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celle du renftfd , et égale celle du chacal ; en-dessutf , sa couleur formée de poils anneléa de fauve et de noir, est d'un fauve som-» hte-, le ventre et Tintérieur des membres sont d'un |aune pâle, et la gorge est d'un blanc sale ; le milieu de la queue est brun , et son extrémité blanche. Notre Muséum en possède un trèsbel individu. Cette espèce se trouve dans les îles Malouines et dans celles de Falkland , où M. de Bougainville Ta rencontrée. Il nous apprend que cet animal se creuse un terrier dansles dunes f sur les bords de la mer; qu'il aboie comme le chien ordinaire, mais plus foiblement, et qu'il se nourrit particulièrement d'oi' seaux. Buffbn , qui en avoit vu deux individus , trompé sans doute par les couleurs, avoit conclu qu'ils étoient de la même espèce que le renard commun*
Le Clufeu de Molina paroît être le chien antarctique , si ce qu'il dit du commodore Byron , qui trouva cet animal aux îles Malouines , est fondé sur des observations exactes.
Je place cet animal dans la famille des chiens plutôt que dans celle des renards, sans que je sache s'il a les caractères de cette famille; je le suppose seulement par l'analogie des formes et des proportions du corps.
Le Chibn crabier; Canis cancriuorus^ Buffbn, Supp., t. 7, pi. 38. Le Cabinet du Muséum possède encore l'animal envoyé à Buffbn , de Cayanne , par le comte de Laborde , sous le nom de Chien des bois , et il en possède un second individu égale* ment envoyé de Cayenne.
' Ce chien a les plus grands rapports avec le chacal; seulement, il est un peu plus grand , et son pelage est peut-être plus noi* ràtre. La description qu'en donne Buffbn est suffisamment détaillée , et il y ajoute quelques notes sur les mœurs , qui donne- .roient peut-être un caractère plus précis que les couleurs du pelage , pour distinguer le chien crabier des autres espèces du genre : nous ne pouvons donc mieux faire que de le copier.
« Cet animal avoit deux pieds quatre pouces de longueur ; la « tête, sixpoucesneuflignes,depuisleboutdu nez jusqu'à l'occi- « put ; elle est arquée à la hauteur des yeux , qui sont placés à « cinq pouees trois lignes de distance du bout du nez. On voit « que êes dimensions sont à peu près les mêmes que celles du « chien de berger ; c'est aussi la race de chien à laquelle cet « apimal de la Guîane ressemble le plus ; car il a , comnie le « chien de berger, les oreilles droites et courtes ; et la forme
« delà téfe toute pareille ; mais il n'en a pas les longs poils sur le <( corps , la queue et les jambes. Il ressemble au loup par le poil ^ « au point de s'y méprendre , sans cependant avoir ni Tencolure « ni la queue du loup ; il a le corps plus gros que le chien de « berger ; les jambes et la queue un peu plus petites ; le bord ^es « paupières est noir, ainsi que le bout du museau ; les joues <!( sont rayées de deux petites bandes noirâtres ; les moustache» « sont noires ; les plus grands poils ont deux pouces cinq lignes ; « les oreilles n'ont que deux pouces de longueur sur quatorze « lignes de largeur à leur base ; elles sont garnies, à Fentrée , « d'un poil blanc jaunâtre , et couvertes d'un poil court , roux y. « mêlé de brun. Cette couleur rousse s'étend des oreilles jusque « sur le cou ; elle devient grisâtre vers la poitrine qui est Qc blanche, et tout le milieu du ventre est d'un blanc jaunâtre» « ainsi que le dedans des cuisses et des jambes de devant; le « poil de la tête et du corps est mélangé de noir, de fauve , de « gris et de blanc. Le fauve domine sur la tête et les jambes i « mais il y a plus de gris sur le corps , à cause du grand nombre « de poils blancs qui y sont mêlés. Les jambes sont minces, et « le poil en est court j il est , comme celui des pieds , d^un « brun foncé , mêlé d'un peu de roux ; les pieds sont petits , et «c n'ont que dix- sept lignes jusqu'à l'extrémité du plus long « doigt ; les ongles des pieds de devant ont cinq lignes et demie ; « le premier des ongles internes est plus fort que les autres ; il & ^ six lignes de longueur , et trois lignes de largeur à sa nais- « sance ; ceux des pieds de derrière ont cinq lignes. Le troncs çon de la queue a onze pouces ; il est couvert d'un petit « poil jaunâtre , tirant sur le gris ; le dessus de là queue ft « quelques nuances de brun , et son extrémité est noire. ^
Ces animaux chassent les agoutis , les pacas , etc. Ils s'en saisissent et les tuent. Ils aiment aussi les fruits , tels que ceu:i: du bois rouge , etc. Ils marchent par troupes de six ou septr ils ne s'apprivoisent que difficilement , et conservent toujours un caractère de méchanceté. Le chien crabier est vraisemblablement le KouFARA de Barrère.
