B^2 CHE
bariolée de noir, de roussàtre et de blanc ^ dispersés d^iine manière assez irréguliére : ce qui pourroit faire présumer^ dit M» de Blainville , que Findividu qui a servi à cette observation étoit à Tétat de domesticité.
Ce sont là les principales races que nous connoissioDs; mais il est vraisemblable que la domesticité en a produit encore d'autres.
Le bouc 'dômes tique s'accouple avec la brebis, et la féconde. Le mulet qui en résulte , participe de la nature de ses parens^ et il est fécond ; mais il se reproduit difficilement. J'ai eu un semblable mulet femelle qui, par se$ formes, tenoit du mouton, et de la chèvre par ses allures et ses poils ; il ne s^est accouplé qu'à la troisième année avec un bouc , et il a été fécondé : mais le fœtus n'est point venu à terme ; l'avortement a eu lieu au quatrième mois.
On dit que la chèvre s'unit au chamois; mais le produit de cet accouplement n'est point connu.
La chèvre , à l'état domestique , est assez délicate ; elle a besoin de soins ; elle craint le froid et l'humidité, et ne prospère pas dans les pays de. plaines. Elle cherche le soleil et les pâ* turages secs $ et elle dopne beaucoup de lait proportionnément à sa grosseur, lorsqu'elle est bien nourrie.
Cet animal , considéré dans l'économie rurale ou domestique , est , par rapport à la vache , ce que Tâne est par rapport au cheval; l'un et l'autre sont le partage et le soutien du pauvre , et rendent plus de services dans les contrées montagneuses et arides , que dans les pays riches et cultivés. Les chèvres font de grands dégâts dans les forêts ; aussi a-t-on cherché dans quelques provinces à en éteindre la race.
Le lait de la chèvre est sain , et convient aux personnes affoiblies : mais le beurre qu'on en tire est peu savoureux. Ses poils sont employés à quelques usages communs ; et avec sa peau on fait du maroquin et du parchemin. Les outres dont on se sert dans les pays chauds, se font ordinairement de peaux de boucs.
Chèvrb. Ce nom a souvent été donné, par des voyageurs, à des animaux qui n'appartiennent point à ce genréi, et surtout à des antilopes. Le chamois a quelquefois été nommé CHàvAB pss AiFfis» On a donné le nom 4^ Cfiàvaspu B^ioaap
à plusieurs antilopes ; celui de CHèvAfi.Pu Congo, à Vanti^ lope pj'gmcea; celui de CHÈvaE bleue, à V antilope leuàopkaaé La Chèvre de Grimm est Vantilope grimmia; la Cnàvas jaune, Vantîlope gutturosa. Brisson appelle un* mouflon Chèvre dû Levant; Aldrovandé , le musc , Chèvre a Mtjsc. Les Hollandois du Cap nomment Chèvre pale, un antilope ; Chèvrb de i<as- SAGE, le springhock; Chèvre plongeante, un autf e ai^tliope , etc. La Chèvre sauvage de Kolhe est Vantilope strepsiceros , et c^Ile deMaroiol, un animal qui, dit-il, a de longs poib , semblables à du crin, qui descendent jusqu'à terre, etc. (F. C.) CHÈVRE VOLANTE, ( Orm7/i. ) Quelques rapports trouvés entre le cri' de la chèvre et celui de I9 bécassine commune, scolopax gallinago , Linn. , ont fait donner à Foiseau cette dénomination bizarre. (Ch. D.)
CHÈVREFEUILLE {Bot.) , tohicera, Linn. Genre de plante» dicotylédones, monopétales, àétamines épîgynes, distinctes, ' de la famille des caprifoliacées , Juss. , et de la pentandrie monogynicy Linn., dont leS principaux caractères sont d'avoir un calice trèsrcoart , à cinq dents ; une corolle tubuleuse , ini^undibuliforme , ayant son limbe partagé en cinq découpures ^ le.plus souvent inégales; cinqétamines à filamens saîllanshorà du tube de la corolle; ub ovaire, inférieur surmonté d'upt style de la longueur de la corolle ; et terminé par un stigmate simple, un peu en tête ; une baie à trois loges polyspermes.
Linnœus avoit réuni à' ce genre plusieurs espèces, que les botanistes modernes en ont séparées,' pour établir les genre» 'Xjylosteum ^ Diervilla et Symphoricarpos, (Voyez ce qui a été dit à ce sujet au mot Camérisier.) Le genre Chèvrefeuille, borné aux plantes ayant les caractère^ qui viennent d'être doniiës ci-' dessus, comprend dix espèces, dont quatre sont indigènes 'de l'Europe, et les autres exotiques. Ces plantés sont des arbrisseaux sarmen^eux, grimpans, & feuilles simples et opposées*, à fleurs disposées en tête , ou par verticilles. Les espèces les plus remarquables sont les suivantes :
Chèvrefeuille des jardins; Locinera cdprifeliumj Linn., Sp. 246. La tige de cette espèce se divise en rameanx sarmenteux, flexibles, qui s'élèvent à dix, quinze et vingt pieds de hauteur, en s'entortillant autour des arbres qui sont dans leur voisinage , où des sup|}ort^ qu'oii leur donne. Les feuilles sont ovales, ses-^
5i4 CHË
^iles, opposées, glabres, glauques en dessous, et les deux oa trois paires supérieures de chaque rameau sont connées à leur base, réunies en une sçule feliille arrondie et perfoliée. Le» lleurs.sopt grandes, à cinq divisions inégales, rouges en dehors dans une variété, btancliàtres dans Tautrë*, ainsi que dans Fintérieur^ disposées &n un ou deux verticQIes feuilles , et en une tête terminale et sesisile. Ce chèvrefeuille croit dans les baies et les bois, en Italie, et dans les parties méridionales de VEurope. On le cultive partout pour Tornement des jardins. Ses rameau?