Péridium stipité et lisse
6. Pfl. VERNISSÉ : Pht vemicosum, Pers., Oha, rnye»y 1 y pl« 5 , fig. 7 — 9 î lyooperdon fragile , Dicks, , PL çrypt. , 1 , pi. 3 , fig. 5. Espèce à stipes réunis plusieurs ensemble , blanchâtres , courts ; péridiums ovales , brillans et translucides , bruns ou d'uB faune fuligineux, quelquefois roussâtre ; mem« brane, qui sert de base, blanchâtre» Cettç espèce, ,remar* quable par son aspect brillant , croit en automne dans let bqif , sur les fçuillçi , le» branchages tombés et particulière-
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ment sur la mousse. 11 y en a une variété à péridium près* que rond et à stipe d*un blanc jaunâtre. >Voyez Trichia et
SpHiBEOCARPUS. (LèM.)
PHYSCHIUM. (BoL) En «xaminant avec attention ce genre de Loureiro, nous avons reconnu que sa plante étoit un Valusneria dont il n'avoit pas bien saisi les caractères. Voyes^ ce mot. (J.)
PHYSGIA. (Bot.) Genre de la famille des lichens , caractérisé par ses expansions membraneuses et foliacées, libres , glabres ou ciliées sur les bords , divisées en lanières droites , ou disposées en touffes ou bouquets et quelquefois en( plaques , portant sur leurs bords des scutelles sessiles ou pédicules, et des points ou tubercules farineux.
Les phyicia sont de belles espèces de lichens, remarquables par leur grandeur , leurs couleurs quelquefois vives , leurs icutelles de couleur différente de celles des expansions. Elles forment sur les écorces des arbres, les rochers et rarement sur la*terre, des touffes et des plaques noibbreuses, qui les revêtent de mille couleurs. On en conn<^t un assez grand nombre d'espèces , environ quarante à peu près , presque toutes d'Europe,' et dont plus de la moitié se trouve en France.
Une grande partie de ce genre formoit dans le Frodro" mus d'Acharius une tribu particulière. M. De Candolle y a joint le platUma du même auteur; mais Acharius, en reprenant son premier travail sur les lichens , a remplacé le physcia de M. De Candolle par ses genres Barrera, Cetrariày RamaUnaj Evemia et Dufourea; de plus, quelques espèces ont été rejetées dans les genres Alectoria^ Rocella et Parmelia^
J. 1." Expansions divisées en lanières alongées , courbées par dessous en canal longitudinal* (Borrera^ Acfaar.)
siére formée de très-petits grains noirâtres, globuleux^ quelquefois rameux, d'un violet noir, réticulé et glabre en dessous; découpures ou lanières rameuses, linéaires; scutelles rares, grandes, concaves, d'un rouge brun, situées sur les lobes les plus larges. Cette grande et belle espèce se ren<» contre dans les forêts montagneuses, sur les rochers et les troncs des arbres , particulièrement dans les Alpes et les Pyrénées. Il y en a plusieurs variétés. On pourroit en faire usage pour teindre la laine en couleur vert-olive.
