‹ Dictionnaire des sciences naturelles, dans lequel on traite méthodiquement des différens êtres de la nature, considérés soit en eux-mêmes, d'après l'état actuel de nos connoissances, soit relativement à l'utilité qu'en peuvent retirer la médecine, l'agriculture, le commerce et les artes. Suivi d'une biographie des plus célèbres naturalistes (volume 5)Chapitre 51 sur 53 · CHI S · texte numérisé non relu

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cluquelles trînfes noires se sont àedrùèsj est d^veiiitlerénafid charbonnier, canis ùiopex{f Gmel. Celui chez lequel la couleur noire s^cst montrée* davantage sur le dos et sur les ëpa&les^ a pris le nom de renard croisé, canis cuskiga-a ^ Briss., ete. -

Nous ne serions pas étonnés que plusieurs autres esp^ceà de renards ne fuss^il eincore râmeiiéeis à ^espèce cdmmtine, lorsqu'elles auront élé'tiiiteujc oi»ervées.

L'Isatis; CoxiiV lagopus^ Linn. Cette e^éee, qui avoit été indiquée depuis long-temps , même sou9 ce nom , étoit géftévd^ lement ) regardée comiiienné^ simple 'lEafriété de renard 'commun. C'est A Gmelin le jeune qu'on doit de la ébAnîoftre plus exactem^it. Il en |i publié la description dan^ Iti^^ Mêâi. de KAoad. de 'P£tersbourg pour les années 1764 et 17&6 y et n^fe cabinet en possède plusieurs individus. ' '

''Cet animal estun peu plus petit que le renard eommtin ; son pelage est d'un gris cendré ou d'un brun clair, répandu uniformément sur toutes les parties du- corps." Ou dit qu'en hiver il est en ^érement blanc ;- cependant orn assure aiissiqii^ les isatis blancs forment une variété' constante qui' né tiéât pas à ia sbi^on^ Mais un caractère ^ui liii est particulier, c'est d'avoir la plante des pieds garnie ^^e^p<$fIs',co*ntre ic^equi se voit communément; la plupart des animaux ayant des tiiberfuies nus aux parties de la pl&ti^'t^f s*apptiiènt stir le^sbl.

On trouve l'isatis, dans les contrée^ voisines de la mêi' jglaciaie , en' Islande , dans le Groenland , vrsisenfiMâbie^tient au Spitzberg^ suiviant le capîtaine'Phippa, etpent-être en Amérique. Ses poils sont^ longs ^' épals'et doux ; aussi sa fourrure e^£- «11e très-estimée , daiissës couleurs à^été sufrtoutitea'voîx est uh aboiement intermédiaire entre celui du-ehien et le glapissement du renard. Il ne se tient pas dans les bois , mais dans les lieux découverts et montueux. L'accouplement de ces -animaux a lieu au mois de mars, et leur éhaleur dure qûîftzé jours. Ils vivent dans des terriers trè»-j^ria fonda, étroits^ qui ont plusieurs issues , qu'ils se creusent eux-ménfres , tàpiss^tît ^é inouss^ et entretiennent d9|is une grande- p^ropreté. LageMiatiôn-éèt d'environ neuf senaines. C'est à la fin de-mai que les féihelli^s mettent bas ; et les diasseurs aevurérent à Gmelin qu'on trouvoit souvent dans la même po^léer^és isati»'gri« et des isatis Uaacs^ Les premiers sont, en ââi«mnt^ d'an §PU très^foncé'^

tt le$ secoBdf ont une teinte jtunitre ; h» pc»3» toat «l^vi irh- .courte 9 et ce n'eêt que reiv la fin de Taïuiée qu'ils eommenceut à croître. A cette époque ^ on tromre qa^uefoîs des isatis blanc;, avec une ligne dorsale l^mAte et «ne autre transversale sur les épaules. Cette variété a aussi pris le nom de oroUée^ mais elle n'ost.pas dvmble; les individus qui en présentent le caractère ^nissenl; "par devenir entièrement bliuses. L'isatis ne craint peint Teau ; il va dans les Inos et au bord des civières dénicher les oiseaux d'eau*

