‹ Dictionnaire des sciences naturelles, dans lequel on traite méthodiquement des différens êtres de la nature, considérés soit en eux-mêmes, d'après l'état actuel de nos connoissances, soit relativement à l'utilité qu'en peuvent retirer la médecine, l'agriculture, le commerce et les artes. Suivi d'une biographie des plus célèbres naturalistes (volume 5)Chapitre 42 sur 53 · S CHE · texte numérisé non relu

S CHE

ils ont ressenti l'influence. On sent combien les chevanx san-' vages , envisagés sous ce rapport , offriroient de remarques curieuses pour l'histoire de leur espèce, et de vues nouvelle» pour celle des animaux : ce qui manque surtout à Thistoire naturelle, aujourd'hui, ce sont des recherches sur Finflnence des causes extérieures sur l'organisation.

Pallas à décrit une jument sauvage , très-jeune et très-privée, prîse dans le pays situé entre le Jaïk et le Volga. Les chevaux libres qui habitent ces contrées, sont fauves , roux ouisabelles,* en été ils s'avancent le plus qu'ils peuvent du côté du nord, pour fuir la chaleur eiTles mouches, et s*e procurer de meilleurs pâturages. Le poulain décrit par Pallas étoit Isabelle, el^ ses crins étoient noirs : comparé à un poulain domestique, de race kalmouque et du même âge ,sa taille étoit plus haute, ses membres plus forts , sa têfe plus grande, ses oreilles plus longues, et il les portoit habituellement couchées, comme le cheval prêt à mordre,- son front étoit bombé; sa crinière très-épaisse descendoit jusque sur le garrot, et sa queue avoil ïa même forme que celle du cheval privé; ses sabots étoient plus petits et plus pointus, et son poil étoit frisé, principalement sur la croupe et vers la queue.

' Léon l'Africain et Marmoî parlent aussi de chevaux sauvages en Afrique : mais ils se bornent à dire que ces animaux sont plus petits que les chevaux domestiques , queleur couleur est cendrée ou blanche , et que leurs crins sont courts et hérissés i ce qui est bien insuil^sant pour en donner une idée exacte rib se servent d'ailleurs des mêmes expressions pour parier de ï'àne sauvage.

Nous avons des notions plus étendues sur les cbevâHic qui sont rentrés dans l'état de nature en Amérique. Plusieurs voyageui^s en' parlent avec ' détails , et M. d'Azara le fait avec son exactitude ordinaire. Il paroît que, dès les preiftiîers temps de Parrivée des Européens dans' le nouveau coatinent, plusieurs cheVausé^ furent abandonnés à- eux-mêmes , et qu'ils se propagèrent assez promptement : ils étoient autrefois très-communs â Sàint-ÙDmîngue, et ils diffëroient déjà par quelques traits de la race espagnole, qui leur avoit donné naissance'; leur tête étoit plus grosse , et leurs oreilles et leur tbn jihss longs. Maîs^ c'estsurtout dans le continent de VAmé*

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rl^iie méridionale éi aii'sud de la Pfôta -que ces anîinaux se 96rrt multipliés ; leun nombre est si considérable qu'on les ren- <rônlre par troùpes^dfc dix mille individus. Ils tirent aussi leur oHgîne de qru^lt|ue rkte espagnole; et, comme les chevaux dormestîqucs dtf Paraguay , ils on-t perdu de la taille, de l'élégaiice, de la force,' de la légèreté, de la beauté du pelage de leur souche primitive; leur ièie iest 'devenue plus épaisse, leurs jambes plus grosses , leurs dreiHes plus longues , leurspoîls plus grossiers. La couleur la plus coinmune parmi €es chevaux est le bai-èhfttàin , ^t on en voit, mais rarement, de noirs. Ces nombreuses troupes de chevaux* saiïvages se* trouvent dans les contrées immenses et peu habitées qui s^é-. tendent des rives et la Pkta jusque chez les Patagons. Cha<*^ cune d'elles habite un canton particulier qu'elle défend, comme sa propriété , contre toute ïhvasion étrangère , et qu'elle n'abatidoniieque lorsqii'elle y est forcée par la faim, ou par quelque ennemi puissant. Ils marchent en colonnes ser-rées , et lorsque quelque objet les inquiète , ih s'en approchent à une certaine distance, ayant les individus les plus forts à Teur tête, l'examinent attentivement, en décrivant un ou plusieurs cercles à Tentour ; s'il ne paroltpas dangereux, il» s'en approchent avec précaution ; mais , si les chefs ont cru recon^ noftre des dangers et donnent l'exemple de' la fuite , la troupe entîière lès suit et ne reparoît plus.

• L'instinct qui porte le$ chevaux à se réiinir toujours en famille , rend la rencontre de ces troupes sauvages très-dange* reuse pour les voyageurs, parce qu'elle les expose à perdre pour jamais leurs chevaux. Lorsque ces hordes aperçoiveni âes chevaux domestiques, elles les appellent avec empresseinent, en passant k leur portée autant que la prudence le leur permet ; et , si ceux-ci ne sont pas gardés avec soin y ils s'enfuient, et on tenteroit en vain de les rattraper.

Ces chevaux sauvages s'apprivoisent et deviennent domes' tiques très-facilement, même lorsqu'on lesprend adultes; les Américains les saisissent au moyen de longues cordes, qu'ils lancent avec beaucoup d'adresse , et dans lesquelles: ils enla* èent les animaux ddnt ils veulent se rendre -maîtres.

Nous voyons du moins par ces détails , quoique peu nombreux., que la nature teadà ramener l'espèce de cheral à une

Uill^ mojciii^ jklm donner une téjte tpl^s, forte , des* ortiOc^ piu» graades , ^es membre» plus épjàis , mi, g el^ge, plus grossier $ laais qu'elle a'exerçe qu'une très-légèriç ^ction^uir son inteUi* geiBoe, et qu'on les réduit sans peine; so^s^le [oà^. dfi la dômes-. ti(;Ué^, tfiudis q^'ii faudroit dei soius inâois po^ir leur, rendre leur gcâud/e taille ^ et' surtout leurs p^ojpfQrtifi^s.éië^ai^tes. Ce phén<;»Uii^pe , #uqu^Jl ou n'a fas fait s^^ei d'attention, potirjmi servir à en expliquer ui^ a.utre ^ qui a toujours paru fort i^ma^V^ble : je -veux, parlfgr :d,Q l'jçntif i^ disparition de plusieurs . espèces dome^iques. d^^réjUt sauvage. En elfet, si eos espèces ont re^u 'Originairement 4p9 dispositions aussi prononcées à s'attacher ^^l'hqmn^e et ^i^'^ervir, que celles que pous voyons aux €hev<auxrfdev^i»i|^sa,«iV9geSy çtqui, sous toUâ le£l rapports physiques , ont déj^i'éproi^yé de si grands flbaijgenier^^ ii ^t fa<fii|t; de concevoir qu^ leur association à l'espèce humaine a dû être ua des premier^ effets de notre iniliten^ç.su relies , et que, dans toutes les contcéçs pùuous avoos péftétré, n^us avons rapproché cie nous dos animaux qui pou- Voient iious être utiltss, et qui», pour cela,, uVxigeoieut près-, que aUiCun soin de xu)trepart* Çestainsi;, coiiune on l'a justement obstj^v^y que iej» pjremiers af ts auxquels notre industrie a douve naissance, ont iHi. pourfonrdemens les .phénou[iènes ^ui ae:pi;ésentoient natureMeuient à nous, et qui n'avoient besoin , pour être produits, .qu^- des circonstances les plus ordi-j paires, et qiui se p|tssoieiu|tlQ plus habituellement sous nos yeux. Les grandes troupi^ dont nous ^vc|us parlé se forment de familles composées d'un mâle et dç plusieurs fetuelles,. qui JItti appartiennent et lui obéissent, qui sei réunissent toujours autour de lui et le suivent partoul^ C'est au printen^ps que les besoins du rut se font sentir, et: la. gestation est de dnuze mois« Le poulain naît couvert de poils i les yeux ou** verts , et arec aa$e% de force pour >se soutefiir et maichcr* Quelqbi^ jours après la naissance,' on voit parollpe les deux incisives mdyeun€$ k chaque inàchoire;j à li^ois ou quatre mois, eu viennent deux autres, à cdté des,pjrei|iières, Tune à 4lroite et l'autre à gauche ; eitiin, lesd^eux d^rniè^es se montrent à six mois environ, CeS'd^nts s0nt des dents de l^it, qui se reproduisei^t diuis le même OA*d«e , ent^e deuj^ ^tir^is.^MOS, ^ à fliiisinitirvaUt sxie six mois ; dexM^ie .qu'en deux ^$.4 P^^ J?^^ ^^