Les Ph. lenellaet ciliaris^ communes dans nos .environs de Paris , sont décrites à l'article Borrera comme exemples de ce genre , ainsi que le Ph, ehrysophthalma,
§. 3. Expansions divisées en lanières planes et alongées* (ëvernià et Ramàlina^ Ac1i«) ^
2« Ph. du prunellier : Ph. pruna$tri, Dec.;. Lichen pru* nastrij linn.; EngLBot,, pi. 869 et i353 ÇL* stictoceros);. VilLf Muse., tab. 21 , fig, B^, 55 , A; Vaill., fiot., pL 20, fig. ii. Expansion molle et membraneuse , cendrée-blanchâtre , quelquefois verdâtre , ridée, bosselée, d'un blanc de lait en des^ sous, inégalement bifurquée, très -rameuse, à découpures redressées, linéaires, atténuées et planes; scutelles fort rares, brunes, marginales; tubercules farineux, marginaux, trèsfréquens. Cette plante, excessivement commune, est cependant infiniment rare avec les scutelles, et si l'on vouloit une preuve que ces organes ne sont point nécessaires à la multiplication, elle la fourniroit complètement. On en connoit plusieurs variétés. (Voyez Evernia. )
Cette espèce , qui par son abondance intercepte la transpiration de quelques arbres fruitiers , procure à la teinture une couleur rouge ou de vigogne claire et dorée* Dambournay fait observer qu'en faisant macérer ce lichen dans de l'urine , on pourroit en tirer quelque chose de mieux. Forskal et ISfiebuhr rapportent que les Arabes l'emploient pour faire du pain et de la bière.
3. Ph. farineuse :> Ph.farinaceay Dec. ; Ramalina farinaeea , Açh» ; Lichen farinaceus , Linn. ; Ach. , in IVoi^. act, Aeaà. StocWi, , vol. 18, pi. 11 , fig. 1 ; EngU Bot., pi. 889. Expan-
sion cartilagineiise , gris-cendrée , glauque , à découpures compnmées ou semi-cylindriques, glabres^ un peu bosselées, bifurquéea ou rameuses; scutelles éparses, un peu- pédiculées et d'un jaune pâle , couvertes de bouquets ou de tubercules Àrineux. Cette espèce offre plusieurs variétés, toutes remarquables par la quantité des tubercules farineux qui les recouvrent ; elles se rencontrent fréquemment et en abondance sur les arbres et plus rarement sur les vieux murs.
4« Ph. des frênes : Ph, fraxinea > Decand. ; Lichen fraxineus y Unn. ; Flor, Dan. , pi. 1187 ; Platisma fraxinea , Hoffm.; Uoh.y pi. 18, fig. i, 3; DilL, Muse. , pi. 22, ûg. 99 ; Ramalina fraxinea j Ach* , Spiops.y 296. Expansion plane, linéaire, très-découpée et laciniée^ d'un blanc grisâtre ou verdàtre , glabre i rugueuse , bosselée et comme réticulée des deux cMés;^ dernières découpures lancéolées, atténuées; sçu* telles marginales, sessiles, d'un rouge de chair fort pâle, d'abord concave et liste , puis ridée , plane ou convexe. Cette espèce est très^commune sur les arbres, et particulièrement sur les vieux chênes, le» frênes 9 les hêtres, les peu* pliers*
Le PJ^seia fastigiata, Decand.; lichen fastîgiatus ^ Pers., on ealicarii , Lamk. , est très -voisin du Ph. fraxinea. Il en diffère par les scutelles sessilès, terminales , munies d^un petit appendice ou éperon. Cette division offre plusieurs antres espèces, intéressantes par leur grandeur et 1«ut fré* quence.
