaillés assez larges ; huit bandes transversales brunes , étroites, et rapprochées deux à deux de chaque côté dû corps *, anale et dorsale bordées de brun. De la mer des Indes.

Le Vagabond : Chœtodon vagabundus , Lino. ; Bloch , tab« 204^ flg. a. Caudale arrondie , tête et opercule» écailleuses , deux orifices à chaque narine, museau cylindrique; teinte générale jaune ; une bande transversale noire au-dessos da chaque œil ; une bande noire , fléchie en crochet , vers l'extrémité de la queue , et étendue depuis la dorsale jusqu'à l'anale ; ces deux nageoires et la caudale bordées de noir ; un croissant noir sur la eaudale.

Ce poisson , dont la chair est grasse , ferme et d'une saveur agréable , vient àe» mers de l'Asie , entre les tropiques.

Le Chœtodon Klbin : Chœtodon Xleînii;^ Bloch , 218, 2. Caudale arrondie , un seul orifice à chaque narine ; couleur générale mêlée d'or et d'argent; une seule bande transversale brune et placée sur la tête , de manièrie à passer sur l'oûl; sa-» geoires d'un jaune doré. Des mers de l'Inde.

Le SéroN : Chœiodon setifer^ Pomacentre filamtnJt*^ Lacép* Caudale arrondie ; un filament très-long et une tache noire f ovale , bordée de blanc , à la nageoire du dos ; un' bandeau noir , bordé de blanc , passant sur chaque oeil ; raiet rouges k directions variées , sur les côtés du corps , dont la teinte gé^ nérale est jaune ; la plupart dea nageoires bordées de neir.

C'est une dentelure indiquée à faux au préopercule de ce chétodon , dans la planche 426 de Bloeb , fig. ii ; qui a eagagt à le placer parmi les pomaceatrea»

Le CocsBE : Chatodon auriga^ Forskaél. Le cuiquiime rayon aiguillonné de la donale terminé par un trè^-long filament; écailles rhomboïdales ; couleur générale bleuâtre ; quitta ou seize bandes courbes ^ brunes , obliques , de cbaque çdté du corps ; quatre bandes transversales, rouases, sur la tête ; une bande noire sur les yeux et sur le bord de la dorsale. Des mer» de TArabie et de rile*de^France»

Cnàiooo» AhÉnBQfSB't Ch»todon alepidotus* Y oyez Seseaihjjs» .

Ch^odon anneau. Voyei KOLACAMTaa.

CHixoi>ON AAOSNT4» L'abbé Bonnaterre appelle ainai l'acaa-» Ibopode. argenté* Vojres Aganï»opoms.

Chétooon AtjfiA» Voyez EifOfLOSK»

. Cs^Tonow AA^m^ C'e«t un PomagaHthe* Voyez ce mol. •^ CHéTa»ON aHous i Ch49^^ido9h argué. Voym ëthippos.

CnéTODON ^aasgt* Voyei^HoLACAn^viiB.

CpétoooK Asrviui V0yeB Pomacantma*

CH6roi>oii BSNOAU i ChtUodif^ffengalenêèSfBlùch, VoyesCtr- •Qisonoff*

Cv^(soPQV9Bhù9mAiSKi'iChaîiodonBoddatrtL V« AciiNraorooE. . Cfiéro^Qtf BOAPé-i Chalôdsn mafginatusé Voyez Giyphisodo^t. . Cmtion^» eBAX](}fEF.$ovta$ ; Chatodon^veisperiilio. Voy. Platax. . CtflIfOPOJ» iHItfaiin^icN ; ChaUodot^ okirurgus , Linn. Voyeis

ACANTHDILB.

•. Ç^ifonoir coaNu. Voyes Hsniogbus*

ChétodoN ftasIirBâf n Nicobaa ^ Cfca/edow ntdo^aivansis , Scbm Ç^est probablement le même poisson que Tbolacasthe géomé^ trique de M. de Laeépède. Voyez HQkACMtninE» ; CxévoBON A DBQX lÉPiNES ; Chotodon^dioeanthus , Boddaerf* Ce poisson paroîl être le .atéme que Tbolaeaiahe-duc. Voyez

HOLACANTHE*

Cj^jèfoppv poftADB PE PLiriiiiEm* L'abbé BiMinaterre appelle ainsi le pomacantlie doré. Voyez Pokagauthe* ^ Ç&éTOPON 90UBL&-AiGviLix>N ; Chœtodo» hiœuletUus , Bloch«

yoyes PUBMNADE.