C'est dans l'Amérique septentrionale que l'oi^ rencontre le plus de loups. Catesby, dans son Histoire naturelle de la Caroline, dit :
4c Les loups d'Amérique ont la forme et là couleur de ceulc
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d'Europe ; mali ils sont uo peu plus petits; ils sont aussi plus timides et moins voraces y et une bande de ces animaux fuira devant un seul homme. On a cependant vu des exemples du contraire , dans les hivers très-rudes. Anciennement, les loups ëtoient les animaux domestiques des Indiens , qui n'avoient point d'autres chiens avant qu'on leur en amenât d'Europe. Depuis ce temps4à , les races des loups et des chiens d'Europe se sont mêlées, et sont devenues prolifiques. C'est une chose remarquable , que les chiens d'Europe , qui n'ont en eux aucun mélange du loup , ont de l'antipathie pour ceux de la race bigarrée , et les houspillent toutes les fois qu'ils les rencontrent. Ces derniers ne se tiennent avec eux que sur la défensive , et tâchent seulement d'éviter la fureur des autres, ayant toujours la queue entre les jambes* Les loups de la Caroline sont en très*grand nombre, et plus malfaisans qu'aucun autre animal; ils s'attroupent pendant la nuit, et vont chasser le daim , comme des chiens, en poussant les hurlemens les plus afifreux. ^
Parmi les chiens indéterminés de l'Amérique , on doit placer au premier rang celui que Rechi a représenté , et que Hernandez a décrit sous le nom de xoloit^zc¥ifULi, qui est le même que le cuetlachtlif et dont est provenu le loup du Mexique des auteurs systématiques. Voici la description qu'en donne Brisson , qui , le premier , l'a inscrit comme espèce distincte au Catalogue des espèces du {genre Chien.
Le Loup DU Mbxiqub; Lupus mcxîcanus, Linn. Il est de la grandeur du loup ordinaire , mais il a la tête plus grosse ; ila les yeux liagards et étincelans; les oreilles assez longues et droites; le cou gras et épais; la queue assez longue et point velue. Il lui sort de la lèvre supérieure de gros poils roides comme les pî« quans flexibles du porc-épic , variés, de gris et de blanc , et couchés en arrière. La couleur de tout son corps est grise, et variée çà et là de taches fauves; sa tête est aussi grise et marquée de bandes transversales noirâtres; il a sur le front de larges taches fauves ; ses oreilles sont grises; son cou est marqué d'une longue tache fauve ; il en a une pareille à la poitrine , et une autre à la partie antérieure du ventre ; des bandes noirâtres s'étendent de part et d'autre depuis le dos jusqu'au c6té; sa queue est grise, et a vers son milieu une tache fauve quis*efface peu à peu; ses jambes et ses pieds sont variés débandes
cm &6i
'grisés ë1;.tuttri))re&r 'qui Vëlend^f^du hautaù bas* ûirie' trouve dans les émipo^ chaadls d&la'Nouvèllé-Ëspagne. '
Bartran ÇVôyLidsin» FAftiéiiiqQ^ sëpténtrionaie) , en parlant
da loup dC'iai^iofide, dit : « 'Ii::65t pins grand qu'un chien,
.fg, et parfaitement noir 4 maislafenrelle a sur la poitrine, une
^ tache blanche. Il est moins gr^id que les loups du Canada et
« de lai Pensylvaine qui sont d'un jaune brunâtre. ^\ • ■ .