J. 3- expansions dm^ées en lanières, a longées, coi^bées en canal longitudinal en dessous. (CEXRARiiBj Sp., Ach.)
S. Ph. d'Islande : Ph. ialandica, Decand.; Lichen islandicus, Unn»; Flor. Dan,, pi. i$3, fig. 879^ EngL Bot.f pi. i53o ; Uehenoïdèi islandicum, Uoffm. ^ Lich. ^ pi. 9, fig. 1; Dill.» Muêe., ph 28, fig. 111, 112. Expansion membraneuse d'un brun châtain, olivâtre ou verdàtre, d'un rouge brunâtre à sa base, plus pâle en dessous, droite, rameuse, lobée, à découpures redressées , presque linéaires, multifides, canaliculées, dentées, ciliées; les découpures fructifères plus élar-
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gîes ; scutelles planes , sessiles , appliquées , de méflie couleur ou plus fone^ que Fexpansion , ayant le bord élevé, entier, cilié. On rencontre cette plante à terre dans les bois montueux , les prairies montueuses , quelquefois dans les champs arides et les bruyères. Elle forme des touffes et couvre souvent un grand espace de terrain, surtout dans le Nord de TEurope. On en trouve en Suède deux variétés : l'une a le bord des scutelles élevé et denté ; Tautre a le disque des scutelles noir, plissé et rugueux. ;
Cette espèce , très-connue sous le nom de lichen d^Islande^ est une des plus célèbres de la famille par ses usages. En Islande, où elle abonde, on la réduit en une farine ou. gruau, que Ton met dans la soupe et dans le pain. Elle est employée avec succès en pharmacie pour composer des pâtes et des si^ ropê pectoraux ; bouillie avec du lait , on l'administre souvent dans lés maladif^s de poitrine. La décoction de cette plante am ère, un peu astringente , coupée, avec le lait, Apr^ avoir rejeté la première eau , fournit une j»ourriture légère , saine, très-recbmiiiandée dand la toux, Thémoptopaie, la pulmonie, etc. Le pain de lichen, quoique mauvais, est nourrissant et antiseptique. Les vaches maigres et les cochons s'engraissent très-bien en mangeant cette plante nutri* tive. Nous avons fait connoître son analyse par Berselius, à l'article Lichen, tom. XXyi, p. 266^ et l'on peut y voir que l'abondance de fécule que contient cette plante, est la cau^ de sa propriété d'être nutritive.
On a cherché à utiliser cette plante dans la teinture ; mais tfhk emploi n'a pas eu de suite. Elle donne une couleui;. jaune.
Plusieurs autres lichens de ce genre pourroienf remplacer le physcia islandica, et peut-être avec plus d'avantage, par exemple, le Ph. du frêne, décrit plus haut. Villars fait observer qu'il est si chargé de mucilage , qu'une once de la plante lui a dominé six gros d'une gelée gris - blanchâtre , dense, solide, d'un goût fade, douceâtre, mêlé d'amertume. ■')■■-.
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{• 4* Expiinsions divisées en lobes arrondis ou déchiquetés irrégulièrement* (GETRARii£^ Sp*^ Ach.)
6. Le Pff. DU GEMévaîBR : Ph. juniperina^ Dec.; Lichen j uni" perinus , lina. ; Hoffm* , Enum. Lich, , pi. 7 , fi g, 2 {squamniarid). Expansion d'un jaune vif, surfout en dessous, membraneuse, glabre; un peu bosselée, à découpures nombreuses, planes, redressées , comme déchiquetées , crénelées et crépues ; scutelles situées vers ; l'extrémité des découpures, élevées, d'un roux brun, avec ^ne bordure jaune, crénelée. Cette espèce, très^^lëgante , se trouve sur les troncs et les rameaux des ar« brisseaiix, et principalement sur le genévrier.
Le Uehen pinastri j Scop. ou physcia pinastri, Decand., estj selon Acharius,' une variété du Ph. juniperina, qui se dis* tingue par, sa couleur jaiune jonquille, quelquefois un peu verdàtre , et par' son expansion chargée en ses bords d'une grande quantité de tubercules pulvérulens , d'un jaune extrêmement vif* Elle n'a jamais présenté de scutelles. On la trouve particulièrement dans les montagnes, sur les troncs des pins, dès sapins et des mélèzes , mais pires de terre.
7* P0. GLAUQUE : Ph, glauca, Decand* ; Lichen glaucus , Linn. ; Flor, Dan^ j tab. 598; Hofifm., Enum, liché, pi. 20, fig. 1; Cdrària glauca^ Ach» ; Dill. , Musc, , pi. 2 5 , fig* 96 ; VaîU. , Bi^U Par. , pi. 21 , fig. 12. Expansion membraneuse, lisse des deux côtes, luisante, d'un blanc grisâtre, glauque en dessus, d'un noir brun en dessous , étendue , sinuée et lobée, à découpures incisées, déchiquetées , ascendans , entremêlées et comme crispées ; scutelles éparses , élevées , fauves ou rouge-bruns. Cette espèce forme sur les rochers de grandes plaques. Ses scutelles ont un rebord grenu et grisâtre , produit par l'expansion elle-même. On la trouve aussi fort communément sur les arbres; mais elle s'y présente plus petite et toujours sans scutelles.