.. CHérOnoN Qvc; Ckofiùdoit aux. Voyefc Hqlacantbb«

Cj*iaEOi>ON >EMrauEua, Voyez Holacantise.

'. CnéTOpON BNCBLADE ; ChcUodon enteladtta^ Ce poisson pan>ît |tre le même que le chelmon museau^alangé. Voyez Cheuh»k*

CaÉTonoN FAUCBfiUAi ChoUodomfidÊaimêylaitép* Voy. Ëra^nia.

Chétqdon FAtJciLLB; ChcctodoTi falcula. Voyez PoMACENTaK.

Chétodon forgeron ; Chœtodonfaher, Voyez Ephippus.

Chétodon gabea , Forsk. C'est Tacanthure noiraud de Lacépède. Voyez AcAfirrHURE,

Chétodon GALLtNE; Chœtodon galHiui , Lacép. Voy, Platax.

Chétodon GLAUQUE. C'est l'acanthinion bleu de M. de Lacépède. Voyez Acanthinion. • ^

Ch^od ON goutteux; Chœtoâonarthrilicus^ Schn.Voy. Platax.

Chétodon a grandes écailles ; Chœtodon macroUpidotus* Voyez Hbniochus.

Chétodon grison ; Chœtodon canescens. Voyez Heniochus et Pomacanthb.

Chbtodon guaïerve, Daubenton. Voyez Chbvauea. (H. C.)

Chétodon jagaque. Quelques auteurs ont donné ce nom au glyphisodon moucharra de M. de Lacépède, ChoUodon saxaUllsy Linn. Voyez Glyphisodon,

Chétodon lancéolé. Voyez Chbvalier.

Chétodon licornet ; Chœtodon uriicornis. Voyez Nason.

Chétodon lutesgent. Voyez Pomacantue.

Chétodon maculé ; Chœtodon maculatus , Bloch, Voyez Glx^

PHISODON* '

Chétodon mulat , Bloch* C'est un Hjolacanthe. Voyez ce mot.

Chétodon museau-alongé ',Chœtodon r os tratus, Voyez Chelmon.

Chétodon noiraud , Daubent. C'est Vacanthurus. nigricans de M. de Lacépède. Voyei Acanthure.

Chétodon orbe -, Chœtodon orbis , Blocb. Voyez^ Ephippus.»

Chétodon paon; Chœtodon pavo, Voye.z POiMACENiRE.

Chétodon paru. Voyez Pomacanthh.

Chétodon feigne. C'est Vholacanthus ciliarism Voyez Holacanthe.

Chétodon pentacanjhé , Lacép. Voyez Platax.

Chétodon peasien , Bloch. C'est l'acanthure noiraud de M. de Lacépède. Voyez Acanthurb.

Chétodon a petites écailles; Chœtodon microlepido tus y Gron. C'est Vholacanthus ciliaris^ Voyez Holacanthe.

Chétodon ponctué; Chœtodon punctatus , Linn. Voy. Ephippus.

Chétodon rayé; Chûstodon lineatus. Linn. C'est l'acanthure rayé de M. de Lacépède. Voyez Acanthure.

CbÉTOPON RHQMB0ÏD9. Vojez AcANT|tXf«I0N.

CnéTODON 8ALB ; Outtoàon sordidus. Voyez PoMACAiçrHB*

CuÉTODON 8ARG0ÏDE. VoyeZ GlYPHISODON.

Chétodon sohab. C*est un Aspisure. Voyez ce mot.

Chétodon soufflet î Chatodon longiraêtris. Voyez Chelmon.

Chétodon TACBETé ; Chœtodon guUatus. Voyez Cent&ogas- YÈas.

CnéTODON TéiRA ; Chcttodqn td^àl Voyez Platax.

ChétOdon TRicôLOR. C'est un Holacanthb. Voyez ce mot,

Chétodon veuve-coquette. L'abbé Bonuaterre appelle ainsi rholacanthe bîcolor. Voyez Holacanthe.

