‹ Dictionnaire des sciences naturelles, dans lequel on traite méthodiquement des différens êtres de la nature, considérés soit en eux-mêmes, d'après l'état actuel de nos connoissances, soit relativement à l'utilité qu'en peuvent retirer la médecine, l'agriculture, le commerce et les artes. Suivi d'une biographie des plus célèbres naturalistes (volume 5)Chapitre 44 sur 53 · De quelques atomes d'oxîde de iHanganèàe · texte numérisé non relu

De quelques atomes d'oxîde de iHanganèàe

6.** l>e phosphate de chaujc; ' 7.* De carbonate de thaux en très-petite quâttïiiéj

8** De silice en quantité notable j

9.** Enfin d'une quantité considérable de tojïfte. ViiMîlé hoire-verdâti'e , et peut-être dn protosullbré dé fei»,'sont l^s transes de la couleur de ces cheveux.

Les cheveux ràugés ont une cOnipoAÎtîon ânâ!6gtté; ^Vec cette différence eepéndant que f huîle ndire-vèrdati'é fatfoii trouve dans les éheVéux noirs , Jr est remplacée pki^ trnè hàllé roûgé, et qù^ls pâi^ôissent ttrtt^etfîl* moini de ft^ et pïûft dé soufre que ces derniers*

Les cheveux^ blancs cdnfiértilent tine huilé quî est ptësàue Incolore, et en outfe Un peu de phosphate de magnésie î fft sont dépourvus de fer.

M. Vauquelih pense que dand tét eheveui Wu'gés^ blôtfrfi ei blancs, îT y a toujours rni excès de Soufre quî esi Vfâlâéîiii tlablement cômbmé, au moin# en partie, avec dé* Hyd^ôi gène. S'il en étoit autrement , on expliquerait difeiîïléhi^nt comment ces trois sortes de dieVeux nêifcisséftf ^uisi prothptement qu*iis le font , quand on les recouvre dWîdés d'^tl gent , de merciTré , de plomb , de bismuth , ^c, ^ '

Plusieurs ôbsei*vatîôns que j*aî faites , m^nt conduit à peni i8ér que l'huile ôoîfe-vei'dâtfe et f htiîîe rôuge sont ç?^ ii même nature que l'huile incolore des cheveux blaneéT; gûè si le#premiers dirférent de céïle-éi, par la couleur, éêtiCest dû à des principes côloraniT que rottn'a pu encore en^épârei^.

Propriété des cheveux. Les cheteux sont îiïsîpîdes ei fnorfôf ei quand ils sont bien propres; ils àùnt pîus denses que feau lorsqu'on les chauffe, ils se fotidént, pétillent, etMeût ûhé odeur de cotnt Bfûléej dégagent de ï'eau, de rhi/îfe,rfa iouicarbonate d'ammoniaque , et de l'hydrusulfate d*animonïâque • ils laissent de 0,28 à o,3o de charbon, lequ^f ne dnnne qu^etfviron 0,01 5 de cendre. • T

A o, m. 7 6 dé pression , l*eau bouiHan té tf énïéve âui elie^éux Qu'une très-petite quantité d'une matière solubfe quî donné 4 ce Kqpuide la propriété de répandre une tdeur putride"'

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lorsqu^on Tabandonne k lui-même. Si Ton augmente Ténergie dissolvante de Feau , en la renfermant dans un di« gesteur, on pourra dissoudre les cheveux sans altération , û ce n*est cependant qu'il se produira un peu d'acide hydrpsulfurique* Quand on aura opéré avec des cheveux noirs , la liqueur déposera peu à peu de Thuile noire , épaisse , mêlée de soufre et de fer, qui sont peut-être à Tétat de sulfure. Quand on aura opéré avec des cheveux rouges, le dépôt sera de l'huile rougeàtre , niêlée de soufre et d'un peu de fer.

Si l'on outre-pasBoit la température où la dissolution des cheveux â lieu sans altération, ceux-ci se réduiroient en

eau, en huile empyreumatique épaisse, en hydrosulfate, et «n sous-carbonate d'ammoniaque; une partie de l'huile seroit k l'état savonneux.