Le PhysciafaUax, Decand., est une variété du Ph. glauca, suivant Acharius. Il est figuré dans Dillen. , Musc, pi. 22, fig. 58. Voyez aussi Micheli , Gen. , pi. Sy , et Hofiïn. , Ph, lich,, pi. 46, fig. 1 — 3. (Lem.)
PHYSE| Phjsa, (Malacoz,) Genre de malacozoaires subcéphalés, de l'ordre des pulmobranches, famille des lim^
nées, établi par Draparnaud, dans son Prodrome de ThiV toire des mollusques terrestres et fluviatiles dé France^ mais qu^Adanson (Sénëg. , p. 5) avoit parfaitement établi, bien auparavant , sous le nom de Buuic. Nous le caractérisons ainsi : Animal presque en tout semblable aux Hmnées; tentacule» subconiques ou sétacés , élargis k la base ; manteau digité ou . simple sur ses bords , pouvant se recourber en dessus et recouvrir plus ou moins la coquille ; coquille souvent séitestre , ovale, oblongue ou globuleuse, parfaitement lisse; ouver* ture ovale , entière , rétrécie postérieurement ; le bord ex* terne tranchant, avancé au-dessous du plan du bord columellaire et s^élargissant pour se joindre à la partie anté* rieure de celui-ci. L'animal des physes est réellement intermédiaire à celui des limnées et à celui des planorbes» c'est-à-'dire , quUl est ovale et enroulé, comme les limnées ; mais que ses tentacules sont à peu prés situés comme dans les planorbes. Quant à la coquille , elle a quelque chose de celle des bulles par sa minceur , sa fragilité et même un peu par sa forme ] mais sa spire est constamment saillante* Elle est d'ailleurs presque toujours sénestre. La petitesse des physes de nos pays n'a pas permis d'en scruter l'organisation ; mais nul doute qu'elle ne diffère que très - peu de celle des limnées. Ce sont des animaux d'eau douce, respi« Tant l'air en nature et nageant avec la plus grande facilité , le pied en haut , le dos et la coquille en bas , tout-à-fait à la manière des limn'ées. Ils se nourrissent également de substances végétales et ils pondent aussi un assez petit nombre d'œufs, réunis en une petite masse glaireuse.
On connoit un assez petit nombre d'espèces de ce genre; mais comme il avoit été assez négligé jusque dans ces derniers temps , il est probable que le nombre s'en augmentera bientôt. On en connoit déjà dans la J^ouvelle-Hollande et dans l'Amérique septentrionale , et même en Afrique , dont M. de Lamarck ne parle pas.
A. Espèces subturriculées , sans pli à la columelle*
La P. DES MOUSSES : p. hjpnorum^ Drap., Moll., pi. 3, fig« 12, ïZ ; Bulla turrita, Linn^ ; Gmel. , page 3428, n.*" ao.^ Petite coquille alongée , conique , sénestre , subtumculée^
k spire aiguë' | de couleur fauve ou jaunâtre, avec un peu de blanc à la columelle.
De telites les parties de la France, où elle vit sur les mousses, les herbes des vallées et dans les rivières ellesmêmes*
La P. ^KOiTE-, P. angustata , Lesson, Petite coquille de quatre k cinq lignes de long sur deux et demie de large , mince , striée, étroite, alongée, subturriculée ; tours despire renflés et très -distincts; le dernier égalant les quatre autres pris ensemble ; ouverture assez courte, ovale et presque semblable aux deux extrémités ; couleur d'un blanc verdàtre. De l'expédition du capitaine Duperrey. Elle ressemble beaucoup à une limnée alongée, qui seroit sénestre.
