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quedces vagtles, qu'ils n^avoient pas la patience ni même le^ moyens de vérîfieç par les faits, s'égarèrent de S3rstème en système j et ne mirent guères au jour qne des erreurs. Ils ont eu, comme Descartes, le «dessein d*expliquer les effets « par leurs causes et non les causes par leurs effets^ (Les principes de la philosophie, 3.* partie, §.4), ce qui est précisément le contraire de la marche qui a conduit Newton k la découverte des lois du mouvement des corps célestes* On lit dans la préface de la première édition des Principes mathématiques de la philosophie naturelle, que « toute la diffi- « culte de la philosophie parolt consister à tronver les forces « qiQ'emploie la nature, par les phénomènes du mouvement 3> que nous connoissons , et à démontrer ensuite par là les « autres phénomènes. ^ Aussi à la fin de cet immortel ouvrage à-t-il pu dire : <c Je n^imagine point d'hypothèses ; tout ce qui « ne se déduit point des phénomènes est une hypothèse, et les « hypothèses ...» ne doivent pas être reçues dans la philoso- « phie expérimentale.^ J'ajouterai, la seule qui mérite d'être cultivée , parce qu'elle compfend aussi tout, ce qu'il y a de vrai et d'utile dans la philosophie dite rationnelle^ comme dans les sciences physiques; car, dans toutes nos connoissances , il faut commencer par les faits , et y revenir souvent pour assurer ses pas et constater ses progrès.
La grande étendue, qu'ont acquise les diverses branches de l'étude de la nature , a fait restreindre la physique à la connoissance des propriétés les plus générales des corps , celles qui -se manifestent par elles-mêmes, sans qu'il soit besoin de diviser les corps, afin de mettre leurs molécules en contact. C'est du moins par cette considération qu'on sépare le mieux la physique de la chimie, avec laquelle elle a de tels rapports, qu'on a quelquefois appelé la première physique générale, et la seconde physique particulière j en comprenant encore dans celle-ci la physiologie, qui est fa physique particulière de corps organisés. ( Voyez Physiologie. • )
Considérant ensuite que la plupart des phénomènes dé-
1 Ce mot, qui signifie discours sur la nature, a ëtë quelquefois appliqué à la philosophie naturelle , et Ton a donné le nom de phjr» siolugist€4 aux premiers qui s'en sont occupes. .
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pendent: de retendue ^ de la durée , et offrent des circonstances susceptibles de mesure, qui donnent lieu à d'heureuses et fréquentes applications de la science des grandeurs , on a fait de cet ensemble la physique mathématique, ou plus spécialement encore la physique mécanique.
Le programme , inséré dans Vlntroduction ( tome I.^ ) , indique de quelle manière on a cru devoir exposer dans cet ouvrage les résultats fondamentaux de la physique; on y voit, mais dans Tordre alphabétique, la liste des principaux articles, où les phénomènes sont décrits. Je crois devoir encore insérer ici cette liste, pour l'étendre et la disposer dans un ordre méthodique , savoir :
Matière , Porosité , Ressort , Mouvement , Fluide, Pesanteur , Air, Feu, Lumière, Température, Électricité, Maonét}&me,
MÉTÉORES;, SystÈME DU MONDE, TuBES CAPILLAIRES. (L. C.)
PHYSÔCARPUM. {Bot.) M. De CandoUe donne ce nom à Fune des trois sections établies par lui dans le genre Thalic- Irum^ laquelle est caractérisée par les graines ou fruits noa anguleux, mais renflés en vessie: le^ espèces de cette section sont exotiques , originaires du Pérou.
Necker a aussi fait du lychnis dioica un genre , sous le nom de Physocarpon, qui n'a pas été admis. (J.)
PHYSODES. {ErUom. et Crust,) Nom que nous avions donné , d'après Fabricius ,. à un genre d'insectes aptères, de la famille des polygnathes ou quadricornes , /correspondant au groupe désigné par M» Latreille sous le nom d'asellotes. .Ce sont des cloportes aquatiques dont le corps est peu convexe, alongé, et les quatre antennes visibles et sur une même ligne ; le^ palpes saillans sur le dernier article du corps, beaucoup plus grand que les autres. On les a depuis rangés parmi les cru»» tacés isopodes, et dans les genres Cymodocée, Cilicée, Nélocire et Anilocre : au reste , puisque l'occasion s'en présente , nous ferons remarquer la bizarrerie des noms employés par M. Leach, qui semble s'être fait un plaisir de prendre absolument les mêmes lettres qui composent les noms de genres," pour établir les dénominations de Nelocira, Nerocila, Olen» cira^ Anilocre, Cirolane, Rocinela, Canolirty Conilera, qui ne présentent qu'un )eu de lettres sans aucun sens. M. Desmarest, dans l'article Malacostracés de ce Dictionnaire | tome
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XXVIII, page 579, a adopté le nom de genre Asdle de Fabricius pour indiquer l'espèce de physode, nom sous lequel se trouve inscrit Tinsecte figuré dans Tatlas des insectes; planche 68, n.** 2. (CD.)
PHYSOON, Physoon. (Actinoz.F) Genre proposé par Mi Rafînesque et caractérisé ainsi : Corps renflé, couvert de tentacules prenans ; bouche pourvue de cinq petits tubercules intérieurs ; anus terminal ; ce qui parolt devoir le faire rapprocher des holothuries. Il y place deux espèces^ toutes deux des mers de Sicile,* Tune qu^il ndmme
P« ÉCHINÉ, P. echinatusy et Tautre P« fusiforme, P. fiisi» formis. (De B.)
PHYSOSPERMUM. (Bo^) Cusson vouloit, sous ce nom générique , séparer du ligusticum austriacum de Linnœus le ligusti* fium aUtrum de Lobel , qu'il distinguoit par un interstice existant entre les deux tuniques recouvrant la graine. (J. )
PHYSOTRIS. {Bot.) Tige ramifiée, portant de petites véhicules, qui renferment des séminules, nageant dans un liquide. Rafînesque -Schmaltz rapporte à ce genre, qu'il dit très-voisin -de ses genres Physidrum et Myrsidrum^ diverses espèces de fucus; mab il n'en indique que deux :
1.^ Le Ph^ agglomeratus , plante marine de la côte de Sicile, d'un rouge obscur, à tige iri'égulièrement rameuse, flexueuse, comprimée, d'un pied de longueur, à rameaux Internes et à vessies groupées, sessiles et opaques»
â.* Le Ph, eapitatus* Il a la tige rameuse , presque dicho^ tome, filiforme; les vessies solitaires, terminales , globuleuses» inégales. Cette espèce croit sur les côtes de Sicile.
Les fycus elongatus et longissimus paroissent être les types de ce genre. ( Lem. )
PHYSSOPHORE, Physsophôra. (Malaeoz.?) Genre étabU par Forskal, dans sa Faune arabique, page 119, pour un animal fort singulier , très-rapproché des physales , mais malheureifsement trop incomplètement connu pour qu'on puisse le définir d'une manière un peu rigoureuse. Voici la caractéristique de Forskal : Corps libre, gélatineux, suspendu k une vessie aérienne ; à membres gélatineux , sessiles sur les côtés et à plusieurs tentacules inférieurs ; et voici la des* eriptioo qu'il donne de l'espèce qu'il a observée et qu'il a
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abmmëe la P. hydrostatique, P. h^droslatîca , Faun. araJb,^ p. 119, Icon.fU 33, fig.ei êtes, cop. dans r£nc.méth.,pl.89, fig. 7 '— 9* Corps de l'épaisseur d'un p'ouce, sur une longueur d'un pouce et demi, ovale, comprimé, terminé supérieurement par une vésicule ovale , ohlongue , de la grosseur d'une plume de pigeon, droite, saillante et toujours pleine d'air; de chaque côté sont des vessies hyalines, trilobées Tune sur l'autre : il y en a trois d'un côté et cinq obliques de l'autre; mais, pro^ bablement, par quelque disposition irréguliére. L'extrémité inférieure est tronfquée et terminée par une bouche orbiculaire, à limbe rétractile et dilatable. L'intestin médian, plus étroit qu'une plume de pigeon , s'étend de la vésicule terminale à un estomac globuleux; il est filiforme, hyalin vers sa pointe, rouge dans le reste de son étendue et plus épais à sa haie. L'estomac proprement dit, situé à la partie inférieure , entre les vessies trilobées , est globuleux , excavé, rouge à son ori6ce orbiculaire; il est accompagné par des papilles blanches, contournées, quand elles ne sont pas bien étendues, etpar des vésicules globuleuses du diamètre de l'intestin ; cinq d'un côté et quatre de l'autre* Les tentacules les plus grands sont en dessous , sur les côtés de l'estomac, et de couleur rouge, au nombre de trois d'un côté, dont deux plus grands, ^e la longueur d'un pouce, et l'autre plus court 9 de la grosseur d'une plume de pigeon, épaissis dans leur mi* lieu ; ils se terminent par un renflement blanc s de l'autre côté il y en a deux plus petits ; l'un ouvert au sommet , le second plus étroit que l'intestin, subulé et d'un demi -pouce de long.
Forskal ajoute qu'il en a vu un autre individu avec des tentacules plus grands et presque égaux.
Le mode de locomotion de cet animal est , dit le même observateur, fort singulier* Le physsophore est toujours à la surface de Feau , au moyen de sa vessie supérieure pleine d'air ; celles qui sont trilobées , sont toujours dans une 'sorte de mouvement de tremblement, en rentrant et sortant les bords de la bouché; il étend et tord les tentacules de l'estomac et dirige ses cornes vers tous les points.
Forskal décrit encore une autre espèce de physsophore , la P* AosAcéE, P* rosacea, Enc. méth., pi. 89, fig^ 10, 11,
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assez semblable à une fleur ; la vessie aérienne est ovale ^ ob* tuae etroussàtre; elle est entourée d'espèces de feuilles ses» àileSy obtuses, planes, un peu courbées, sur plusieurs séries, d'un demi-pouce de long, et pourvue en dessous de quelques tentacules filiformes, brunâtres, extrêmement extensibles ^ souvent plus longs que les folioles.
Quant à sa P. filiforme , P. Jiliformis , £nc« méth. , pi. 89 , fig. 12, elle me paroit appartenir au genre Stéfhangmie* (Voyez ce mot et surtout celui de Physale , où nous avons montré les rapprochemens qu'il y a entre ces genres, et à quelle partie de la série animale ils appartiennent. )
MM. Pérou et Lesueur ont ajouté à ce genre une nouvelle espèce , qu'ils nomment P. mdzonema , P. muzonema , figurée dans l'atlas du Voyage aux Terres australes, pi. 29, fig. 4. Elle est oblongue, portant des lobes distiques sur les côtés, et sa base, plus ample, est multifide et tentaculée.
De l'océan Atlantique. (De B.)
PHYTADELGES ou PLAJSTISUGES. {Entom.) Nous avons désigné sous ces noms, empruntés l'un du grec et l'autre du latin, une famille d'insectes hémiptères à ailes membraneuses, à peu près d'égale consistance, non croisées^ n'ayant ai^ plus que deux articles aux tarses.
Leur nom dérive des mots (pvrovy plante^ et d'ûtJ)tXy'Oy jt suce, ou des iKipts plàntarum suga ou suce-plante.
Ces insectes sont compris dans cinq petits genres trèsfaciles à distinguer les uns des autres. Leur bec ou suçoir, qu'on nomme rostrumen latin , paroit prendre son origine à la base de la tête en dessous, au-dévant du corselet, ou sous le col, comme dans les cigales. La plupart des espèces sont trèslentes et restent souvent fixées sur les végétaux, au lieu même où elles ont été déposées par leur mère, soit tout-à-JPait motiles, soit sous la forme d'œufs. Il en est beaucoup qui n'ont pas d-ailes,au moins dans le sexe femelle, et dont les pattes, trèscourtes, ne peuvent tout au plus servir qu'à les retenir sur les feuilles ou sur les écorces, teb sont les gallinsecles, les cochenilles femelles , les chermès, les psylles. D'autres , comme les pucerons , les aley rodes , peuvent , à l'aide de leurs- ailes , se transporter d'une plante à une autre. Le mode de génération de ces inaectes est des plus curieux à connoitre. (V. Puceron.)
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Nous divisons les insectes qui appartiennent à cette familier par la différence de leurs ailes, qui sont tantôt nues, tantôt couvertes d'uç^e sorte de poussière^ ensuite par la conformation de la tête ou la disposition de l'extrénaiité libre de leur abdoipen.
P^ous avons fait représenter les insectes qui composent cette famille des phytadelges, sur la planche 89 de Tatlas qui fait partie de ce Dictionnaire.
Voici le tableau synoptique qui peut servir à la détermination des genres par leurs caractères essentiels.
Phytadelges ou Plantisuges.
Hémiptères à ailes semblahles, non croisées, sourent étendues, transparentes ; bec paroissant naître du cou ; tarses à deux articles.
couTertèsd'étoaillesfarineuses comme les lépidoptères. 1. âleyrodi.
I grosses , comme faisant partie du front. 4. Chzrmâs.
( mamelons 3. Pucbrok.
filiformes, f fourchu . 5 Psylle
anus-à deux (soies; front j *®"'^*^"*** ' ^- *^*^^^*'
^ ( entier ... 2. Coghekillc
Voyez les noms de chacun de ces genres. (C« D.) PHYTELEPHAS. {Bot.) Ce genre de la Flore du Pérou, nommé eUphanlusia par Willdenow, a déjà été décrit dans ce Dictionnaire sous ce dernier nom« (J.)