Hearne et Màkensie rapportent quelesloups qu'on rencontre •dans les contrées habitées par les eskimaux sont blancs ; et le ' dernier parlé d'un petit 'loup qu'on trouve entre le 66.* et le 70.* degré' de latitude, et «qui attaque les castors.
Tous ces^rapperts incomplets , que nous pourrions multiplier à l'infini , font sentir la nécessité d'examiner plus attentivement qu'on ne Fà fait les loups d'Amérique , pour bien déterminer, d'abord s'ils» appartiennent aux chiens proprement dits^ ou aux renards; et ensuite pour donner de ces animaux une description détaillée ', et même des :fîgures, s'il étoit possible : une simple description laisse ordinairement dans l'esprit un vague qui expose à Terrear , ce que ne fait jamais une bonne figure.
Des Renards, •
- Pupilles qui en se fermant prennent la figure de la coupe d'une lentille.
Tous les renards ont la même physionomie , dont on a le type dans celle du renard conunun. Les espèces de ce groupe ne se distinguent guère, que par les couleurs; encore trouve-tron -ientre celles-ci les plus grands rapports. Les mœurs des renards étrangers nous sont peu connues, et on doit le regretter; car elles aideroient sans doute à caractériser ces animaux plus exactement qu'on ne l'a pu faire par la seule considération du pelage.
Renards des contrées septentrionales de Vancien et du nouveau
monde.
Le Renard commun, Canis vulpes^ Linn.; Bufibn, t. 7, pi. Gm Chacun j en Europe , connoit cet animal dont la longueur est d'un pied et demi environ, et dont le pelage est fauve, varié «le blanchâtre et d'un peu de noir, ce qui donne quelquefois à la teinte principale un œil grisâtre ; la gorge, le devant du cou , 8. 3(î
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le YenMe» rintérieur d«» cuyases et le^ barda 4èt la mâchoire supérieure sont Jilancs; le derrière dles oreilLes. est noir, le museau roux, les pattes brun foncé en aVant;.la queue est touffue et terminée par des pidiUnoirt.Cest encore Buffon que nous copierons pour faire connpitre le naturel de cet animal.
« Le renard est fomeux paraea ruses, ei méiiite en partie sa ^ réputation : ce que le loup ne fait que parla force , il le fait ^ par adresse, et réus«t phis sourent sans chercher à combattre >( les chiens ni les bergers, sans, attaquer les troupeaux, sans ^ traîner les cadavres ; il est plus sût* de virréé II emploie plus << d^esprit que de mouvement; ses ressource^ semblent être eii « lui-même i ce «ont, comme Ton sait,, celles qui manquent le « moins* Fin autant que circonspect, iitgénieuK et |»rudetit, ^ même yusqn^à la. patience, il varie sa cDndtiifte ; il a des .« moyens de réserve qit'ii sait n'employer qu'à peopos ; il veille « de près à sa conservation ; qimque aussi iniati^ble ei même le . plu» léger que le loup , il ne se fie pas enâièsetnettt àla vitesse 4( de sa course : il sait se mettre en sûreté en se pratiquant un <( aille oàil je retire dans lès dangers pressaos, <lù il s'établit, « où il élève ses petits : il n*est point animal vagabond , mais « animal domicilié.