B* Espèces ovales ou ventrues, avec une torsion
de la columelle,
La P. MABRON : P. costanea^ de Lamarck , Anim. sans vert. , tom. 6 , part. 2 , pag. i56 , n.° 1 ; £nc. méth. , pL 469 , fîg. 1 ^ a, h. Coquille de neuf à dix lignes de long, jaunâtre, ovaleoblongue, ventrue, très -mince, pellucide, à spire assez courte, à sommet carié; couleur châtaine.
De la Garonne. Diffère -t -elle réellement de la Ph. aiguë de Draparnaud P
La P. AIGUË; P. aciftoy Drap., loc. ciL, page 55, pi. 3, fîg. 10, 11. Coquille assez grande pour le genre (huit à dix lignes), sénestre, ovale, ventrue, striée, un peu solide; à spire aiguë, très- courte, de cinq tours, dont le dernier beaucoup plus grand que tous les autres; columelle fortement tordue ; le bord externe submarginé en dedans. Couleur un peu cendrée»
De la Garonne et des rivières qui s'y jettent.
La P. SDBOPAQUE ; P. suhopoqua , de Lamarck , loc» cil. , n.^ 4. Coquille très-petite (quatre lignes et demie), sénestre , ovale , semi-pellucide, k quatre tours de spire; celle-ci un peu saillante. Couleur fauve pâle.
Des eaux stagnantes des environs de Montpellier.
La P. DES FONTAINES : P. fontinalis , BullafonlinaliÈ^ Linn. ; Gmel., page 34127, n.*^ 18; Drap., MolL, pi. 3, fîg. 8, 9. Coquille petite (six lignes), sénestre, ovale, ventrue, dia-
phane, de quatre tours de spire; celle-ci très-courte et^.obtuse. Couleur de. corne pâle. Le manteau de Tanimal est pourvu de languettes linéaires, qui se recourbent sur la co* quille quand il rampe.
Dans les eaux des sources et des ruisseaux de toute la France.
La P. DES sources; P« scaturiginum^ Drap., loc. cii»^ P^ 3» ûg. 12 , i5. Très-petite coquille ovale , très-lisse y diaphane » usaeL alongée; aspire courte, légèrement obtuse au sommet. Couleur blanchâtre, avec une teinte jaune.
Des sources froides des montagnes.
La P. d'Adanson : P. Adansonii ; le Bdun , Adans* , Sénëg. , page 5, pi. 1. Très-petite coquille (une ligne et demie de long), ovoïde, luisante , mince , transparente, sénestre; à suture presque canaliculée ; à sommet pointu. Couleur fauve, quelquefois pointillée de noir vers l'ouverture.
Très- commune dans les marais et les étangs de Podor au Sénégal.
Adanson décrit très- bien Tanimal de cette coquille, ainsi que ses mœurs et ses habitudes. 11 en fait le rapprochement exact avec l'espèce connue dans nos pays; il le place près du plànorbe, qu'il nomme coret ; cependant Draparnaud ne le cite pas, et le genre, établi par celui-ci, a prévalu. C'est en parlant de ce petit animal qu' Adanson a fait l'observation curieuse que tous les ans, dans la saison pluvieuse, les individus sont tellement abondans, qu'on en peut prendre d'un coup de main plusieurs milliers, quoique le terrain inondé où ils se trouvent, eût été, pendant les six mois précédens, desséché et brûlé par le soleil le plus cuisant. Ce qui confirme l'expérience de M. Leecbs sur la faculté qu'ont les œufs de mollusques, de résister à une dessiccation considérable.