^, longs et flexibles., se plient aisément pour prendre toutes les formes qu^on vetit leur donner. Le plus souvent on en couvre des treillages, des berceaux^ on en tapisse des murs ; on en forme des guirlandes qui etnbrassent la tige des arbres, s'enlacent avec grâce dans leurs branclies, et font le plus bel effet dans les mois de mai et de juin, où elles se chargent de chairmantes âeurs , qui , nOn-seiilement ^aisent aux yeux par Télégance de leur forme, miais encore font sur l'odorat la sensation la plus agréable par le parfum déEcieuv qu'elles exhalent. Quoique ce chèvrefeuille soit essentiellement sarmenteux et grimpant de sa nature , Tart du jardinier est cependant parvenu à en faire, quand il le veut, un aixbrisseau à tige, dont on arrondit la tête en la taillant aux ciseaux. 11 est d'ailleurs trés-rustique, ne craint pas leYroid, et peut s'accommoder d'une terre médiocre* Il ne lui faut ni trop de soleil, ni trop d'ombre. Qn le multiplie si facilement de boutures, de -marcottes, ou de drageons , qu'on n'est guère dans l'usage de l'élever de graines. Ses .propriétés sont les mêmes que celles de l'espèce suivante^
Cui^vasFEUULE DES jsois^ Lonîûera periclymenum y Linn., Sp, 347. Cet arbrisseau a absolument le même. port que le précédent ; mais il en diffère en ce que ses feuilles sont toutes libres, pointues, et ne sont jamais réunies par leur base. Ses fleurs, •d'un blanc jaunâtre, souvent unpeurougeàtres en dehors, réunies plusieurs ensemble en têtes terminales, répandent une odeur agréable, et.paxoissent en juin et en juillet. Cette espèce croit dans les haies et les bois, en France, en Allemagne, en Suisse, etc. On l'emploie, comme la précédente, pour la déco» cation des jardins , et on la cultive de même. Les feuilles , les ilcurs et les baies du chèvrefeuille des bois et de celui des**
cm ■ hi
JAtdîxiS, «ipi>^.fU^rétigîi,es. Le suc exprimé de leuW ftvîllçç est, . dit-.oii , viUn.éraire et détersif j leur décoction s'emploie en gar-
garisjife daiiSj r^iç^amiçatipn des amygdales, et Teau distillée . d^ ite,urfi jp^e jppiif* être utile daps les maladies inflati^matoires
CHÈyaEFEpjtixe t>t ViJVÇiNip î ponicera semperyirjens , 'Knn*,
^/ec. f47. Ce^te e^pèç^ e^t, comme les deux précjédAute;?, un
j^bri^au s^rm^ni;éu]|c et griippant , ayant ses rameau y garnie
de feuilJes,o\vj^l/?9-0,l)/<injg;}îes, 0pposjéfs, sessiles, glabres , persisj-
. fftçi|es, e5t/if|i^ties^uj)fi:ipvres sQntréunîes p^r leurjbase.et çer-
foliées. Les fleurs sont d'un rou^e éclatant et grange, dîspo-
:^? en yi^r^cUte i^yi$ «t Jter^inau^^ dépourvues çiVdew; ïe
jtybe ilp leuf .<^^P^i^, fi?^ y^riji,v\^ à son orifice, partagé en son
^^e çn.^iajq,4i»yiM?.n^Jpre8que égçiles. Ce chèyrefeiiille proft
. Pftturplle^î^U ^Vj^e^îqup et d^ns la Virginje. On Je cujtiye'^
depvi^ i6i6^^en JEih:qp^, o^ U^^ft pûrfaîtemenjt acclimaté ^u-
j[çi\^r.4'^M^ > Pf»f!^<^ft* Ji'^iyf/' ^n P^^}f^^ tPTT^ sans^ouffrir du froid ;
<^jvepdai^^>.fryits ç^t;|ii;isse.pj rarement dans Ifi cliinat de Paris.
, ,Qi^kyfLtjimj:^ti& pp Jj^ffiffi I^p.ni(içra japonica ^ [Thuniï.y tllôr.
•fûPfl»^a-86»t^6€<?.WJa^FWP^I^^^» divisée? en rameaux yejus,
JS^m ^eiei^rt*i^?,çivale/j, uji^ep ciguës, opposées , peuplées',
0'Uii vept.%^/;(o9C^,eQ--de9$ifs, pluspàlesen-dessous. Sesfléurt
sont l>^^nchç> ;px^ricur,en)eqt, d'un jaui^e doré intérieure*
9P^'#9.BP^4^.d^Hf .^ deu^ sur de trè^-courts pédoncules^ et
disposées plusieurs .^semble en tête terminale; ellçs répan-
. àfÇuX wflc ^4çMf ^uce de fleur d'ofange. Leur coroUJe est de
;l^igr§ortP?îr d^, celle .^a iipt^e clijàyriefeûiilje* des bois , form^
* é^'iW^loï^S ^nfel^'fe'wi" ispne^xtrémitié e.n deux lèvres TOjulées en
dehors, dont l'inférieure est .étroite , et la supérieure , beau-
'«WP pl^ }f^%^i ê^ ^^^}^p PV qv^tre /lents arropdies./Cèt
^fl^fifiu^çau fifoit j}fit.Uti;elljeinent T^p Jap^m et à la Chine ^ il a
Q1 ^ pourra sjiçi^^inater dfins ops dépfirjemens méridijoniux. Sa
çplture e^t ^ci^e, .et pn le myltlp]|ie. facilement de marcottes^ (L.P.) •• • • • ' ■• -•• • - • - :-
CHÈV^EBEUILLE DpS ANT^l^tK. (eof.) Voyez Ciocoqub,
Si6 CHÊ
CHEVRETTE {Entom.) , nom donné par Geoffroy à quelques insectes coléoptères qu'il avoiti'éunis dans le même genre que les cerfs-volans. La bleue et la verte sont une même espèce. (Voyez Lucane caraboïde.) La brune est un trogosite, dont la larve , qui fait beaucoup de tort aux blés , est désignée dans plusieui^ dëpartemeits sous le nom de cadelle. (C. D«)
CHEVRETTE, ou Sauterelle de msr. {Crus t.) On nomme ainsi ,~ dans plusieurs de nos ports de TOcéan, le cardon, ou la crevette de mer, crustacé du genre Crangon. (CD.)
CHEVRETTE (Afamm.),"nom de la femelle du chevreuil, cervus capreolus , Linn. ( F. C. )
CHEVRETTES. (Bot.) Une espèce de champignons est ainsi nommée, et Chevrotines, parce que leur pied ressemble en quelque sorte à celui de la chèvre. Le docteur Paulet en fait une famille ; c'est celle de sa champignom souS'épineux , dits chevrettes et chevrotines^ qui sont des urchins ou hjdnes , au nombre desquels se trouvent les Hjdnum repandum , Linn« ; caruosum, Batsch.; rufescens^ Schaeff. ; subsqttoenùsum ^ Batschi; imhricatum ^ Linn.; auriscalpium , Linn., et plusieurs autres , indiqués par Paulet dans son Traité des Champignons, vol. i , p. 545 , et vol. 2, p. \'2j. Cet auteur nomme CHEvacTiNs ordinaire. Yhjdnum repandum^ Linn. ; et Cbevuctinb écaili^usE , ou Grande Chevrette , Vhydnum rufescens , Schaeff.
On nomme encore Chevrette et CHEVRiLLS.ia Chanterelle,
.,^utre champignon du genreMérule. (Lem. )
"" "CHEVREULÏA, {Bot,) [ Corj^mhifères ^ Jnsi. ; Sjngénésie po^
Jjgamiè superflue y Linn.] Ce nouveau genre de plantes,. qu«
iious établissons dans la famille des synantHérées , appartient
à notre tribu naturelle deà inulées.