CÏÎB 4«^

tr«vaU d^HiettenQttveUe.d^iititioti esttttmntéthe pàuhân tette pe^d^iit douEe moîs environ, «t don entier. développement a l4«u y^rs la ciji^)ii«i|ie aniiée. Les cherftitx'iili^^ea pourraient* yiyjpe de tre^t^e à q^araniçani» Dft-o^leuff; jeanesse , on recan«« noit leur.à je à leur^ i^&iy «#« Ces donts ihi 1 5 à ieuT'piartiestLpë^ T^eure 9 »n creux qui s'eQj^ce petit à petit par l'usare, et Mi* v.ant 4es xig]^» as^et constusiilea pour que chàqile- degré d'usure corresponde à un e$p^ee de temps déteffatiné. ; Les incisives de lait sopt plus blanches quje eelles qui viennent apte;»; celles ^nt aussi«plus droites , et ont à leur base un collet' ou rétréoissen^ent plus znarqu^ : à quinze mob,enYÎron, celles qui Qnt parv le^ premières commencent à perdre leur cavité par Teffet de Tusure; ceUes qui diont venues ensuite nemarquent plus vers Le vingtième mois; enfin., après deux ans, la cavité des dernières est effacée à son tour. Nous venons devoir à quel' âge ces dents sont rei^pLacéea par des dents adultes ; celles-ci. perdent leur crçux dans le même ordre que les autres; les.pre-^ i^iéres, à la mâchoire inférieure, entre quatre ans et demi et cinq ans; les secondes entre cioq et six ans, et les dernières entre sept et huit ans. Les incisives Supérieures s'usent après les autrea'Lesf:/ivités des deux moyennes disparoissent vers la hui<* tiéme aftnée -, celles des suivantes vers la dixième , et celles des. dertUèresversla douzième. Les différences qu'on observe dansces divers changemens 9 tiennent aux races, et même aux indi-> vidus , qui arrivent plus ou mXiins promptement à Tétat adulte* Après la d(Ni2ièqie année) on n'a plus que des règles fort i^idertaiites pour juger de l'âge des chevaux.

Le& sens, de ces animaux sont , en général , assez délicats, comme noua l'avons vu dans noâ généralités. Chacun connoît leur voix., qui prend des tons différens, suivant les causes quile9 portent à la faire entendre .: les femelles hennissent moln& souvent et^vec beaucoup, moins de forcé que les i mal es , etla^ castration rapproche^ sous ce rapport , £eZiii«ei de la femelle. . hes caractères int^lectuels des chevaux consistent surtout. dMi^ Itt sietteté de leura perceptions , et dans l'excellence d^ letir mémoire ;.oar c'est st«r l'association des impressions qu'ilA ont jitfÇites iqUe vepofe ti|ut ee que leur, éducationt^présente^ d-^tttrabrdipaire' et peui permettre .

. Si jioii&;eofiAidéroliâi'iesp0C£ dtt«beval )| ^anaka variétés que

la domesticité y a produites , nous le verrons , tantèt se rapetisser jusqu'à la taille du daim , tantôt s'accroHre jusqu'à celle du dromadaire; acquérir rélégance et la légèreté du cerf, ou la corpulence et la pesanteur du hœuf. Quelques races nous iRontreront une tète petite et efiilée , des yeux vifs, des oreilles fines , dirigées enr avant , des naseaux larges et mobiles ; d-autres , au contraire , auront la tête lourde , les yeux ternes , les oreilles grandes et couchées eo arriére , des naseaux étroits et fermés: les uns ont le chanfrein arqué , les autres Tont droit: ici le pelage est ras et les crins peu fournis, là les poils et les crins sont frisés ; ailleurs ils sont longs et soyeux ; et nous pouvons observer toutes les couleurs qui résultent du fauve , du ifoir et du blanc , mélangées dans toutes les proportions. ■ Les allures offrent aussi des différences. Certains chevaux , en marchant, relèvent en même temps les deux pieds du même côté; c'est l'amble : d'autres galopent avec les jambes de devant , et trottent avec celles de derrière ; c'est l'aubin : le pas relevé consiste à relever , non pas à la fois comme dans l'amble, mais successivement, 1q8 deux pieds dtf même c6té , etc. L'édu-' cation développe quelquefois la force des chevaux à un pointsup* prenant. On dit queles bons chevaux arabes peuvent faire jusqu'à cinquante lieues en vingt-quatre heures, et que les chevaux tartarés font quelquefois des courses de plusieurs jours sans s'arrêter que pour manger quelques poignées d'orge* On' a vu des chevaux anglois parcourir jusqu'à quatre-vingts pieds en une seconde , ce qui surpasse la vitesse du vent.

Les qualités morale n'ofïrent pas moins de diversité que les qualités physiques : les uns sont d'une intrépidité que rien n'arrête , les autres d'une timidité que tout effraie; il en est qui sont aussi reàfiarquables par leur mémoire , leur prudence , la facilité avec laquelle on les instruit , que d'autres le sont par leur étourderie , la foiblesse de leur Conception , leur entêtement, etc; Toutes ces différences pourroient former les caractères d'autant de races, et elles doivent être considérées ainsi par les naturalistes , car elles sont constantes et se propagent. Malheureusement les chevaux n'ont pas été étudiés dans les variations que chiicun de leurs organes peut éprotrver , > et celles qu'on admet communément se caractérisent par des modi£eations. plus ou moins nombreuses et de natute trés-diffé-

xente. Chaque pays a Ses races de chevaux:, qui oat^été fevifiées suivant la nature de ces pays et les hesQÎqs des peuples;qf i-l^ habitent* Les Arabes ont cherché à étendre et à conserver Iqs qualités du cheval -de selle, la légèreté, la vigueur, la deciUté. Dans les contrées agricqles, on a parti<;uliér;?i|if nt soigné .les races propres au trait , au labourage. Les pays du Nord , qv| la végétation est riche, ont donné naissance aux chevaux de 1^ plus grande taille: ceux du Midi ont été moigs favorables 9Hi 'développement du -corps $ mais ils ont donaé de la vigueur,, de Ténergie. En général , c^est sur Tusage auquel on destine les

• chevaux , que leurs variétés sont établies; et , sous ce point ^e vue, très'différent'de celui sous lequel , Thistoire natuireile devroit les envi^ger , elles peuvent être,, rangées dans' ti^ divisions principales : les chevaux de 'course, les chevaux 4P bat , et les chevaux de trait , parmi lesquels on pçurroit former encore de nombreuses subdivisions. No u^ extrairons ce qii^ nous croyons devoir en dire, de Timportant ouvrage de

. M. Husard , intitulé : Instruction sur raméUoratioa des ch^-

• vaux en France.

Chevaux aeabbs. Le cheval arabe est , ^aiis contredit ^^ }p premier cheval du monde* Il n'est pas beau, d'après Fidé^qu^ nous nous fermons de la beauté des chevaux en généraL 11 n la tête presque carrée^ le chanfrein creax plutôt que busqué, l'encolure droite et quelquefois même renversée, ce q^'on appelle enoclure dç.cerf. Cette conformation, que Ton a regardée comme un défaut, est donnée p^r la nature à tous les . imimaux qu'elle destine à fournir deloqgue^ C9u;«es;et ilsu$[|t de connoitre les premières lois de la physÎQlpgie animale ^i eelles du mouvement, pour en sentir ja néces^té* Ge cheval a la peau fine , le poil ras, les vaisseaux saoguins très^app^cç^v ; les apophyses, qui servent d'attaches aux muscles, sont. fortement prononcéeis ; les muscles le sont eux-^émes, et &e^4£f' ainent bien sous la peau; les articulations sont larges et fortes, exemptes de toutes ces tares si fréquentes dans nos races communes. Les jambes sont ânes , et ne sont pas plus chargées de pojl . que le reste du corps; les cordes tendineuses de ces parties sont bien détachées des canons, et le pied est excellent et sûr. La . taille ordinaire est de quatre pieds six k sept pouces. Le cheval arabe est sobre , se nourrit aisément et de peu de chose : (m lui

donne, au couctier du soleil, cinq à six livres d*orge, et (juel* quefois-, sous la teifte , un peu de paille d^orge hachée^ Il fait haBHuefletoenl dix-^uit à vingt lieues par jour, quelquéPois darstttage. Il eue difficilenient, ei il est long-temps en état de aêi^lpi; il a n'A fonds d'haleine pour ainsi dire inépuisable. H ^ttt voir ce élieval ,' courant sons l'hoitime , dressant la tête 'et 4*eiicdlure de mânîéTe à couvrir enCîéremenf son cavalier ; portant la queue en l'âir et en trompe, avec une vigueur ef une grâce que nous avons inutilement cherché à imiter par •une opération aussi inutile que barbare. Tout dans ce chevtfl 'Bnhonce'Ia durée, la vigueur, -là force «ft la 'bonté-: c'est cette 'réunion de qualités applicableâ à' toun leà uaagcs , et qu'^l-cMiitfiBUnique éminefUitieht ksès deséendatis^ i)ui le met au premier rang sans rivalité.