La P. DELA Nouvelle -Hollande; P. NovœrHollandiœ ^ PI. du Dict. , Ellifsostomes. Coquille grande (un pouce au moins de long), ovale, lisse, aspire très-courte, obtuse, de quatre tours , dont le dernier est huit fois aussi grand que tous les autres pris ensemble ; columelle nue , tordue. Couleur brune assez foncée ; la columelle d'un beau blanc.
Des rivières de la Nouvelle- Hollande.
La P, DE Say : p. Say; Limnœa heterostropha , Say, Enc. amer., Conékology,^ pi. i, fig. 6. Coquille sénestre , ovale, un peu .alongée., à spire très- courte,^ pointue ; ouverture ovale , alongée , avec un pli subombiliqué à la columelle et un épaissiâsement en dedans du bord ex:teme. Couleur jaune pâle, quelquefois noirâtre; lèvre externe teinte d'un rouge foncé.
Dans la Delaware et d'autres rivières des États - Unis. (De B.)
PHYSE. (Foss.) Les coquilles de ce genre se rencontrent à l'état fossile dans les terrains lacustres postérieurs à la craie. La plus grande espèce que l'on connoisse , et qui a près de deux pouces et demi de longueur, ^e trouve dans-les marnes calcaires blanches de la montagne d'Épernon près Épernay. Dans la Description des coquilles fossiles des environs de Paris « M. Deshayes lui a donné le nom de physe columellaire , Physa columellaris j et il en a donné la figure pi. lo , n.*^ 1 1 et 12 de cet ouvrage. Elle est élancée, turriculée, très-fragile, -lisse et tournée à gauche ; l'ouverture est ovale , aiguè' postérieurement; la lèvre est très-mince , peu recouvrante ; la columelle est lisse, tordue dans son milieu, où elle s'aplatit en s' élargissant, pour se confondre avec le bord columellaire, qui est bordé. 11 est rare de trouver cette coquille entière.
M. de Férussac a été le premier à indiquer ce genre à l'état fossile: une espèce qu'on trouve dans les terrains d'eau douce de Lauzerte, est l'analogue du jihysa hypnorum deDraparnaud , iii//a fc^norum, Linné.
M.deFérussac a trouvé dans le bassin d'Épernay une autre espèce, k laquelle il a donnéle nom de physa arUiqiia. (D.F«)
PHYSENA. (Bot.) Petit -Thouars, Nov.gen. Madag.,page 6, n."* 20. Genre de plantes dicotylédopes , à Heurs incomplètes, dont la famille naturelle n'est point encore connue ^ de la polyandrie digynie de Linneeus, offrant pour caractère essentiel : Un calice fort petit, à cinq ou six divisions ; point de corolle; dix à douze étamines et plus, beaucoup plus longues que le calice; les fîlamens foibles, très-fîns; les anthères oblongu es, acuminées; un ovaire supérieur fort petit, à quatre ovules, surmonté de deux styles linéaires; un péricarpe testacé, fragile, enflé 9 membraneux, acuminé, à /jo. 10
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une seule loge , ne renfermant qu'une seule semence épaisse, attachée au fond du péricarpe, qui , après la chute de ce dernier y devient libre. Son tégument est coriace, tomenteux« charnu, traversé par une bande glabre, longitudinale; la radicule est latérale , protubérante ; les cotylédons sont charnus, réunis en une masse solide. Ces fruits portent le nom de varontha.
Ce genre a été établi par M. Du Petit -Thouars pour un arbrisseau de l'ile de Madagascar, dont les feuilles sont alternes, médiocrement pétiolées, ovales, aiguës, ondulées à leurs bords. ( Poir« )
PHYSÈTE. (Omith.) Voyez Macagua. (Ch. D.)
PHYSETÈRE. (Mamm.) Les anciens Grecs donnoient ce nom, qui çignifie souffleur, à une espècfe de cétacé. Ensuite il est devenu générique p6ur les cachalots, et enfin, M. de Lacépède Ta restreint à une des divisions de ces animaux. Voyez Cachalot. ( F. C. )
PHYSICARPOS. (Bot.) Cegenre de M. Sprengel est le même que le hovea jàc M. R. Brown, voisin de la crotalaire. ( J.)