« 'Cette différence^ qui. se fait sentir même parmi les hom- « mes, a de bien plus grands eïîei& et suppose de bien plus « grandes' causes parmi les- aqimauXk L'idée seule du domicile « préBUiKpose une attention singulière sur soi'^méme ; ensuite le ^ ohoix du lieu , rart de foire son manoir, ^ le rendre corn*te fl^de , d'en dérober l'entrée , sont autant d'indices d'un sentît « ment supérieur. Le renard en est doué ^ et tourne tout â son « profil; il se loge au bord des bois, à portée des hameaux; il « écoute le chant desxoqs et le cri des volailles; il les savoure « de loin; il prend habilement son temps, cache son dessein et « sa marche, se glisse, se traîne, arrive, et fait rarement des « tentatives inutiles. S'il peut franchir les clôtures, ou passer « par-dessous , il ne perd pas un inistant, il ravage la basse-cour, ^ il y met tout à mort, se retire ensuite lostetfient, en empor- ^ tant sa pi*oîe, quHl cache sous la mousse, (m porte à son tet- « rier^: il revient quelques momefis après en chercher une \< autre, qu'il emporte et cache de mêtne, mais dans un autre \x endroit ; ensuite une troisième , une quatrième ^ ét^. , jusqu'à
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«« ce qtié le jôut*, 6u le mouVemeiit dani lutnaî^oû, ravertitee « qu'il faut se retirer et ne plus revenir. Il fait la même ma-^ << ncfttivre dàiiâ lés |)i(>ées et dans les boquetaux, où Ton prend fit les gWves et tes bécas^s au lacet : il devance le pipeur , va de» « très-grand matin , et souvent plus d'une fois par jour , visiter^ ^ les lacett», les glnaux^ emporte successivement les oiseatix ^ qui se sofit empêtrés, les dépose tous en différens endroits ^> <( aurtout au bord des chemins, dans les ornières, ^us la ^ mousse, sous un genièvre, les y laisse quelquefois deux ou « trois louts, et sait parfaitement les retrouver au besoin^ Il ^ chasse les jeunes levrauts eii plaine, saisit quelquefois les <à lièvres au gîte, ne les manque jamais lorsqu'ils sont blessés^ <t déterre le^ lapereaux dans les garennes, découvre les nids> « de perdrix, de cailles , prend la mère sur les œufs, et détruit « une quantité prodigieuse de gibier.
« Le renard efct aussi vorace que carnassier ; il mange de tout *( avec une é^ale avidité : des oeufsvdulàit, du fromage, des. fc fruits , et stirjfout des raisins : lorsque les levrauts et les per-^ <!( drix loi manquât, il se rabat sur les rats, les mulots y le* ^ aerpens , leë^lêzards, les crapauds, etc. il en détruit un graqd fn tiombre : c*est là le seul bien qu'il procure. 11 est très-^vide « demiiÉl^ il Attaque) les^ abeilles ^uvages, les guêpes, les fbcr^ <c Ions , qui d'abord tâchent de le mettre en fuite en le perçant <<' ^ë mille coups d'aiguillons j il se retiré en effet, mais en se> <( roulant,' pour les écraser, et il* revient si souvent à la charge ^ qu'il les obligé a ab^ndo^ner leguépi«i' ; alors il lé déterre ^ « et en inânge et le miel et la cirej II prend aussi les hérissons , <!( les roiïle avec 9^ ^^eiiïiv et les forcera s'éièndte ; enfin il mange ^ do poisson , des écrevtsses , èe$ hànnèitcnps ^deisauti^elles , étc» - >r II prodftit eU' moindre nbmbre y et ime seule fois paErran» ^ les portées'sofal onlinaireméni de:S(^%tre otiemq^ t-arement <K de six ^ Qt)tfij)^af s moilns de trois. Uiairsqtte in f^m«lieest pleine^ <( elle se ree^fe^ $ort rarement tie wm terrier^ dans leaquel «lie « prépare un lit à ses petits. Elle dendetit en «hâleur en hiver ^. ^ et l'on trduve 'd^àd« petite renard» autnoîs d*ayril. Lors- <£ 4îu'elïe«'aJ)erçoît que sa retraite estdécduverte, etqu*enson. « absence ses peUts Ont été înquiétéfe, elle les transporte to«s^ A: les uhs après le« ûutreè , et va^ diéreber un autre domicile. ïhs^ r< baissent U^f'enH Ct^més v itesid4Î^ oommeles iehiens ^dix-huiti