Le Renard argsniÀ} Car^i argtnt^tMf GeiMT* II. est de la •grandeur du renard commun; son pelage est noir de. suie, légèrement glacé de blanc, parce que Texirémité des poiis est blanche, partîcuUèremt^nt à la t<|fo, et Vers les parties postérieures. LVxtrémj té. de'.ia queue est blanche. L'iinlividu du cabinet de nptre Muséum a une petite, tache blanche sous le cou , entre les pattes. •

La fournirç de cet animal est la plus précieuse de celles que fournissent Jies renards; lea Orientaux y mettent un très* grand prix, à cause de sa finesse et de sa légèreté.

Cette espèce précieuse se trouve 9 dit-^on» dans le nord de rancien et du nouveau continent*

Les. TjBnards suivans. S9n^ exclusivement propres k TAmé- ?rique;

Le KfiNARp ' CROISA V Caniê dteussatus , Geoff. De la taille du

renard comnatunj parties supérieures du .corps d'un gris pro-

. Venait de ffiàls' annelés de noir, et 4e hlmc plus foncé vers les

^épaules, et de n^ianière à repré^ntei* vne croix i derrière les

épaules , et sur le$ c6Aés du cou ,. le poil.prend une teinte fa^ive ;

, les parties inférieures d^ corps sont noires, ainsi que les pattes

et le museau ; la queue. est blanche au bout.

Cet animal a les plus granj}^ rapports avee. le renard argenté' Je ne s^roif pasélpig^é 4^. peiner qu'il n'en est qu'une variété , comme beaucoup ^'autres renards qvi^n a appelés croisés , à cause d'une sorte de croix noire .qu'ila.avoien^. aux épaules, et quin'étQÎent que des variétés du renard commun.y.ou deTisatis, ainsi que nous l'avons déjà dit. U n'est p^ inutile de faire gremarquçr ici ccvnme un trait caractéristique des renards, que la couleu]^ noire tend à se dév^çlopper le long de l'épine de

presqwc ttWfeslës^spè^es , etqn^cetfedfeposîlîoa se remarque' Aiéme sur l^s espèces de la famili^^deschiëfis. ' Renarï) OKiSjCanis virginianus , Enclèb ;' Cîite«by., Hist. Nat.' de l'a CaroUne, t. II, pi. 78. Gette-espèce a été établie sur le* renard publié parCaicsby. Klein et^'Brisisfon lui conservèrent le ntom qui l^î avoit été donné par Fauteur anglois; maïs Erxleben l-appela renard de Virginie , et c'est sous ce nom que GmelinTadmif dans son' édition du iSj^'^^ema Naturœ, ' Voici. ce qù^en âkî Fauteur original • « Ces renards sont en- ^ tiérement d*un gris argenté ,- et diffèrent trés-péu, par leur << griandeur et par leur fermé , de ceux <f^urdpe. Ilsiî'habî tenir 4f' pas dans des' trous aous terre , mais dansiez j^ous des arbres' « oiji ils se retirent lorsqu'on leispoilrsuit • ils ne se laissent guère « chasser qu'un mille avant d'entrer dafrts leurs trous, d'bù on « lés fait ordînlEdreme^i sortir en les ehfuihant. Ils- sont aussi <c ntalfâisans que c^ux d'Europe: » -

Il paroitroit que plusieurs autres voyageurs ont entendu* parler de ee« renards gris, et entre autres, La?wson, dans son Voyage en Caroline; c;epen<lant aucun d'eux n'est entré dans des détails assez grands sur ces animaux , pour qu'on puisse les regarder définitivement comme- forniatilt une espèce distincte de toutes les autres. ' ~ r:

JLe Rbnaad tricolore îCVims cijèéféà'àr^'eriteus , Erxleb. ; Schr., plv 92 , A. Ce «renard à environ deux pieds de longueur dubout' du museau à Foriglne de la queue. Les parties supérieures du corps et des cuisses sont d'un gris notr; les poîfe de ces parties ayant leur moitié inférieure Manche , et leur extrémité noire; le griîs delà tête a une tèihtt& de fauve; les oreilles et' le« o6tés du Qtm sont d'un fauve vif; la gorge etles joues sont blanches, et la mâc^hoire inférieure est noire; le dessous du corps et l'intérieur des membres sont fauves pâles; la queue est fauve giacée de noir, et le bout en est noir.

J'ai vu un autre îadîvidu de cette espèce dont toutes les parties inférieures sont très^lanches. •

M. d'Aaara, qui: parle de ce renard sous le nom d'agouarachay, dit un mot de son naturel. L'agouara-chay*, pris jeune, s'apprivoise et joue avec son mattre , de la même manière que le chien. Il reconnoît les personnes de la maison, etles fête en les distinguant àe% étrangers, quoiqu'il n^aboie jamais contre

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ces derniers -, maïs s'il entre djuis la inais^xi un chien ^n dehors i son poil se hérisse, et il le menace par sei.aboiemens, jusqu'à ce qu'il le fasse fuir, maiss^os oser le mordre. II ^ue etfolàtre avec les chiens de la maison ; il vient lorsqu'on Tappelie au£ crépuscules du matin et du spir, parce qu'il ^e cpucbe et dort le reste du jour. U emploie la auit à courir pour ehercher des ceufs et des ojseaux. Il n'est pas dooile, et. si on le veut faire entrer ou sortir, il souffre mefne les coup^,. auxquels il répond en grognant, avant d'obéir. Sa yoix, qui e^t haute et gutturale, fait entendre les sons gozfa-o-a.. Il aime, beaucoup les cannes à sucre, et les fruits. Légale et la fen^ell^se re^siemblent* En nais« sant , les petits sont presque noirsj^ et qu Içs trouve^ en autojnne, Ces animaux vivent d^ns des terf^iera : ils §^ (poi^veiit dans l'Amérique sep|en^i(m£de et d^s Ts^mërlqn^ méridionale.

Le Renaicd FAuyf^ :Dë. Vii^Gitf;i|. Ce renai?4l,,{{u,e'M» Palisotde Beauvois a décrit, et dont il a donné la tête à notre Muaéuin, ^ de la ressemblance avec nolr-e renard ppmmuo , et plus encore avec le renard tricolpre j il a|a t^ilie df^ ce dernier-, mais il n'en ^ pas les couleurs. De plus, la tête de-.^e:çenârd, comparée à celle du nôtre, présente, «des différencia ^^^z grandes pour qu'il ne soit pas possible. 4'admettre ^veiFune et l'autre ont appartenu à des animaux de la même espèce» Voici. la descripn fion que M. de Beauvois donne de son j*e#iard , qijierien n'autorise à confondre avec le renard de Vir^ifti,e, d'Extiçbjen :U a deux pieds deux pouces du bput du mu^ ea^u à Ji'orîgine de U queue} tout le dessus du cqrps e»i roux , mais^cette couleup offre des teintes différentç^, dans diverses. parties -, suv le mut s.eau , le ri>ux est pbscuf^; ^ur 1^ front et )e$iJ9uej$, il esit p}iis clair ^ les lèvres sont bo^pdéef de li^anc ^ rii^^iew de la conque des oreilles est couvcEt de poils d'un bl9<0c j#ufie, l'extérieur c^t noir j; le dfssu^, les^ côtés du opu, les épaules et les jambes de devant sont d'un roux vif j, le dqs est jaspé dç rpux et do blanc , parce que dans cet endroit |es plus^grands poils sont blancs dans leur milieu, et roux à leur b^ç-ei^à leur extré-» mité; les côtés du cprps son^;4'un roux mi.pe^ moin^ vif que les épaules ; le dessous du ct)u est d'un blanfi^saie j le ventre est gris , sur et prés du thorax ; i\ e«ît bJianc ^nirç les puisses de derjcière ; \e devant des jambes dq d^v^yr^t et les pieds sont d'un beau noir, le bout des 4oigtssci^lesj. fauve i ie^ j^^bes de dern