'Les Arabes distinguent deux racés dé leurs 'chevaux! Time 'parikitementp^re-) dont'ib-ont la généalogie positive de temps 'imihémoritEd^ et qWik nomPmeïit \othlahi, kohejle qm kaiUian, Les Arabes ne font^4kKitpir4ei9 )uniem de cette race qu'en présence d'un témoin qui reste vingt jours auprès d''elles, pot/r 'être sûr- qu'âul^utf éAllbU commun n^'lës déshonore. Quand 'elles meétent bas , lé même témoin> doit égaièment être frésent ; ^le certificat de la naissance légitime' du poulain cH expédié juridiquement dans ]fes-âe|»t premiers ^ourrs. Cette précauti^Vi ikit voir combien les Arabes sont jaloux-^ de conserver la race •de leurs 'clieîiraux dàhstoute sa pureté. >L'autre race n'esta à propreAént paHer , qu'une' dégéméràtion «« -un croisement éis ^)ft première, doât la généalogie -est inconnue; ils la UGtntuènt ^adischi on ht^ih,* ' - *

La première T^te ^est la tnellleure ^ -et est prinCFpalemettt élevée j^ar les Àrjlbes^édduinâ \ entre assura, Merdin et la "Syrie.- Ik vendent lès étalons de •c^ie' rate asseï faci^teent , * quoît^ué très-cher ; mais ils Tte vén'déHtp^' k« jumens : ce^n'est , -pour ainsi dire, que par supercherie ou\à force d'argent *qu'oti ■ peut espérer d'en obtenir. Ces jumens jouissent exclusivement du privilège de transmettre la pureté de la race à leurs desceii- ^ dans, et c'est toujours par les mère^que-ron compte les généa- 'logies,

' 'La seconde i^^ce sert -à lous les usages oWînaîres de li dé- "^xnesticîté. ' ■' ' -î-^ • •- — ' •'• *• . . J - - -«- ^ . . -- \ ^ : .*

' Dà ne fait jamais couvrir les JUirt^ns âe'lft' pf^ptiiière race par làép étalons de la seconde î et, lorsque cela ^-rHVe f^ar^hasur^i^ lé pbulain est 'réptitë dé larac^ du père, lândjs '^'uii-eoiK- *thiire il arrive souvent de faire couvrir les j-uaneÎB^de la b«v «c'onde race par des étalons kochlanij et dans ee cas- le po4^ •laîn est toujioiiT^ i'épulë de la race de la mère. Cels^ticitbk ï'îdée avantageuse cjuir ïesArabesrdnt dé leur preniière Jracd, "ftlièe bien propre à -là conserver dans toute sa pureté- ça eç ^excluant tous les mélanges; . - '.-'.' ^*

' Le* cheval a'^abe améiîore tontes les races, même fc^ilds 'qoi sont phis grandes que lui , et de figure teuiyk^^i'éiïïé* Tente. On peut dirè'qti'en fondâirt-ses formes dans é^lèff 4k: la race qu'il croise,' il lui connnumque ses qualités.' ©e n'psit )5âs toujours Ma première génération que cette fonte de (Vlwriefc est sensible /.par exemple^ un cheval arabe, croisé avëe^ftiè fument normande, ne donnera pas un -fteau ponlMn :"iïiais 'te poulain , excellent par les qciaîités de'^es aséekdà'Â^^ <<ài ^donnera qui seront plus beafux*eraussi Hobs qui lui, » "^

CHEVAtx PÊRSAN^.'Le^'cîitTaux persans sdntV ap^ès- lé» ai^'li^ 'dont îls descend en t,ceorx'qul;j ouïssent âéià raèîltetfr'e r^pu-

%atîon. îls sont dans % cas de parcout'lt^aùssî Vit^V'^^^'^^**** pliis'Vîte qucf cetjx-ci, tiTï certain espace -de' cheHlinf'iflSîè tîentôt le çlievàl arabe pi'ewdrà le feevant.*'^ • •• ^ ' ' il c / \t ' ; T.è cheval persan fe la tête phiiifïnfe''ëtlat[lrbtipéiteîfeliSc ftdlé qu&lè chevalaralre.ïly a, au n6rVï'déià'Pérse,uhc race pli* 'forte que lÎToS 'Chevaùx nofrtiàiids , qirVn' laisse paitre 'fïèA^aht liult à neuf mois de l'atinée dans les pâturages* abôimltkîs -du thirvan, duMa^cildâfan: les cfièvàui de cette !rateè^¥oét4<eî- '(Cherchés pour'lû^c'avaTërie. ' "^ :"''...•%

■ Les Pefsans'soîîîneiit iBurs racés et les consenreit aVèelt Wême ^oin que lés Arabes." ^--r"'- *i " - • •* •••: i -'' Le cheval ji^rsari à 'été' ti'anspôrté tn Angleterre ;'*]^ëndrittt le règne d'Elisabeth , ^t y a doniié 'd'excellentes' productr<Jris«; Vnais les AngVoîs lui ont préféré le cheval arabe, dès 'qu'ils ont 'été k portée de se le procurer et 'd*en reconnoîti'e les âninftagès. . . -•- . .. )

Ch'svaux, BARBES. Lés chfevâux barbes, oU delaBarbart-Cj-ètt <l<;s*Êtafs bai'baresques, ont l'enooluremieux faite tjiie !eaf*h>e* Vaûiitfafees/oii^plaftôrt eîif est^liiîAalidt i'éitatj^i^oii'i'^tit

mieux sortie du garrpU far conséquent, i^ sontmoins propres à courir que le^ premiers; aussi sont*iIs plus recherchés pour le .manège q^e pour tout autre exercice. Ils ont la tête plus fine -que les. arabes; le chanfrein, au lieu d'être creux, comme dans ceux-ci , est assez ordinairement busqué ; les épaules sont plates , la croupe un peu longue, et ils sont assez souvent long-jointés» Le cheval barbe a plus de %ure que le cheval arabe ; il est à peu prés de la même taille, et on en voit très-rarement audessus de quatre pieds neuf pouces. Il est froid dans ses allures ; il a besoin d'être échauffé et mis en train peu à peu : alors .on lui trouve le nerf > la vigueur, la vitesse et lajégèreté qu'il tient du cheval arabe dont il paroit descendre. C'est dans le royauine de Maroc et de Fez qu'on trouve aujourd'hui les meiUeu» chevaux barbes; au reste, les Maures sopt loin d'avoip de leurs cbevaux les mêmes soins que les Arabes.. i CufLYAVx TURCS. Çes chevaux approchent du cheval arabe, 4pi(t ils sont aussi une descendance t ils ont , comme lui , l'encolure droite et assez ordinairement effîlée ; lejur corps est plus ioiùget Içurs rein^, plus éieyés; mais ils ont les mêmes qualités»

CHEVAI7X'TAaXAR&5, TRANSYLVAINS, AONGROIS , F0J;.0N0IS. ToUS

«ces chevaux sont également sobres , légers , vigoureux et bons 4:oureurs. Ils sont rarement beaux: la tête est carrée, la. crinière longue ; ils ont peu de corps, ce qui fait ^que,. quoique de anêmf taille que Les ;Che;v.aux. arabes, ils. paroissent cependant plus haut montés sur janibes: ils ont les.pie^s très-solides, le sabot un .peu étroit eties talons h^uts.» ce (^iii est cause qu'iljs arrivent promptement à être droits sur leurs membres. On peut xeinédieràce vice p^run,e ferrure appropriée. Quelques-unes de ces races ont les naseaux fendus ; cette opération les empêche, dit-on, de ^hennir, ce qui est avantageux à la guerre: la plupart aussi sont marqués sur l'une .des cuisses , et ont le$ <>reilles- fendu es > comme, npj^ chevaux de^'éforme. Au demeurant, ils se ressentent de leur orisine arabe.