PHYTELEPHCIS. (Bot.) Voyez Elephantdsia. (Poir.) FHYXEUS , Phytelis. {Corallin.?) M. Rafinesque a désigné sous ce nom un genre de corps marins que l'on trouve assez ■ Communé|nent en forme d'expansions crustacées, irréguliéres, â la surface des thalassiophytes, et qui paroi t ne pas différer , comime le fait justement observer M. Desmarest, du genre MéLOBésifi de M. Lamouroux (voyez ce mot). Malheureusement il est assez difificile de se faire une idée suffisante de ces corps, à la surface desquels se remarquent des petits tubercules poreux et irrégulièrement épais, que M. Rafinesque, dans la définition de son genre, nomme des fructifications, probablement parce qu'il le range parmi les plantes marines. M. Lamouroux , au contraire , en fait des coralliues : manière de voir qui n'est pas beaucoup plus admissible que i'autre. Quoi qu'il en soit, M. Rafinesque caractérise six espèces de phytelis; parmi lesquelles il se pourroit qu'il y eût
des œufs de mollusques : i.^ la P. radiciêe, P. radicata: tuber- X cules disposés presque régulièrement en lignes divergentes; 3.^ la F. siLLONNÉB , P. sulcota : petits sillons et petits tubercules, épars irrégulièrement; 3.* la P. noire, P. nigra : tubercules presque égaux, ronds, convexes, charnus, sur une expansion noire; 4.° la P. macrocarfe, P. macrocarpa : blanchâtre, à tubercules gros et alongés; 5.** la P. granuleuse, P. granulosa : tubercules fort rapprochés; S,^ la P.. tubercotEusE , P. tuberculosa : tubercules écartés , convexes et bombés. (De B.)
PHYT£UMA. ( Bot, ) La plante ainsi nommée par Dioscoride est, selon Columna, une scabieuse, scabiosa columharia. Gesner et Lobel citent sous le nom de phyteuma monspelien" sium le reseda phyttuma de Linnsus ; Vantirrhinum orontium est un phyteuma selon Belli , cité par Clusius et Ç. Bauhin. Le même nom est donné par Matthiole et d'autres au cam' paruila perfoliata; enfin , ce que ce dernier nommoit rapun' culus, ainsi que Tournefort, étoit le phyteuma de Césalpin, et c'est à cette plante et à ses congénères que Linnœus a con» serve ce nom. Voyez Raiponce. ( J.)
PHYTEUMOPSIS. ( Bot. ) Ce nom , inscrit par Michaux au bas d'une planche représentant une plante composée, avoit été changé par lui dans le texte de Touvrage en celui de persooniaf que Ton a abandonné pour lui substituer celui de marsiiallia y donné par M. Pursh à des plantes congénères. On retrouve encore le nom phyteumopsis reproduit pour les mêmes plantes dans le Supplément de r£ncyclopédie méthodique. (J.)
PHYTEUOÎDES. (Bot.) Plukenet, dan» son Almageste, pi. 2i5, 6g. 1 , donne ce nom au scoparia dulcis , Linn. (Lbm.)
PHYTIBRANCHES. {CrusL) M. Latreille adonné ce nom à une division de l'ordre des crustacés isopodes, qui correspond à notre première section de cet ot'dre, et qui comprend les genres Typhis, Ancée, Pranize, Euphée et Jone. Voyez l'article Malacostracés , tome XXVIII , page 366 et. suivantes. (Desm.)
PHYTOBASILA. (Bot.) Un des noms anciens du leorUopodium de Dioscoride, suivant Ruellius. (J. )
PHYTOCOMA. (Bot.) Nom donné par Donati à un genre de la famille des algues , qu'il établit pour placer Vabies ma^
lina du gongolata d^Imperato, c'est-à-dire le fucus erîcoiies, Linn. Ce genre de Donatî diffère de celui qu'il a nommé Virsoides^ par la sphéricité de -ses fruits. Ces deux genres rentrent dans . la première section des fucus , selon la méthode de Lamouroux, et dans le genre Cystoseira^ d'Agardh. CLem.)
PHYTOCONIS. {Bot.) Poussière végétale^ en grec. Geiare proposé autrefois par Bory de Saint -Viacent pour placer quelques espèces pulvérulentes du genre Bossus de Linnasus, et qui depuis en ont été également séparées pour être placées, soit dans les lichens, particulièrement dans le genre Lepra» riaj soit dans les algues articulés ^ ou même dans le genre Oseillatoria, Le Phytoconis est le même que le Coccodea de Palisot-Beauvois , décrit dans ce Dictionnaire aux mots Coç- CODÉE et Lépearia. ( Lem. )
PHYTOLAQUE ; Phjytholacca , Linn, ( Bot. ) Genre de plantes dicotylédones apétales, de la famille des atriplicées^ Juss. , et de la. décandrie décagymt du Système sexuel, qui a pour principaux caractères : Un calice coloré, persistant, à cinq divisions concaves ; point de corolle ; huit à dix et même jusqu'à vingt étaraines, à filamens subulés, portant des anihètes arrondies ; un ovaire orbiculaire , déprimé , surmonté de huit à dix styles; une baie arrondie, comprimée, marquée de huit à dix sillons longitudinaux, et divisée en autant de loges contenapt chacune une seule graine rénîforme.
Les phytolaques sont des arbustes ou des plantes herbacées, à feuilles entières, et à fleurs petites, disposées en grappes ordinairement opposées aux feuilles. On en connoit huit espèces, toutes exotiques à l'Europe, mais dont une s'est naturalisée dans plusieurs de ses parties méridionales , au point .d'y croître aussi abondamment que si elle étôit indigène; c'est la suivante :
Phytholaque a dix étamines , vulgairement Raisin d'Amérique, MORELLE EN 6RAFPE , HeRBE DE LA tAQUE, MéCHOACAN
DU Canada; Phylolaeca decandra, Linn. , Spec. 63 1. Sa racine est épaisse , charnue, vivace, divisée en plusieurs grosses fibres ; elle produit une ou plusieurs tiges cylindriques , près*» que ligneuses, hautes de cinq à six pieds, souvent de cou-* leur purpurine j divisées dans leur partie supérieure eoi ra«
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xneaux nombreux , dichotomes. Ses feuilles sont hrièvemenf pétiolées, alternes, glabres, ovales - lancéolées , longues de quatre à cinq pouces et plus. Ses fleurs sont d'un rouge pâle, disposées en grappes solitaires, simples, longues d'en^ viron six pouces et opposées aux feuilles; elles ont dix étamines. Les fruits sont des baies d'un noir bleuâtre et à dix ou douze loges. Cette plante est originaire de l'Amérique septentrionale; introduite en Europe, il y a deux cents et quelques années I elie croit aujourd'hui, comme si elle y ' étoit naturelle, eii Espagne , en Portugal, en Italie et même dans plusieurs parties dû Midi de la France.
En Amérique, selon Parkinson , on emploie, comme purgatif ordinaire , le suc de la racine de cette plante. Deux cuillerées produisent beaucoup d'effet. Le suc des baies est également purgatif. En Angleterre et en Italie on a fait usage du siic de la racine en application sur le cancer ouvert. Ailleurs on a vanté cette racine contre l'hydrophobie. En Amérique on mange au printemps lés feuilles encore tendres et les jeunes rejetons cuits à la manière des épinards; plus tard ces parties deviennent acres en vieillissant , exhalent même utie odeur un peu vireuse et ne valent plus i;ien. Le suc des baies donne une belle couleur pourpre « mais qui est très* peu solide et qu'on n'a pu,, à cause de cela, employer utilement pour les étofifes. En Portugal , il £^i un temps oVles vignelrons faisoient usage de ce suc pour donner une couleur plus foncée aux vins; mais cela leur donnoit un goût désagréable et nuisoit à leur qualité.. Le roi de ce pays, sur les plaiutes qui lui furent faites et pour empêcher cette altération nuisible au commerce, ordonna de détruire les tiges de cette plante avant la maturité des baies. Dans quelques cantons du Midi de la France on emploie plus utilement ces mêmes fruits en les faisant servir à la nourriture de la volaille. Les grappes de fleurs et de fruit de ce phytolaque, qui se succèdent les unes aux autres pendant tout l'été, le port général de la plante, font un bel effet dans les grands jardins. Les tiges coupées avant la floraison , ensuite séchées et brûlées, fournissent une grande quantité de potasse.
Phytolaque a huit étamines ; Phjytolacca octandra^ Lànn., Spec, 63 1* Sa tige est haute de deux à trois pieds, divisée,
daDS sa partie supérieure en quelques rameaux garnis de feuilles ovales- lancéolées • d'un vert clair, traversées dans leur milieu par une côte jaunâtre , et portées sur des pétioles d'un pouce de longueur. Ses âeurs sont jaunâtres ou blanchâtres, disposées en un épi droit, long de cinq à six pouces et opposé aux feuilles : elles n'ont que huit étamines. Les baies sont d'un noir' rougeâtre. Cette espèce est originaire du Mexique ; on la cultive en France et en Europe dans les jardins de botanique.
Phytolaque dioÏque;. Phytolacca dioica^ Linn., Spec, 602%. Sa tige. est ligneuse, arborescente, haute de vingt pieds ou environ. Ses feuilles sont ovales, très- glabres et portées sur de longs pétioles. Les fleurs sont disposées en grappes ou en épis dans les aisselles des feuilles supérieures; les femelles et les mâles portées sur des pieds différens; les dernières sont à quinze ou vingt étamines. Cette espèce est originaire de rAmérique méridionale. On la cultive en caisse dans les îardins de botanique, afin de la rentrer dans là serre pendant l'hiver, parce qu'elle craint beaucoup le froid. (L. D.)
PHYTOLITHES et PHYTOTYPOLITHES. {Foss.) On a géoéralement appliqué ces noms aux empreintes de végétaux ^ et surtout de feuilles qu'on trouve dans les lits des pierres fissiles. Vojrei l'article Végétaux fossiles. ( Desm. )
PHYTOLOGIE» ( Bot. ) Ce nom de composition grecque , dont la traduction françoise est discours ou traité sur les plantes, est synonyme de Botanique. (Desm.)
PHYTON. {Bot.) Un des noms grecs anciens de la cynoglosse, suivant Ruellius. (J. )
PHYTOPHAGES ou HERBIVORES yjnsectaphytophaga seu herbiyora, (Entorh.) Famille d'insectes coléoptères à quatre articles à tous les tarses , dont les antennes sont en fil et à articulations plus ou moins grenues, non portées sur un bec, et dont le corps arrondi est le. plus souvent très-convexe.
Cette famille très-naturelle comprend toutes les espèces de coléoptères tétramérés que Linnœus avoit rangées dans son genre Chrysomtla. Elle se distingue facilement, à l'aide des caractères que nous venons d'indiquer, de tous les autres insectes de la même famille, ainsi qu'on pourra s'en faire une
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Idée exacte , en jetant un coup d'œil sur le tableau sjmop* tique présenté à Particle TéiRAMÉRés*
Voici d'ailleurs les notes caractéristiques à Taide desqueUes on parvient aisément à ce résultat. Les rhinocéres, comme les charansons et genres analogues, ont tous les antennes supportées par un prolongement de la tête et du front, qui simule une sorte de hec. Les cylindroïdes , comme les clairons , les bostriches, etc. ^ et les omaioïdes , tels que les mycétopbages, les trogosites, etc., ont tous les antennes en masse ou renflées k Fextrémité libre; tandis que ces antennes sont en soie, c'est-à-dire, qu'elles se terminent par une partie plus grêle à l'extrémité libre dans les xylophages, tels que les capricornes , les leptures, etc. 11 ne reste donc que les deux genres anomauxy Spondyle et Cucuje, qui ont les antennes en fil; mais leurs articulations sont aplaties dans le premier, et le corps lui-même est trés-déprimé dans les seconds , de sorte que la convexité du corps, la rondeur des articles aux antennes, caractérise spécialement les phytophages.
Ce nom est formé de deux mots grecs, dont l'un, ^urcfy signifie plante, et l'autre, (peiyoç^ correspond à mangeur i ce que nous avons cherché à exprimer par le mot latin francisé herbivores, ou qui se nourrit de feuilles de plantes.
Cette famille des phytophages est une des plus naturelles; ces coléoptères ont en efifet les mêmes mœurs et la plus grande analogie dans leur structure , leurs fonctions et leurs métamorphoses. C'est surtout dans la forme des antenne» qu'il y a une ressemblance parfaite ; car la figure générale du corps présente dans les dimensions respectives d'asscK grandes différences, pour qu'elles aient permis de les partager en genres fort naturels.
Tous les phytophages proviennent de larves, qu'on troove le plus souvent réunies en société sur les feuilles de plantes, qu'elles dévorent. Leur corps trapu, succulent, mon, convexe, offre une tête écailleuse, une extrémité postérieure tronquée, arrondie, ramassée, et la totalité de la circonférence présente des rides transversales. Quelques-unes laissent •exsuder de leur surface ou de pores particuliers, distincts, une humeur colorée ou odorante , qu'elles peuvent repomper ou absorber à volonté. Leurs pattes sont alongées, cepen-
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dant elles marchent assez lentement; la plupart emploient des manœuvres curieuses pour se soustraire à là vue des oiseaux, qui en sont fort friands, ou, pour les dégoûter à Paide de quelques liqueurs qu'elles exhalent. (Voyez Chrvsomèlep C&iocfeAE, Casside.)
Sous rëtat parfait , les insectes de cette famille ont génë" ralement le dessus du corps convexe, bombé, arrondi latéralement^ parmi les particularités qui les distinguent, on re* marque surtout la disposition de Tavant-dernier article de leurs tarses, qui ofifre une sorte d'échancrure dans laquelle est reçue la pièce qui porte les ongles, comme entre deux lobes qui sont veloutés en dessous : c'est à l'aide de ces parties élargies des tarses que ces coléoptères adhérent ou s'accrochent avec beaucoup de force aux surfaces àe& tiges et des feuilles même les plus lisses.