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rîère son t également rousaes en-dessu> ,^ai$b}anehes en^d edàns, et cette couleuci)lanche se prolonge jus^e ai^r lec^tt^ iniera^ j[]||S pieds j ceux-ci sont noi^s en-dessus, bruns en*>dessous ; Textréu^ité des dpigts est fauve ^ la région des cuisses, qui avoi»sine la q^^ue,. est d'un roux pâle;. la queue est mélangée de poir et de roux; Textrémité est blanche. ' »

I^e trait distinçtif de la tête de ce renard consiste dans les crêtes auxquell^? s^attac^ent les qrotaphites*. dan^le renaHcommun , ces c^'étes , en partant de rangle.pQstérieur 4e Torbite ^ tendent à se rapprocher et à se conrpndrej ce q^L arrive dés le tord antérieur d.es p^riét^ux, lorsque Tanimal esf^d.u^i^- Dans rautre, au contraire, ces crêtes, au lieu de se- rap^ocher^ suivent des ligues parallèles jusqu'à^ milieu des parié^ux, oii elles commencent à se courber, pour ne se féunir que.v<ei» la crête occipitale, de sorte qu'elles laissent entre elles, ausomr jnet de la tête, un intervalle de plus d*uQ. ppuce. Du reste, cette tête a exactement les prQppr.tioj^s, de celle du renard commun. , ■ i

Telles sont les espèces de renards d'Amérique les mieux connues ', mais les voyageurs et les naturalistes en indiquent enr çore d'autres ■; ejles spnt cependant trop incomplètement dér cri tes, pour que nous ne nous bornions pas aies indiquer noi%st même succinctement«

l^inna^us a parlé ^i sous le npm d^ y^housj, d'uUxQhiei^ dç Surinam , qui aurbit la taille d'un grand chat domc^lquc^.^t dqnt le cprps çn*dcssu§ sçroit gfiSj^ et enrdessous blanc; sa laxigue seroit ciliée latéralement. C'est le chien de Surinam, de Pe^j^j»!^ , 'Mplina di^ qu^outre son clupqu, an tjj-quve,, au Chili,. trois espèces de renard^ que l'on nomme ; le pjremiqr, Garu;^ ijç second , CfM7|a,; et je trp,isième , fajne; et c'est par erreur sau^ ^oute qu'il rappqrte ^e garu au ^*enard cqmmun, le chillA aï^ renard charbonnier, et le payne à l'isatis. Il, ajpute.que,.cq çle^iierestcpmmun dans l'archipel de ÇhilQè\ .,

Bartram , dîinsspn Voyage dans les parti.es sud de l'Aniéj^iquQ septentrionale , payle de plusieurs e^péce^ de renard,qu'on:flq peut caractériser. . .^,

L'ayra, dcyit BajQ,n parle çoçime d'^Ul. chien , eçit une .espace ^e chat, vraisemblablement l'iyguarondi , ou peut-êtJce 1^ vuj-iéléi^oirçd^çjpvgovar. ,^ î ^^

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On ne eonnoit arec précision qu^une seule espèce de renard ^ exclusivement propre aux logions chaudes de l'Asie : • Le CoftSAc; Canis corsac^ Pallas. Cette espèce de renard éht un peu plus petite que le renard commun. Aux parties supérieures, elle est d'un fauve clair, avec du gris,- la poitrine est d'un fauve pur; les parties inférieures sont blanches ; on voit de chaque côfë de la tête une raie brune , qui va de l'iDeil au museau ; 1^ queue a une teinte plus fbncée , et qui va, dit-on, jusqu'au noir à son origine et à son extrémité; en général, les poils ont du f&nve et du noir.