Chétodon zèbré , Daubent. ; Chœtodon triostegus , Lînn. Cest une espèce d^AcANTuuaB. Voyez ce mot.

CHÉTODONOIDE (lohthyol.) , nom spécifique du Plbcto- AiNQUE. Voyez ce mot.

C'est aussi le nom d'un Ldtjan de M. de Lacépède. Voyet «emot. (H. C.)

CHÉTOLOXES. {Entom.) C'est le nom par lequel nous avons désîgtié une famille nombreuse d'insectes à deux ailes , ou de l'ordre des diptères, dont la bouche charnue, rétractile, peut rentrer dans une cavité de la tête , et dont les antennes portent un poil isolé, latéral, simple ^u barbu. Ce dernier caractère se trouve à peu près exprimé par le nom tiré de deux mots grecs , Xfltrrff , soie , et \o^oç , latéral , oblique , que nous avons cherché aussi à rendre en François par le mot tiré du latin laterisetes.

Les diptères que nous avons ainsi rapprochés , diffèrent en effet de tous ceux du même ordre par les particularités que nous allons rappeler : d'abord des taons , des asiles , des sto* 'moxes, des cousins, enfin de tous les insectes à deux ailes, dont la bouche est formée d'un suçoir saillant, corné , et que nous avons nommés sclérostomes ; eÉsuite^ des otfstres ou astomes, qui n'ont, à la place d'une trompe ou d^un suçoir, que trois tubercules qui ne paroissent pas tenir à la nutrition. Da^ns une autre famille , la bouche , charnue et distincte , diffère de celle des chétoloxes, parce qu'elle est munie de palpes ou barbillons articulés , et supportée par un museau plat et saillant, et que d'ailleurs les antennes sont le plus souvent alongées, formées d'un grand nombre d'articulations distinctes, comme dan^ les lipulc$|^ les hirtées^ les scatopses, que nous

mxÉm nommés becs-xnouches ou hydromyes. Les seuls insectes avec lesquels ceux-ci pourroient être confondus, sont les aplocères; ils leur ressemblent en effet beaucoup par les formes et les habitudes j mais ceux-ci, ou n'ont pas de poil isolé sur les antennes, ou, s*iïs en portent un, il est placé k Textréjoiité. (Voyez l'article .Aplocères, dans le Supplément du 2.* volume, pag. ioo.) Nous présentons ici u^i tableau analytique qui indique les genres compris dans la famille des dip termes càétoloxes, d'après la disposition du poil latéral des antennes.

f /portée sur un col : corps linéaire « patplus \ tes longues ' 2 Calobatç.

courtj I r courbé^ co- j très- longues. . i Ùolychoïi.

rïmple, l tète j < lAi<{ue: pattes iordinures. . . 5Co»mib. •

à arti- j Isessile;] j fuseau 9lV(uuoir.

cle du / \ ventre 1 1 ( cacîièej { sini-

milieu^ loTalc-J pa- \ cuil- | pie. . 4 OifibfiHÈte.

\ant,«njlette:j lerofi, tciUé^ éTisÉiiKvs* , I ,. Jclresséçjjsess. .ioSyrphe.

a tête iisol. . 8Sârge.

plus long: f csKîliëes : corps à poils roid^s .... 7 EâiméoMTfe. .aateones adressées en avi^nt dans le repos» ... à TÉTAjirocÈREi

plumeux ou ( prolongée en bec : ventre vide .1 1 Cénogastri:.

^barbu: tête 1 non prolotsgée: ventre ûpaqlié ...... .lâMd^ucHE. '

Voyez les noms de chacun de ces genres. (C. D.) , . '

CHETUM {Bot,) y nom égyptien de la pulîcaire, jpsjlîiu^^ suivant Mentzel. Son nom arabe, cité par Daléchamps, est hascLva chatona, («f.)

CHEU-KUS. {Bot.) Dans Tabrégé de l'Histoire générale des Voyages-, on lit que le fruit du goyavier, psidium^ est ainsi nommé à la Chine. ( J.)

CHEUNCE, Bhunte, Bieuach {BotJ), noms arabes dé ïa^^ phodèle ordinaire, asphodelus rçLmosus, suivant Daléchamps^ .Tabernasmontanus et Mentzel la nomment cTieauce. Le nom de hurak est cité par Forskaèl pour V asphodelus Jlstulosus, (J.)