Les nymphes diffèrent selon les genres : la plupart se métamorphosent ou prennent cette forme dans la terre , telles sont celles des criocères et de la plupart des chrysomèles; d'autres subissent leur transformation dans une sorte de coque eu de fourreau qu'elles se filent; quelques-unes sont fixées sur les tiges ou sur les feuilles, et s'y transforment ainsi à l'air libre, telles sont les nymphes des Cassides.
Dans ces derniers temps, M. La treille a divisé cette famille en deux autres, les Eupodes et les Cycliques* Les premiers son*t de forme alongée ; ils ont le corselet arrondi, étroit et cylindrique , et souvent les cuises postérieures très-^ développées, ce qui leur a fait donner leur nom. M. Latreille y rapporte les criocères et quelques autres genres voisins, ainsi que les donacies. Les cycliques ont le corselet de la largeur de la base des élytres, tels sont les cassides, les chrysomèles, les gribouris, les galéruques, les altises.
Nous avons fait représenter une espèce de chacun des quatorze genres qui composent cette iamille des coléoptères phjrtophages, sur les planches 19 et 20 de l'atlas qui fait suite à ce Dictionnaire. Les unes ont les antennes à peu près de même grosseur dans toute leur étendue, comme les hupère$, les AUises , les Galéruques; d'autres ont le corselet très-convexe, comme bossu , couvrant la tête , comme les Clythres et les 6rihouriê ou CryptocéphaUs. Le corselet n^est pas rebordé dans.
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les Hispes , les Criocères , les Donacies et les Alumes» Les antennes ont un léger renflement arrondi à leur extrémité libre dans les Chrysomèles , les Hélodes et les Cassides : ce renflement, qui est encore plus marqué , est en même temps aplati dans les Érotyles,
Voici au reste le tableau synoptique à Taide duquel il est facile d'arriver très-aisément à la connoissance des genres fort naturels que renferme cette famille.
CoLéOFTèRES PHYTOPHAGES OU HERBIVORES*
! aplati • an- ( ^"^ corps au moine ...... 5. Lvpére. tennet de la J j^ ], nioilië du J ''nW*» • • J- AtTian.
lon|(uear ( corps; cuÎMCipoit. J.impîei . . 6. GfcUanQWt.
i Ctoulenaent. . g. GLrraam.
len\Kie ..<.,, ^ ** -.
coBTCxe; antennes.] ( i TexiréaBité. lo. EimoiM.
(«impies • • 6. Gaiaooai.
5 I I f courts , rappro- ( épîneni . . 3. Hiisra.
l } [sans rebords; an-l ^^^'* «''T»' {Htt. ... ». CawcaM.
. tenues à articles j alongët/ ronds, ( ventre. . . i. Oohacu.
l de U longueur dn^ corselet . . i*. Aunm.
en massue^ aplatie i3. ÉaoTTM» .
idistioct» ; Tcontexe . . ii* CaanoMàu.
c«T>» > plat .... 4 HiLo...
cachée tout le corselet i4* CaMioa.
PHYTOTOME. ( Omith. ) Cet oiseau , de Tordre des passer reaux , a été trouvé au Chili , par Tabbé Molina , qui l'a dé-. ' * crit dans son Histoire naturelle de cette contrée, -so le nom générique de phytotoma, c'est-à-dire toupeur d plantes, et '* donné à l'espèce le nom de rara^ «tiré de sa voix rauque, qui prononce avec quelque intervalle les tjl' labes m ra,
11 rcaulte des caractères établis par cet auteur, que le pbytotome a le bec droit, conique, robuste, pointu, dont les mandibules sont finement dentelées; la langue très-courte et obtuse; quatre doigts aux pieds, dont trois en devaat-et un plus petit par derrière.
Déjà Bruce avoit trouvé en Abyssinie un oiseau appelé dans^ ce pays, Guifso halito dimmo^won jtrth ^ et Buffon , l'ayant vu représenté sur les figures de ce voyageur, Tavoit décrit sous le nom de guifio halito^ parmi les gros-
, PHY t6i
becs, eh observant qu*il n'avoit que froià doîgts, dont deux devant et un derrière , et que son bec' étoit dentelé sur les bords4
Gmelin , dans sa treizième édition du Sjrstema nabutœ dcf Linné, a compris cet oiseau Comme quarante-neuvième espèce du genre Laxia , sous la dénomination de loxia trUac^ fyla, et il a établi un genre particulier à pieds tétradactylea pour Tespèce de Molina, ce que Latham a aussi fkit d*aprèi lui. MaisDaudin, Traité d'ornithologie, tom. a, p« 364, s réuni le rara et le guifso balito comme appartenant défini-* tivement au même genre, malgré la différence dans le nom* bre des doigts, et il a ajouté aux signes caractéristiques ci^ dessus indiqués d'après MoHna, des narines petites^ arron-< dies, placées à la base du bec, et des pieds à tarses maigres, annelés, ayant trois ou deux doigts devant et un derrière.
M. Vieillot , suivant cet exemple , et admettant Taltei^ native de quatre ou trois doigts, a divisé le genre Phyto-» tome en deux sections; et M. Temminck, p. LXXII de Tana^' lyse de son Système d'ornithologie, a aussi adopté l'alter-» native de quatre ou trois doigts , mais en prévenant que , n'ayant pu examiner aucun des deux oiseaux individuelle-' ment, il ne garantissoit pas ces caractères^
Outre les différences «qu'on vient de signaler relativement aux phytotomes du Chili et d'Abyssinie, il paroit en existei' d'autres dans leurs habitudes et leur manière de vivre. Le premier, dit Molina, se nourrit de jeunes plantes, dont il èoupe les tiges près des racines , se bornant quelquefois à les arracher ainsi sans y toucher. Les Chiliens lui font pour cela une guerre continuelle , et ils mettent sa tête à prix^ Cest sur les plus hauts arbres et dans des endroits peu fré^ quentés qu'il fait son nid.
Quant au guifso balito, il habite, comme le premier, les lieux solitaires, où il ne se fait guéres entendre, dît Buffon, que par les coups de bec réitérés , dont il perce les noyaux pour en tirer l'amande. 11 sembleroit, d'après cela, que la circonstance commune de la dentelure du bec est le principal mo' tif qui a déterminé les auteurs à associer des oiseaux dont 1a nourriture et l'organisation extérieure auraient si peu d'ana^ logîe.
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Quoi qu*il en soît, roici la description des deux espèces, fui , comme on le sent bien , auroient besoin d'être mieux connues, pour leur assigner la place qui leur appartient réellement. ' ^
Le P0YTOTOMB DU Chili { Phjytotoma rara. Mol», Gmel., Lath«, Daud., VieilL) est de la grosseur d'une caille, et a le bec long d'un demi -pouce; son plumage est d'un brun •bscui* sur les parties supérieures , et un peu plus clair sur les inférieures ; les pennes alaires et caudales sont parsemées de poiaWnoit$i la queue, de longueur moyenne, est arrondie ; il fait sur la cime dca arbres dont le feuillage est le plus toufiu , un nid dans lequel la femelle pond des œufs blancs, tachetés de rouge.
Le Pbytotomb d'Abyssinie; Phy Monta tridaetylay Daud., Vieill. ; Loxia hidactyla, Gmel. , Lath»; Guifio ïtaUtOf Buff., dont là. figure se trouve sur la planche 28 de Daudin, tom. 2. Il est de la taille du gros- bec ordinaire, et sa longueur est d'environ six pouces; la tête et le devant du cou sont d'un beau rouge , qui se prolonge , suivant Buffon , en une bande assez étroite sous le corps jusqu'aux couvertures inférieures de la queue. Les parties supérieures sont noires, avec une teinte verdâtre ; la queue est un peu fourchue , çt les ailes, dans l'état de repos, n'en atteignent que la moitié; le bec et les pieds sont bruns.
M. Vieillot a présenté, ccfmme troisième espèce (3/ de sa première section), le Phytotome 9U Paraguay ^^ P^tolonut rutila, décrit d'après le Denté de M. d'Axara , n.^ }j ; mais il est bon de faire observer que l'auteur espagnol n'avait pu se procuripr qu'un individu privé de dix pennes caudales. La longueur étoit de sept pouces ; les deux mandibules étoient garnies intérieurement de dents si fines qu'<ln ne les décou* vroit qu'en ouvrant le bec , et la langue se terminoit en pointe aiguë. Le front, la gorge, le devant du cou et le bm^ ventre étoient d'un roux vif, et il y avoit une longue taelM de la même couleur sur les c6tés de la poitrine; le teste des parties inférieures étoit blanchâtre ; la tête et le dessus d» corps étoient d'un brun lavé de vert; les ailes étoient noirâtres avec des taches blanches sur leurs couvertures , et les pennes qui restoient au milieu de la q[tteue étoient ^gale-' ukent noirâtres*
DaudiA fait aussi urention, diaprés le âatnraliste Alaugé^ de l'expédition du capitaine Baudin, que le chirurgien dU Vaisseau avoit acheté, à un habitant de Porto-Rico, un oiseau gris, de la grosseur d'une grive, qui avoit les bords des maiir* dibules crénelés , et dont la queue étoît un peu longue* Cet oiseau, qui étoit trés" privé, se plaisoit à pincer ceux: qui jouoient avec lui, et se nourrrssoit de bananes et de fruits succulens ; son cA aigre ressembloit au bruit d'Une lime. Il paroît que c'étoit une espèce de rara, et l'on ù'en parlé tel , que pour faire remarquer sa nourriture frugivore* (Ch. D.)
PHYXALLIUM- {Bot.) Genre créé par Rafînesque j qu'il place entfe, ses genres Mjyriosidrum et PhJ>8idrum, prés des Rivularia, dans la famille des algues. Nous n^en connoissons point les caractères. (Lem. )
PHYXIMILON. {Èot.) Suivant C. Bauhm ce mlm étoit donné par .^clijle au bananier. (J.)
PL {Bote) Ce nom est donné en Languedoc aut Pii^s^ PrewE est celui du ftruit de ses arbres. ( Dèm.)
Pi A, nAC. (Ornithd) La pie Commune a reçu ceis noms pBtoîs dans quelques provinces de France. (Desm.)
PIA* {Bote) Ce nom est donné dans l'île d'Othaïti à la va- Hété cultivée du ladca pinnatifida^ dont la racine tubéreuse^ erue a beaucoup d'amertume et d'acrimouie , que la culture diminue un peu. On la râpe dans l'eau , comme la pommef de terre ^ j^ur eu retirer Hine fécule blanche ^ que Ton a commeneé À'ftdoncir en tn changeant plusieurs fois d'eau f on la laisse ensuite sécher au soleil. Après en avoir rejeté lesl premières infusions , un fait avec cette fécule àne espèce' de pain tï^noufrissant. Forster, qui nous donne ces détails y afoute qu'on applique aussi cette racine en cataplasme sut' Its pkies profondes, il dit encore que la variété Sauvage est nommée t'^vé. (J.)
PIABA. ( Èoté ) Nom caraïbe de YéupaioriUni ùàoràton , cité pair Sttrfan ijans le Catalogue àe l'he^ier de Vaiilantir
PIABA. {IthSkyoU) Marpgrâve a parlé sous ce nom d'uni petit poiflUon des rivières du Brésil , et qui paroît devoir éitt rapporté au genre PtjkftiïQufiv Voyez ce met* (H* C*}
t^4 PIA
PIABUCU. {lehthyoL) Nom par lequel Marcgrave a désigné le PiABUQUE. Voyez ce mot. (H. C.)
PIABUQUE, Piahucus, {IchthyoU) D'après Je mot exotique 'fiahucu , M. Cuvier a créé , sous cette dénomination , dans la .famille des dermoptères, un genre de poissons holobranches, l*econnoissable aux caractères suivans :
Çalçpes abdominaux ji branchies complètes; rayons pectoraux .réunis; opercules Usses; deux nageoires dorsales; ta seconde adipeuse ; ventre caréné H tranchajU ; dents tranchantes et dentelées ; .nageoire anale très^longue; corps comprimé ^ haut verticalement; tête petite; bouche peu fenduch (Voyez Dermoftbres.) ' On ne connolt encore dans ce genre que des poissons des rivières de TAmérique méridionale , qui montrent beaucoup d'appétit pour la chair et pour le sang.
Le PiABUQUB COMMUN : Fiohucus vulgaris, lS.;Salmo argen-
Mnus , Lin^œus ; Çharacinus piabucu, Lacépède. Nageoire
caudale fourchue ; mâchoires garnies de dents à trois pointes ;
.tête des plus petites; mâchoire inférieure, saillante; un seul
orifice à chaque narine ; ligne latérale courbée ; dos vert ;
; nageoires grises; kne raie longitudinale argentée de chaque
côté du corps.
Ce poisson n'atteint guère qu'à* la taillé de onze à douze pouces. Sa chair est blanche et délicate. On le pèche avec •des hameçons, armés d'un ver -de -terre ou d'un mélange •de s^n^.et de farine.
. Le PiABUQUE DOUBLE - MOUCHE : Piohucus himaeulatus^ N.; Salmo, bimaculatus, Linnœus; Çharacinus bimaculatus, Lacép. Nageoire caudale fourchue ; deux taches noires de chaque côté, Tune auprès de la ièie et l'autre auprès de la nageoire de la queue; gueule très - étroite ; mâchoires égales; deux orifices à chaque narine ; dos arrondi , verdàtre ; côtés d'un bleu argentin ; nageoire dorsale jaune , de même que les pectorales et les catopes ; les autres nageoires brunes* .
On prend ce poisson, dont la chair est blancbe,^ .grasse et délicate , dans les rivières de Surinam et d'Amboine ; mais nous n'osons affirmer l'identité parfaite des individus péchéi dans ces deux localités , si éloignées l'une de l'autre.