PHYSIDIUM. {Bot.) Ce genre de Schrader est le même que Vangelomia de la Flore équinoxiale , qui fait partie de la famille des scrophularinéesou personées. (J.)
PHYSIDRUM. {Bot.) Corps solitaire, membraneux, en forme de vessie élastique , imperforée , pleine d'une liqueur aqueuse., dans laquelle nagent les séminules. Lorsque la plante est arrivée au degré nécessaire de développement, elle crève pour laisser écouler le liquide intérieur. Ces végétaux, qui se rapprochent des ulva, valonia etriVu/ariA, croissent dans la Méditerranée , sur les côtes de la Sicile , ûxh aux pierres et sur lès zoophytes. Rafînesque , à qui on doit ce genre, en décrit quatre espèces.
Le Ph. fisifOrme. Il est sessile , pisiforme , sphérique et d'un vert opaque;
Le Ph. hyalinum est sessile, ovale, transparent et brillant;
Le Ph. ruhens est rougeàtre , sphérique , opaque et pédicule ;
Le Ph. aggregatum est ovale ou sphérique ; vert, presque
diaphane»
ftafin^qtJ^-Schmaltz forme de te genfe., ati()uel il asfocie les avtres genres Ph^xaUum ^ Myriosidrum ^ Vermillara et Phy" êotrisy son groupe des physidrées, qu'il dit tenir le milieu entre les rivulinées ou rivulaires, etlescorallinées^ qui com« prennent le genre CoralLina^ Linné ^ de la classe des zoo-^ phytes. ( Lem. )
PHYSIGLOCHIS. (Bot.) Les espèces de laiche, earéx/k fleurs dioïques ^ avoient été séparées sous ce nom générique par Necker. (J.)
PHYSIOLOGIE. {Anat* et Phys.) Voyez Science de l*oiica-
JflSATlON ET DE LA VIE, (Fé)
PHYSIOLOGIE VÉGÉTALE. (BoU) Science qui a pour objet, la connoissance de la structure et des fonctions des organes dans les végétaux. Voyez ^article Botaniqu& f té V^ p. 177 et suivantes. (Mass<)
PHYSIQUE. Suivant son étymologie grecque, ce mot désigne la science de la nature, science que les auteurs latins nommoient philosophie naturelle (voyez Sénéque^ lettre 89.^)^ et dont Tobjet étoit d'abord l^xpliéation de tous les phéno-< mines que présente l'universalité des corps, ainsi qu'on le voit dans ce passage de Cicéron : «Ils (Aristote et ses dise!-' « pies) se sont tellement appliqués à la recherche 'de la na- « ture, qu'à parler poétiquement, il n'y a rien ni dans le « ciel, ni dans la mer, ni dans la terre, qu'ils aient passé « sous silence.^ {De Jinibus j lib. K, cap. 7.)
La dénomination de philosophie naturelle s^est principa-' lement conservée en Angleterre, sans doute à cause que le mot physique y désigne le plus souvent la médecine; et, •quant à l'étendue de l'acception, elle est à peu prés la même que chez les anciens, du moins suivant la définition qu'en a donnée Maclaurin , géomètre célèbre. «Décrire, dit- il, les « phénomènes de la nature, exposer leurs causes, indiquer « les relations et les dépendances de ces causes , et recher^ « cher la constitution de l'univers ^ tel est le but de la phi- ^ losophie naturelle^ ^ {An account of sir Isaac Newton^s philosophical discoferiea ^ p« ^O
Mais pour y parvenir , jusqu'à Descartes inclusivement, les philosophes, parlant de principes qu'ils posaient à leur gré, et dont ils ne tiroient presque >amais que des consé-