La solution des cheveux dans l'eau , filtrée , est presque in^ colore ; les acides foibles ne produisent aucun effet sensible ; les acides concentrés la troublent; un excès rétablit la transparence du liquide; la noix de galle et le chlore la précipitent abondamment ; les sels d'argent et de plomb sont précipités en flocons bruns ; cette solution évaporée ne se prend point en gelée.

L'eau qui tient les quatre centièmes de son poids de potasse ou de soude caustique, dissout les cheveux à chaud ; il y a un dégagement d'hydrosulfate d'ammoniaque, et formation de dépôts analogues à ceux qui sont produits dans les dissolutions opérées au moyen du digesteur. Ces dissolutions alcalines Contiennent de l'acide hydrosulfurique.

Les acides sulfurique et hydrochlorique mis en contac^avee les cheveux, se colorent en rose, et finissent par se dissoudre; l'acide nitrique les jaunit et les dissout en partie à une douce chaleur; la partie insoluble parott être formée aux dépens de la matière huileuse des cheveux ; elle est noire ou rouge , suivant que les cheveux soumis à l'expérience , avoient l'une ou l'autre de ces couleurs. Par l'action prolongée de l'acide , la matière huileuse se décolore et acquiert plus de solidité. La dissolution nitrique contient de l'acide oxalique, beaucoup de fer, et d'acide sulfurique provenant de Toxigénation du soufre. La dissolution nitrique des cheveux rouges contient plus d'acide sulfurique et moins de fer que celle des cheveux noirs.^

CHE ioi

Le chlore blanchit 1er cheveux colorée, leâ ranrollit, et finit par les réduire en une pâte visqueuse et transparente, qui est amère et soluble en partie dans l'eau , et en partie dans l'alcool.

Lorsqu^on fait réagir dans un digesteur de Talcool sur les cheveux noirs, et qu'on filtre la liqueur encore chaude^ celle-ci dépose , par le refroidissement , de l'huile concrète blanche, qui est sous laYorme de petites lames brillantes, et retient en dissolution l'huile d'un noir -verdàtre. Lorsqu'on opire sur les cheveux rouges , on obtient également , par le refroidissement, l'huile concrète cristallisée, eU'huîle rouge reste en dissolution ; et , ce qui est remarquable , c'est que les cheveux, de rouges qu'ils étoient, sont devenus châtains.

Telles sont les expériences que M. Vauquelin a faites sur les cheveux ; avant lui , M. Hatchett avoit considéré la substance animale qui en forme la base , comme étant de la nature de l'albumine coagulée , et non de. la nature du mucus; mais l'opinion de M. Vauquelin nous paroît beaucoup mieux fondée que celle du chimiste anglais.

M. Vauquelin ne seroit pas éloigné d^attribuer la décoloration, plus ou moins rapide, des cheveux, que l'on a observée dans plusieurs personnes frappées subitement d'émotions pro« fondes, à l'action qu'exerce sur la matière colorante des cheveux , un acide développé instantanément dans l'économie animale. Quant à la décoloration produite par la vieillesse, il l'attribue au défaut de sécrétion de la matière colorante* (Ch.)

CHEVEUX DE BOIS. {Bot.) Dans les Antilles on donne ce nom à une espèce de tillandsie, tillandsia usneoïdesj plante parasite de couleur grisâtre, qui n'a point de feuilles, et dont les ramifications entrelacées présentent la forme d'une chevelure négligée. (J.)

CHEVEUX DE VÉNUS (Bot.), nom vulgaire d'une adiante, adiantum capillus Veneris, On le donne aussi à une espèce de ntgelle, nigella damascena, (J.)

CHEVEUX D'ÉVÊQUE {Bot.), nom vulgaire de la raponcule orbiculaire. (L. D.)

CHEVILLES. {Bot.) Deux champignons du genre des agarics de Linnsus, trouvés aux environs dé Paris par M. Paulet, lui

oot ^acyi peMf itabHr d^^f. fawUiej» La ptemicve, oeUe des c^^villiçs ÇB clou» compfendla .