Il paroit évident que l'on a confondu à tort cette espèce avec le aoregonus amboinensis d'Artédû
PIA i«*
Le PrABtTQûE BOSSU : Piabucus gibbosus^ N* ; SeUmo gihbosus, LitiDœus ; Charaeinus gibbosus , Lacépéde. Nageoire caudale fourchue; nuque très -élevée en bosse; un aiguillon incliné, vers la queue et placé auprès de la base de chacune des nageoires pectorales ; teinte générale d^un ^rpux argenté ; une tache noire sur chaque côté* >
Des c6tes de Surinam.
Le PiAQQQUB A goEUE NOIRE : Piabucus melanurusj N. ; Characinus melanurus j Bloch , 38, fiig. 2. Nageoire caudale four* chue; màctioires égales; un seul orifice à chaque narine; une tache noire et irrégulière sur chaque côté de la nageoire de la queue ; corps et queue argentés ; dos gris ; nageoires jaunâtres ; dents très-petites ; un seul orifice à chaque narine. ^
Méinie patine que le précédent. (H. C.)
PIADERA, LADIERNA. {Bot.) Noms portugais des phyltirea à feuilles étroites , suivant Clusius. ( J. )
PIAILLEUR. (Orm'tTi.) L'oiseau auquel, suivant Barrère , les Françoia de la Guiane donnent ce nom et celui dcf cormoran des Amazones, est le vautour aura, vuUur brasiliensisy Bnss, (Cb. D.)
PIAMICU, YASMICH. {Bot.) Noms péruviens du clarisia hiflora de la Flore du Pérou ; genre voisin du gnetumy aveci lequel il est placé à la suite des urticées, en attendant que l'on établisse une famille dont ils feront partie. Une autre espèce , elarisia racemosa , est nommée tulpay. Ce sont des arbres dont on extrait par incision un suc blanc, qui s'épaissit promptement à l'air en une résine élastique, propre à prendre différentes formes et à former divers instrumens.(J.J
PIAN GIN. {Omith.) Un des noms piémontois de la sittelle ou torcbepot, sUta europœay Linn. (Ch. D.)
PIANIA-TRAVA. {Bot.) C'est une plante que les Russes emploient pour guérir les rhumatismes et les ulcères. Selon Pallas, c'est son rhododendrum chrysanlhum. (Lem.)
PIANN£T» ( Ormth.) Ce nom est donné, en anglois, à la pie commune, corvus pica^ Linn», et au petit pic varié , p»- •ifs minor^ Linn. (Ch. D. )
PIAPAU. (Bot.) Un des noms vulgaifes de la rerwnoule bub* hêute ou bassinet. (Llif.)
i« PIA
. PIAPIAC* (Ornithf) Nom imposé par Levaillant, t. 2 , p« 14» de son Ornithologie d*Afri<|ue9 à une pie, dont M, Vieillot a fait sa pica nigra , et Latham son corvus senegàlcnsis, (Ce. D.)
PIARANTHUS. (Bot.) R. Brown a distingué" ce genre de celui des stapelia^ à cause de sa corolle campanulée , de su colonne fructifère saillante, et par sa couronne staminifére double. Ces caractères sont très-foibles , aussi ce genre n'est -il pas généralement adopté* Les- stapelia puncUàa et piiZ^ de Masson y sont rapportés. ( LpM. )
PIA RDS. {hâamm.) Les Nègres, dont la peau est tachetée de blanc , ou conséquemment les Nègres Albinos pies ont reçu ce nom. (Desm.)
PI AT. {Ortuth,) Suivant Salerne et Mauduyt, ce nom est donné aux petits de la pie, oorvûs jpica^ lAnn, (Ce. D.)
PI AU HA U. {Oraith.) M. Vieillot a créé pour cet oiseau de la famille des cotingas, muscicapa rubricollis de Gmelin et de Latham , un genre particulier , qu'il a nommé en latin Que» r4ilày et qu'il a ainsi caractérisé : Bec très-déprimé et garni à S9 base de plumes et de soies dirigées en avant, triangulaire et convexe en dessus et en dessous ; mandibule supérieure échancrée et crochue vers le bout, Tinférieure à pointe très<» grêle, retroussée et très -aiguë; narines ouvertes, un peu arrondies, couvertes par les plumes du capistrum; bouche ample , garnie de poils sur les angles.
L'espèce ci-dessu» désignée et une autre sont décrites dans ce Dictionnaire , tome XI , pag. 1 8 et suiv. , au mot Cotinga^ (Ch. D.)
. PIAY£. ÇOrnUk.) La description et l'histoire de cet oi« 'ieau se trouvent à l'article Coucou, p. i32 du tome XI dft ce Dictionnaire-. (Ch. D.)
PIAZZAJOLA. {Bot,) A Florence on donne ce nom à une ' fspèce d*a^arie, qu'on y mange et qu'on porte à cet effet dans les marchés pendant le mois de Septembre.. Cet agaric fst petit et d'une consistance ferme ; il forme des touffes qui se font remarquer par la couleur blanche du stîpe et la Couleur obscuro de la surface supérieure du chapeau* Les V feuillets sont gris. Dans d'autres parties de la Toscane cett^ plante est connue sous le nom dejoderino. Paulet la désigne par Touffe bise et grise. (Lem.)
FIBE-LERKE. (OmUh.) Ce nom danois est cite par Mul- 1er, ZooL Dahie. Prodr,, page 29 , comme synonyme de Tatauda trivialis* (Ch. D.)
PIBOULE. {BoL) Nom vulgaire d^ne variété du peuplier noir. (L. D.)
PIBOULADOS. (Boé.) Nom lauptedociett de quelques chaihpignons agarics , qui croissent aux pied» des vieux peupliers et d'autres arbres , et qui sont bon» à manger. Voyez
PlVOULÂDE. (LeM.)
PIBOULO. (Bot.) Nom provençal du peuplier noir, cité par Garidel 3 c'est le pihou des Languedo^eiH , selon Gouan.
PIC. {Ormth,) Les naturalistes réunissenf sous ce noni un grand nombre d'oiseaux qui constituent un genre très -naturel de la famille des Grimpeurs (Scansores). On peut ainsi le caractériser : Bec droite pointu^ de forme pyramidale; na* rines à la ^ase recouvertes par des soxe$ roides^ dirigées en avant; quatre doigts aux pieds, deux en avant , deux en arrière ; queue composée de pennes usées à leurpoifde, et à tige très^roide»
Les pics ont la tête soHde, lourde; le bec en coin, le plus souvent pentaèdre; l'arête du mi^eli du bec supérieur est trés-vive; la pointe est toujo^irs ^ans Taxe delà tête, ce qui la rend une tète martelière. comme Pa très -bien dit Levaillant. Ils ont la queue composée de douze pennes, quelquefois de dix seulement, à tiges fortes, élastiques^ et toujouts usées à leur extrémité , qui est pointue.
Leur langue est longue , susceptible de s^alonger beaucoup, k cause de la longueur excessive de» cornes de l'hyoïde, qui se recourbent sur le crâne , et avancent sur le front, bien au>* delà des yeux. Cette langue est dure, et armée de papilles cornées solides, dont la pointe acérée est recourbée vers le fond du gosier; ce qui en fait une arme propre à saisir les insectes, et surtout les larves molles que ces oiseaux vont chercher sous r^corce ou dans le bois tendre et pourri «desvieux arbres.
Les pieds sont courts et munis de quatire doigts, dont les ongles., forts et crochus, les aident à se cramponner Je long des arbres, sur lesquels ils montent le plus souvent en spirale 1 îh peuvent encore courir contre leur propre poids le loby des branches horizontales. Le cri des pics est aigre et pinchàrdi
leur vol est lourd et par bonds ;^ on les reconnoitra aussi aux coups redoublés dont ils frappent les arbres pour épouvanter les insectes, qui se cachent sous Técorce , ou même pour les prendre, si le bois est assez mou pour céder à leurs coups. Les pics ne sont Jamais gras ; leur chair est dure , coriace , npire, et par conséquent peu estimée $ leur .plumage est très -varié, et on trouve dessus toutes les couleurs, le bleu excepté : gé< néralement la femelle diffère très -peu du mâle, le plus souvent celui-ci se reconnoit à une tache rouge oblongue qui des* cend de la base de la mandibule inférieure vers le cou , en ' passant au-dessous df Toreille i c^est ce que les ornithologistes nomment là moustache»
L^ pics sont toujours occupés à creuser les arbres : c'est dans les trous qu'ils se retirent pendant la nuit, et aussi pendant la saison de la ponte ; la femelle y dépose ses œufs 9ans y faire de nid ; le père et la mère y rassemblent V leurs petits, jusqu'à ce qu'ils s'accouplent eux- mêmes. Pen- ^1 dant le jour ils se tiennent isolés , et leur vie paroit active et pénible» Les espèces de ce genre sont très^nombreuses, Buffon en connoissoit déjà trente-neuf; mais, depuis, ce nombre s'est beaucoup augmenté. Elles sont répandues sur le globe sous toutes les latitudes : les deux tiers se trouvent sous les tropi* ques, et c'est dans les forêts humides de l'Amérique que l'oii en voit le plus grand nombre. On a fait depuis long- temps l'observation qu'on a'en a point encore rencontré dans la KQuvelle-Hollande,
Quoique les pics constituent un genre bien naturel, et que tous les individus soient, pour ainsi dire, modelés fuâ.sur JL'autre, il y a quelques espèces, cependant, dont les mœurs varient tellement, que nous en connoissons qui ne grimpent pas, comme leur organisation sembleroit le faire croire ; maif qui , au contraire , vivent à terre ou dans les rochers.
L'Europe en nourrit six espèces, qui font le type de trois petits groupes, autour desquels on peut réunir les espèces étrangères. Nous décrirons d'abord les pics, dits pie« - vefts. Jae peuple réunit sous ce nom deux oiseaux que Ton peut aisément distinguer à la tête; l'un 4 tout le dessus de la tête rouge, taqdîs que le second' n'a que le front rouge, et l'occiput gris. Nous nommerons le premier
Le Pic vbet a tête i.t)ti6£, Buff., Sj^-, Fieusviridts, JÀnm Il a le dos yert- olive, le ventre plus pâle, les pennes de Fàile et de la queue rayées de vert pâle et de noir; le croupion est jaunâtre» les plumes du sommet de la tête sont alongées en pointe, elles ont la base grise et l'extrémité rouge; le tour de rœil est noir, ainsi qu'une bande qui va de la mandibule inférieure au-dessous de Tœil. Le mâle a une tache rouge-vif alongée sur cette bande n^ire i le bec et les pieds sont bruns. Dans la jeune femelle le rou^e du sommet de la tête ne descend pas jusqu'au front ; le ventre est plus pâle.
Pendant le premier âge le corps est grivelé de traits noirs , qui s'effacent peu à peu en prenant la forme de points noirs; le bec est aussi plus court.
Le pic se nourrit d'insectes , surtout de fourmis , qu'il saisit le long des arbres, en étendant et appuyant sa langue sur le chemin que ces insecte^ y suivent ; si le froid les tient enfermés, il descend à terre, se jette dans la fourmilière, la détruit et se repaft des insectes et de leurs larves.
Le pic n'est que de passage en France : il disparoit de nos contrées pendant l'automne et l'hiver ; son cri est rauque et peut Si^ rendre par les syllabes tiïieaoan, tiacacan. Fendant la saison des:amours, sa voix change et devient une espèce de rire bruyant et continu , que Foiseau répète un très-grand nombre de fois de suite, ^i6, tiô^ Hô; quelquefois aussi il semble prononcer les syllabes ^ph'^ , pli » eu, ce qui l'a fait nommer pleupleu dans quelques provinces de la France , particulièrement en Normandie. Il pond trois œufs d'un blanc lustré dans les trous des arbres, au moins à sept ou huit pieds de terre#
La seconde espèce^ que nous nommons
Le Fie VERT A TÊTE GRISE, £dw. , 68 (Pici/5 canus^ Gmel.)', a le dos et le ventre verts comme le précédent ; le ,cou et la tête grises; une plaque rouge sur le devant du front du mâle seulement.
Les plumes de la queue ne sont pas rayées ; mais elles sont noirâtres et bordées de jaune -olive.
Le bec est un peu plus foible que celui du précédent.
Nous connoissons une variété blanche. La femelle est tout- à- fait dépourvue de rouge sur le front; elle pond
»7o PIC
quatre à six œufs blancs. Cette espèce, tare en France, est abondante en Norwége et en Russie ; on la trouve aussi dans le Nord de l'Asie et de T Amérique.
Auprès de ces deux espèces européennes nous en grouperons un assez grand nombre d'étrangères, qui nous of* firent un plumage plus ou moins varié , presque toujours sur un fond vert; tels sont :
w Le Pic vert et noir, Bu0*. , 719 {Fhus melanoehloroSf Gmel.), qui vient du Brésil. 11 est un peu plus petit que le commun ; son bec est plus court ; son dot est vert , rayé de noir en travers , et le ventre est ponctué de même couleur ; le dessus de la tête est noir ; Focciput est rouge , ainsi que la moustache : le tour de Tœil est blanc ; les pennes des ailes «ont rayées de noir et d'olive; les plumes moyennes de la queue sont noires, et les deux latérales sont rayées de faune et de noir. D'Azara a rencontré ce pic an^Firaguay*, où il vit seul 'ou par paires dans les bosquets clairs.
Le Pic des champs ( Picui campestris ) est de la taille du pic commun. Il a le dos rayé de noir et de blanc^olivâtre ; le ventre rayé de noir et de traits transversaux blanchâtres , un peu mêlés d'olive ; le dessus de la tête et la gorge noir foncé; une bande large , jaune-dorée , brillante, allant de l'œil sur l'oreille , se réunissant à celle de l'autre côté sur l'occiput et le derrière du cou, et descendant ensuite de chaque côté, pour former sur la poitrine un large plastron jaune. La queue est d'un noir très- foncé; la seule plume externe a ses petites barbes rayées de jaune.