La calathide est discoïde, cylindracée, composée d'un petit disque p au ci flore , équaliflore, régularîflore , andregyniflore , et d'une large couronne multisérrée ; multiflore , équaliflore, ténuiflore', féoliniflore. Lé péHcline, égal au:x fleurs, est cylindracé, formé de squames imbriquées, largement linéaires , arrondies au sommet, uninervées, glabres, luisan tes, ~scarieuses sur les bords et surtout au sommet ; les intérieures progressivement plus longues et plus étroites. Le ' clinanthe est pïâne, nu,' ponctué. L'ovaire est grêle, muni d*ua bourrelet basilaire, et prolongé supérieurement, dés
répofue de la fl€ur8ison,^en un très-long col filiforme, portant-un bourrelet apicilaire, dilaté horizontalement, et une aigrette de squamelles filiformes, presque capillaires, à peine barhellulées. Les fleurs du disque sont au nombre de quatre ou cinq, et parfaitement régulières, nullement labiées; leurs anthères sont munies d'appendices basîlaires, longs , subulés, plumeux ou barbus. Les fleurs de la couronne ont leur corolle plus courte que le style, à tube très -long, très-gréle, et i limbe avorté, irrégulièrement denté, comme tronqué.
La Chevrbuua STOLONIFÈRE {Chevreulia stolonifcra\ H. Cass.; Chaptalia sarmentosa ^ Pers. Syn. , 2', l^SS; Xeranthémunt cespi'^ ^osum , Aubert du Petit-Thouars, Flore de Tristan' d'Acù'gna , p. 09, t. VIII) est une petite plante herbacée ,* dont la racine originaire produit plusieurs tiges sarmenteùses , ra« meases, rampantes, qui s'enracinent par quelques-uns de leurs nœuds ; elles sont grêles , cylindriques, tomentéuses, et portent des feuilles opposées , coniiées à la base , oboval^s ; subspathulées , étrécies in féri eu rement en une sorte die pétiole membraneux, entières, mu crohées au sommet,' pubescentes et vertes en-dessus , tomènteuses et blanches en-des- |Ous. Au-dessus de la racine originaire et des nœuds enracinés s'élèvent verticalement de courtes brafiches" simples , chargées de feuilles très - rapprochées , et, portant quelques calathides axilLaires qui semblent sessiles en fléuràison : mtiis leur pédoncule qui à cette époque n^àvoit qu'une ou deux lignes <).e longueur, acquiert cinq pouces à la maturité ; il est grôle^.pyiindrigpe, tomenteux. Les corolles sont jaunâtres.
Nous avons- étudié les caractères âé cette plante, dans l'herbier 4e Mf Jussieu, sur / dés échaptillons recueillis par Commers.on près de Montévi<teb. Selon M. du Petit-Th'ouars i elle est^asset çQmmune dans file de Tristan d'^Acugna, sur les montagnes andi*s. Ses caractères génériques diffèrent beau- Coup de ceux dn.Leria de M. DeCandoUe, qui d'ailtetrHi est de la tribu desmutisiées. Nous avons dédié ce nouveau genre au savant chimiste qui enrichit ce 'Dictionnaire d^exeellens articles^ et qui a composé, pour les Elémens de Botanique de M. Mirbei, un petit Traité de Chimie végétale. (H. CXss.)
CHEVREUSE (Bot.), variléf^^u pécher, ou amandierpécher. Vpy Cl AMANoifi». ('•) '
5i« CHÈ
' CriEVRlLLÈ. (io^.) Voyez'CBEVHBTTÉ. f^Eif.) . CHÊVROTAINS {Mamm.) ; ilbschui, Lînû. téi Aè^àtÈnà se distinguent extérieurement Aé tous lès tùifa'inâns ^i rions sont connus, par leur tête tfue, c*est-à-<iifé , iàûà hàli ul cornes, et par les <leux Ibogue^ incisives pbiriiûè^ ^t frahchantes, qui descenclént de la bouche des inàléà à là inàdiidir^ supérieure : ils sont en oqtre lés séiils qiii âîènt an péroné; Du reste , ils ressemblent aux autres rtiiiunàns : Os n'ont poîiii d'incisives à la mâchoire supérieure; niais ifs en 6ni hiii| à l'inférieure, ei leurs molaires sbhi au liombrédé VlhgUtftidtée, six de. chaque côté des deux mâchoires. Leurs yèùx n'oht rien de c^actéristîque ; ils nont point de larmier^, mai^ leurs nariaes sont séparées par uta ihuflé sëihblablé à celui ies cerfs. Le3 oreilles sont de grandéui* moyenne et pcJintties; la ^ueue est courte. Les maïés ont là vér^e dirigée ëd avant, et. les lemeljcs ont deux matné/leis èhtrë les jàihhei àé dér« Tière. Le poil est court, assez gros el très-sec.
tie sont des animaux qui sont encore pëù côhnùâ , et qui paroissent être fort sauvages. Ils oiit ùnè pctiib taille et tante la légèreté des gazelles, dont ils ont vinaisemfitiiblémëht ausài les mœurs. On ne rencontt'e'^es animaux qîi'èn A^lè, LeJ)Ias célèbre e^ ;
Le Mfcsc ; Moschus 'môschiferrd , Linn. ; Biifr. , Su(>fjî. , ]*• 29. II a la.^jandcyr d'un chevrêuilV é't est aussi Bfeiîriife tlitièi^e*
p^rtie^:
ainsi que le dessous cle la quéûe^^îi voit de cAàqiiié €tté de la inàchoire inférieure , et uii peijf aii-dèssôûs des cdïhs delà bon<* che , un bouquet de poils Aun , roiHes el iséinbiàbï(é| ï A^$ soieS, ^es ergpts de Tindividu Ae notre ca!biuet sont otihé ïbtrgiibur démesurée ; les oreilles sont iaùn'es in'tèrieurélnëht, til A'én grisrbrunàtre à l'extérieur j l'irjis ^l d'un rb'ux-Drun, Le tt'aîn 4e dftirière e^t beaucoup plu^ élèW que çeiiîii Së.tteV-h^t, ei annonce un animal ca|>able d& jf^ire des sauts pi'ôai|;renx. t^a bourse qui contient le muso est iitu'éç èà avant '^ prépuce)
CflE 5i||
cliex le mâle seulement: elle a deux. ou trois pouces.de diamètre. Lé musc habite particulièrement le'Tl\ibetet lesprovincts qui Tavoisinent; il est recherché pour sa chair, maif bien plus encore pour la matière odorante qu'il produit. Cette matière* lisi employée chez ies Orientaux, surtout dans lé$ parfums. Le niusc* a passé d'usage chez nous dans la parfumerie, et ne nous sert plus guère , qu'en pharmacie. 11 est rare qu'on puisse s'en procurer qui soit pur^ il est ordinairement' falsifié avec du sang desséché, ou d'autres substances analogues. C*est des Chinois, que nous le tirons , eti'oqr çait coo^liie^ ce peuple manque de bonne foi, '
he CnEvaoTAiN : Moschus ^jygmœus^ Linn. j Buff. , t< 1 2, pi. 4^* Ce joli animal est de la taille du lièvre , et ses formes ont une délicatesse et une élégance remarquables. t,e dessus de sou corps est d'un brun - rpusc qui devient fauve sur les côtés ; toutes ses parties inférieures sont blanches. Sa légèreté est prodigieuse, mais il se fatigue assez vite, et un honxme peut finir par l'atteindre, ll.estfort déliqat, et n'a pu encore soutenir le voyage d'Europe.