. Cheyjx,^,e rousse, aijjsi noom^ée parce qu'eUc est d'ua roux, foncé en-dessus, et même eu^dessous. Sa tige est blanciiàlre, «^ifiblable à u«e cbeville, pu plutôt à ua cIqu* l^e^ feuill«ts se réunirent en forme de cercle autour de la tige sans s'y im* planter» Ce cbampignon A'a 'iea qui aimouce des qualités suspectes 9 go le trouve, eu autamoe, dans les bois. Voyea Paulet, tab.. 47, f. i> 3.

La seconde famille ne comprend aussi qu*uae seule espèce ,

La CaEvitta EN cpiN, On la trouve dans la même saison et dans les mêmes lieux, que la précédente»

La connoissance de Tune et Tauixe nous semble due à M. Pau-* )et* Pans la cheville en coin^ les feuillets s'in^plantent sur la tige. Celle-ci est pleine et blancbe, comme tout le champignon» Cette plante n'a pas incommodé les animaux qui en avaient mangé ; sa chair est fade ^ elle a une odeur terreuse» (Lsm«)

. CHEvIlLEïV ROUX'BtlUN. (I^ot») Paulet déa^igne par ce nom le boletus grati^ulcUus^, Linn., qu'il classe dans la famille des -cèpes chevillers ou à tige en cheville. C'est un. champignon sujkpec^, de couleur de feuille-morte, brunâtre ou verdàtro en-dessous , à chair blanche y et qui se trouve dans les bois, en septembre. (Lem.)

.ÇHEYIN, {JçlithyaK), Suivant la Chêoayedes Bois, lesAn-r glois donnent ce nom au meunier^ Uuoiseus iolmla^ Vo^yez A&ck et Cx?WN, (H» C)

CHEVRE( Mamm,) , Capra, Linn. Chacun sait que Ton donne cç QQm à la femelle du bouc \ mais il a encfkt^ éii appKqité , <:amme nom de genre, à tous les ruminans qui oui paru avoir le plus d'analogie avec cet animal» Le genre Chèvre est un dé« meinbrementdu groupe, si nombreux et si nature), desmammv* fères à pieds fourchus et à cornes creuses, que fusqu^à ce)aui> on a. tenté en viuln de subidiviser natureUemeni en groupes plus petits } aussi semble-t-il bien plutôt établi p^rr Tusuge que pai^ ]a considération des parties de l'organisation qui distin^en^ les chèvres des autres ruminans» Quoi qu'il en s^it, noua par-. lerons ici des animaux qui le composent , et si«xqu;eb les naturalistes QQt^ODoé pour caractère oqmmun : des cornes dirigées en haut et en arrière, comprimées, ridées tru,usYer&aiemen( -

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It menton géaéralemeiit garni d'une longue b^i^ , le chanfrein d^ncave, et les chevilles osseusf s des çocn^, cr^usefi^ int^ rieur^went. Du reste, Us chèvres ont la pli|& grande resse^ |>iaQce airec les açtilapes, par les organes de la masticatioiB , de 1^ di^f stiQn , des sens et des mouvemens*

Leur physionomie a de la finesse , et leur msgard beaucoup de vivacité *. elles ont le chanfrein droite et m^n^e un peu cf eux, bien différentes en cela des moutons j qui l'ont arqué ; leurf yeux sont semblables à ceux des autres ruminans , mais sans larmiei^ : elles n'ont point de mufle proprement dit i eependai^t l'intervalle qui sépare leurs narines est nu , et présenteroit en qjielque sorte un mufle en rudiment ; }eurs oreilles , p^ii^tuea , droite^ et mobiles , n'offrent rien de particulier, et leur laugue e»i trés^douce : elles ont uu pelage assez doux ; les poils soyeux 090 1 de longueur moyenne et très-lisses, et les poils laineux très«>fournis et très -«fins. Les femelles ont gén^alement des cornes 9 mais beaucoup plus petites que celles des mâles. Les organes de la génération sont comme ches les antilopes : la verge se dirige en avant , et les testicules sont au dehors ^ dags un f crotum assez volumineux ; la vulve est petite , et les «uixaelles au nomb^re de deux, La queue est toujours trés<coif rie- Ce $ùat des animaux fort lascifs ,* leur rut ^ lieu en ^utomn^.^ quoiqu'ils puissent s'accoupler en toute saison* La femelle po^t^ cinq mois , et met au monde un ou deux petits, qui ne S9ï^t complètement adultes qu'à la troisième année. La vie des chèvres ne va guère aurdelà de quio?:e |tvis« .