D'Azara , qui a vu cette espèce au Brésil , nous apprend qu'il l'a nommée charpentier des champs, à cause de son habitude de vivre à terre et d'y chercher les vers et autres insectes en enfonçant son bec dans le gazon. Elle- niche dans des trous de murailles et y dépose, sans aucun apprêt, deux ou quatre œufs d'un blanc pur et luisant.
Le Pic A GORGE JAUNE ( Pici/5 po{^oni/5 ) cst ùnc espèce nouvelle du Brésil , un peu plus petite que la précédente. C'est M* Auguste de Sain t-Hilaire. qui l'y a découverte. Son do» est vertolive foncé ; le ventre est rayé fi'olive et de jaunâtre ; le dessus de la tête est moins foncé que le dos; un trait >aune part du bec supérieur, passe sous l'œil et descend sur le cou i
PIG i7t
l^gQilge est jaune , plus pÂle ; elle eat séparée du trait jaune par une large bande olive foncée ; la q^ueue est noirâtre en dessus et |aune -olivâtre en dessous.
Je ne connois rien des habitudes de cet oiseau. .
Le Pic eabourbur, Vaill. , Afr.^ 254 et 2 56 (Picus olwom eeus ) , nous vient du Cap par M. de Lalande. Le. dos est ver^ dàtre , le ventre rose , la tête grise et la gorge blanchâtre ; les ailes sont vertes, tachetées de blanc -jaunâtre; la queue est olive, et. prend nne teinte rouge à Tex^émité; elle est rayée en travers d'glive clair : il est plus petit que le pic commun* Cette espèce africaine a les mêmes habitudes que notre pieus eampestris. ^
Levaillant , qui a observé ce pic au cap de Bonne «Espérance, ^principalement dans les contrées inonta|pieuses , dit qu'il ne grimpe jamais aux arbres. Il fouille la terre pour y découvrir lès jUisectes , et c'est pour cela que Levaillant lui a donné le nom de laboureur. Il gratte la terre aussi avec ses pieds. Sa ponte est de cinq à huit œufs roussâtres, que couvent les deux sexes. Ils se retirent dans des crevasses de rochers , où ils déposent leurs œuÈs.
Le PiCTieaé, VatU., Afr. , 95o {Picus nuhjicus), est de la taille de notre moyen épeiche. Il vient du Cap : son. dos est vert; son ventre est blanchâtre, tacheté de gros points noirs ; le dessus de la tête et les moustaches sont rouges ; la queue est jaunâtre , rayée de blanchâtre en travers.
La femelle pond quatre œufs tachetés de ))run sur un fond blanc -bleuâtre.
Le Pic p0NCTc:é {Picus punclatus). Nous trouvons au Sénégal un pic un peu plus' grand que le tigré, et qui n'a encore été décrit par aucun ornithologiste. 11 a le dos vert , grivelé de blanchâtre sur les .ailes ; le cou et la poitrine gris yv-grivelés de petits points noirs , qui s'étendent sur les flancs ; l'abdomen d'un jaune- olive ; le dessus de la tête et la moustache rouges ; la queue jaune , rayée dé brun.
Le Pic DE C4TBNNfi {Picus co^ennénsis) est de la même taille, mais son bec est plus court. Il a le dos vert, rayé de |ioir; le ventre olive, un peu roussâtre et tacheté de points noirs; le firont noir; l'occiput ronge; les joues blanches ; le dessous de la gorge noir , . grivelé de blanc. La
femelle ne diffère du mâle que par l'absence de la moustache rouge.
Le Pic a go&ge jaune | Lath. {Pious icterocephalus) ^ nous vient du Brésil. Beaucoup plus petit que le précédent , il a le dos olive ; le ventre verdàtre , rayé de blanc ; le dessus de la tête et la gorge d'un beau rouge ; les joues et les côtés du cou d'un beau faune doré.
Buffon n^a représenté que le jeune mâle , qui a le ventre marqué de larges taches blanches triangulaires, au lieu de raies transversales , et dont le dessus de la tête et les moustaches seules sont rouges; le dessous de la gorge étant jaune, comme les joues : la femelle a la tête toute jaune.
Le Pic VERT Boaé ( Picus aurulentus ) est de la taille du précédent, auquel il ressemble beaucoup. Le dos est olive foncé ; le ventre olive , finement rayé de blanchâtre ; le front jaune -olive; l'occiput rouge f la gorgé jaune; Toreille brune; la moustache rouge : un trait jaune va du bec à l'œil.
Je n'ai pas vu la femelle de cette espèce , qui habite le Brésil. Ce pic est très- commun aux environs de Rio- Janeiro.
Le Pic DE PoRTO-Rico ( Picus portoricensis ) est une espèce non décrite des Antilles, qui a le dessus noir brillant, a reflets bleus ; la gorge , la poitrine , le ventre rouges ; les flancs gris; le front blanc.
Le rouge augmente avec Page sur le ventre , qui est tout gris dans la jeunesse ; la queue est noire et un peu grise en dessous; le bec et les pieds sont noirs.
Le Pic Hi&oNDiNAcà, Buff., pi. enlum. 694 {Picus hiruntUnaceusj Gm.)^ a le dos, la tête, la gorge et la poitrine noirs, i reflets bleus, comme l'hirondelle; le ventre rouge; les flancs rayés de brun et de blanc. Au milieu du dessus de la tête il y a une petite plaque rouge.
Ce pic vient de la Guiane.
Le Pic A CHEVRON d'or ( Picus occipitalis ) vient aussi du même pays. Sous l'occiput il y a un chevron jaune -d'or. Il est de même taille; a le dos, la tête, la gorge et la poitrine du même noir - bleuâtre ; seulement ce noir descend plus bas sur le ventre. Il y a moins de rouge. Cette espèce n'a pas encore été décrite.
Le Pic couronniS {Pious eoronatus, Illig.) est delà taille du précédent; mais il a le bec pluà long; le dos est noir brillant; le ventre est rouge vif; les côtés en arrière sont bruns, rayés de roux; le front et le dessous de la gorge sont d*un beau jaune doré ; Focciput est rouge ; le jaune de la gorge passe au gris • roux sur la poitrine : le mâle n'a pas de moustaches ; la femelle a Tocciput^noir et moins de rouge sous le ventre.
Nous conservons à cette espèce le nom de coronatus , qui •lui a été donné par M. llliger, et nous n'adopterons pas celui de pic à ventre rouge, que M. Vieillot a cru devoir lui donner (Gai. d'or ni th., pi. 27), parce que ce nom est déjà employé par d'Azara pour une espèce différente*
Le Pic A FRONT GRIS {Picus Tubiginosus ^ Swainson, Illusl» zooLy pi. 14) a le dos vert- olive; le ventre noirâtre, rayé de blanchâtre ; le front gris de fer foncé , Tœil entouré d'un cercle blanc : le mâle a une moustache rouge.
Il est plus petit que le pic rayé, et son bec est plus court que celui de cet oiseau. Cette espèce habite à la Trinité.
LePiCRAYé, Buff. , pi. enlum. 281 {Picus strieUuà)^ nous vient également des Antilles. Il a le dos noir rayé de vertolive ; le front gris, ainsi que le sourcil ; le dessus de la tété noir et l'occiput rouge ; le ventre est roux. Je n'ai vu que la femelle.
Le Pic ouvE, Vaill. , Afr., pi. 248 et 249 {Picus capensis^ Gm.) est vert olive sur le dos et sur la poitrine ; sa tête est grise , excepté sur le dessus , qui est rouge ; le dessus de son croupion est de la même couleur : quand il est jeune, il y a moins de rouge; il n'y a pas de moustaches : la femelle n'a pas de rouge sur la tète-, elle pond quatre œufs blancs, que le mâle couve avec elle.
Le Pic A FRONT TACBETé {Picus moculosus) est un petit pic du Sénégal, qui a le dos vert, le ventre rayé de noirâtre et de blanc olivâtre ; le dessus de la tête noir , tacheté de •nombreux points couleur de rouille.
Le Pic DU Sénégal {Picus senegalensis , Gmel.) est un trèspetit pie a dos vert-olive un peu jaunâtre ; et à ventre rayé de blanc et d'olive : le mâle a le dessus de la tété ^ouge, et la femelle l'a gris.
m PIC
Le Pic a ventrb rubakné (Pitus dimidiatuB) nous yient de Java. Il est un peu plus petit que le commun: le dos est vert* olive: là poitrine jaUne-olive; le ventre à flammes longues et étroites, noires 7 bordées de jaune -olive pâle; le dessus de la tète rouge; les moustaches sont noires; la queue noire dessus, est olivâtre en dessous.
Le Pic dû Re^cale (Ficus iengaUnsis , GmeL) est de la taille du pic vert; le dos est jaune d*or ; le ventre blanc, à grandes flammes noires; la gorge noire, grivelée de blanc; le dessus de la tête huppé et rouge; un trait noir descend de Tœil sur le derrière du cou; les ailes sont noires, tachetées de blanc; la queue est noire. Il est remarquable par la brièveté de son pouce.
• Le Pic de Go a {Picus goensis, Gmel. ) est une autre espèce ^ irés-voisine de la précédente, et à peu près de la même taille, dont le dos est vert - olive.; le ventre blanc 9 à flammes noires; plus larges la gorge noire, grivelée de blanc'; les ailes noires , à épaulettes rouges ; la queue noire. Il a le pouce encore plus rudimentaire que le précédent , et il conduit aux picoïdes.
Les espèces de pics qui suivent maintenant, jusqu'au grand Pîc noir d'Europe , ont le plumage assez varié ; mais elles n'offrent plus de nuances vertes comme les précédentes : ces pics étrangers viennent presque tous de l'Amérique, et surtout des contrées chaudes de ce continent.
Le Pitc JAUNET, Buff., 609 (Fieus exalbidus^ Gmel.), est ori^ ginaire de Cayenne et du Brésil ; il est d'un jaune verdàtre sur le dos, sur le ventre, sur la tête et sur le cou. Les aile» sont de couleur marron , ainsi que la queue ; les petites cou-^ vertures des ailes sout blanchâtres; la tête est hu)ipée; le mâle a une moustache rouge; le bec est Jaunâtre et eourt? les pieds sont noirâtres : sa taille est plus petite que oélle du pic commun.
Le Pic MOfiDORiâ, Buff., 624 {Picus cinnamomeust Gmel.), est plus grand que le précédent : il a le bec plus long et de couleur de corne. Tout le corps est de couleur marron; le dessus de la tête est huppé et de couleur jaune-paille , ainsi que les flancs ; les ailes et la queue sont aoirs : le mâle a une moustache rouge.
Il habite aussi dans l'Amérique méridionale.
Nous en avons une variété qui a le dessus de la tête de la même couleur que le reste du corps.
Le Pic a ceavate noirè {Picus muUicolor , Gmel.) vient de Cayenne : il a le dos et les ailes marron ; la poitrine noirâtre ; le ventre roux-jaunâtre ; la queue rousse , rayée de noir en travers, et noire à sa pointe; le dessus de la tête est roux : le mâle. a des moustaches rouges; la femelle n'en a p<)int, et a le front gris. 11 est plus petit que le précédent et ii a le bec plus foible.
Le Pic a hufpe taillée {Picus Jlavescens , Gmel.) a le corps noir tacheté en dessus et sur les ailes de jaune -paille. La tête est huppée et jaune -paille : le mâle a les moustaches rouges ; la femelle les a npires , grivelées de blanc : il est de la taille du jaunet, mab le bec est plus long.
Cette espèce est très-commune aux environs de Rio-Janeiro; d'Azara Ta aussi rençontfée dans les grands bois du Paraguay.
Le Ptc DOMINICAIN, d'Asara, 264 {Pieus domînioanus) se trouve au Brésîi et au Paraguay : il a le dos et les ailes d'un aoir îoneé; la tête, le cou, la poitrine- et le ventre blancs; la queue noire , blanchâtre en dessous ; les pennes externes ou les barbes intérieures rayées de noirâtre.
D'Azara nous apprend que ce pic vit en famille, qu'il est fort criai^d , et qu^il fait entendre de fort loin sa voix rauque et désagréable.
11 n'y a pas de différence ^eatre le mâle et la femelle; ces pics n'entrent jamais dans les grands bois , mais ils se tiennent dans les lieux plantés de palmiers, et dans les endroits où il y a peu d'aii>res. Ils ne vont cependant pas à terre ; mais ils se tieBatot sur les toits : iU se nourrissent de larves de guêpes ^ d'oraipget douces , de raisins et d'autres fruits.
he Pk€ DES Philippines ( Picus Philippinarum ) a le dos et les ailes d'un brun rougeâtre; du rouge aux épaulettes; la poitrine rousse et chaque plume bordée de brun foncé ; le ventre roussâtre : le mâle a la tête rouge , et la femelle l'a noirâtre , ponctuée de blanc ; le roux du cou et de la poitrine du mâle est blanc sale dans la femelle. Je ne sais rien des mœurs de ce pic*
Le Pic A BAGUETTES DOREES , Buff. , pi. ciilum. 6c|3 , et yj^ih,^
Om. am*, pi. iii^ fig* i {Picus auralus, Gmel«), est de la taille de notre pic yert* Il a le dos gris-bmn , rayé de brun en travers; le ventre gris -vineux^ ponctué de noir; le som^ met de la tête gris; l'occiput rouge; le cou et la gorge d'un roux vineux clair; un plastron noir sur la poitrine ; les tiges des. pennes alaires d'un beau jaune d'or, ainsi que celles de la queue : de chaque côté du bec il a, dans le mâle, deux larges moustaches noires, qui manquent à la femelle, dont les couleurs sont plus pâles: celle-ci pond six œufs blancs. Cet oiseau voyage aussi comme notre pic vert ; il reste en Pen* sylvanie pettdant tout l'hiver. Il arrive à la baie d'Hudson en Août, et la quitte en Septembre; les naturels le nomment ou* ihée quan-nor-ou ^ à cause de la couleur dorée de ses ailes. En Pensylvânie il porte différens noms, }iiUock,yueker,ipintf9^^
Le PETIT Pic aux ailes dorées, Vaill., Afr., 253, la {fwu oaftr, Lath.), originaire du Cap ; il est de la taille de notre petit épeiche. Le dos est verdàtre, rayé Ae noir; le ventre est plus clair, mais coloré de même; les ailes et la queue sont rayées de vert et de vert noirâtre; les^ tiges des pennes sont d'un beau jaune d'or; le front est gris; la gorge et les joues sont grivelées de noir sur un fond blanc -grisâtre; le mâle a le dessus de la ièie rouge et l'ocpiput noir : la fem^e a du brun au lieu de rouge , qui se fond avec le noir de l'occiput» ' C'est un des oiseaux les plus communs aux environs du Cap , là où l'on trouve encore des grands bois. La femelle pond de cinq à sept œufs blancs.