Le MéMXNA : Mofiçhus mcminay Linn,; Schreber, pi. 2 431 Cette espèce est encore peu connue ; elle est plus grande que la précédente. Sa couleur est brune, avec des taches blanches assez semblables à celles des jeunes cejrfs qui ont en-^ c are leur livrée. Elle a la gorge entièrement blanche. Elle se trouve à Ceilan, ,
Le Çhevaotain de Java (Buff., t, 6, pi, 3o), s;emblable aa précédent, excepté qu^il ji'a point de livrée^Il a trois bandes blancl^es sur la poitrin^e , et le bnin du pelade est onde de noir; le nez est nâi^. C'est un ^ animal qui 4\'èst encore que très-imparfaitement connu.
On trouve dans V.OrientqJL MisceUany , .sous le nom de inûsc de rinde, la.fîg^re d'une espècie de chevrQtaiij, dont M. de Blainville a vu la tête , qui est assez remarquable jpar sa grandeur et par la longueur de ses canines. Il en parle dans le ^Bulletin de U Société philomathigue , année .4816.1 jpag. në^
' CHEYBEH. .(jBa^) Ce nom égyptien est donné, suivant
M. Delile, au lichen prunas^i de Linnaeus, maintenant eyernia:
j^runOiStri d'Acharius, qiii ne âe trouve pas dans TF^yptc^
«20 cm
Biais qui y est apporté de la Grèce pour iin usage écohdmîque. On le mêle dans le pain pour le rendre plus savoureux. For&kaël, qui parle aussi de cet euiploi, nomme la plante séhœhd ou sjœba , ce qui signifie , selon lui , cheveux grisâtres ou blancs. Lorsqu'il demanda à connoltre là plante ainsi nommée, on lui présenta une espèce d'absinthe qui portoît en effet ce nom 9 à cause de sa couleur blanchâtre» Cest probablement Yartemisia arhorescens y que M. Delile cite aussi sous le nom du chej'heh, (J. )
CHE VRÔLLE (Crust.) , Cdprella. M. de Lainarck a nommé ainsi une division de crustacés, voisine des cloportes alongés, vivant sur les plantes marines, avec dix pattes, mais dans une série interrompue telle qû^il n^y en a pas sur le second et le troisième anneau. Tel est Voniscus scolopendroïdes , figuré par Pallas dans ses Glanures zoologîques, cahier IX9 pi. IV, n.^ 1 5. Tels sont encore les cancers atomus et Jiliformis de Gmelin. Voyei Cloportes. (C. D.) .
CHEYLÈTES. ( Eritom^ C'est le nom sous lequel M. Latreille a désigné le ciron des livres , acarus eruditusy Schranck, espèce de mite à mandibules en pince. Voyez Mite. (C. D.)
CHÉ YU. {Ichthyoi.) Suivant la Chênaye des Bois, les Chinois appellent ainsi Falose. Voyez Clupanodon. (H. C. )
CHIACCHIALACCA. (Ornith.) Suivant Gemelli Carrerî, ce nom a été donné par les anciens Mexicains à de petites poules ]>runesy dont la grosseur n'excèdp pa« <;elle du pigeon commun,.et qui, d'ailleurs 9 ont beaucoup de ressemblance avec les nôtres. Ces oiseaux, autrefois réduits en domesticité, sont» depuis, retournés à l'état sauvage, et vivent dans l'inlérieup des terres, au Mexique et à la Guîane.'(CH. D.)
CHIACHÂS. {Bot.) Voyez Chinaos. ( J.)
CHIAI-CATAt. {Bât,) Il est fait mention d*une plante de ce nom dans le chapitre de Daléchamps qui traite de la rhu* barbe. Elle croît dans le Cathay, faisant partie de la province de Chianfu. Les gens du pays lui attribuent, de grandes vertus pour fortifier l'estomac, aider Ta digestion, calmer les dou^ leurs et dissiper les fièvres. Ils en portept toujours avec eux dans leuni voyages, et pou}* en avoir une seule once Us don* neroient un plein sac de rhubarbelOn ne peut déterminer quelle est cette plante , dont la detcrlptiou manque entièrement. ( J^^}
• CHt S^i
'CïfTÀMA?ft)OLA (OrmVfi.), iidtti êwployë en Sardaîgoé pour ^ësî'gher diverses espèces dé canards. (Ch. D.)
CHÏAMËtLA. (ErpétoL) A^aolduii Montanus donne ce nom â'ti'n'serpetit d*Ani)^riqtie, coiiiihun sûr le mont CHiamétla , près de la Nouvelle-Galice et dé ki province de Caliacan. Les habitans (tn Chili et de Gùadalajarà l'appellent cobra j au vil» deCkiametla. (H. C.)
CHIAMPÏN, (Bot.) On lit dans FAbrégé des Voyages, qu'à
Ceilan et dans d^âutres lieiix de l'Inde , il existe un arbre de
ce nom , originaire de Chine, do&Ha fleur blanche exhale une
bonne odeur. Confite, elle prend une consistance ferme et
line saveur fôtt'doti'ce : on ajoute que Tarbre qui lar porte est
îine éspèce'de p'eïit pfatane. Cette iifdicâHbn ne peilf être vraîe^
}5uisque ië flétïr èiï platane est très^diff^^rente ; maïs ciet arbre
est peut-6ti^ ié Champaé , miûhelia, nomm^ aussi iâjàmpttca,
dont les Oéurs odorantes sont très-recherchées dans llnde.
Voyez C«A^pAxi;'(iF.) ..:-..
CrtlAIfrrOTOTL.(Onw*iA.)Femande«, q« î parle de c'etôîieau,
chap. {39, le tfécrit comme étant de la taille de l^éfoitrneati , ,
ayant le bec cetidré iet un peu courbé, la poitrine et le ventre
blanès, hve'è**d'ès tâches briJriâti'es, le dos d'un brufn tirant sur
le bleu ,' les aifè» d\in bhmcïioîrâllre.- A ces sîgitèâ* T'àMénr'
ajoute quc^ l'oi^eaù' Vit dans les ^làin'es, et qu^il est bon à^an*
ger. (Ch. 1>:V- * " . : ■••• •.. 1 -.,:..• ■
CHIAPPARONE,(Orw7fe,) .C'est le nom qu'on cïohne atr proyer, emhertza miîlîaria^ Lliin. ,'<lans îé pays de Gènes*. (G s. D.)