Les. espèces de ce genre ont tous les sens fprt délicats ; mais leur odorat a une finesse remarquable : elles yoyent 4^ trèsloin , et entendent biep : leur goût est le pUs obtus de leurs sefis; elles mamgent de^ij herbes qui, par leur amertuine, rppugnent aux autres aniipau^.

Ces espèces sont en petît^nombre , et ont uue taille mo3r.çYm^ ; leurs proportions annoncent de la forpe , et leurs mouvemcfis de la souplesse et de l'agijlité ; Içur corps e&t gros (?t court , leurs jambes sont épaisses et ^lusculeuses } elles on^ l'encolure fortç , las. individus mâles surtout, des jarrets pleins de vigueur, ^t leur adresse est prodigieuse» Ces animaux habitent ^es chaîoes deê mon ligues alpines, ou ils forment dç petites familles, et ils &^mhl^nt se plaire particulièrement sur les pics les plus

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escarpés et aux bords des précipices les plus profonds*. Lorsqu'ils sont poursuivis , on les voit s'élancer de rocher en rocher, avec la rapidité de l'éclair ; se précipiter dans d^ profondeurs que l'œil mesure à peine , ou gravir, avec la légèreté du vol, du fond des vallées aux sommets des plus hautes cimes. Aucun ennemi ne peut les suivre ni les atteindre : placés culinaire' ment à la pointe d'un pic isolé, ils éventent ou voient le chasseur bien avant que celui-ci ne puisse les surprendre j ils suivent ses moindres mouvemtfns avec inquiétude, et se laissent rarement approcher d'assez près pour être atteints. Ce n'est qu'avec une parfaite connoissance des lieux , et par une tactique bien calculée pour les enfermer dans quelque étroit passage , qu'on parvient à s'en rendre maître à force ouverte, et il est rare qu'on puisse les surprendre, même lorsqu'ils re*posent à l'abri de quelque rocher , ou qu'ils paissent aux bords des hautes forêts de pînS , ou dans les hautes vallées que les glaciers entourent. Leur prudence et la délicatesse de leurs sens leur font apercevoir et fuir le moindre danger, non cependant qu'ils soient précisément des animaux craintifs et timides : lorsque le danger devient imminent , ils se défendent avec courage, et plus d'un chasseur, en les poursuivant , est tombé sous leurs coups, payant de sa vie son imprudence et sa témé* rite. Quand on les prend feunes, on les apprivoise aisément^ et ils s'attachent par le bien qu'on leur fait.

Ces traits caractéristiques du naturel des chèvres sauvages ne sesontpointentièrementièfiTacésparta domesticité ;notre chèvre nons les montre encore tous: on connoît son indépendance, son agilité, son courage, le plaisir qu'elle trouve à gravir sur les plus hauts rochers, l'adresse avec laquelle elle se suspend, pour ainsi dire, aux bords des précipices les plus dangereux; on ne 3a maîtrise point par la force, elle veut être libre; mais elle cède aux bons procédés , 'et prend même uîr grand attachement • pour ceux qui la soignent.

Les impressions dont ces animaux sont susceptibles, paroissent être très-vives et très-nettes ; mais elles semblent ne pas laisser de profondes traces : leurs déterminations varient à chaque ' instant; iien ne les arrête; un désir succède à un autre sans î ntervalle , sans repos , et cette mobilité dé sentiment se marque au dehors par la pétulance des mouvemens ; Cependant ^ aialgré

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cette apparente légèreté , quelles que soient la vivaeîté de leurs saute et Tinégalité du terrain que ces animaux parcourent, ils arrivent tou>ouis, avec la plus exacte précision^ au point où ils tendoient. On est étonné de la rapidité avec laquelle leurs quatre pattes se ramassent et se placent sur l'étroite base d'un roc escarpé, pour conserver un équilibre sans lequel il pourroit leur en coûter la vie, et que la moindre erreur leur fieroit manquer*

Les espèces qui ont été rapportées à ce genre paroissent ne •e trouver que dans les hautes chines granitiques de ^Europe et de rAaie.