Le Pxc A DOUBLES MOUSTACHES, Vaill. , 25 1 et 282 (Pîaps hita^ micus)^ est à peine plus grand que notre épeiche : il se ire» connoît à ses deux larges moustaches noires, qui partent du bec et dont l'une se dirige au-dessous de l'œil vers l'oreille, tandis que l'autre descend sur le cou. Le dessus de la tête est piqueté de roussâtre, et l'occiput est rouge vermillon; le dessus du corps est verdàtre, à reflets gris ou bruns, et vermiculé de traits jaunâtres ; le dessous du cou et les joues «ont blanches; la poitrine et l'abdomen d'un blanc- grisâtre , flambé de brun-olive ; les ailes et les plumes de la queue sont olives, et ont leurs tiges d'un jaune d'or. La femelle n'a pas de rouge sur la tête; elle pond quatre œu& Mancs^ que le mâle couve avec elle.
Ce pic est très -abondant dans tout le pays des Cafresi il vît habituellement sur les mimosas, qu*il frappe à coups redoublés. '
Le Pic a collier (Picus torquatus, Wils., Orn^am^j t. 111 ^ pi. 20 , fig. 20) est une belle espèce , que Ton doit aux voyages de Lewis et Clarck. Ce pic, long de onze pouces, a la tête et le dos d'un vert foncé; le cou et la poitrine gris; l'abdomen rose ; le devant du front d'un beau rougCé
Le Pic noir, Buff. , pi. enlum. 596 {Picus marlius, Linn*), est la plus grande dçs espèces d'Europe : sa taille égale celle d'une petite corneille ; il est en entier, d'un noir profond. L'arête supérieure de son bec est noire, ainsi que sa pointe ^ le.reste est blanchâtre. Le mâle a tout le dessus de la tête fOfige, tandis que la femelle n'a que l'occiput de cette couleur : elle pond trois œufs blancs.
Ce pic habite dans le. Nord de l'Europe jusqu'en Sibérie : il s'avance dans les forêts de l'Allemagne et de la France; mais on ne le trouve jamais en Hollande.
Le Pic A bec d'ivoire, BufiT., 690 (Wils«, Orn, am*^ t. 4, pL 39, fîg. 1 ; Picus principalis, Gmel.), est plus grand que le précédent; il est noir et sa tête est huppée; le dessous de son oreille est noir; un trait blanc qui descend sur les côtés du cou , s'élargit sur les couvertures âfis ailes ; Ut moitié .postérieure des secondes rémiges est blanche et dessine sur chaque aile un large miroir blanc. Le bec est très -robuste et d'un beau blanc $ les pieds sont bruns.
Le mâle, que Bufibn à représenté pL enl. 690, a l'occiput et le derfière du coiÏY d'un beau rouge. La femelle a le bec moindre, et toute la tête noire, glacée de vert.
C.ejt oiseau est sédentaire dans les contrées qu'il habite* Wilton ne croit pas qu'il aille plus au sud que dans la Virginie; on le trouve jusque dans le New-Jersey. La femelle pond quatre à cinq œu& blancs; les petits éclosent à la mi-Juin.
Le Pic A HUFPB ROUGE, Buff. , 708 (Wils., Orrin am.y t. 4, pi. 29, fig. 2; Picus pileatus , Gmel.), est un peu plus petit que le précédent. Il est répandu dans toute l'Amérique septentrionale , depuis l'intérieur du Canada jusque dans le Mejtique.Il est tout noir, avec un petit miroir blancsur le haut des premières pennes de l'aile; l'oreille est d'un gris foncé; un 40. 1 2
trait blanc est au-dessus d^elle ; un autre, de même couleur | part de la narine, passe sous Tœil et sous Toreille, descend sur le cou en s' élargissant, et va se terminer sur les flancs. Le mâle a le dessus de la iéie tout rouge ; tandis que dans la femelle le front est gris et Toeciput rouge. Celle-ci pond six œufs d'un blanc de neige.
Le Pic a moustaches blanches ( Pici/5 leucopogon) est une nouvelle espèce, qui nous vient du Brésil par M. Auguste de Saint-Hilaire.
Ce pic est noir, avec le dos blanc; le dessus de la tête est également noir; Tocciput et les oreilles sont rouges, ainsi que la gorge; un trait blanc, bordé en dessus et en dessous d'un autre trait noir , descend de la commissure du bec et se ter^ mine un peu au-delà de Tœil; le bec est blanc ; les pieds sont bruns»
Le Pic gdttural ( Pieus guUuralis ) est un grand pic de
Sumatra , découvert par M. A. Duvaucel. Le corps est gris
> cendré uniforme ; la gorge d'un blanc roussâtre; le bec cou"
leur de corne ; les pieds son( noirâtres : sa taille égale celle
du pic noir.
Le Pic odentou, Buff., 707 {Picus lineaJtus ^ GmeL), a le dos , la gorge , la poitrine et le front noirs ; le ventre roux , rayé de noir ; Focciput huppé et rouge ; les joues blanches ; (ce blanc descend en trait sur les côtés du cou et borde ensuite les scapulaires) ; le bec de couleur de corne.
L'espèce nominale que Ton a faite sOus la dénomination ,^^. de picus melanoleucus , nous paroît être la femelle, qui ne
diffère du mâle que par son occiput blanc. Cet oiseau vient de la Guiane.
Lb Pic a. face rouge [Picus erythrops) en est une espèce Sort voisine, originaire du Brésil. Le dos , la poitrine, la gorge et le ventre sont colorés de la même manière. Elle diffère par ses oreilles , par le dessus de la tête , rouge sur le front dans le mâle (la femelle a le front noirâtre), et par la direction du trait blanc, qui, au lieu de s'étendre sur le dos , descend sur les côtés de la poitrine.
Le Pic a ventre blanc {Pious leucogaster , Reinw.). Ce pic^ que M* Reinwardt a découvert à Java , se trouve aussi a Mindanao, d'où M. Regnault de la Susse Ta rapporté et donné
au cabinet du Roi. Le dos, la tète, le cou et la poitrine sont noirs; l'occiput est rouge, la poitrine est linéolée de rous- «âtre; le ventre est blanc; le bec et les pieds sont noirâtres.
Le Pic A OREILLES BICOLORES {Picus robustUS , I^iîg* ) SL Ic doS
blanc; les ailes noires; le ventre rayé de roux et de noir; • la tête et le cou rouges; les oreilles grises ^ avec un trait blanc dessous. Les femelles ont les narines et les moustaches blanches , et le dos noir. Taille des précédens.
Du Brésil et du Pérou.
Pic EN DEUIL {Picus funebris). Espèce un peu plus petite que les précédentes. Son plumage est d'un noir cendré; le* dessous de la gorge est très- finement ponctué de blanc.
Il nous vient des Philippines.
Le Pic GRAND ÉFEiCHE 9 Buff. , pi. culum. 196 {Picus major, Linn.), a le dos noir; la gorge, la poitrine, le ventre et le sommet de la tête noirs ; le front et les joues blancs ; un trait noir, qui part du bec inférieur, descend sous la joue» s'élargit un peu sous l'oreille et descend en croissant sur les côtés de 'la poitrine; les scapulaires blancs; les ailes et la queue noires, variées de blanc ; les plumes moyennes de celleci toutes noires ; le dessous du croupion rouge : le mâle ne diffère de la femelle que par un croissant rouge au bas de Pocciput.
Dans !• jeune âge le mâle a le dessus de la tête rouge.
La ponte est de quatre à six œufs blancs.
Il est commun dans les bois, les parcs et même dans les buissons*
Le Pic A DOS BLANC {Picus leuconotos ^ Bechst.) a été longtemps confondu avec le précédent. Il est un peu plus grand et il en diffère par les caractères suivans : Le haut du doi est noir, ainsi que les scapulaires; mais les ailes 9 le bas du dos et le croupion sont noirs, rayés de blanc; le front est blanc ; Pocciput noir ; les oreilles et le derrière du cou sont de couleur blanche , ainsi que la gorge ; un trait noir part du bec inférieur, s^élargit sous l'oreille , s'étend sur la poitrine 9 et devient de larges flammes noires sur le fond blanc de la poitrine et blanc- rosé de Pabdomen; le croupion est rosé. Il est aboàdant en Siiésie, en Courlandei en
lao PIC
Livonîe, d*où il ëmîgre rarement dans les provinces du Nord de rAIiemagne. Il se tient dans les hautes futaies et assez souvent autour des maisons rustiques. Il pond de quatre à six œufs blancs*
Le Pic moyen épeiche, Buff. ^ pi. enlum. 611, ou le Pic MAR) Temm. {Picus médius^ Linn.), d'Europe, est un peu plus petit que Tépeiche. Il a le dos et les ailes colorés comme dans l'épeichej.le sommet de. la tête d'un beau rouge; la gorge et la poitrine blanches; le rouge du crou-» pion s'étend sur Tabdomen et sur les flancs; ceux-ci sont ilambés de noir. La femelle diffère très- peu du mâle : elle a un peu moins de rouge sur le dessus de la tête»
Ce pic habite les jardins, les parcs. II est plus Commun dans le Midi de TEurope que dans le Nord. II pond trois ou « quatre œufs blancs.
Le Pic PETIT ÉPEICHE , Bufif. , pi. CUl. , S^S (le Pic ÉPEI-
cçETTE , Tenrni. ; Picus minor, Linn.); de la taille de notre moineau. Il a le heé court; le dos noir sur le haut, rayé ensuite de noir et de blanc; le sommet de la tête rouge; Focciput noir; l'abdomen blanc sale, flambé de noir; point de rouge au croupion. La femelle diffère par l'absence du rouge sur la tête.
Il vit dans les grandes forêts de pins et de sapins. Pendant l'hiver il se retire quelquefois dans les vergers. Il est plu» commun dans le Nord que dans le Midi de r£uro|ie*
La ponte est de quatre à cinq œufs blancs, teintés de verdâtre : c'est la seule espèce de pic qui offre quelque variété de couleur dans ses œufs.
Le Pic CHEVELU, "Wils. , OrrUth. am., tome 1, pi. 9, n.** 5 {Picus villosus^ Gmel.), nous vient des États-Unis. Il est de la taille du moyen épeiche; mais ses couleurs sont semblables àicelle d^ picus major. BufiTon l'a représenté, pi. enlum. 764 , sous le nom de pic du Canada. Mais il va au Sud jusque dans la Géorgie. La femelle pond cinq oeufs blancs. Son cri peut se rendre par la syllabe c/iwcJk, répétée^ plusieurs fois de suite.
Le Pic MIKUUB, Wils., Omith. am., tome 1, pi. 9, n." 4 {Picus puhtsctns j Gmel.], est un autre petit pic, de la taille au picus mînor, qui habite aussi les États-Unis. Son cri peut
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être rendu par la syllabe chinchy répétée fréquemment. Ce petit pic s'associe aux mésajiges et aux troglodytes pendant rhiyer. 11 diffère du petit épeiche, parce qu'il a le dessus de la tête tout noir et le ventre tout blanc. La ponte est de six ou huit œufs blancs. Les petits éclosent en Juin.
Le Pic carolin , Buff. , 692 , et Wils. , Ornith, am., tome 1 , pi. 7, fig. 2 (Picus carolinus, Gmel.), a le dos, les ailes et la queue noirâtres , grivelés de blanc ; le dessus de la tête d'un beau rouge ; le dessus du corps gris , teinté de rouge , surtout sous l'abdomen. Le mâle ne prend ces couleurs qu'à trois ans. Les jeunes ont la tête et le cou d'un cendré-brunâtre. La femelle diffère du mâle , parce qu'elle n'a pas de r^uge sur la tête y. que le front est cendré, et que la partie noire est moins intense. Ce pic est très -abondant dans tous les ^tats- Unis, depuis levant-Canada jusqu'à la Louisiane. Il est farouche et préfère les grands bois; son cri peut être exprimé par choiv, suivant Wilson.
Le Pic A CAMAiL aouGE 9 Buff., pi. enlum. 17; Wils., Ornith. am, , tome 1, pi. 9 , fig. 1 (Picus erythrocephalus ^^ Gmel.), a la tête et le cou rouges; le dos noir, glacé de bleu; un large miroir blanc sur l'aile; le ventre tout blanc, séparé du rouge de la poitrine par un croissant noirâtre.
Les Jeunes ont la tête grise , grivelée de noirâtre sur le devant.