Chevaux espagnols. Les chevaux d'Espagne ont la tête uj^ P^u grosse et forte , et sont quelquefois ce qu'on appelle chargez de ganache. Le chanfrein e&i assez ordinairement busqué; les oreilles quelquefois attachées un peu bas et généralement trop longues; l'encolure forte ^ trop charnue , chargée de beaucoup 4e ,c&^SJ Jes épaules et Jçj^Jtrail. sont iar^jes, ^éjofiés ;. les Tçin$

SntiM et qtielquefdis bas^; la croupe Je plus cdmtattiiiémeQt comme celle des mulets; la côte^çst bien arrondie; ils sont )oQg-j ointes ; le pied en est serré -et les talons eo sont tis pe«( hauts \ mais ce défaut tien t moins peut-être à la nature du chet val , qu'il ne tient aux vices de ia ferrure espagnole. Ces ckevauxi bien étoflTés , et qui ont quelquefois un peu de ventre^' paroissent bas et pr^s de terre i quoi qu'il en soit , ib ont leé mouvemens trè»-souples , beaucoup de grâce y de counge y de feu et d'action ^ et sont avec cela, trés-docil^s. On peut es faire non^seulement d'exceilens chevaux de manège i où ils <i0nviennent mieux que tous autres; mais ils donnent aussi de ^ès-boos chevaux de cavalerie.

Ce soBt> exclusivement au reste de l'Espagne » les rojauiiies d^Andalousie , de Grenade et la province d'Ëstramadure , qui sont en possession de fournir les chevaux les plut distingués i mais c'est particulièrement, l'arrondissement de Xérès qui possède les chevaux les plus estime. On y en trouve deux races parfaitement distinctes : l'une 9 remarquable par se finesse et ses belles proportions , qui., à l'exemple de nos che^ vaux Umousins » ne prend tout son développement qu'à six ou sept ans ^ et s'est conservée dans tojute sa pUreté4UChJùrtfeuse' de Xérès et ches un petit nombre de propciétittres ^ oaue luv reproche que d'être ti^op long-jointée , ce qui^ en nuisaat u» peu à la solidité , contribue à la beauté de ses mouvemens, et est regardé comme une perfection de p^us par les Espagnols : Fautre race , plus grande , moins fine , plus taillée en iovee ,' est plus milkipliée , parce qu'elle est moins loag-tempaèeroitre,et qu'elle est employée à la remonte des troupes.

Chevaux allemands. La plupart des souverains et des prince» de l'Allemagne ont, dans leurs haras, d'excellentes races de ehevaux ; presque tous les étalons sont choisis parmi lesarsbes , les barbes , les turcs et les espagnols. De tels étalons , bien appareillés, ne peuvent donner sans doute que de bonnes pre-* ductions : aussi , les chevaux allemands sont-ils 9iss9z esSimés ;> on leur reproche seulement d'avoir , pour la plupart , l'ludeine> un peu courte*

Chevaux suissbs. La Suisse possède «ne bonne face de che*^ vaux de trait ; quelques-uns ^ont même asset distingués pour pouvoir être. employés au carrosse et au cabriolet. Ces chevaux^ 8. 3o

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^ODt fort ramassés, bien membres, vigoureux, sobres; mais ils o&t en général la ganache , la mâchoire et les jambes char^ gées ^e poils. Ils tirent leur origine des étalons allemands et italien^ Le canton de Berne fournit les meilleurs. • . Chevaux danois» Le-cheval danois est bien fait et étoffé $ il a ^es formes rondes , Tencolure rouée; il est brillant et trotta bien» On- lui Teproche seulement d'avoir la croupe un peu trop mince ^ et les fambes trop fines pour sa taille* Les meiU leurs et les plus estimés sont ceux du Jutland et d'Eldembourg. - ChevaI7x hollandois* Les chevaux hollandt)is sont bons pour le^caivosse et pour le^ trait. Les meilleurs viennent de la pro-' vince de Frise , ensuite de celle de Berg et du pays de Juliersj : 'CHavAtJX a^glois. Le Croisement de l'arabe et des autres chevaux asiatiques BYtc la race angloise , et le croisement- < de leurs pr «du ctrons entre elles ou avec la race indigène^ ont produit, en Angleterre, «ne division de tous les chevaux en* quatre classes principales^ bien tranchées et bien caractérisées , qui se conservent même en se fondant successivement Tune dans l'autre.

I La première est le cheval de course , résultat immédiat d'un* étaloit barbe ou arabe et d'une jument angloise, déjà croisée: de. barbe* ou d'arabe au premier degré , ou le résultat de deux eroÂés au même xlegré ^ que les Anglois appellent' premier.- «ong, c'est-à-dire le plus ^>ès possible de la souche étrangère.^ : Lai^^pxième est le- cheval de chasse, résultat du croise-» mentid'uD étalon du premier sang, et d'une jument d'un degré, moins prés de la aoucbe. Cette classe est la plus multipliée; elle est plus membréé que là première, «t excellente pour le* travail» .'•;•.....':•.•

• La. troisième est le résultat du croisement du cheval dé* chasSie aveC'des* jumens plus communes, plus fortement mem-. l}réfiS l approchantplus de la race iadîgèfte que les précédentes. . EilC'lQinnele cheval de chaise et de carrosse : ce sont lea, chevaix de ees deux classes que les Anglois exportent le plus> dans toiite l'Europe , et principalement en France. >

La quatrième est le cheval de trait, résultat du cheval pré-, oédèni avec les plus foHes jumens du pays. 41 y a de ces chevaux, qui sont de la plu» grande et de la plus forte tailletleurmoule est en quelque sorte celui d'un cheval de brouECvet;

le& mëmbfés en sont plus fournis q^'^mcun des ehevaux que nous connoissons» On peut les comparer à nos chevaux de lirasseur , et i)s sont employés également à ce service en An^ gleterre*

Quel que soit, au surplus , le mélange de toutes ces classes ^ on teconnoit', jusque dans les. individus les plus médiocres de la dernière, Tinfluence du sang arabe, nfialgré Tétat plus oi^ moins avamcé de la dégénération ; cette influence se fait .aper7 cevoir dans la conformation de quelques parties du corps échapipées à cette dégénération , ou dansla conservation de qualités inhérentes au service que Ton peut encore tirer de ces ohevaux. ,

Les plus beaux chevaux anglois , dit Buffon , sont pour la tonformation assez semblables aux arabes et aux barbes, dont ils sortent en effet; ils ont cependant la tête plus grande , mais bi,en faite et moutonnée y et les oreilles "plus longues. Par les oreilles seules on pourrait distinguer un cheval anglois d'ua^ cheval barbe; mais la grande différence est dans la taille : les Anglois sont plus étoffés et plus grands. Ils sont généralement' forts, vigoureux, hardis, capables d'une grande fatigué , exceK lens pour la chasse et pour la course; mais il leur manque la grâce e t la souplesse : ils sont du^ et ont peu de liberté d^ns les épaules* .

Ch&vaux feançois. Il y a en Franche des chevaux de toute espèce. Le Limousin et la Normandie fournissent les meilleurs : le Limousin, les chevaux de selle, et la Normandie , .Qutr& les chevaux de selle, de très*beaux çhpvaux.decçirjrosse. Les chevaux de selle normands .ne SQn% pas si bons popr \a x^hasse que les limousins ; mais ils valent mieux pour le carrQs^ç,-pour, le manège et pour les troupes ^ et sont plus forts, {^a Franche- Comté et le Boulonnois fournissent de très-bons chevaux de trait; l'Auvergne, \e Poitou, Iç Moryan, la Boi^rgpgne, d'ex-r cellens bidets; le Roussillon ,.le Bugey.,; le. Forêt, Je pa^s d'Auch, la Franche-^Comté . Ja Navarre , ;la Bretagn^e, etc?^^ " donnent aussi de forts bons chevaux de sell^ |. mais moins e§tlr mes cependant que les limousins et les t^ormanàs. . . • . , ,, .

Quoique la race des chevaux normands soit auiqurd'huî assez méconnaissable , dans ce pays même , par Teffet des crgi-' semens avecdesi métis étrangers, surtout avec des aji^lois ; pq.

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y trouve cependant encore une très-grànde quantité de baauti chevaux et de belles Rumens poutiAiéres qui onl gardé lei caractères de leur type*

Lorsqu'on veut conserver les races de chevaux , on forme des. haras. L'art de conduite ces établissémens et d'élever les animaux , est un art particulier (]u'il ne nous appartient point do décrire , mais dont«les règles $e déduisent du naturel des chevaux. En général, les qualités propres à chaque racé se propagent par la génération; et l'on sent, d'après cela, que les races ne peuvent pas être indifféremment mélangées. C'est par grada* tions, et par les gradations les phis insensibles, que toute espèce de développement s'opère avec le plus de succès, soit au physique, soit au moral; et l'art doit laisser la plus entière liberté à la nature , dans tous les cas où elle tendroit au même but que lui. Ces principes devroient faire la base de toutes les régies de la direction des haras ; mais ils sont encore méconnus de la plupart des hommes qui se livrent à l'éducation et à la propagation des chevaux.