Le BoDQUcnN ; Câfra ihex , Unn. Face antérieure des cornes , plate, contenue entre deux arêtes longitudinales, avec des c6 tesv transversales saillantea qui se relèvent davantage en pa»- .sant sur l'arête interne*

Le bouquetin a environ trois pieds et demi de longueur sur deux pieds et demi de hauteur. Sa couleur est généralement d'un gris fauve aux parties supérieures du corps, et d'un blane sale aux parties inférieures : une bande noire s^étend tout le long de l'épine du dos jusqu'au bout de la queue, mais elle se voit surtout en hiver; alors la teinte brune du corps diminue, les fesses sont blanches^ et il y a sur chaque flanc une ligne •brune qui sépare la couleur du dessus du corps de celle du dessous } la barbe est d'un brun noir.

Le rut de ces animaux a lieu vers le milieu de l'automne :

alors un mâle rassemble plusieurs femelles, et^ ils vivent ainsi réunis jusqu'à ce que la saison du part soit arrivée. A cette époque, c'est-à-dire, vers le mots d'avril, cent soixante jours

. environ après la conception , les femelles se retirent à l'abri d'un taillis pour mettre bas; et, comme nos chèvres, elles ne produisent qu'un ou deux petits. Les mâles exhalent dans

• le rut une odeur forte et désagréable. 11 n'est pas rare , lorsqu'en automne les chèvres vont paître dans les montagnes , de voiries bouquetins se mêler avec elles , et les couvrir. Le mulet qui résulte de cet accouplement a ordinairement les couleurs du père, et les cornes qui caractérisent l'espèce de la mère -, nais nous en parlerons plus partici^èrement à l'article de cette dernière espèce.

Le bouquetin se trouve en Europe , dans les Alpes et d^ns les

So6 tfkf.

Pyrénées; et tn Asiej à ce qu'on assure , d^nêie Gftuease, le Taurus, et les montagnes de la Sibérie.

Pallasa décrit unbouqnetin de ces dernièrea contrées ^ qui diffiéroit de celui d'Europe : il étoit beaucoup plus long à pr^p«itioa de sa bauteur ; le poil étoit d'un g ris^ sale , mêlé de brun à la vuqueetauxbrasy et le devant des quatre canons était noir.

Il est difficile de décider ai le boue eatain de Beioa appar* tient à cette espèce ou à l'espèce suivante , sa deacription étant très-incomplète.

Le BooQUETiN DIT CAnciAB; C^fra CaucoêMAy Guldcnst , Act* Fetrop.^ 17799P- 16 et 17. Cornes triangulaires ; face antérieure formant un angle obtus avec des eôtea ou noeuds saillans.

La taille et les proportions de cet animal aost à peu près celles du bouquetin : il est brun foncé aux parties supérieures du corps, et blanc aux parties inférieures; la tôte est grise^ excepté le tour de là bouche qui est noir; la poitrine a aussi cette couleur , et Ton voit une ligne d'un brun foncé le long de l'épine, et une blanche derrière chaque canon.

Guldenstedt a découvert cette espèce dans les parties septentrionales du Caucase.

L'^GAGEE, Capraœgagrusy Gmel.;Pallas, SpiciL ZaoL^ fase. XI, pi. 5 , fig. 2 et 3 ; Ménagerie du Muséum, in«fol. Face antérieure des cornes formant un angle aigu avec des nœuds ou côtes légèrement marqués ; face postérieure arrondie^

Cet animal est aussi à peu près de la taille du bouquetin, dont il a les proportions. Les couleurs, d'après Gmelin jeune, sont, en-dessus , d'un gris roussàtreavee une ligne dorsale et la queue noires; la tête est noire en avant et rousse aux côtés; la gorge est brune ainsi que la barbe. Les femelles n'ont que de petites cornes, ou en sont tout-à-fait privées.

Les bézoards, qui ont eu autrefois une si grande réputation em médecine , se tiroient vraisemblablement de plusieurs ruminans : ce sont des concrétions qui peuvent se former dans le corps de toutes les espèces de cette famille ; il parott cependant que les plus estimés provenoient de l'vgagre, que tout porte à regarder comme le pasen^ des Persans. Bans cette supposition , cette espèce seroit (répandue dans tante l'étendue du Caucase et du Taurus.