• CHIAR.fB^iiyVoyeïfFxQbris.fJ^) • ' • r, - :.. .:: CmARltotitt1S.JMiH0VbJ^ei!»ÀctE.(B.) ' '
CHlASOftÀlfPHE. (OniiSky Voyez Beo-chois*; î(CAV1&.) CHIATTO. (ErpétoL) D'après Gesne^^ e'est un deH ttoittis italiens du Crapaud. Voyez ce mbt^(H. C.) ,-•*.•■
• CHlBIGÔÏfASOU (Jlïflmm;) , nom qui signifie graiid bhot; au rapport de M. d'Azara, et que les Guaranis donnent à i'ocèlot, /élis ocelot^ Linn. (F. G.) * ' '^'^ - -* ' . : :.. . .
CHIBOUÉ. {Bot.) A Saint-l>omîriguc , suîvanèNkîOlson, Ton nomme ainsi le gomart, bttrèera y g^iii iaisie suinter de son écorce un baume très-vuhiéfraîi'e, Voyt^ Gomart; (\J»)
CHIC. {Ornith.) Çf nom s'-applxqiie , eh Pcovenfêe ,' k dlve*^ oi&etux d« genre Bruant, emberiza., Le chic ftù^èetiitttt àH'
^.^^ CHl
est, suivant. Ji|. Guys^le mitUène, emhtriza k*hif4 ^Unn^r *c* présenté dan» les planchers, enluminées de BuiOTony sous I^ ii«^.6ô&,«fig. 2« Le chic farnausparoltétrel^ bruant fou Quzizi, emberizai:irlu9 , Linu.; le çhic jaune ^ le bruant conunun, em* ierizacitrintllay Linn.; le chic gavotte ou moustache^ le bruant., gavoué, cmberiza provincktlis ^ Lijui.;le chic perdri^r Je bruant proyer , emberiza milliaria , Linn« ; le chic de roseaux • le bruant de roseaux, emberiza schctnicluû ^ hifin» U n'y ^flu^ le chic d'Avausse qui n'appartienne ppii^t a^ genre Bruant , et qui désigne la fauvette d^hiver pu.ipouc^et, motacillffr moiulotris ^ linn. (Ch..D.)
CHIC A« (Bot.) Dans l'ouvrage de MI4. Hif mboldt et Bonplanc) sur les plantes équinoxiales , il e&l fait mention d'un arbrisseau de ee nom, à tige grimpante, qu'ils regardent comme une espèce de bignone , et nomment bignonda cTii'ca, Ils ajoutent qu'an tiré de ses feuilles, par la macération daqs l'eau et au bain-marie, une matière dont la couleur est à peu près semblable à celle de l'ocre calciné ou d'un rouge de brique : cette n^atière coloriante 9 que les naturels nomment aussi chica^ esjtf dans le pays , un ob^et de commerce , parce que hss habîtans des nations voisines s^en. servent , les uns, pour se roii|;ir le eorps entier ^ d'auixe» leur tête et certaines parties du visite, seulement. Il parQJtt.que des expérie^nces nouvelles prouvent que cette substance pourra être employée par les peintres et les teinturiçrs^-C^^, .... . . '.)
. (f:HlQA.{JBol.) Boisson jfait^ dans le Pérou.avep, la. &rined^ maïs séchée au soleil. On la met ayeo de Vg^vl dans d^. grandes cruches: la liqueur fermentée.qut/enrésuJtevest.^i^Aueuae, et s'aigrit ikçilei)[^nt» Son ^^t approche de «^Uii d'un c^dre de.qi*am^ioXérie^u-e,, (JJ. . . • , .. .
CHICAL. (Mamm.) Hasselquist dit qi^e o^es^t, çn.OiHe^tp le 4;iQm du Chacal,! canû/iiarc^, Linn. y oyez -pe moi et Gbisn.
CHICALLOTL, Chichicallotl (BoU) , noms mexicains de l'a/gempae^ ou pavot épineux., (jT^
CUlCAhYpXOrnithi) Wafii^T^p ortie, au^^hajpHr/ç.y de sou Voyage 4917' Tisthme de l'Amérique^ qu'il jr a ^a^iarles.boi;» de eette 'pan tc^çun,.gFos oiseau apjielé par les^Iadftena'«i|^lfN({y-0^iea/^, lequel fait uu bruit fembiablç.à celui du coucou^ maia^ lus
cm 9^^
dtoîte comme le coq ; son ]klt<raàg\é o>ffrè llti îftélUiijg^ d^ bleu ^« de fàit^e ëi d'àùlHà l^èillle^^ vtV^^. Lëà làdieilA fofAt Une espèce àè îàiAiHt étrëc Vei jpltittes ^l téxtvfetit Éôn^Oê; H 4é tient presque toujours s«f ieë àrbi^^^ el ^H de A'-Uitt ; sa chflifr
' Le m€iftë fbyd^éUi' |Kàrie èik^ttil^ de t^f^i!^ oiséAtlx qfaï ajppftr^ tiehilëitl VisShîémént à Vàtd^ë déh gâilniffreéi ; et, passant d«> là aux perrocfuéts et àuit àfés , il dit li^tlé dètH-ti «opi^ilt f» fbil dû cftidrf^-tfaiéaiy. è'â ii> ji fiedclims tebmeb WtiU^et ton, employés par Waffer ou son ttàâubtèbr')[^ÙUr déiig:i»er là Vori du «iriéaiy , ^1 àif "p^ le ^irè'ë;9nfiidé^elr tùtaïtiê bn oiseoM chanteur^ ce n'étoit pas plus le cas d'être tenté ^ aveè^ SdMiiif , de ie i^glMe^bëttrnfè î^à hte. ^èt bié^ab M préà^ilte vraisen^biàbtëinëiit pA îëè cdùiëii)^ fim'^tk^ bïHt€9, «to*>, en Aitesèi», niàTi'éH MDétÀhlétaï)i4uè^; H dSip^éi-ta feéûitd de Metéï" là qti^ite^ aUHfeal qUè les dindèils pltnagedt âV^c>le caq, et Ttfsàg^ ^it^ les Ihdîèns fMt d« l6tit& ^Itimês d^irsalisy assez longues dans plusieurs de ces espèces, ilii*y à ffà»lifetii dl^^oli^ tiért}àë'èe Aè flidittin Vék^tàlyfegaUiiiâaé, leqd^^l^ par ^èh-èK^'se i^afprociié de Vyàèàvi èii j&cUpeliià ûé MiaWjgmVë; (0#. 4)<) '*
âU ^tiî*l;duïfeA^èrëàu-B*èâW;VôyefeeA*AW«,X**-^0
CI&CAS. {Omi!ih.)'X)h é<^pbll^ftife^i;'dàqi'qtit<)4ueft mipinpi
temens, le choiitâs-, battus itibhkêi/y^lahb.^Oé.^^) > ■ *
- CttRîttfe \V6Ï.) ViV^eï Ci^kéLfe, (î.r©.) » ^ • -' • • >
CMtCHÎ. i[Or^f^fei) Ctf toirt éàt éW^lëy« att* Kéitottfchatl!» ^AUr'dëiJîg^eV- dli^i bîs^ui de ^i\e àit^Yk^:^}éo'. <Ck. Cl)
CHÎtHÎCA-HeATîîOW'CJIbfc) i'nott «nèiitîÉn dMtt-fAflfe^ 6kùï , éryjigiam , B^fé'pèriî^Hùhd^^ffki^/ilf^y qnVeiflAiisii iS6<n'Mè,.iiéîlbTi lliî ; 'cdhàyàHr', t'è*t-fcdli% Wët-i^ëftfr «ptiatlt^^l Hiptftbk^bixphùité ïià'iit èl tett*iïe:îriiftM«?1â**a^kéttttdèfit) H TàpfàÀ'ûVëc le )pè!Àibàiit Vètidi?^ k^h^k^-ft^tfà^t^ bti àveè r)^>^9igfirf^ it^trttèfei^f^ , ^i \[Mi^bt i^tfà dètit dURs' l«k Mt^t».