CrtEUQUE. (Ornitlu) Les habitans du Chili appellent ainsi l'oiseau qui remplace l'autruche en Amérique, et qui, de plus petite taille que l'autruche d'Afrique, en diffère surtout jparce qu'il a trois doigts. On en a parlé à la page 33o du i" volume de ce Dictionnaire, et l'on a proposé de substituer k la dénomination d'autruche de Magellan , sous laquelle il avoit ,été précédemment connu , celle de cheuquc, que Molina avoit employée d^ns^on Histoire du Chili. Ce terme simple paroissoit

èâVflretrptiîs'cônvcîiâWê' ^6ur désigner iii) oiseau ètfnt îes atf- <èurs syslëmatiques avaient formé le genre Jl?ïèa;'thaî«,-deptntf, M. d*Azara a fait connoitfe qfuë le (ïhéUqàe' ))ôrfôit au Paraguay lés nom/s de narida et tfe'iJJitfn*, et M.'Vreillot a adbptë', dans son Prod.roifae, le terme nandou, Afihnde'ne pas introduire de chahgemeiit sans riécessfté^ on dohnera la description A rhistoire dû cheuque sousVe dérûîeT toot; (Cà. D.) '• CHEVAL (Mam/Ti.), %</w5, Linn., de Cahalùs^ dont Iris Latiris parpissent sY'tre plus particulièrement- servis ponrJésigner un cheval de roâuvaisé bti dfc pe'tite race.

. Le nom de cheval > d^ahpr4 appliqué à ranimai auquel nou& le donnoni communément, est d/çiehu le npuLgénériqtte^^e tous les Buknaux qui lui ressemiblent par leur ^organtsaiiom j

. Les ^»vaux , en effet y fi:^*^ient parmi les ' mamnarifères^ ?n groap€^ès<-n»tur)[îk'méis.trÀi-^isoké-, «Jt il est impossible de les séparer les. uns dés âiitreijpourles diviser engroupd» partiel^ ; iM' ^^ constituent qu'un ««ul .genre 9 Git-^qe^genre , jpar ïi^x-^ porta^ce de ses caractères', peut difticilemetH; être réunira ceux d'un autre groupe : c'est çç que prouvent peut-être lis diverses plfiçp ;que les chevaux ont occupées dans le système généjcal dei mamniîfèites. Lihnaeus en Tait, im genre de ses iellua avec Thippôpoiame; Erxleben l'es plafcé entre hesf élépnans etles dromadaires ; Storr en ïït iin ordre^ 4istîhct qull piâ*^& après les i:uminans; Ulige^ , ,en. CLÇOser^aprcet 'oriire , le. mît i la suite de celui dés pachydermes ,'çt ^vant le^ cnameaux; et enfin, id.' G. Cuvier, dans son dernier, "taliléau du règne ahiiQal , n'en.fait plus qutune famille çle ses pachydermes, qiA est située après celle dés cochons, des i^h in oc éros , àes tapirs, <et immédiatement avkut Tordre des rum'iifàhs.

Quoique entièrement 'Herbivores, lés chevaux; n'ont poîilt plusieurs, estomacs comme les animaux ^p^^f^^ iTçurchus, et ifs he ruminent pas. l^oùs ont les pieds 'tei*nunés par un seul doigt et par un seul ongle .qui , à càùçe de sa forme , a pris le nom de sabot. Cependant ', on trouvé derrière chaque cânok les rudimens de deux autres doîgts.j ear^ct.è^é 'qui,aVec la simplicité de l'estomac, "et l'impossibilîtë de remuer les phalanges, rapproche lés clieraùx dé certains pachydermes plus que tous les autres mammifères. Aux jambes de,«devant, e*t ^grelquefoisà ceUesde derrièrèroh voitunèpàrfîenùe , cornê'é',

Vju'on' appéîlt eMlaîgne, ou noix. Leurs inolaîres sontâ coii* tonne plate, et au nombre de six de chaque côté, a Puné <êt à l'autre mâchoires; elles présentent une i^iire qui est tonstartimentlamême, mais qui est trop îrrégùlière pbu'ryoi/voir être décrite avec exactitude et clarté. En partant c^ii milieu de la dent, en dehors, on voit l'émail se courber à droite et à- gauche en demi-cercle , et redescendre de chaque côté,