On a conjecturé qu'elle se trduvoit ausd dansno^ montagne;^

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(TEurppe^ et nnua -avoBS reçu dea Alpes de Suisse, daoA notre Ménagerie y deux miles et une Femelle d'une grande espèce de chèvre qu'on assurait être sauvage^ etquîavoientleaçorne$ ei plusieurs autres caraetèrea des aag^res. C'est cooime tela que M. Cuvicr a décrit ces animauy dans la Ménagerie du Muséum d^histoire naturelle, mais ayeo quelques doutes cependant. On sait , en effet » que les nlëtisquii pFovieiM^ent de raecouplement du bouquetin et de la ckèvre domestique , ont les cornes de la mère , c*esi-»-d|re , semblables à celles des «gagres y et les couleurs du père , qui ont encore , avec celles des aegagres^ une grande ressemblance* Voici la deseription que M. Cuyier donne de ces animaux»

fc Les deux mâles aont à peu près de même grandeur et de même âge , à ea >ttger parles cornes ; mais ils différent parles couleurs, l'on aiyant le fond du poil gris , et Tautre fauve.

« Leur taille est plua forte que celle de& boucs ; leur corps plus robuste^ plus trapu; leur poil est lisse, et, quoique assez long, il n\est nulle part pendant, hors la barbe.

«' Ils ont seize décimètres do longueur depuis le bout du nfiuseau jusqu'à l'anus , et buî/. décimètres et demi de hauteur au garrot.

« L'individu gris parott rm peu plus haut, parce qu'il a les poils de la nuque et du ga//ro( plus longs, et relevés presque en forme de crinière»

« Son poil est gris, p.ué de blanchâtre à certains endroits, et de gris ranssltre à d'avt^es. Le chanfrein a une large bande qui s'étend depuis l'occi'pul Jusqu'à la queue } une autre qui descend le long de l'ér^aule , et une troisième en avant de la cuisse; let quatre i^amhr$^ les pieds, la barbe, une bande qui se pro* longe sous le c/ju , toute la poitrine et la plus grande partie du dessous du co/ps, sent d'un brun noirâtre plus ou moins foireé ^ la queue est noire, et autour de l'anus tht un large espace arrondi d'un blanc pur»

. 4c 11 n'y u sur les pieds d'autres marques qu'une callosité grise aux gienav«x de devant , c'est-à-dire , sur le carpe.

K L'aurtre individu , un peu moins fort et moins en poil, est d'un fa'uve clair ^see brillant; la distribution du brun sur son corps est la même , mais toutes les bandes sont plus étroites; HMgj>^ (W^e est trè^pÂle sur 1^ nuq^ue, et eeUe du devant

SoB CHE

de la cuisse finit avant de rejoindre ceOe du dos ; il y a pen de fauve derrière les canons de devant , et le blanc de Tanus est moins pur; le scrotum est gris pâle dans tous les deux.

« Les cornes, mesurées sur leur grande courbure , ont huit décimètres de longueur; elles sont comprimées latéralement, tranchantes par -devant, arrondies par -derrière, ridées en travers ; et celles du gris ont huit nœuds saillans sur leur tranchant; celles du fauve n*en ont aucuif. ' ^

Nous avons appris depuis que , dans les Pyrénées et dans les Alpes, presque tous les troupeaux avoient quelques individus de cette grande espèce de chèvre à leur tête , comme une sorte d'ornement ; mais nous n'avons pu savoir si ces animaux n'étoient que des métis de bouquetin et de chèvre. Ce qu'il y a de certain , c'est qu'ils forment une race féconde , pendant un temps du moins ; qu'ils s'accouplent avec la chèvre commune , et que celle-ci donne des produits qui tiennent d'eux , et qu'ils peuvent encore féconder: mais je n'ai jamais vu, dans cette race secondaire, la grossesse se terminer heureusement, et, quelque soin que j'aie pris, je n'ai jamais pu conserver la race primitive : ou bien la femelle avortoit , ou bien , si les petits venoient au monde , ils restoient languissans , se développoientmal , et mouroient avant la deuxième année. Cependant les individus adultes conserv oient une très-bonne santé, et ne souffroient point du changement qu'ils avoient éprouvé dans leur régime , en passant des pâturages des Alpes dans ceux de nos parcs ; ce qui permet de penser que ce n'est point k ces changemens qu'il faut attribuer l'impossibilité oit nous avons été de conserver cette race. •