C'est par les bienfaits, la douceur et la patience quW par« vient le plus sûrement à soumettre et à dresser ces animafix utiles, lorsqu'ils ne sont point naturellement vûriem. La force peut aussi les contraindre k l'obéissance ; mais ils perdent en même temps leurs qualités les plus précieuses , leur ardeur, leur courage, et leur docilité même, parce qu'ils perdent leur intelligence. Quelle différence n'ya»t<fil pas entre Fanimal conduit habituellement par le fouet, et celui qui Â'obétt qu'à la main d'un écuyer habile ( Celui-ci aime son maître,' se platt à faire sa volonté, répond à ses moindres désirs; l'autre, au contraire, cesse d'obéir dès qu'il ne tremble plus, et à la moindre circonstance qui lui fera apercevoir la supériorité de ses forces sur celles de son conducteur, il les emploiera contre lui, et sa vengeance pourra être terrible. L'art de dresser les chevaux est un art très-difficile , et qu'on trouve rarement bien exercé, parce qu'il n'a été îusqu'a présent qu*un art empirique : les détails qui le coastitiient ne peuvent pas non plus appartenir k notre ouvrage ; mais ils re* posent entièrement sur les qualités physiques et morales des chevaux, dont nrous avons tâché de faire connoltre les princi* pales. L'important est ^e toutei les perceptions du cheval

CHE 46s

soient nettes et précises; autremient sa mémoire lui deviendra inutile, produira de vagues associations , et le conduira indu* bitablement à se tromper.: c'est pourquoi la douceur et la patience sont-si esseotielles à son éducation. Rien , en effet ^ n'est plus propre à troubler les iippressions et à les rendre fausses ) que de les accompagner sans cçsse des châtimens et de la peur.

Le DztGGTMi Equas hemioms^ Pallas. Queue avec des crins à son extrémité seulement ; une ligne dorsale qui s'élargit sur la croup e*

C'est encore à Pallas que nous devons la connoissance exacte de cette espèce, dont Messerschmit ayoit déjà parlé. On trouve » dit-il, les dzîggtais en troupeaax nombreux dans la Mongo^ lie; mais on ne les rencontre qu'isolés sur les frontières de la Russie. Cet animal a la taille d'un cheval moyen ; ses formes ont de l'élégance et de la légèreté^ et son air est vif et sauvage ; ses membres sont déliés, et sa tête est un peu lourde; mais ses oreillt^s sont dans dé belles pi^oportlons, et un peu plus longues que celles du cheval; son poitrail est large du bas« son dos carré, sa cronpe.ei!îlée;ses épaulas sont étroites, et ses sabot^ semblables à ceux de Tàne; son pelage e^t briliaot en été; de couleur isabelle, avec fine bande. dorsale noire , qui s'élar-^ git un peu au défaut des reitis et se rétrécit beaucoup vers la queue; celle-ci n'a de poils qu'à son- extrémité ^ et les crins Sont courts et crépus. Le pelage d'hiver est épais et frisé, e| un peu plus rouK qu«: celui d'été-

Le dziggtai porte, en courant, la tête droite etle nez au vent^ ttle meilleur chevaine peut l'a tteindre« Ces animaux éventent facilement les chasseurs. Lorsqu'un objet les inquiète , le chef de la troupe s'en approche, et, s'il ne se rassure pas, il fait quelques sauts, et tous partent avec la rapidité de l'éclair.

Il paroi t être difRctle à apprivoiser» Pallas pensoit qu'il seroit fort utile de le rendre domestique, à canse de sa force et de la légèreté de sa course ^etil jugeoit, avec raison, qu'il sufllroit pour cela de quelques sOlns particuliers.

L'ake; Equas aslnus.^ Linn. Queue avec des crins à son extrémité seulement; une ligne dorsale et une ou deux bandes, transversales en croix sur k's épaules.

. Jusqu'à ces derniers tcnlfs, cette espèce ne nous étolt con-

nue qu'à l'état de domesticité. Lesanciens parient bien d'ànea sauvages, sous le nom d^onager; mais, suivant leur usxi|;è, ils n'en donnent point la description, et ne rapportent sur ces animaux que quelque^ circonstances particulières, peu propres à les faire connoitre. Des voyageurs mddernea parlent aussi d'ânes sauvages, sans entrer dans plus de détails que les anciens : Dapper en cite dans les îles de l'Archipel, et Léon l'Africain et Marmolle disent un mot sur ceux qui se trouvent en Afrique, OléariuSj Pietro délia Valle et d'autres, n'ont bien laissé aucun doute sur l'existence de ces animaux en Asie : cependant ils ne les ont pas non plus décrits. C'est Pallas qui , dans son Voyage de 1773, dans les parties méridionales de Tempire de Russie , nous a fkit connoître avec quelque exac« titude l'âne sauvage de cette partie du monde, en admettant toutefois, avec les naturalistes d'aujourd'hui, que le houlan est véritablement l'âne abandonné à la nature et exempt de toute trace de domesticité.

Cet animal est de la grandeur d'un cheval de moyenne taillé ; sa tête est lourde^ ses oreilles un peu moins grandes que celles de l'âne commun, et sa couleur est d'un gris ou d'un jaune brunâtre, avec une raie dorsale brune et une ou deux bandes en croix sur les épaules. Il passe les saisons froides dans les parties chaudes de la Perse et de l'Inde, et s'avance en été au nord dé l'Oural, où il trouve des pâturages abondans et frais. 11 vit en troupes nombreuses : lorsque ces troupes retournent du nord au midi, elles laissent, dit Pallas, des traces d'un werste en largeur dans les landes. \

Tout annonce que leé races domestiques de i'âite nous sont assujetties de temps immémorial. La domesticité a produit aussi de nombreuses variétés dans cette espèce , mais moins que dans celle du cheval , qui , supportant mieux l'inclémence des saisons, a pu éprouver les effets d'un plus grand nom^e de circonstances capables de le modifier. Les contrées les plus convenables à Pespèce de l'âne, sont celles du midi: aussi c'est en Perse, en Arabie, en Egypte, qu'on en trouve aujourd'hui les variétés les' plus fortes et les plus belles ,- il en est qui, parla taille, égalent presque le cheval, bien différentes en cela des variétés foibles et petites de nos climats. L'Espagne a aussi de très-belles races d'ânes , qu'on rencontre quelquefois

dar^ no^ provinces méridionales ; inais.^ à mesure qu'on s'avance vers le nord , cet animal se rapetisse y et sa conserya^tion de^ vient plus difficile*

La couleur de nos ânes est communément le ^ris ayec. une ligne dorsale noire , et une bande en croix.de méo^e couleur sur Tépaule» Il y en a de tout noirs ^ de roux , de tachetés de ees couleurs avec le blanc ; et il J^'eH pas rare de trouver d^ Variétés qui, outre les bandes du dos et des épaules^ en ont encore sur les cuisses et sur les jambes»

Tout le monde connoît cet animal et les traits principaux par lesquels il se caractérise, et qùil conserve constamment, comme nous Tavons fait remarquer en parlant du cheval. Ses sens en général sont excellens ; il paroit que toutes les impresr sioQs qu'il en reçoit sont précises et jettes , et c'est à cettç faculté heureuse qu'il faut attribuer la sûreté de sa marche et , si j'ose hasarder cette expression > la sagesse de sa conduite : mais , autant les impressions intellectuelles^ du cheval sont promptes et vives, autant il paroi t que celles de Tàne sont lentes; et il est en outre fort timide, ce qui est cause de Te^ péce de prudence qu'on lui reconnoît, et surtout de la résistance qu'il nous oppose quelquefois , et que nous confondons sans raison avec l'entêtement.