'sans beaucoup d'irrégularité, jusqu'aux deux tiers de l'épaisseur de la dbnt ; là , du côté antérieur, il pénètre dans l'épaisseur de la matière, et en ressort en y dessihant un angle; ri y rentre ensuite de l'un et l'autre côtés, se rapproche, après quelques" détours , surtout du côté' postérieur , 'et s'ëlbigUe bientôt pour se réunir enfin à la face iiateme, après avoir trace la figui-e d'un- triangle irrégulier. Au milieu de la dent , à là '«ïàchoire sliplli*ieure seulement , se sont formées deux àuti^es

^figures par les mouvemensdé deux autres lames d'éjhail ; milb ces figures, très-irrégulièf es , ^e peuvent é§re comparées à rien. Les premières molaires seïnfelVmé^a*àbord différentes des autres; mais avec un peu d'attention on remarque que les différences qu'elles présentei^tMie Tiennent que de ce qu'elles sont plus étroites à leur partie antérieure ; au reste, les figures dé

'l'atlas donneront de ces dents une idée plus claire que celle qufc nous en pouvons donner par cette description. Les trois prè-

' mières tombent et sont remplacées par des dents nouvelles. Il y a huit incisives à chaque mâchoire , et deux canines, chez lès

' mkle^j qui se développent aussi quelquefois chez les femeHes ,

^ dans les espèces privées.

' Les yeux des chevaux sbiit généraletoent grands , à fleur de tête, et leur puiiilïe a la'forme d^uit carré long, dont le grand diam,ètre est horîrontal. Leur vue est exce'Uehte , et quoiqu'ils

■ ne soicnfpàs dés animaux nocturnes, ils distinguent nettement les objets de nuit. *

Leurs oreilles sont assez grandes, et la conque externe est

'^fôrt mobile; aussi ont-ils une ouïe délicate: c'est peut-être

■leur meilleur sens , et c'est ce qu'on observç cKei lés animaux

' naturellement craintifs.'Aû moindre nwuvement, à la moindre

'apparence d'un objet qui leur est inconnu, ils s'arrêtent et

' ëcoiitent avec la plus grande attention.'

' ' Letir' odorat est aussi fort délicat ; ils en font usagé fié-

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quemment, et dans tous les cas où ils cherchent à recoQnoUre un objet qui leur inspire quelque défiance. On voit par-là que ce sens leur a procuré des impressions nombreuses et variées. Leurs narines sont très-niobiles , et rintervalle qui les sépare est nu , mais sans organe glanduleu:^, sans mufle.

Leur langue est douce , et leur lèvre supérieure a une grande facilité de mouvement ; ils semblent quelquefois l'employer à .palper, et ils s'en servent pour ramasser leur nourriture. Ils boivent en humant. Ils ont le goût aussi développé que les autres animaux herbivores. En hiver , ils savent creuser la neige pour trouver leur nourriture.

Ils ont le toucher sensible: à l'attouchement le plus léger on les voit faire mouvoir leur peau. Leurs yeux ont plusieurs soies,, et leurs lèvres sont garnies de fort longs poils, mais qui ne sont point disposés en forme de moustaches^ Le pelage sur le corps se compose .de poils doux et flexibles; le dessus du cou et la queue sont garnis de crins. Les couleurs sont variées ^ mais .il est à remarquer que toutes les espèces, excepté le cheval, .tendent à se zébrer.

Le mâle a la verge très-grande , dans un fourreau dirigé en .avant; ses testicules son t. en dehors. La vulve n'offre rien de .particulier, et les mamelles sont inguinales et au nombre de . quatre.

Les allures naturelles aux chevaux sont le pas, le trot etle^ galop.