Il y a une singulière ressemblance entre les difficultés qu'éprouvent ces animaux à se propager , quoique féconds , et celles , qu'ont aussi , à se reproduire , les variétés très-éioignées de la souche primitive de nos animaux domestiques. On sait que lorsqu'on a poussé jusqu'à un certain point les modifications des animaux qui nous sont soumis , ils cessent de se propager facilement , et deviennent presque aussi stériles que les mulets eux-mêmes : ce n'est , par exemple , qu'avec la plus grande peine que l'on conserve directement la variété dogue de forte race.

De ces diverses considérations , f oserois conjecturer que ces

aBtmaux n'ëloient point d'une race pure, mais non pa» cependant qu'ils étoient une variété de Tespèce de la chèvre , analogue à celle du dogue pou^ Tespèce du chien : ils n'avoient pas, comme cette dernière, des formes , des proportions et un naturel entièrement différens de ceux qui caractérisent les espèces de leur genre } au contraire, sous ce rapport, ils avoient tous les traits des races les plus libres. Une seule conjecture nous resteroit donc à former sur ces singuliers animaux : c'est qu'ils étoient des mulets de bouquetin et de chèvre, et que ces mulets, sans se propager conune les races primitives, conservent cependant un certain degré de fécondité, conune les mulets de loups et de chiens. Sans doute les animaux qui viennent priginairement de la même souche , appartiennent k la même espèce; celle-ci, comme le. dit Buffon « est un être abstrait, « qui se compose de la succession constante et du renouvelle- « ment non interrompu des individus ^; mais ce renouvellement peut ne. pas s'arrêter aux métis , ni même à leurs premières générations , et la règle n'en conserve pas moins toute sa force. Les soins de l'homme, d'ailleurs, peuvent, à cet égard, faire ce que la nature ne feroit point à elle seule ; et si nous n'avons point encore d'espèces métives , il ne seroit peut-être pas absolument impossible que nous en obtinssions un jour.

Il faut donc continuer à conclure que des individus qui ne s'accouplent pas naturellement, ne sont pas de la même espèce ; mais, dans le cas contraire, il ne faudroit pas admettre que les individus sont d'espèce semblable. On doit nécessairement faire une différence entre l'accouplement , même fécond , des individus , et leur propagation : l'un peut se borner à la succession d'un très-petit nombre d'individus, et s'affoiblir graduellement; l'autre appartient nécessairement à tous , et se conserve.

C'est à l'espèce de l'œgagre qu'on rapporte communémei^t aujourd'hui la chèvre domestique , sans que pour cela on ait, je crois , aucune expérience positive ; mais ces animaux ont entre eux beaucoup de ressemblance : leurs cornes , d'ailleurs., ont les mêmes caractères. Nous ne devons donc considérer les chèvres domestiques que comme des variétés.

La domesticité a apporté d'assez grands chàngemens chez ces animaux ; les unes ont conservé la taille et les proportions de la race sauvage; d'autres se sont considérable-

mentrapetissëes: ici, le corps s'est raccourci propoftioatietie' ment au raccourcissement des ]amhfB', là, il a conservé sa longueur , tandis que les jambes ont diminué. Chez la chèvre commune , les oreilles sont restées droites etmofoiles ; chez la chèvre InambrinCy au contraire, elles sont devenues pendantes, et se sont beaucoup alongéès. Les cornes ont aussi éprouvé d'assez grandes modifications : leur grandeui-, leur direction, ont varîë; quelques races lès ont entièrement perdues, et lent nombre s'est quelquefois accru. Enfin, les poils ont souvent changé de nature et de couleur ; la chèvre d'Angora a des poils longs, soyeux et frisés; et parmi nos chèvres communes on trouve des pdages noirs , bruns , blancft , ou variés par le mé« ^lange de ces couleurs.