• Chîf^MÎC fWANTÎ (»ftV.) V ë^étîfe HehbàiiH , ^ hiiif^éë dtt
Si 4 CHI
ce nom une espèce de chouette -dont liuiM^usafaUs^ii ^iz chiehicUL Voyez Choubite. (Ch* P») .
CHICHILTOTOTL. {Ornith.) On donne ce nom, dan< le Mexique , au bec d'argent , qui est le cardinal pourpré de "Brisson f tanagra jaoapaj Liun. (Cb.D.)
CHICHIMICUNA. (BoU) Ce nom péruvien ^ qui signifie nourriture des c}ia)iveT$ourif , est celui du vffctarUitionferrugiueum àe la Flore du Pérou , qui n'est peift-être qu'une espèce. de myrsine, genrç de la.faimlle des ardisiacéeè. . ( J.) • CHICHLAS (Omi/h.), m>ui grec de la griye draine , turàas msçivorus^ Linn<, (Gh« D.) .
CHIGHM (J9o^) , nom arabe du cania 4thsu$^ suivant M. De- Ule4(J0 , . , . ,'
CHICHOULLOS {Bot^, non^ .donné. par les Provençaux, suivjint Garidel; au fruit du micocoulier ordiuaire. (J.).
CHICIATOrOUÎ!?, ip^nith.) Vqyez Clsuatoxoun. (Ch.D.)
CHICLI» (Ornith,) L'oineau que Mid'Azara a décrit sous ce nom, n/ 2 36 de so9'ûrnitbologî.e du Paraguay, est une espèce de fauvette. (Ça. D»)
CHICOCAPÔTËS , Capotes. (.Bo^O T^a»^ le grand Recueil des< Vo3'|ige»« publié aneieanen^ent pair Théodore de Bry, on trouve sous ce nom un arbre «que C* Dayhin-rapportoit au cYàonlOf Cet a2^>re est le marm^lor^ ,oa craiœya marmclos de Linitmus, dont.Mi Oorre^i^a fiait pluf^: récemment sou genre jEgUf qui est .rangé.paH*m.i les auran,tiacéc8.^(J«)
CHJCON (Bo£.);,,^om yulgaira de la laitue uromaine ^ qui est i'i^ne des trpi^ r^es du lactuqasatiyay Linn. ,(H. Cass^)
CHICORACë {€pnçh,^ , Chicoret^» C'est le nom qu e M« Den js de MonitfoTt}:doaoe;4 ^ine^livision. des murex de Linnaeus, qui diffèrent un peu des autres, en ce:qifje.^'Quvertu.re ovalaireest garnie, au bprdeitte/ne de la Ipyre droite^ de longs appendices foliacés qui f se cpBservfint au nompve de trpis rangs si^r chaque tOMr de^pirefdonnentàlacpquil)eun£ forme triguètre. Le type de ce genre ,. quç 34* d^ Mpfiforf noiçme le chicorace frisé, chi-' coreui ramosuSj est le murex ramosus de Linnaeus, vulgairemeilt la chicorée frisée, figurée ^ansCualtieri', tab. 37, fig.g.fc. C'est .une coqjuille asse^ alongée, de trois à quatre pouces de long, de couleur roussàtre, striée et pourvue de côtes trans* j qui yont se terminer aux appendices» L'animal qui
la forme, et qui est tout'^à-fait semblâbiè à cduî des roehei»^ murex , vit sur lés c^t^ d*Àfti(f&e^ et d- Airiériffiie. ( De B.)
CHÎCORACÉES. (Bal.) Vaiilaat^t M. de /ussieu nomment
ainsi un groupe de plantes parfaitement naturel ^ qui cont-
ppëiid trente à Quarante genres de la famille des synantb^ées.
Nous l'avons adopté dans notre clàssi6cation; mais, au lieu, de
VéieVet au rang des fainilles , «omiJie M. de Jussieu y nous en
ffrîsons une simple iHbuv £n tmtre , nous nous, sommes permis
de substituer au nom- de ehicoracjées, tiré d'un genre un peu
anomal, celui de lactucées, qui est plus agréable à Toreille^
et qui rappelle tout à la fois le genre le pins întéressailt de la
itthn , ainsi qu'un des caractères g^écaux de ce groupe* I^e
caractère le plus remarquable des lactueée^ réside dans la co-
rc^lle, et consiste eu ce que les cinq incisions du limbe sont
-tellement inégales , que l'une d'elles , qui est l'antérieure, pé*
nètre jusqu'à la hase , tandis que les q^iâtre autres. n'entament
que le sommet. Lea botanistes, assimilant mal à propos cette
-eapèce ée.coroUe'à céll« dçs fleurs femelles.radiantes, Je&cpn-
^iident sous la déïromination commune dedemi^fleurons « ttè^
impropre surtotkt pour les corolles des lactuoées.C'e$tpQurqiiQi
nous nommons cellès-ei coroMes fendues ^ et les autres corolles
digulées. La tribu > des laetucécs est la dernière de notre série ?j
i^ais, comme cette 'série est circulaire , la dernière tribn s^
•trouve immédiatement voisine de la première, qui est cell]?