Les chevaux, par leuiV; formes, leurs proportions, leurs mouvemens , donnent l'idée de la force et de l'agilité. Ils ont le corps épais sans pesanteur , la croupe arrondie , les épaules aéparées par un large poitrail , des cuisses^ musculeuses , des jambes sèches et élevées, des jarrets pleins de vigueur et de souplesse, une forte encolure, la tète un peu lourde, mais dont les traits expriment la douceur ei la fierté , le courage et la prudence. ^

Nos chevaux domestiques , de taille moyenne et de race commune, peuvent seuls nous donner une idée des formes, mais non point pour lapijiysionomie , des traits caractéristiques des espèces de* c^ genre , qui ne se distinguent les unes des aiitres que par les couleurs ou par les proportions de quelles parties extérieures des organes des sens ou du mouve*

ment, et par quelques dispositions intellectuelles; tai e^s chevaux de selle , dont les formes sont si belles , les propcir* tîons' si élégantes^ les mouv^mens si légers, la docilité s! grande, ou ces chevaux épais et lourds que nous 'employons au trait , sont entièrement les produits de la domesticité : ils ne se conservent que par les soins de Fiiomme ; abandonnés à eux-mêmes et à la nature sauvage, ils rep^endroient les formes primitives de leur espèce, et perdroient toutes les qualités précieuses qu'ils tiennent de nous.

Les chevaux vivent en troupes nombreuses , et 'habitent les pays de plaines. Ces troupes sont conduites par ties chefs qui les dirigent et qui sont toujours à leur tête , dans les voyages comme dans les combats. La force et le courage ont seuls élevé ceux-cî, et, à mesure quç l'âge les affbiblit, leur autorité passe à celui qui , à son tour, se montre le plus courageux et le plus fort. Cette succession à la puissance occasione peu de démêlés fâcheux. L'individu qui a les qualités convenables arrive par degrés d'un rang inférieur à un rang plus élevé , et il se trouve enfin k la tête des autres par la seule force des choses , sans qu'aucune prévoyance, aucune volonté ait eu part à son élévation , ou s'y soit opposée.

L'autorité de ces chefs^est assez grande ; mais èlleie renferme naturellement dans les intérêts de la troupe. On les suit constamment et partout. S'il s'agit de chercher des pâturages plus frais ou des contrées moins froides , c'est pour l'avantage commun , chacun obéit ; s'il faut se défendre contre quelques ennemis, ils s' exposent les premiers au danger, et un instinct secret apprend aux chevaux que leur force est dans leur union : aussi out-ils bien soin de se réunir, deseserrer les uns contre les autres dès qu'une bête féroce les menace , et si l'un d'eux succombe , c'est ordinairement le plus foible, celui qui n*a pu suivre, s'il étoit à propos de fuir , ou celui qui a mis trop de lenteur dans •es mouvemen9s'iI falloitse former en groupe pour se défendre.

Les grandes espèces de chat sont, au reste, les seuls ennemis que les chevaux aient à craindre , et ils se défendent ordihaî-it renient contre eux avec succès : ils frappent des pieds , et surtout des pieds de derrière ,avec beaucoup de force , et mordent très-violemment.

Toutes les espèces de ce ^cnre appartiennent à l'Asie et s

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VA^riqi^e. |ltie é'eir est prouvé aucutie ni en Amérîqvtç , m 9» la Nouvelle-Hollande ; et ^ même en Asie ^ il paroît, que les con-^ ^rées natu^ejtes.à ces animaux sont seulement les plaines de^ .^iTartarie.