On trouve ; en très-grand nombre , le* corsac dans les vastes plaines de la Tartaric , où il vit dans des terriers qu'il se creuse lui-même. Sa fourrure, quoique coinmune, fait, pour les peuples nomades qui habitent les contrées centrales de l'Asie, un objet assez considérable de commerce.

Palias parle encore d'un renard que les Kirguis appellent haragan^ qui a la couleurdu loup, et dont les peaux se portent annuellement, en très-grand nombre, à Qrembqurg,

Pennant dit un mot d'un renard du Bengale, qui est brun en-dessus, avec le dos noir; dont les yeux sont entourés d'un cercle blanc , qui a les pieds fauves, et l'extrémité de la queue tt^ire.

Nous ne connoissons encore' en Afrique que le renard d'Egypte , et celui du Cap.

Le Rknàrd T>'EGypTE ', Canis niloticus , Geoff. M. Geoffroy a trmtvé en Egypte cette espèce de renard , qui a bien des rapports avec le renard commun. Voici la description qu*îl donlie des couleurs de cet animal : le dessus du corps est couvert de poils fauves, mélangés de cendré et de jaunâtre sur les flancs; dessus des cuisses cendré, avec quelques poils terminés de blanc; dessous du corps, depuis l'extrémité de la mâchoire inférieure jusqu'à l'anus , de couleur cendrée ; quelques poils blincs sur les côtés du cou ; pattes d'un fauve uniforme ; oreilles noires postérieurement ; la queue est de la ootilèur uniforme du corps.

On ne connoît encore rien sur le naturel de cet animal.

Le Renard du Cap; Canis mesomelasy Schreber, fîg. ^S, La taille de cet animal égale au moins celle dé nos plus grands

renards. Sa^ couleur générale est un lanvf ))VQn4tre ^loblable à celui de la plupart des. espèces de c^tte lîfMpaill<^^ nuiis U se Caractérise par uue grande tache noire^ dans laqi^eile on voit

du b}aj3c irrégulièrement répandu r 1^8^ aMXv4paule4, /ïui va en 5ç rétrécissant graduellement),6i,<fui)4iiit:en poiate ivWfs la queue. Le dessous du corps est blancvjaiwàtfe s Jles.#pjeiUe«^ qui sont très-grand es 9. ont une couleur muisàtre; le» pattes .sont d'ua roux.. vif; la tête est d'un ceB4ré iaunàtre , ^et- le museau roux. La spxt^^ est terminée fmr-'des poils apm: Il e&if ioH.cpïamunavi <cap 4p ]^OQ^«fispér^fiç]e , et on le reiicontre dans presque tous les ca}>ine^ 4':lH^toire naiorellfi; mais 00 n'a encore aucua» ^détail sur $j^ii,q#||ll$l.et sesitmëurs.

Il paroît qu'il y a. plusieurs autres, espèces de reiMidrd<^i Afrique, mais elles ne sont point connpes ; il est peu d^iitoyageurs au Sénégal ou en Çniiiiée qui n'en parlent, mal$ il».le font si vaguement qu'on ne peut rien conclure de ce ^qv^iU rapportent^, . . : . . . ^

Chiens fossilbs. Les cavernes de Çaylenréuth contiennent, avec des os d'ours, de tigres, de hyènes ^ .des têtes qui '04t appartenu à deux espèces de chîeiss. Lcfs iH^s lopt di^ l'ânftlogîe avec celle ,4^ loup , les autres., avec ceUe.du obac^I*. Cependant , pomme l!observe M* G. Cuvier daiisses recberekeft sur les animaux fossiles, on ne peut pas cemcbir^^ ,• dans le.gence Chiep, de la r^ssem^laiM^e d^ tétQs . à l'identité de l'espèce; car il y a gén^ralep^ent entre les- t^tefi des espèces de chiens de la même taille, une si grande ressemblapoet^ qvt'iln'Cstplus pos$il>le de les distiyagaier^dès qu'-e^essont /Séparées d« oorps, et que, pour les reconnoifre, pniie p^ullpsi^ ^'aiiieji«?ièit la couleur des poils ou des proportions de quelques «aut^^.patties.^ '..'!,■ ' . , • '