Ces animaux , chez nous du moins , ont une constitution trèsrobuste; ils ne sont sujets qu'à très-peu de maladies, et leur sobriété est extrême : ces bonnes qualités viennent certaine- 'ment de l'éducation grossière qu'ils reçoivent. Jl n'est point d'animal domestique qui soit plus négligé et exposé à d'aussi mauvais traitemens que l'âne : la nourriture que les autres bétes de somme rejettent est réservée pour lui , et on l'accable de fatigue et de coups. A la vérité , il ne nous rend pas d'autre espèce de service que le cheval , et il ne peut le faire que proportionnément à ses forces qui ne sont pas grandes. C'est sans doute la facilité qu'on trouve à lé nourrir et la force de son tempérament, qui nous portent à le conserver; aussi est-il dans nos campagnes le compagnon du pauvre dont il partage les fatigues et la misère. Mais, si cet animal est méprisé en Europe , lés Orientaux l'estiment beaucoup , et le traitent avec soin ; aussi leurs races sont d'une grande taille : ils les emploient 'comme les chevaux , les foiit servir au bât , au trait ^ à la selle i

•*'e«t même , chez eux , lé monture la pîus en usage , et la hbnle -permise à certaine classe d'hommes, et surtout aUx Européens. L'àne seroît trés-susçeptible d'éducation : 11 a pour cela toutes lefi qualités nécessaires, des sens fort délicats et une mémoire ' excellente ; il se souvient de tous les chemins par lesquels il a passé , et sa timidité le porte à ne jamais en suivre d'autre , lorsqu'il le peut. C'est cette timidité qui lui iRait craindre Feaii, à -laquelle cependant il s'habitue aisément ,* lorsqu'on lui couvre lesyeur, il s'arrête et refuse d'aller plus loin; si on le surcharge, il accélère sa marche, et va ju^qii^à ce qull tombe. Sans le cheval , il seroit certainement devenu, le premier de nos animaux domestiques ; nos soins auroient développé en lui des qualités nouvelles, et auroient augmenté celles qu'il a feçues d^ la nature. Le cheval sauvage etl'àne sauvage ont à peu près la même taille ; leur force est égale , et leur naturel est peu différent : l'âne même a des qualités plus solides que le cheval* Mais celui-ci a été plus favorisé dû côté de rintelllgence ; il l'a emporté sur l'autre , et cela devoît être : les forces du corps n'ont de prix qu'en proportion de celles de Tentendement qui les dirige,

L^histoire naturelle de Pane est tout-à-fait semblable à celle du cheval, dans tout ce qui a rapport à la reproduction des individus et à leur développement j c'est pourquoi Je ne rappellerai point ces détails. On connoit sa voix , ce cri désagréable et discordant: il le fait entendre lorsqu'iléprouve quelque désir, le mâle surtout, lorsqu'il sent une femelle en chaleur; c'est lui qui brait le plus fort; la femelle a un cri plus clair, et l'âne coupé ne brait qu'à voix basse.

Cette espèce n'étoit point connue chez nous du temps d^Aristote i elle paroît s'y être établie à mesure que nos marais ont été desséchés , et que les défrichemens ont éclaire! nos forêts et adouci la température de, notre climat : mais le& Grecs eu possédoient de très<*belles races qui de chez eux ont sans doute passé en Italie. On en trouve aujourd'hui jusqu^en Suède, tant il est vrai que le naturel des animaux peut éprouver les plus grands changemens quand on a soin de n'agir s-ur lui quo pa^ des gradations lentes et insensibles. L'âne a été transporté eiv Amérique, où il n'est pas mieux traité que ehex nouf ^ dans ç e|rtain es provinces' d« moins*

"■^ Le lait ^^ânésseèst recammandé dans quelques maladies; ' 'cVst un aliment sain, léger, calmant, qui peut produire de ' bons effets, chez nous principalement où tous les usages tendent •à porter jiisqu^à l'excès rcxercice des faculté, ' Le CouAtïG A ; Equus quaecha , Gm. ( Ménagerie du Mus. d'hist. ' nat., in- fol.) Queue avec des crins à son extrémité seulement; ' une ligne dorsale, et. des bandes transversales «ur les épaules et sur le dos.

Cette espèce rappelle les formes et les proportions du cheval , par la légèreté de sa taille et la petitesse de sa tête et de ses ' oreilles ; mais elle a la queue.deTàne. Sa taille est celle d'un ' cheval de grandeur moyenne ; sa hauteur, au garrot , est d^en- Viron quatre pieds. La couleur du couagga , sur la téte^ et sur ' le cou , est ui^brun foncé noirâtre ; le dos , les flancs , la croupe , . le haut des cuisses, sont d'un brun clair,- qui pâlit et se change en gris roussâtre sur le milieu des cuisses ; leurs parties inférieures, les jambes , le dessous du corps etles poils de la queue , sont d'un assez beau blanc ; sur le fond brun de la tête et du cou sont des râles d'un gris blaoc , tirant sur le roussâtre : ellçs sont longitudinales , étroites et serrées sur le front , les tempes et le chanfrein ; transversales et un peu plus écartées itur les joues ; entre l'œil et la bouche elles forment des triangles , parce qu'elles sont larges au milieu et étroites aux deux bouts. Le tour de la bouche est entièrement brun. Il y a dix bandes sur le cou ; la crinière ne va que jusqu'à la neuvième : elle est courte et droite comme celle d'un cheval qui l'auroit eu coupéç, et elle participe des taches du cou. L'épaule a quatre bandes y mais elles se raccourcissent jusqu'à la quatrième : une lign-e iioiràtre régne le long de l'épine , et descend jj^que sur I4 queue.

Cette description a été prise sur un couagga màle adulte, qui a vécu à notre Ménagerie; mais il paroit que le nombre des bandes varie , et qu'elles descendent quelquefois jusque sur la croupe, sans cependant jamais être semblables à celles du zèbre.

Le cri de ces animaux est une sorte d'aboiement ; c'est le son

ouau^ ouaoj répété une vingtaine de fois, sur un ton très-aigti.

Ils vivent en troupes nombreuses, et se laissent facilement

'apprivoiser. Il paroît, d'aprè» Gordon et Sparniann, q«^ lesi

colons hollandoxs en ont habitué au trait, et qu'on en ëtére avec le bétail ordinaire qu'ils défendent contre les hyènes et les autres animaux féroces de cette taille. L'extrémité méridionale de l'Afrique paroit être la patrie exclusive de cette espèce.

Le Zèbre; Equus zébra ^ Linn. (Ménagerie du Mus. d'hîst* nat. in*fo].) Queue avec des crins- à son extrémité, seulement; une ligne dorsale, et tout le reste du corps couvert de bandes transversales.

Cet animal se rapproche beaucoup de l'àne par les formes . et les proportions ; mais il se caractérise nettement par^ son pelage à fond blanc légèrement teint de jaunâtre, avec des • bandes d'un brun presque noir. Le tour du museau est tout entier d'un brun noirâtre; les lignes qui occupent le chanfrein sont rousses, ainsi que celles des côtés. de la bouche. Les premières sont étroites et longitudinales; celles des côtés de la tête sont transverses, excepté une qui.se contourne autour de l'œil. L'oreille est rayée irrégulièrement de blanc et de noir, en sa moitié inférieure ; l'autre moitié est noire , excepté le , petit bout, qui est blanc. Toute sa face concave est revêtue . de poils gris blancs.

Il y a huit rubans noirs sur le cou, deux sur l'épaule, qui s'écartent à la hauteur de l'aisselle, pour faire place aux rubans de la jambe de devant, lesquels sont disposés en sens contraire. Le tronc porte douze rubans, dont les trois ou quatre derniers se joignent obliquement vers le bras , pour faire place à ceux de la cuisse , aussi disposés dans le sens horizontal. Les lignes de la croupe vont en se raccourcissant ^ et forment ainsi un triangle alongé, dont les rubans de la racine delà queue font la continuation. Chaque cuisse porte quatre bandés plus larges que toutes les autres, et qui en dessinent, très-bîeh la convexité. Les quatre jambes sont entourées de rubans transverses et irréguliers ; le ventre et le haut de la face interne des cuisses sont blancs et sans bandes; les longs poils qui la terminent sont noirâtres. La crinière commence au sommet de la face antérieure du front, entre les deux oreilles, e^ se continue sur le COU; elle est partout courte et droite , et les endroits blancs et noirs sont la continuation des bandes contiguës du cou.

Les mâles et les femelles se ressemblent , e t les j eunes naissent

lîvec tes couleurs de Tespéce; seulement le brun est plus pâle* La portée des femelles est de douze mois. ' Lès zèbres, semblables à toutes les espèi^s sauvages de ce genre , ^'apprivoisent avec quelques soins : nous en avons possédé une femelle qui étoit de la plus grande douceur , et qui sfi laissôit monter; elle a produit successivement avec un àne et. avec un cheval , comme nous l'avons déjà dit.