Le genre duclievji} et celui du chameau sont les. seuls qui. |i eus. aient fourni «desax espèces domestiques. Ces espèces s'acpouplent et produi^&t ensemble: mai^, malgré cette circoDSrtance, et tous les avantages que donne la domesticité pour développer certaines parties de l'organisation et former de» yariétéff, il'e^t à:feraarquer qu^on n'est point encore parvenu à transÇqriaer les ^nes ds^ns les autres -, les individus que ces. espèces produisent, restent toujours les mêmes et ne se reproduisent point. Ces faits sont une preuve bien forte contre le système des naturalistes qui prétendent faire dériver, les traits caractéristiques des espèces de quelques circonstances pure-, incnt accidentelles : ils montrent que ce systèmç ne repose que sur de vagues conjectures , et qu'aucun phénomène bien constaté n'eu fait, la base. Dans tout le règne animal, en*e£fet, ii, |j'estaucun cas qui puisse offrir des conditions plus favorable^ k ce sysièrae, q\ke la domesticité dés ânes et des ch,evaux, et leur accouplement. L'âne ne diffère du cheval que, dans Jea proportions d'un pctil nombre de ses organes ; de ses sabo^, de ses oreilleS; ^9 *a croupe, de sa queue, et. par quelques^ qualités intellectuelles : il a surtout plus de lenteur dans ses conceptions. .Quelle difFégrence, au contraire, n'y a- 1- il pa» entre le cheval sarde , si petit, si ramassé, si nerveux, et le cheval hollandais, si grand j^i élancé, si fnou; entre le cheval espagnol, qui joint à l'élégance, et à. la beauté des formes des inou.vemens si souples et une intelligence si prompte, et nos gros chevaux de trait, dont le corps massif et lourd est en si f arfaiie harmonie avec leur intelligence P £h bien ,. au milieu de toutes cesdiôerences, qui se reproduisent depuis des siècles, qu'on modifie encore chaque jour, jamais ou i^'a vu paroître une race av.ec les oreilles des ânes, et bien moins encore avec ies qualités, propres à cette espèce; et tout ce que nous venons de dire, du: cheval, nous pourrions le dire de l'espèce de l'âne , . qui donne aussi naissance k un grand nombre de variétés^ mais de laquelle jamais aucun chevaln'est sorti. On croit échapper à la.dijQ^culté en répondant iju'ii ne se forme plus de va*

riét^ftjflsaû, outre que ce^te assertioae»tuxie..çnreur>on sent afisn qu'il fau4f ^it indiquer au moins quand les variétés existftutesrse sont fçrmées, afin d'avoir un fait positif à avancer en. s^' laveur. Au contraire, tous les exemples sont défavorables à œttebypçthéser.lessquelettesdcsaniinaux conservés enuion^ie par les anciens Egyptien^, et qili existpiént il y a trois ou quatre ijûJU^ans^y présentent tous les caractères des espèces d'aujourd'hui: et nous n'avons aucun moyen de remonter à de plus anciennes preuves; car les rester fossiles d'animaux qui se sont consfrv^s dans les vieilles couches de la terre , annoncent tous des espèces qui ^'existent plus aujourdlbui sur notre .globe, . Le CH'EYMi Equus cabalusj Linn* Queue garnie de. crins dès Sti racine , couleur uniforme.

Cette espèce pi^roltéfre originaire delagripideTartarie; niais Qnçroitqu'onnerytrouveplusaujourd'huid'origînesauvage, et que les troupes de chevaux qu'on y rencontre quelquefois proviennent d'individus échappés à la d^^n^csticité. Cettq conjecture repose principalement sur ce que ces chevaux ont des couleurs différentes, et qu'ils redeviennent facilement domestiques. 3'il en est âiusi, nous ne pouvons pas £aire connpitre Tespèce du cheyal dans toute sa pureté, c'^est-à-dire entiéreuaeat exempte de l'influence directe de^homme, et telle que Ifij^ture r^uroit Xorn}i,ée , si elle eu^ tPHJpurs été abandoimée 4 eil^ri^l^ine. Cependau|, tous nos cpiUioeffs^ excepté la Nouy eUe^Hfflla^e 9 possèdent aujourd'hui çlf^s ch^v^u^ redeyenus indéj>end4ns depuis bien des .géiiéraiioQs , et qui par conséquei^t qnt dû se rapprocher jusqu^à un certain point de Tétat de nature, et perdre quelques-unes des traces de la domesti- ^té« Ce .sont eu;^ qui pourvoient le plu^^ûfeitjient donner les traits généreuse 'de Ijeur espèce libre i mais nous avons sur ces animaux des rens^ignemens si imparfaits, q|i'il est impp$;$i.ble d*eii^ tirer des notions générales trés-pr^eises. Les obsierva^ions des voyageurs ne se rattachent e^tfe elles par aucun poijpt;^ iis semblent avoir parlé d'espèces qja. ,àf^y^riété$ différentes j et, eoopre n'ea disent-ils pas même aj^^ pour établir, ce qu'oi^ pourront raisi^anablemeat conjecturer, que les chevaux ren* dus à l'état fafivage n'ont pas repris partou^^^e^ mêpes caractpres, et qu'ils présente|it9danschaquecoatp4f:f<jeAfl}pdii6catipns

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