Il est plus grand que notre épeiche* Il habite depuis le Haut-Canada jusqu'au golfe du Mexique et sur la côte sudouest de l'Amérique. Il construit son nid à la fin de Mai» La femelle y dépose six œufs blancs. Il se plaît dans le voisinage des grandes villes , et , en général , il est peu fa^- Touche. Il se nourrit de larves d'insectes et de cerises sauvages. (Valenc.)
PIC -BŒUF. {Ornith.) Voyez PÎque-bœuf. (Ch. D.)
PIC -BOIS. {Ornith,) Lepage du Pratz , dans son Histoire de la Louisiane, tome^ 2, page i36, écrit ainsi le nom des pics de. cette contrée, dont il désigne deux espèces. (Ch. D.)
PIC-GRIMPEREAU. {Ornith.) Voyez Pi cuculb* (Ch. D.)
PIC -MAÇON. {Ornith.) Un des noms vulgaires de la sittelle ou torchepot, sitta europœa^ Linn. (Ch. D.)
PIC -MARC. {Ornilh.) Ce nom , qu'on écrit aussi pic*marf, pic-marty désigne tantôt le pic v^ert ou le pic noir, et tantôt le pic épeiche. (Ch. D.)
PIC-D'MOUNTAGNA. (Ornith.) Nom du pic noir, picus ,jnartius, Linn. , dans le Piémont. (Cn. D.)
PIC-MURADOUR, {Ornith.) On donne ce nom au grimpereau de muraille dans le Piémont, où la sittelle, sitta eiiropœa^ Unn., est appelée Pic^piouns, (Ch. D.)
PIC DE MURAILLE. (Ornith.) C'est le grimpereau de muraille , dont M. Cuvier a fait le type de son genre Échelette. (Desm.)
PIC-MURAU. {Ornith,) Voyez Pic-muradour. (Desm.)
PIC-PIOUNS. {Ornith,) L'un des noms piémontois de la sittelle. (Desm.)
PIC-TRIL. (Ornithn) Ce nom, suivant Guiilemeau , dans son Essai sur Thistoire naturelle des oiseaux du département des Deux-Sèvres, est donné, près d'Argenton-Chàteau et de Thouars, à la pie«grièche grise , lanius ercubitor, Linn., qui, en d'autres endroits du même département, est appelée piV griché. ( Ch. D.)
PIC A TROIS DOIGTS (Ornith.): Pieus tridactjylus , Lath.; Picus hirsutus , Vieill. , ou Pic tri dactyle. Voyez • Picoïde. (Desm.)
PIC A. (Ornith,) Ce nom latin et italien de la pie est appliqué avec diverses épithètes» à plusieurs oiseaux dififérens. Le cassenoix , connus earyocatactes , Linn. , est appelé par certains auteurs pica ahietum guttata; le tyran titiri , lanius t^rannus, Linn., est nommé par Frisch, pica americana eris'-^ tata; les Catalans appellent, suivant Barrère, le grimpereau de muraille, pica aranjas; Paracari bleu est désigné dans Aldrovande sous la dénomination de pica brasiiica secunda; le guêpier rouge et bleu est le pica hra^iiiensis amanissimis eoloribus., de Séba ; le geai d'Europe, connus gZandarius , Linn. , est le pica glandaria de plusieurs ornithologistes; le macareux, alcaarctica, Linn., est le piea marina d' Aldrovande; l^huî trier, hœmatopuk ostralegus, Linn., est le pica marina de Charleton , comme le guillemo t, co^^m^us traile, Linn», est le pica marina de Gesner ; le pica mexicana de Séba , est l'épeiche du Mexique; le pica minima de Frisch, est la pie*
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griiche rousse, lanims rufm, Gmel.; lepica nigra jamaicensîs, dé Klein, est Tani des Savanes, crotophaga ani, Linn.; le martin-pécheur à longs brins, alcedo dea, Linn., est le pica ternatana, de Klein. (Ch. D.)
PICA. ( Mamm.) On a quelquefois écrit à tort ce mot pour celui de PfkA, qui désigne un mammifère rongeur du genre Lagomys. (Desm. )
PICA- POULE. {BoQ Nom languedocien du micocoulier, celtis australisj cité par Gouan. (J. )
PICA -ROCHE ou PIC D'LA MORT. ( Omith. ) En Piémont ces noms sont donnés au grimpereau de muraille , oiseau du genre Echelette. Voyez ce mot. (Desm.)
PICACUROBA. {Omith,) Marcgrave , page 204, indique sous ce nom une tourterelle du Brésil d'un cendré roussâtre , que Bufibn, tome 2 , in 4.% page 667, rapporte à la tourte^ relU de la Caroline, de Catesby, autrement nomiaéc tourte^ (Ch. D.)
PICAHUAY. (Bot.) Nom péruvien de Vemhothrium emoT' ginatum de la Flore du Pérou. (J«)
PICALOTL. (Ornith.) Fernandez , chap. 226 , décrit cet oiseau comme long de dix-huit pouces, ayant les parties su* périeures bleues, les inférieures blanches ; le bec épais, long, noir, et la tête surmontée d'une huppe de cette dernière couleur; il ne chante pas, et ne fait entendre que des cris; il vit, ajoute Fauteur, de semences de graminées et de vermisseaux ; on Félève en domesticité et il est bon à manger, (Ch.D.)
PICAN. (Bot.) Voyez Polan. (J.)
PIÇAN. {Bot,) Voyez Pissang. (J.)
PICAREL. {IchthjoL) Voyez Smare. ( H. C. )
PICARY. {Mamm,) Manière fautive d'écrire le nom 4u PécAai. (Desm.)
PICASSON. {Omith,) Nom vulgaire du grimpereau commun, certhia familiaris , linn. (Ch. D.)
PiC ATA. ( Omith, ) Un des noms espagnols dé la pie corn* mune, qui est aussi appelée, dans la même langue, picaza et pega, { Ch. D. )
PICATEOA. {OrnUh.) Nom provençal des Pjcs. (Desm.)
PICAVERET. {Omith,) Ce nom, qu'on écrit aussi picavre^,
est donné par Belon au cabaret, vanété dans le genre Linotte. (Ch. D.)
PICAZURO. {Ornith.) D'Azara qui dit , que les Guaranis (habitans du Paraguay) ap p etlent pigazu tout pigeon de grande espèce, décrit sous le n.** 3ij le picazuro, que M. Temminck nomme aussi colombe picazuro, pag. ^ii , \^ 8,% de son Histoire des pigeons. (Ch. D.)
PICCAFIGA. {Ornitlu) Suivant Gesner et Aldrovande , ce nom est donné par les Italiens des environs du lac Majeur, au bec-figue ou beqiie-fique, c'est-à-dire à la farlouse ou fauvette désignée sous cette dénomination ; car M. Cuvier prétend que c'est un oiseau imaginaire. (Ch. D.)
PICCHIA FERRO. {Ornith.) C'est, en sicilien, le guêpier commun, merops apiaster, Linn. (Ch. D.)
PICCHIO. {Ornith.) Pic, en italien. (Ch. D.) . PICCHION. {Ornith.) Voyez Échelettb. (Ch. D.)
PICCÏA. {Bot^) Necker a voulu substituer ce nom générique à celui de symphonia^ donné par Linnaeus fils à un genre qui, postérieurement, a été réuni au moronohea dans la famille des guttifères. (J.)
PICCIONE. {Ornith.) Jeune pigeon en italien. (Ch. D.)
PICEA. {Bot.) On désigne sous ce nom une section du genre Sapin, Ahies ^ àoni\es diverses espèces , plus résineuses que balsamiques, ont le feuillage non aplati, mais circulaire, et les c6nes renversés. On les nomme aussi epicia, et il paroît que le pitjs de Théophraste doit être assimilé aux mêmes espèces. Picea est aussi le nom d'une espèce du genre Sapin. Voyez ce mot. (J.)
PlCHAROUKl. {Erpét.) Nom égyptien du crocodile, d'àprès le Dictionnaire égyptien de Kîrcher. Voyez Crocodile. (H. C.)
PICHAR PEERING. {Bot.) Marsden cite à Sumatra sous ce nom un arbrisseau à grandes fleurs ^blanches , qu'il dit êtrç dans le catalogue de Batavia sous le nom de clerodendrum.
PICHAY, (Mflmm.) Nom de tous les animaux à poils crépus au Paraguay , suivant 4'Azara. ( F. C. )
PICHE. {Ornith.) On lit dans les Mémoires philosophiques de D; Ulloa, trad. fmnçoise , tome premier, png. 189, que
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parmi les oiseaux du haut Pérou se trouvent les pîches, dont le chant est agréable. (Ch. D.)
PICHL (Bot.) Nom donné dans le Chili au fabiana de la Flore du Pérou. Cette plante passe dans le pays pour un re« mède efficace contre la maladie dite pizguin, qui attaque les chèvres et les moutons. (J.)
PiCHO. {IchthyoL) Le Cyprin picot est ainsi appelé dans quelques cantons. (Desm.)
PICHOT. (Ornith,) Ce nom vulgaire est donné au pinson commun , fringill a calebs, Linn., et celui de pichotde tner ^ au pmsond^Ardennes^fringillamontifringillaj Linn. (Ch. D.)
PICHOT MONDAIN. (Ornith.) Le pinson d'Ardennes est ainsi nommé aux environs d'Orléans. (Desm.)
PICHOTA VERMEIL. {IchÛvyol.) A Barcelonne, on donne ce nom à lajlamme de mer. Voyez Cépole. (H. C. )
PICHOU. {Mamm,) Lepage du Pratz, dahs son Histoire de la Louisiane, rapporte que *«le pi chou est une espèce de « chat pitois, aussi haut que le tigre, mais moins gros, dont <c la peau est assez belle , et qui est un grand destructeur de « volailles, mais que. par bonheur, il n'est pas èommun à « la Louisiane. ^^ Bufibn pensoit que cet animal étoit le marguay , ce qui étoit une erreur : le marguay n'est guère plus grand que le chat domestique; cependant il est impossible d'en déterminer l'espèce d'après les paroles du voyageur, (F.C.)
PICHOULINE. (Bot.) Nom languedocien, selon Gouan ^ d'une variété d'olive, olea europœa ohlonga, plus petite que les autres. Une autre variété moyenne, olea europœa viridula j est nommée pigale. (J.)
PICHOUN-PIC. {Orniih.) Nom provençal du petit épeiche, picus minor, Linn. (Ch. D.)
PICHUIQUITA, SOCCONCHE. {Bot.) A Huanuco on nomme ainsi le gardoquia incana de la Flore du Pérou. Cette plante y est çmployée dans certains assaisonnemens , à cau^e de sa saveur agréable. (J.)
PICHURIM ou PÉCHURIM. (Bot.) C'est sous ce nom que Ton connoit dans les matières médicales une graine apportée de l'Amérique méridionale. Sa forme est celle d'une grosse oliye; sa couleur- est brune, tirant sur le noir; son odeur
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et sa saveur tiennent du sassafras et de la muscade. Elle est composée de deux grands lobes, aplatis d'un côté et convexes de l'autre, lesquels se détachent aisément. Linnaeus, le premier, a cru qu'elle pouvoit être fournie par une espèce de laurier ; mais cette opinion n'est appuyée d'aucune preuve certaine , si ce n'est qu'elle doit appartenir à une famille ou à un genre dont la graine est dénuée de pérîsperme ; mais elle pourroit aussi, pour la même raison, provenir d'une plante guttifére', si l'on observe que sa cassure présente une substance dure et presque ligneuse. Suivant Murray , elle nous arrive ^ du Brésil par le Portugal , puisqu'on la nomme pichurim du Maragnon. Elle fut d'abord vantée vers le milieu du dix -huitième siècle à Stockholm, par un capitaine , qui l'apporta «du Portugal , ' et l'annonça comme un spécifique contre la diarrhée. Cette propriété fut confirmée par plusieurs guérisons, et peu à peu cette graine a été introduite dans plusieurs pharmacopées de r£urope.
Mey^r fait mention d'une écorce de pichurim , qu'il dit produite par le même végétal ; laquelle a la couleur de la cannelle; l'épaisseur d'une ligne; l'odeur supérieure à celle de la muscade et du girofle, tirant un peu sur celle de l'ambre; la saveur piquante , acre et astringente. Elle est apportée de Panama, ce qui peut donner des doutes sur son identité d'origine avec la graine. Murray dit qu'elle a été employée à Lisbonne comme astringente , stomachique et fébrifuge ; mais elle n'est ppint usitée en France.
M. Kunth, parmi ses plantes équinoxiales , cite un arbre de la famille des laurinées, sous le nom d^oeotea pichurim ^ qui croit dans la province de Venezuela en Amérique, où on le nomme laurel; mais il est incertain si son fruit est le même que le pichurim décrit précédemment. (J. )
PICICITLI. {Ornith.) Femandez, chap. 200, p. 53, décrit un petit oiseau dont tout le plumage est cendré , à Fexception de la tête et du cou, qui sont noirs, avec une assez grande tache blanche entourant les yeux et dont la pointe retombe sur la poitrine. On le voit au Mexique, après la saison des pluies 9 et quoiqu'il ne chante point, comme on ignore quelle est la contrée où il se reproduit, on essaie de
rélever en cage; mais il n^y vif pas long-temps. C'est un fort bon manger.
Séba a appliqué le même nom, tome 1 , pag. 96, et pi, 5^^ à un petit oiseau de couleur pourpre , qui porte une huppe jaune, et des naturalistes en ont fait un manakin,' quoique son bec fût annoncé comme pointu; mais le nom seul^ qui est mexicain et non brésilien, suffisoit, comme Fa dit Buffon, pour prouver une erreur dans Torigine supposée par Séba. ( Ch. D. )
PICIELT. {Êot.) Voyez Pétdm. (J.)
PICINNA. {Bot.) Nom malabare, cité par Rhéede, du luffa fatida de Cavanilles, genre de cucurbitacées , qui est le gon^ saly des Brames , le pateles des Portugais de Plnde. On donne aussi, à risle- de- France , le nom de pateles au richosanthes anguina, autre cucurbitacée. (J.)