-dèë'vemoniées. EfiRectivèment, les lactucées et les vernoniées
'ont 'beaucoup d'analogie, non^etllement .par le style, et le
fttigmate;dofit la stmêttire est absolument la méme.daaa ls$
deux tribus, mais ettcoTe par; la caQrollej..qui est aau vent ^^19^1;
-ebea les venioniées:^ or; les coroE[e»pbifiteé& se rapprocbent
beaucoup des corolles yêndi/es. (H. Cass.) .1
• CHICORÉE (Pou) yCichorium. [.Chicaràoées y JusS.; Syngé-
nésie polygamie égak^ Linn.] Ce genre de j^lantes , de lafilmiU^
'des syivanthérées , appartient à la tribu naturelle des laetucées*
-La calathide est pluriflore-, subéqualiflore , fissiflore j andrce
gyniflore. Lepéricline est dolible ; l'extérieur formé de squamOs
-unifliérié^ , courtes , lâches ; l'int|érieur , desquames unisériéeS),
longues , apprimées; Le.dinanthe éstsonvent garni de courtes
'fittibrilles ; la cypsèle porte une aigrette tnès-courte, de«quar
meâûlies paléiforu^s^ plurisénées , iodbriqnées. Noua avons
««« xmi
QToir^ qu'il eài mieux valu, coose^rer legenre.de Forsk^Mk
L^oiiL.) .... :
. CHI.COTIN..(Bo£.) Pans rAt^régé d^fty^^yage», une plante dece nom^ existant au,Groi;nland, et dont^ la racine a la forme d'une noisette alongée 9 est rapportée au genre TeUphium, .Cette racine a une forte odeur de rose musqi^ée , qu!eUe retient même quand elle est entièrement sèche. (J.)^
OHICOURYEH (Bo^.), nom arabe sous lequel la chicorée, ^çhorium intjbus^ est coiipue dans l'Egypte ,. suivant M. Delile. C'est le sjikouria de la Flore d'Egypte, de. Forskaëi. Il est évident que le nom françois est dérivé de l'arabe*. L'un et Faulce .des auteurs que nous venons de nommer ajoutent qu'elle est aussi nommée hendebehyjOu hendeh^ c'est encore de là que vient son second nom françois d'endive*.^ (J.)
CHICOy,; (BùL) Les Espagnols nommei^t ainsi ^ au rapport
^e Camelli ç^^é par iUy, iexi-ctf| ou zappU de Chine, lejigo"
caque des Portugais. C'est un arbre élevé , à feuilles simple»,
^ternes et grandes , dont les fruits , de la grosseur d'une pomme »
aéchésAu soleil, sont iprésçntés sur les tables, dans les desserts,
ftpms forage de compotes préparées avec du vii^, du sucre et
^elque aromate. La figure jimp^rfaite qu'en donne Camelli.,
daqs un recueil de.. dessins non publié que nous possédons,
fait présumer que cet arbre appartient aii genre Plaqueminier^
4^o$pyT0Sy On est conQrmé dans, cette opinion par le nom de
zapotl, dpnné à. des espèces congénères f, et p^rcc.que les fruits
du plaqueminier d^Amérique, diospjrros virginiana^ sont nommés
Xtgues caques, ce qui répofid au nom portugais. Cette^opinion
est partagée par M. dfeJLamaf ckqui^ daA^ J,'£fXC)^çlopédie métho«
dique, mentîoni^e cet.arbjce sous le npj^ de.chit*sé : il croit
que c'est le méme^que le/)no>]ba^i du Japon.,, /cité, et figuré par
Ka^pf]^, que M. Thu,nberg, dans sâ.FlqmJaponica , a depuis
nommé diospjrros Auiifcù Le chi-ku^ ouchiqufds , cité dans T Abrégé
^e^ Ypyagcs, est encpre le niéme 4rb;;e.. ( J^ . . •
4^HlCQ\]ERA.{fi.r/iith.) , nom indien, d'u^. petit oiseau de proi^ de Chandernagor^ .dont la mandibuiç supérieure a deux crans très-marqués ,. et que M. LevaiUaiit a décrit conjime un fquppu, pfig. 84, et figuré pi. 3o de son Ornithologie d'Afrique»
^ .ÇHICUATLL(p'rnWj.) Vo/e\C,ï«guATu^
tHÎ »^9
CrtiEN ( Martim.) , Canis , Linn. Ce geni^e se compose d'espèces qui se ressemblent par les points principaux de leur orgafiisation , maïs qui se séparent cependant en deux groupes bica distincts et bien caractérisés. Le premier se forme deà chiens ,'• proprement dits , et le second , des renards. Ces animaux ont tous, à la mâchoire supérieure, six incisives, deux canines et six molaires , donV deuxturberculeuses, la carnassière et troii fausses molaires; et à la mâchoire inférieure, six incisives, deux canines et sept molaires ^ dont deux turberculeuses,' lu carnassière et quatre lausses molaires. ( Voyez Dbnts.) Les pied* de devant ont cinq doigts ; les deux du milieu sont égaux et les plus longs; les deux autres sont aussi d'égale longueur, et Finterne est le plus petit et ne descend jamaisjusqu'à terre: ceuk de derrière en ont quatre, avec lie rudiment d'un cinquième os du mtiatarse, qui ne se montre par 'aucune trace à l'exté-*. rieur ; ces doigts sont entre eux dans tes mêmes rapports que lea quatre plus longs des pieds de devant } les ongles sont propres à fouir, et les doigts seuls «posent à terre dans 1& marche. ' ^ • Les chiens ont la pupilfe en forme de disque ; les renards V^iit alongée et semblable à celle des chats domestiques : c-'est là le caractère Le plus positif de ceux qui distinguent extérieurement ces animaux. Leurs narines sont entourées d'un organe glan^' âuleux, d'un mufle ; leurs oreilles sont grandes , pointues , mo-^ biles ei dirigées en avant; leur langue est douce, et leur pe«' lage généralement très-fourni ; ils ont Us deUx sortes de poils ,. et des moustaches, mais qui sont petites. ' La plante de leurs pieds est garnie de tubercules; celui qnv se trouve à la base des doigts a trois lobes, et il a la même forme à tous les pieds/; celui qui garnit l'extrémité de chaque » doigt est elliptique ; de plus , on en voit un sous rarticulation du poignet. . m •
La verge est dirigée en avant; les testicules sont à l'exté* rieur ; le vagin est simple, et les mamelles sont généralement au nombre de six ou dé dix. >: /: '
Les chiens à pupille 'en forme de disque sont des animaux. diurnes, et, par l'exercice, leur vue peut acquériç beaucoup de force. Les renards ou les chiens à pupille alongée voient, Biietix , au contraire, la nuit que le jour» On sait combien est prodigieuse; chez ces animaux ^ia^âne^e de l'odorat ; leur ouïe 8. * 34
53o CHI
est aussi trés-délicale ; mais le goût et le toucher semblent Véirc peu , du moins dans le sens que nous attachons à cette idée : ils li'ont aucune répugnance pour les chairs corrompues, et ils sont loin d'avoir la propreté recherchée du chat ; ceci , au. reste, regarde plus particulièrement les chiens; les renards paroissent encore, k cet égard, se séparer du genre ; ils. ont d'ailleurs la fourure beaucoup plus fine que celle des chiens«
Tous les animaux de ce genre boivent en lapant , et ils sont loin d'être aussi carnivores que les chats ; leurs dents tuberculeuses l'annoncent; en effet, les chiens ont besoin de matières végétales dans leur nourriture.