' La CnÈvRfi commvke diffère peu de la race sauvage, û ce n*est par les couleurs, qui sont communément la noire et la blanchâtre, répandues uniformément ou diversement fnélangées.

La CBèvRB NAINE nc diffère de là précédente que par la petitesse de saf taille ; elle paroit être originaire d'Afrique, et avoir une origine assez ancienne ; car les modifications qui la t:aractérisent sont profondément enracinées en elle ; on Ta transportée en Amérique, sans qu'elle ait éprouvé de changement.

La Chèvre mambrine ou db Syrie se distingue par s'a téfe busquée , sa taille alongée , ses cornes très-courtes , ses oreilles longues et pendantes , et son poil fauve et court ; elle pûroît suitout répandue dans les contrées éhaudes de l'Asie. Les femelles donnent beaucoup de lait.

La Chèvre DE JuDA a le corps un peu plus court, à propor* tîon de la hauteur, que le bouc commun, et elle est remarquable par ses cornes qui font plusieurs tours sur elles-mêmes en s'écartant de la tête , par ses oreilles pendantes et son poil blanc, assez long et fin : les poils laineux de cette chèvre ont foatf: la douceur des iSines de Cachemire ; ils donneroient des étoffes d'une finesse remarquable , et l'animal en est assez abondamment pourvu. Il seroit fort k désirer que cette variété remplaçât , dans les usages domestiques , la variété commune ; elle est très-abondante en lait, et, si elle étoit'une fois rëpan** due , ta laine pourroit devenir un objet d*écoitomie*

CHË «11

' la CttèvRB D''Âif^^>EÀ. SUe diffère surtout de la précédente par ses poilB longs , soyeux et frisés , qui servent , dans le Levant , à faire ^e trè»*belles étoffes. Cette variété , la plu» éloignée de la souche commune, -etîge beaucoup de soin , et est très-difficile à conserver. Les femelles avortent facilement ^ 4ans ttês contrées "du «sûnis , oh 'cette -dièvre a souvent été apportée , mais où elle n'a pu encore se naturaliser.

• La CHàvàè D111LAK&Ê ise caractérise par l'accroissement du iKMCibre de cornes ; ^ais cette variété se rencontre dans toutes t)c4les que if«^s venons d^indiquer.

M. de Blaifiville li fait connoltre, d'après des dessins et deî descriptions vues à Londres , deux ruminaiis qu^l regarde comme des variétés de la chèvre : la première , en effet , a les ireiis da genre ; mms la cfeètre imberbe a tous les caractères des moutons. Toutefois , dans le doute , nous en donnerons iid 4a descriptityft.

La Chèvre cossos est entièrement blanche , couverte par font le corps de poils fort longs, tombans, non frisés, soyeux; les oreilles stmt liorhontales ; les cornes, couHiées en arrière -et en dehors , à la pointe , sont serrées contre la partie pos« térieure de la tête; le front est a^rsez busqué; il n'y a pas de barbe, proprement dite, sous le menton'; et les poils de la fftce, fort longs, se portent à droite et à ganche , partant de la ligne médiane ilu chahdfVein ; la q^eue est colirt'e et rebroussée , commle *dëns les autres chèvres.

* La Chèvre imi&bRbe a beaucoup de rapport, pour la forme générale , aVec fe bouquetin du Caucase. Son cof*ps est épals^ -alongé; le col court ; très-large ; les jambes assez élevées, et cependant fortes : la télé a beaucoup' de retoemblance avec •celle du bélier ; le chanfrein est arqué , te front bombé ; lea ^oreiHes horizontales , médiocres : les cornes très-comprimées , 'ridées transversalemtnt , se touchant presque à fa base , s'é»

cartant ensuHe 'en dehors et en'arrière , en se tordant un peu ; inais elles sont phts petites et mollis c^omprimées dans la femelle : la queue est recourbée en-dessus .- le poil est en général -court et serré; il est plus long, et fofme une sorte de crinière noire sur le cou et la pliis grande partie du dos : il n*j a point de barbe sous le menton, mais une sorte de fanon T&u peau pendante sotfs la ganache* La couleur générale est

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