‹ Dictionnaire des sciences naturelles, dans lequel on traite méthodiquement des différens êtres de la nature, considérés soit en eux-mêmes, d'après l'état actuel de nos connoissances, soit relativement à l'utilité qu'en peuvent retirer la médecine, l'agriculture, le commerce et les artes. Suivi d'une biographie des plus célèbres naturalistes (volume 5)Chapitre 50 sur 53 · SH OHI · texte numérisé non relu

SH OHI

« mois ou deux ans à croître , et vivent de même 'treize 0U « quatorze a&s.

« Le renard glapit , aboie ^ et pousse un son triste , semblable «c au cri du paon*, ii a des tons dilférens , selon les sentimens. « dififérens dont il est affecté; il a la voix de la chasse , Taccent ^< du désir , le son du murmure , le ton plaintif de la tristesse , « le cri de la douleur, qu'iUie fait jamais entendre qu'au mo- « ment où il reçoit un coup de [bu qui lui c^sse quelque mem- « bre; car il ne crie point pour toute autre blessure, et il se « laisse tuera coups de bàtdn, comme le loup j sans se plaindre y « maïs toujours en se défendant avec courage. Il-mord dange- <« reusement , opiniâtrement , et Ton est obligé de se servir d'un « ferrement ou d'un bâton pour le faire démordre. Son glapis- « sèment est une espèce d^boiement qui se fait par des sons « semblables et précipités. C'est ordinairement à la fin du gla* « pissèment qu^il donne un coup de voix plus fort , plus élevé , « et semblable au cri du paon. £n biver surtout ,' pendant la <!c neige et la gelée , il ne cesse de donner de la voix , et il est « au contraire presque muet-en été:' c'est dans cette saison « que son poil tombe et se. renouvelle; îJsm fait peu de cas <t de la peau des jeunes renards, ou des renards pris en été» « La chair du renard est moins mauvaise que celle du loup ; les 4 chiens , et même les hommes en mangent en automne , surtout <t loBsqu'il s'est nourri et engraissé de raisins ; et sa peau d'hiver ^ fait de lionnes fourrureis* lia le sommeil profond : on l'appro- « .che aisément sans l'éveiller. Lorsqu'iji dOrt ^ il se met en rond i^ comme les chiens; mais lorsqu'il ne fgiit'que reposer, il étend <ç les.jambès de derrière y et demeure éfiëliidu sur le ventre : c'est « dans cette posture qu'il épie leé oiseaux le long des haies. Ils- « ont pour lui unç^sî grande antipathie y quedès qu'ils Taper- 4i çoi vent ils font un ^etiticri d'avertissement ^ «î«8 geais , les « meide» surtout, lé «ondiûseoi du hau^t des arbres, répètent 4 souveat le petit cri d'avis , et le suivent quelquefois à plus <)i' de deux ou trois'eents pas. *

Cette espèce, répandue principalement dans les contrées septentrionales de l'ancien'et du nouveau continent , a éprouvé des modifications qui ont quelquefois induit les auteurs systématiques en erreur, e'n le$ portant à formel* des espèces Aa^v<^lie$ de ces Vaiiéiés.i Aijatsi, le renard, dans le pelage

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