Ces animaux'sont naturels à l'Afrique ^ et paroissent se renr Contrer depuis l'Abyssinie jusqu'au cap de Bonnje-£spérance , où ils sont plus particulièrement connus sous le nom d'âne sauvage ou d'âne rayé^ On pourroit croire , d'après un passage de Xiphilin , comme l'observe M. G« Cuvier, que les Bio mains eonnoissoîent le zèbre sous le nom de hippo*>tigre ; mais ils ne paroissent pas l'avoir vu souvent, puisque Pline n'en. dit rieur quoiqu'il ait généralement soin de parler des animaux qui furent montrés au peuple dans les cirques de Rome. *

MoLfiTS DE CHEVAUX. D'après les faits connus, il seroit perçiis de croire que toutes lés espèces de ce genre peuvent s'accou^ pler et produire , mais qu'il ne résulte pas de leur accouplement des individus féconds et propres à donner naissance à des espèces intermédiaires. Le cheval et l'âne produisent le mulet proprement dit; nous avons été les témoins d'un accouplement fécond entre un âne et un zèbre, et entre ce zèbre et un cheval; et un couagga a couvert, dans notre Ménagerie 9 une ânesse qui, à la vérité^ n'a point été fécondée.

On connoît le mulet domestique ; on sait qu'il participe aux qualités des espèces auxquelles il doit son origine , et que celui qui a eu une jument pour mère est plus grand et mieux fait que celui qui a été pxirté par une ânesse* « Le mulet de zèbre , d'une variété d'âne noir et de grande taille , qui est né dans notre établissement » et qui vit encore ». a acquis la taille et les formes de son père; mais le fond de son pelage est gris, et sa tête, son cou 9 son avant-train et se& jambes, sont ornés de bandes noires, longitudinales sur la tête , transversales sur les autres parties. Une bande noire règne tout le long du dos.

Le mulet de xèbreet de cheval n'est point parvenu à son entier accroissement : nous ne l'avons vu qu'au huitième mois^ de la gestation ^ et il n'avoit point encore de poils j mais on.

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voyoit déjà, sur ub fond bran, d\esbaades noires à la tête. et au cou. Voyez Molets. .

CnEYAUx FOSSILES. Les débris fossiles de chevaux se rencontrent très-fréquemment dans les terrains meubles , et ils paroissent appartenir à l'espèce commune; cependant ils se (rottvetat avec des os d'élepbans , de rhinocéros , de tigres, et d'autres animaux toat^à-Mt étrangers à nos climats»

On trouve ces débris par milliers, près de Canstadt en Wurtemberg, mélangés avec des restes d'éléphans, d'hyènes, de rhinocéros, de tigres. On en a découvert, avec des os d'élé* phans, à Sévran, en creusant le c^nal de TOnrcq; près de Fouvent-le-Frieuré, danslaUaute-Sa6ne; àArgenteuil, dans le .Vald'Amo, où se trouvent aussi deb restes de maltodontea, etc*

GaEVAt. Ce nom , joint à un autre , a été donné, par les aneiens surtout, à beaucoup d'animaux difféfens auxquels ils croyoient reconnoître des rapports avecie cheval proprement dit. Le Cheval-cbrf des Grecs étoit vraisemblablement notre cet*f des Ardennes, très-vieux , parce qu'à cet âge ila une sorte de crinière. LesChinois donnent aussi ce nom à un ruminant dont il n'a pas été possible , par le peu qu'on en sait, de recon* noitre l'eépéce. On nomme le morse, Crevai, marin, et l'on donne ausiii ce nom et celui de Cheval pa riviesb à l'hippopQtame ; et il est vraisemblable , comme &ous l'avons dit , que Xîphilin , dan9 son Abrégé de Dion , appelle Cbeval*tiore le zèbre , qui a , en effet , conime le tigre , le corps couvert de Bandes noires transversales sur un fond >aiuiàtre. (F. C»)

CHEVALIERS (£fUom.), Equités. Linnsus avoit appelé papiliùnes équités uiie section du genre Papillon ^ qui compre-noit les espèces à antennes le plus souvent ûiiforines, avec les ailes supérieures plus longues de l'angle postérieur au sommet qu'à la base même, etillesavoitsubdivisés eu chevaliers troiens , équités troesi de couleur le plus ordinairet^ent noire, avec àes taches rouges on de sang au corselet en-dessous « et es chevaliers grecs, équités àohivi^ qui n'ayoient point de taches ensanglantées à la poitrine, et qui portaient sur l'aile une tache œillée vers l'angle. Tous les noms tirés de la Mythologie f de l'Iliade et de l'Enéide j rappellent ces divisions. C'est ainsi que parmi les Troïens on trouve les dénominations principale» suivantes i

Hector ; Ascagne,' Paris, AateDor, Pâlînure, Dèipbobus, Aehfites, Lysander, Polydore, Priain, Anchise, AstyaiMuc, Polydatna8,AR<)rogée,{loëe, Hélène, etc.

Et parmi les chevaliers grecs :

Pyrrhus, Jasius, "Eiéùcïe, Castor, Pollux, Ulysse, Agamemnon, Dlomède, Patrocle ,' Machaon, Podalyre, Palamide>, Phîloctète, Ménélas, Achille, Nestor, Télémaque, Idom6née , etc. Voyez Papillon,

Chevalier noir, Chevalier rouge, noms donnés par Geoffroy à deux espèces de son genre Buprente ; Tun est le panagée; l'autre un carabe ou badiste, carabus crux major ^ bipu$r tulaius , crux minor des premières éditions de Fabricius. (C. D.)

CHEVALIER (lehthyoL), Equts. Ce nom a été donné kuu genre de poissons de la famille des lophionotes, <|u'on reconnoît aux caractères suivans :

Deux nageoires dorsales^ la première très^haute^ garnie défilâtmens; toutes les nageoires ijnpaites écaiUeusts ; dents en velours; tête mousse; opercules sans piquans ni dentelures.

Ce genre, établi par Bloeh aux dépens des chétodons d« Linnaeus, a été adopté par nos ichthyologiste» françois. Il est facile à distinguer de tous les autres genres de la famille de^ lophionotes, quinWt qu'une seule nagepire au dos. Voyez Lophionotes. ".

Le Crevauer américain : Equ^s americantfs , Bloch , 347 $ Chœtodon laneeolatus , Linn. ; Chétodot^ guapervé , Daabenlon* Nageoire caudale lancéolée \ tête et opercules écailleuses; froîi bandes noires, bordées de blanc, de chaque cdté dq corps ç teinte générale dorée ; six bandes brunes et inégales sur la nai Igeoire du dos ; chaque orifice des narines double.

Ce beau poisson vit dans les eaux de la Caroline, de la Havane, de la Guadeloupe, etc.

Le Chevauer ponctué : Eques punctatus , Schn., pag. 106^ tab. 3 , fig. 2. Corps rayé de noir et de blane ^ la seconde dor<« àale , Panai e et la caudale parsemées de ta'ehes blanches arroB" dies ; yeux bleus ; seconde dorsale très-lon'gue.

Ce poisson, que les Espagnols appellent serrana^ diaprés Tarra, habite le fond de la mer de la Havane. Il est toujours d^une petite taille. On le mange.

Le Chevauer aigu : Eques aeuminafus ; Grammmtès aoumi»

natos, Schn., pag. 184. Corps oblong^ blase, avec des bandes brunes; catopes noirs; nageoire caudale tronquée; écailles âpres ; mâchoire supérieure un peu prolongée*

Patrie inconnue. (H. C.)

CHEVALIER. (Omith.) Brisson a appliqué à plusieurs des oiseaux dont on va donner la description, le. nom de totanus, tiré de talano , dénomination vénitienne d'un chevalier ou d'une barge, et ce nom a, depuis, été étendu par Becbstein, Meyer, Leisler, Temminck, etc.^ à d'autres espèces disséminées dans les genres Scolopax et Tringa de Linnœus et <le Latham ; mais quoique les travaux de ces naturalistes aient contribué à ëdaircir la synonjrmie, différentes espèces de ce genre n'on( {>as encore été déterminées avec assez d'exactitude. M. G. Curier, qui , dans son Règne animal, a jeté un nouveau jour sur les oiseaux riverains, a, de son c6té, formé des groupes pour lesquels il ne s'est pas toujours trouvé d'accord avec M. Temjmnck ni avec les auteurs allemands ; et s'il ne$^est pas borné, comme ceux-ci, à traiter des oiseaux d'Europe^ il est entré dans fort peu de détails sur les espèces étrangères , qui sont très-nombreuses, et qu'on ne peut ranger dans ses divisions^ fusqu'à ce qu'elles aient été étudiées sous les mêmes rapports.