PICITE. {Min,) C'est le nom que M. Fischer , dans son Systema oryclognosiœ { imprimé à Moscou en 1811), donne au Pechstein fusible des minéralogistes allemands , à celui qu^ ' nous avons nommé Rétinitf. Voyez ce mot. ( B. )
PICKART. {Ornith,) Un des noms allemands du héron bu« ior^ ardea stellaris f Linn. (Ch.D.)
PICLO. {IchtkyoU) Voyez Pico. (H, C.)
PICMAR. {Ornith.) Voyez Picumar. (Ch, D.)
PICNOCOMON. {Bot.) Ce «nom ancien a été donné à des plantes très -différentes. Qn le trouve d'abord appliqué par Daléchamps à une carduacée, que Linnaeus nommoit cnieus acama , dont Adanson faisoit son genre Picnocomon et qui paroit devoir être réuni au cirsium. Le picnocomon de Columna est le scahiosa suceisa. On peut encore rapporter ici le pyeno^ eomos de Brunfels, qui est Vœgopodium podagraria ; celui d'Anguillara , que C. Bauhin soupçonne être le reseda alha; enfin, la plante que Cortusus cite comme étant le picnocomon de Dioscoride, est assimilée par C. Bauhin à la pomme de terre, solanum tuberosum^ qui cependant, suivant les relations les plus accréditées, n'était pas connue avant la découverte de l'Amérique, dont on la croit originaire. (J.)
PICNOME, Picnomon. ^Bot.) Ce genre de plantes, qui appartient à l'ordre des Synanthérées et à notre tribu naturelle des Carduinées, présente les caractères suivans ;
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Calathide ineouronnée, équalîflore, multî flore, obringentiflore, androgy ni flore. Pérîcline égal ou même un peu supériçur aux fleurs, ovoïde, presque conique; formé de squames régulièrement imbriquées , appliquées , longues , étroites, coriaces, plurinervées, surmontées d'un appendice étalé, arqué en dehors, long, épais, roide, linéaire-subulé, armé de sept épines très^longues , dont une terminale et six latérales. Clinanthe épais , charnu , planiuscule, garni de fîmbrilles très-nombreuses, très-longues, inégales, libres , linéaires -subulées, laminées, inembraneuses. Ovaires comprimés bilatéralement, obovales-oblongs, glabres, lisses; aréole basilaire large, point oblique; aréole apicilaire surmontée d'un plateau subhémisphérique, qui porte le nectaire et la corolle, et qui est entouré d'un anneau pappifère et caduc; aigrette longue , égale à la corolle , grisâtre en son milieu , composée de squamellules très-nombreuses, plurisériées , inégales, filiformes, barbées, à barbes longues et capillaires. Corolle* à limbe étroit, à peine ^distinct du tube, obringent. Ëtamines à filets garnis de longs poils; à anthères pourvues d'appendices apicilnires entregrefifés , longs, linéaires, aigus au sommet. Style à deux stigmatophores entr^greffés, libres ef divergens au sommet.
Les squames extérieures du péricline sont linéaires-subulées, presque inappendiculées , les intérieures linéaires-oblongues et surmontées de l'appendice décrit ci-dessus. C'est préciséorent tout le contraire de ce que disent les botanistes t ,squamis ealycinis lanceolatis- , iaferioribus spiaa pinnata terminatis» I
Nous ne connoissons qu'une seule espèce de ce genre.
PicNOME AcARNE . Ficnixmon Acarna^ H. Cass.; Cnicus Acar* nay Linn. , Sp. p/., édit. 3 , pag. 1 158. C'est une plante herbacée, haute d'environ un pied, à tige dressée, portant des rameaux très-longs» étalés; la tige et les rameaux sont garnis, tout autour d'ailes longitudinales, bordées d'épines , et formées par les décurrences des feuilles; celles-ci sont alternes,, étalées, sessiles, décurrenles, longues cl'environ quatre pouces» larges d'environ six lignes, oblongues- lancéolées, blanchâtres ou grisâtres, et plus ou moins pubescentes ou tomenteuses sur les deux^ faces, par la présence de longs poils lai-
Beux , couchés , plus ou moins rapprochés ; ces feuilles sont bordées de petites épines en forme de cils, et pourvues en outre de lobés distans, courts, bifides, dont les deux divisions sont terminées chacune par une longue épine jaune , et de manière que Tune est élevée au-dessus de la feuille et l'autre abaissée au-dessous; les calathides, hautes d'un pouce et composées d'environ trentb-quatre fleurs purpurines , sont solitaires au sommet de la tige et des rameaux, et chacune d'elles est entourée d'^un assemblage de feuilles couHes, inégales, verticillées , formant une Àorte d'involucre^ leur péricline est tomenteux ou laineux.
Nous avons fait cette description spécifique, et celle des caractères génériques, sur un individu vivant, cultivé au Jardin du Roi , où il fleiirissoit en Septembre.
Le Picnomon Acarna est une plante annuelle , bisannuelle, ou vivace, suivant divers botanistes; elle habite les champs de l'Espagne , et se trouve aussi sur les terrains pierreux et stériles de nos départemens méridionaux , où elle fleurit en Juillet, Tournefort, dans son Corollarium (pag. 33), indique une variété à fleurs blanches^ Linné, d'après C. Bauhin, en indique une autre à tige basse.
Cette plante, nommée d'abord Pîcnomdn, par Daléchamps^ puis Chamœleon par Clusius, ensuite Acarna par C. Bauhin^ fut attribuée par Tournefort à son genre Cnicusy caractérisé par le péricline entouré de bractées, et composé d'espèces presque toutes hétérogènes. Vaillant, bien meilleur observateur, reconnut , le premier , que l'espèce dont il s'agit devoit seule constituer un genre particulier, qu'il nomma Acarna y et qu'il caractéNsa ainsi : Fleur ordinairement en houppe; ovaires lisses, couronnés de plumes , nichés entre les poils du placenta; calice à pureau des écailles becqué d'un piquant endenté. Ce caractère générique, exprimé en style barbare, n'en est pas moins fort exact, et il auroit dû préserver le genre Acarna de l'injuste oubli dans lequel il est tombé. Linné, négligeant les excellentes observations de Vaillant, confondit V Acarna, d'abord avec les Carduus, puis avec ses Cnicus, Le genre Cnicus de Linné, très -différent, surtout par sa composition, du genre Cnicus de Tournefort, est caractérisé par le péricline eatouré de bractées, formé
de squames munies d'épines rameuses, et par Taigrette plumeuse. Ce caractère générique , dans lequel Fauteur paroît avoir combiné celui du Cnicus de Tournefort, et celui de VAcarna de Vaillant, convient très-bien à VAcarna, mais fort mal à tous les autres Cnicus de Linné , notamment à son Cnicus oleraceus, qui est le type du genre, et dont le péricline est mUni d'épines simples (voyez notre article Ono- TROPHE, tom. XXXVl, pag. 146). Adanson nous paroit avoir voulu rétablir le genre Acarna de Vaillant, sous le nom de Picnomon; car il indique le Chamœleon de L'Ecluse comme type de ce genre; mais il le caractérise assez mal par les feuilles épineuses, entières et ailées, les calathides corymbées, le péricline formé de squames imbriquées, bordées d'épines , le clinanthe garni d'écaillés entières , l'aigrette longue , plumeuse , les corolles hermaphrodites et à cinq dents. MM. de Lamarck et de Jussieu ont rapporté VAcarna au genre Carlhamus, Aujourd'hui les ' botanistes l'attribuent à leur genre Cirsium ou Cm'cirs/qui, selon eux, doit comprendre tous les chardons à aigrette plumeuse.
Nous pensons , comme Vaillant , que VAcarna constitue un genre particulier , que nous plaçons auprès des LophioUpis et Eriolepis , dont il diffère principalement par la structure de l'appendice des squames du périciine. En effet , dans VAcarna , cet appendice est armé, sur chaque côté, de trois épines très-longues et roides ; tandis que , dans les Lophio^ Upis, il est bordé sur les deux côtés d'un grand nombre de petites épines molles, et que dans les Eriolepis il n'est point du tout bordé d'épines. ( Voyez notre article Lophiolèpe , tom. XXVII , pag. 180 , et les articles Notobase et Onotropbb, où nous avons indiqué le caractère essentiellement distinctif du genre Eriolepis») VAcarna s'éloigne aussi des Eriolepis et Lophiolepis par son port, que Linné comparoît à celui de la Carline ou du Carthame , mais qu'il est plus exact de comparer à celui de nos Lamyra,
Le nom à^ Acarna, primitivement imposé par Vaillant au genre dont il s'agit, aurait dû être conservé par nous, si 'VVilldeno\v ne Favoit pas appliqué à un genre de Carlinées, aujourd'hui généralement adopté sous ce nom. Quant au nom 4e Cnicus j il doit cei^tainement être consacré à un genre de-
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Centaurîëes , ainsi nommé par Vaillant , Gœrtner , M. De Candolle. (Voyez notre article Cmccjs, tom. IX, pag. 4^7, dans lequel il faut lire , ligne 21 , égales au lieu de également.) Il nous a donc paru convenable > en proposant ( tom. XXV, pag. 22 5) le rétablissement du genre Acarna de Vaillant, de le présenter sous Tancien nom crétois de Picnomon, adopté par Adanson , d'après Daléchamps et Lobel , et qui a , sur les noms d* Acarna et de Chamœleon^ le précieux avantage de n'avoir pas été, comme ceux-ci, appliqué par divers bota* nistes à plusieurs plantes hétérogènes» (H. Cass.)
PICO* ( Ornith. ) Nom italien du pic et de la sittelle^ (Ch. D.)
PICO - TRIGUENÔ. ( Ornith. ) Sonnini donne ce nom comme se rapportant à une espèce de Grosbec. (Desh*)
PICOIDË, Picoïdes. {Ornith.) Ce sont des oiseaux absolument conformés comme les pics. M. de Lacépède a cru devoir les séparer des pics, que Ton caractérise par leurs quatre doigts, parce que les picoïdes n'en ont que trois, un derrière et deux devant. M. Temminck n'a pas adopté ce genre, parce qu'il y a des pics de l'Inde qui conduisent à nos picoïdes , ainsi que nous l'avons indiqué à l'article Pic (voyez ce mot), attendu que le doigt externe et postérieur est presque rudimentaire : mais pour se conformer aux caractères que nous assignons au genre Pic, nous croyons plus convenable d'en séparer l'espèce qui n'a que trois doigts j nous la nommerons
PicoÏDE VARIÉ : Picoides variegatus ^ Picus tridactylus ^ GmeL, Edw», 1 14. Elle aie dos noir grivelé de blanc; le ventre blanc flambé de noir ; la tête noirâtre , avec une couronne d'un beau jaune sur l'occiput; une moustache noire, assez large, bordée de blanc sur les deux côtés, descendant de l'angle du bec sur la poitrine. La femelle diffère du mâle, parce qu'elle n'a pas de jaune sur la tête; elle niche en Suisse et dans les forêts du Nord de l'Europe, et pond quatre ou cinq œufs d'un blanc pur. On le trouve aussi dans l'Amérique septentrionale, et dans le Nord de l'Asie. (Valenc.)
PICOLAT. {Ornith.) On appelle ainsi, dans le Périgord, le pic y erif picus viridis, Linn. , lequel, dans d'autres départemensy e^t nommé picosseau. (Ch. D.)
PICOLOTI, SANGANGOUPI. (Bot.) Noms, cités dans un Herbier de Pondichéry , de la plante que nous avons nonoimée ovieda ovalifolia dans les Annales du Muséum, vol. 7 , p* 76.
PICOPOULO. (Bo^) En Languedoc on donne ce nom à une sorte de raisin blanc à petits grains et au fruit du micocoulier. (L. D.)
PICOSSEAU. {Ornith.) Voyez Picolât. (Ch. D.) PICOTAZ. {fiot.) Nom provençal de l'aconit napel. (L. D.) PICOTÉ. {^Conchyl.) Nom spécifique d'une espèce du genre Cône. (Desm.)
PICOTELLE. {Ornith.) Un des noms vulgaires de la sittelle, appelée en catalan picotella, (Cu. D.)
PICOTIA. {Bot.) Ce nom est cité par MM. Rœmer et Schultes, comme synonyme de Vomphalodes, qui lui-même a été, réuni depuis long- temps au cjnoglossum par Linnaeus.
PICOTIN. (Bot,) Dans quelques cantons on donne ce nom au gouet commun. ( L. D. )
PICOTITE. ÇMin.) C'est un minéral inconnu; car, pour nous , un minéral n'est connu et ne mérite un nom particulier que quand on connoît sa composition , ou au moins sa forme cristalline , ou enfin quelques propriétés physiques tellement éminentes, qu'on puisse être sûr qu'elles ne peuvent se trouver qu^e dans une espèce nouvelle pour la science»
Or , comme on va le voir par la description que M. de Charpentier en a faîte, aucun de ces caractères déterminans n'a pu se reconnoitre dans le minéral auquel il a donné le ' nom de Picot de la Peyrouse.
Il est d'un noir parfait , d'un éclat vitreux très-vif : il est facile à casser. Sa cassure est conchoïde ; cependant dans quelques échantillons on aperçoit une tendance à la cassure lamelleuse. 11 est opaque , dur , rayant fortement le verre» Il donne une poussière d'un gris verdâtre , maigre au toucher.
Il n'a présenté aucune forme cristalline. On n*a pu évaluer sa pesanteur spécifique. 11 n'agit point sur l'aiguille aimantée , même après avoir été chauffé et , n'acquiert aucune électricité par la chaleur. Il est indissoluble dans l'acide nitrique