M. G. Cuvier a aussi , reconnu dans les plâtres de ! Montmartre, une mâchoire d'une espèce de chien qui^ vivant dii\ temps des anoplotherium. et des paleoCberjium^ différoit san& doute , comme eux, ,des e^èces conwes au)Oiiird'kui, - :

£nfin , une den,t tirée ^es méva^S' plâtres , a encore ùât soupçonner l'existence, d'i^ne autre espèce de chiens d(ins ces anciens dépôts < d'un monde où l'espèce humain - ne parolt point avoir existé.

Crxen. Ce nom, jcqmm^ lo nom propre.dd tous les quadru^

péd^s tpéd-conrii» , "a été appliqué à des animaux trés-dîfférens du chien ordinaire; mais il a en ontre été donné à des animaux qui n'avoient quç des rapports très-éloîgnés avec lui. Ainsi, le Chien dss bOis est quelquefois un Raton; le. Chien CRABiBR est, ou uue espèce de chien , ou unDiDELPHE. Le Chien •ïiARiN est un phoque. On appelle Chien marron le chien jpedevenu sauvage 5 le Chien du Mexique est I'Alco ; la mangouste <Ju Cap est un Chién-rat pour les colons de cette partie de TAfrique ; le Cribn dg terre est ou un chien basset, ou, d'après Rzaczynski , le Zemni ; les roussettes ont quelquefois été a^élëes Chiens volans, etc. (F. C)

CHIEN DEMËRé {lohthyol.) On désigne vulgairement sous ce nom les poissons du genre des Squales. Voyez ce mot. (H. C.)

CHIEN DE MER CORNU. (JchthyoU) L'abbé Bonnaterre appelle ainsi le squalits edentuluh de Brtinnich. Voyez Aodor. (H.€.)

CHIENDENT {Bot,) , nom vulgaire donné à trois espèces de graminées, dont Fune est le froment rampant, triticum repens^ Linn. i l'autre la dîgi taire stolon ifère , digitaria stolonifera y -Schrad. ; et la troisième le barbon digité, andropogon ischœmirm, Linn. Les racines des deux premières s'emploient fréquemment en médecine, comme apéritives et diurétiques; on ^itavec celles-d^la troisième des verg'ett es et des balais.

Chtendhnt AQUATIQUE, nom vulgaire du pafurin flottant.

Chiendent QUBUB-i>ï:-aENARDi On donne vulgairement ce nom au vulpin agreste. •

Chibndb*ït ruban, nom vulgaire <F^ne variété du roseau • coloré, dont leê feuilles sont panachées ou marquées de raies blanchâtres.

Chiendent a vergette. C'estla racine du barbon digité. ( L. D.)

CHIENDENT FOSSILE. (Min.) On a dotané quelquefois ce nom à une variété d'AssESTE. Voyez ce mot. ( B. )

CHIETOTTOTL. ( Omith. ) Cet oiseau du Mexique , dont Fernandez parle, chap. 80, paroft' être une espèce de grive, ' de couleur cendrée , et de la taille de la draine. ( Ch. D. )

CHIETSE-VISCH (IchthyoL), uti dés noms hollandois de l'holacanthe diic. Voyez HoLAdANTHE. (H. C. )

CHIFFONNE {Bot, ) , Corrugatus, Lorsqu'on ouvre «ne fleur avant son épaneilîssémeïit ♦ on trouvex^rdinairement tes pétïiles

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