Les caractères, qui ont été assignés aux chevaliers dans Iç tableau synoptique , inséré au tome 4.* de cet ouvrage , sou$ le ihot BétASSE, consistoîeat à avw quatre. doigts, dont celui de derrière, muni de plusieurs phalanges, s'appuyoit sur li^ terre ^ dont les deux externes étoient réunis par une mem* brane jusqu'à la preipière phalange , et dont le bec , d'une longueur moyenne i mais excédant celle de la tête , étoit légè*rement fléchi à l'extrémité. M* Temminck, qui n'associe pas les chevaliers aux bécasseaux , dont il forme un genre particulier, en considérant surtout la substance du bec, molle et flexible chez ceu^-ci, qui trouvent leur nourriture dans les terrains vaseux , donne pour caractères à ses chevaliers , qui cherchent leur proie à la surface d'un terrain dur , entre les

fentes des pierres^ ou .sur la grève, un bec cannelé à la base^ solide , tranchant ; la mandibule supérieure légèrement courbée, sur l'inférieure ; des narines linéaires , longltudinalement fendues dans la cannelure ; des pieds longs , grêles , nus au-dessus 4u genou ; la^ première rémige la plus longue. Les

éliévaliêni dé M. Cuvier sont aussi désignés comxûf ayant un bec ferme, quoique grêle, rond, pointu; le sillon des narines ne dépassant pas la moitié de sa longueur; la mandibule un peu arquée vers le bout, le pouce , touchant très-|ieu à* terre , et la palmure externe bien marquèig. M. Vieillot ajoute ' à ces caractères le bec tantôt grêle et foible., tantôt plus dur et plus robuste ; la mandibule inférieure plus courte , droite , quelquefois un peu retroussée vers le bout ; la mandibule supérieure formant, dans .le milieu., 'une sorte d'enfoncement chez des espèces étrangères; la langue filiforme , pointue; la membrane, qui chez les uns réunil^le doigt du milieu à Textérieur, se trouvant chez d'autres entre le doigt du milieu et l'intérieur ; les ongles falculaires. '^' .■■,.■

Suivant Belon , les chevaliers auraient reçu ce hjSjbl pajrce que , monté sur de très-hautes jambes j leiir corps &émble être à cheval. Ces oiseaux, dont plusieurs entrent dans Fe^u jusqu'aux genoux, mais sans nager, vivent sur les bords de la mer , des lacs, des étangs, et dans les prairies basses et humides où ils se nourrissent de vermisseaux, et, à leur défaut, d'insectes "^ terrestres, de mouches, etc. , mais rarement de frai de poissons. Ils font, dans les herbes, par terre, un nid que les petits quittent de très*bonne heure. On les trouve par paires à cette époque ; mais le plus ordinairement ils forment , en automne , de petites troupes qui voyagent et ne se séparent qu'au prin* temps. Quoique sujets à une double mue , leur plumage d'hiver ne diffère de celui d'été que par^ la distribution des taches et des raies , et les mâles sont de la même taille que les femelles* Leur chair est ordinairement tendre et de bon goût.

M. Cuvier ne range parmi les espèces d'oiseaux riverains qu'il a suffisamment vérifiées , que les sept suivantes :

Le Chbvalibr a c&os bec, ou geanû Chbvaljuejil aux pmi>s ^ verts; Scolopax . gloUis , Linn. Cette espèce, qui est la plus grande d'Europe , a le bec gros et fort ; son plumage est d'^n cendré brun dans les parties supérieures et latérales du corps , à l'exception du croupion , qui est blanc ^nsi que les parties . inférieures; sa queue est î-ayée de blanc et de gris ; sts pieds sont Verts. M. Cuvier cite , dans la. synonymie, Albin , II , 69 ; Aldrav. , Omith.,111., 535, et la ZooL, britann. pi. C, 1 ?

I^e Chevalier brun , Sçolopaarfuica ^ Linn» et Latb* y pi. enl.

4S«» CHB

de BiifToB, n.* 875,^ et de Frisch , 3 56 , qui est dVn brun.ncnràtv^ en -dessus, ardoisé en -dessous, et dont les pluznes sont iiserées de blanchâtre , est celui que M. Temmirick appelle chevulier arlequin. II a, dans ses difl'érens âges , reçu plusieun dénominations en double et triple emploi. Les jeunes, avant leur première mue , ont les parties supérieures d*ua hrun olivâtre ; les plumes du dos sont bordées latéralement d'un petit trait blanc ; les couvertures des ailes et les plumes scapulaires ont, à l'extrémité de leurs barbes, de petites taches blanches de forme triangulaire, et toutes les parties inférieures sont blan- .châtres et parsemées de zigzags d'un cendré brun -, les pieds sont d'un roUge orangé. C'est alors , suivant M. Temminck , lescolopax iùtanus de Gmelin , et le totanus maculatus de Bechstein.Dans le plumage d^été , les parties supérieures et la face sont noi- Tàtres;les plumes du dos, les couvertures des ailes et lesscapulaires ont sur leurs bords de petites taches blanches, terminées par un croissant de la même couleur, qui se trouve également sur la poitrine et sur le ventre , où il est plus étroit i les plumes anales sont transversalement rayées de blanc et de cendré noir ; les pennes de la queue, d'un cendré noirâtre , ont sur le bord des barbes de petites raies blanches ; la base de la mandibule inférieure 9Si rouge , et les pieds sont d'un brun rougeàtre. L'oiseau , à cette époque , se rapporte au scolopat fusca et au tringn atra de Gmelin , au totanusfuscits de Bechstein. Enfin , le mile et la femelle , dans leur plumage parfait d'hiver, ont le haut et le derrière de la tête et les parties supérieures du corps d'un gris cendré , avec les baguettes noirâtres ; la gorge , la poitrine , le ventre et le croupion d'un beau blanc ; les couvertures supérieures et les pennes dje la queue rayées transversalement de blanc et de brun noirâtre.* deux bandes, dont Tune est noire ^ et l'autre blanche, occupent l'espace qui se trouve entre Tosil et le bec , dont la couleur est noire, à Texception de la base de la nriandihule inférieure, qui est rouge, ainsi que les pieds. L'oiseau est, dans cet état, le totanus fuscus de Leisler, le toiaaas natans de Bechstein, le sàolt^àx euronica et le seol^pax earUahri^' giemis de Gmelin , la barge brune de Buffon , pi. enL t^jS , et le chevalier de Courltande de Sonnihi. Cette espèce, qui. piiroU à, >VI. Temtnincit Cl^e la même que celle de rAn^rique

ieptetttrîônale , a Aènx passages dans rannëe ; elle ne séjourne pas long-temps sur les côtes de Hollande , et elle se propage' dans les régions du cercle arctique.

Le Petit Chevalier aux pieds verts i Scolopax tolanus , Lînn. ; et pi. enl. de BuflTon > n*. 876. Cet oiseau', qui rCest pas ïa Jjarjge' aboyeuse de Buffon', dont M. Temminck a fait son chevalier aboVeiir^ et qui , par la courbure dé la mandibule supérieure À sa pointe , appartient aux chevaliers , a , dans son plumage, d^été, des raies longitudinales noires sur la tête et le cou \ le dos elles plumes scapulaires , noirâtres , ont une partie dé leur bordure blanche , et l'autre rougeâtre ; les grandes couvertures et les pennes secondaires des aileâ sont d'un gris roù-*' geàtrê , et présentent des raies longitudinales noires .â ïeur' Centre s on voit en outre du blanc au bord des premières , éï des traits noirâtres à 1* extrémité des autres ; les plumes qui couvrent la gorge et toutes ies parties inférieures, 9ont blanches { îe bec est d'un gris brun , et les pieds sont verts. En Jiiver i Foiseau a le dessus de la tête et du coi^ d'uii brun so^^bre . le dos et les plumes scapulaires d'un griç brun ^ avec dçs taches noirâtres sur lès pennes : le bas du dos et le crqup|on so^t Blancs ; des raies brunes traversent les couvertures supérieure» tt les pennes de la queue ; Ye dessous du corps est blanc ^ avec une ligne noirâtre sur la tige des plumes; les pieds sont d'i^n gris verdâtre. Cette espèce,. qui n'est que de passage en France , vit ordinairement sur les bords de la iner.

Le Grand Chevaubr aux pieds rouges; Scolopax ,callâri^ ^ Linn. M. Cuvier , qui indique avec le signé du doute la pi, 827 de Bufibh, comme se rapportant à cet oiseau , le distingue du petit chevalier aux pieds rouges, '.ou gambette,, tringasam.'* hetta^ Linn. , pi. éfll. 846. Il décrit la première espèce comme étant brune en-dessûs^, avec des points noirâtres et blancs k réxtrémité de» plumes , et ayant le devant du cou et le dessous du corps blancs, quelques taches grises aux côtés, et là Jb^e du bec, ainsi que les pieds, de couleur de minium. La seconde espèce a le dessus du corps brun , avec un assez grand çpmbr^ de taches noires , ei un plus petit nombre de taches blanchçA aux bords des plumes ; les parties inférieures^sont mouchetée^ de brun^ surtout au cou et à la poitrine ; les pieds np diffère^ pas de ceux du grand' chevalier.

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