Les femelles sauvages éprouvent les besoins du rut , en hiver, et la gestation est de deux à trois mois , ou trois mois et demi environ r< la portée est de trois^ à six petits, qui naissent les yeux fermas, et qui n'arrivent à leur entier développement qu'après la deuxième année. La vie de ces animaux est de quinze à vingt ans.
Les chiens hurlent ou aboient ; ils font surtout entendre leur voix lorsqu'ils chassent , et elle se modifie suivant les sentimens qu'ils éprouvent.
La couleur de leur pelage est le brun, qui, d'une part, se fonce jusqu'au noir, et de l'autre, se pâlit jusqu'au fauve; le blanc sy joint souvent , et c'est du mélange de ces trois cou* leurs que résultent toutes ;les variétés qu'éfifrent , sous ce rapport 9 les différentes espèces de ce genre.
Les chiens , proprement dits , sont en général des animaux de taille moyenne , et leurs proportions annoncent de la force et de l'agilité ; la partie antérieure de leur corps tat forte et ramassée , et la partie postérieure svelte et légère ; leurs jambes sont élevées, leur cou est long et épais : leur tête effilée , leur poitrine large, leurs cuisses et leurs épaules sont charnues , ei leurs jambes tendineuses ; leurs musclés se dessinent fortement , mais leurs allures ne sont pas en parfaite harmonie avec leurs organes; ils ont la démarche un peu indé cise, et ne portent pas la tête haute ; leur regard manque de hardiesse , et ils sont généralekne/it prudens ; ils n'ont du courage que Iprsqu'ils sont pressés par la faim.
Les renards diffèrent encore des chiens & ces divers égards t Usaoptgénéralementpluspetits et plvsbaasurjambfis;leur corps
eut '631
•jïâroît alongé, et ses proportions n'annoncent pas de vîgneur; 'leur tête pardît plus pointue, plus fine'; ils Ta portent dans let épaules, et toutes leurs formes sont arrondies ; aussi onUUs 'un naturel plutôt timide que courageux; ils ne chassent que des animaux sans défense , les lapins , les biseanx ; ils ont 'toujours recours a'I'a ruse , an silence ; c'est la nuit ordinaire*- 'ment qu'ils se mettent & la recherche de Itirr proie , et la fuite est^a seule ressource qu'ils opposent au danger; s'ils se dépendent, ce n'est qu'à la dèrnîèï'e extrémitié, et lorsqu'on les poursuit jusqu'au fond de leur Retraite.
Ce sont des animaux qui habitent les bois ; les grandes especea se retirent à Tabri des parties les plus fourrées ; leir petites se creusent des terriers où elles se cachent au moindre danger. Ils suivent leur proie à la piste , etsre réunissent quelquefois plusieurs pour Tattaquer; mais leur' naturel ne se déploie qu^e dans les pays Couverts de forêts; dans Icï contrées habitées, Ih 'présence de Thbmme leur impose une contrainte qui arrête le développement de leurs facultés, et souvent, malgré leur force et leurs armes , ils sont réduits à se nourrir de mulots , àH xeptiles et même d'insectes. Les espèces qui ne tertent fas*, tiennent peu au sol natal, et dès qu'elles sont attaquées cW es s'iéloignent, et souvent ne reviennent plus. Les autres, au contraire, ne quittent leur retraite qu'à la dernière extrémité , et tcritént constamment d'y revenir lorsqu'elles en ont été éloignées ; c'est là seulement oîi elles croient être en sûreté ; et quand cette retraite a été détruite, leur premier soin est d'en construire une nouvelle, et de cKoi^ir pour ceL» des lieux encore plus cachés que ceux où étoit la première.
Les nombreuses différences qui se trouvent entre la physionomie et le naturel des chieirs et deis renards suffiroient prevl* être, m al gré les points importons de l'organisation par lesquels t:cs animaux se rapprochent , pour qu'on &àt les considiéret' séparément, et en traiter dans des articles distinct»; cars^H n'est pas possible d'en agir ainsi , lorsqu'on envisage les ér^mes qui occupent le premier rang daus la machine animale, il n'eà est pas de même lorsqu'on étudie les organes d'un ordre Mé^ tieur, et surtout les dispositions moitiés : 6r, ces organieb Secondaires paroissent exercer sur la' physionomie extérr^iroé et sur le naturel des animaux', une plus forte 'iÀflûcaiee.qwe
«Sa CHI
ceux d'un ordre plus élevé. Dans bien des cas, sans doute, il ne faut pas, avec Bufibn , refuser de reconnoître des genres; mais il ne fau^ peut-être pas non plus tenir trop exclusivement aux caractères des méthodes , presque toujours trop absolues. Toutefois, pour nous conformer à la^règle adniîse en histoire naturelle 9 nous parlerons ici des chiens et; de^ renards, mais en conservant les deux groupes qu'ils forment naturelle* ment.
Ce genre, plus qu'aucun autre peut>étre, montre tous les avantages qu^on tireroit pour la distinction des espèces, de rétude du caractère moral des animaux , et de leurs dispositions instinctives. La%)lupart des chiens se ressemblent telle-
ment entre eux , par les formes et les proportions du corps , et par les couleurs, qu'on est fort embarrassé pour reconnoître et caractériser les espèces ; et, sans les dispositlqns naturelles du chien domestique, nous n'aurions aucun moyen de le distinguer du loup. Ce n'est vraisemblableinent que par Tétude des mœurs des renards qu'on parviendra à mettre quelque précision dans la distinction des espèces de ce groupe, dont le nombre promet de s'élever beaucoup plus encore q^u'il ne l'est déjà.
On trouve des chiens dans tous les continens ;mais c'est celui de l'Amérique qui. semble en être le plus riche. Les chiens d'Europe sont en très-petit nombre , et Ton n'en connoît encore en Afrique que deux espèces. L'Asie paroît en posséder cinq ou six. Nous parlerons successivement des chiens et des renards de chacun de ces continens.
Des Chiens^ proprement dits.
Les parties septentrionales de l'ancien monde n'en possèdent que deux espèces : le loup et le chien domestique.
Le Chien domestique ; Canis familiaris , Linn, Cette espèce toute .^entière paroît avoir passé sous l'empire de l'homme. On ne la connof t nulle part à l'état de pure nature. Des races domesiiques ont bien, dans plusieurs contrées, recouvré leur indépendance depuis un certain nombre de générations, et par-là elles ont sans doute repris quelques-uns des traits de l'espèce libre. Il s'en trouve aujourd'hui dans presque toutes les parties de l'Amérique ; on en rencontre dans quelques eontrées de l'Afrique , et il en existe dans l'Inde t Willanuon,