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et infusibte au chalumeau. ( Tous ces caractères négatifs ne ' peuvent jamais avoir la. valeur des caractères positifs. On sait qu'il y a des tourmalines infusibles, et dans lesquelles il est très-difficile de développer Télectricité. )
Il est disséminé en parties rarement d^un volume bien sensible dans le pyroxène en roche des Pyrénées de i'Arriége : pyroxéne auquel on avoit donné autrefois le nom de Iherzolite , croyant aussi que c'étoit ijtne espèce nouvelle ^ pai^ce qu'on n'avoit pas encore.su la reconnoitre. ■
Quelle urgence y a-t»il donc de décrire et de nommer tout ce que l'on trouve ? Pourquoi n'a-t-on pas la patience d'attendre qu'on puisse savoir ce que c'est, pour le faire alors réellement çonnoître^ car un nom donné ^ne fait pas connoitre la chose $ et, en minéralogie, une description des caractères extérieurs de l'échantillon que l'on tient, q^ielque minutieuse qu'elle soit , ne fait pas davantage connoitre le corps auquel elle s'applique.
Ce n'est pas à M. de Charpentier que nous adressons c^ observations, mais à l'ancienne École allemande, dont il a suivi les principes , si bons en géognosie , et si trompeurs en minéralogie. (B. ); -
FXÇQUTAZ. {BoL) Daps le Midi de la France on donne of .;|yom à ^'aconit à grandes fleurs. ( L. D. )
PICOZO. {Ornith.^) Nom italien du pic vert, picus viridisf linn*» qui est aussi appelé , dans la même langue , pico verde. (Çh. D.)
PICRAMNIA. ^ Bo/. ) Genre de plantes dicotylédones, k fleurs incomplètes , dioïques, de la famille des térébintacéeSf de la dioécie pentandrie de Linnsus , ofirant pour caractère essentiel : Des fleurs dioïques ; un calice à trois ou cinq di-* visions; autant de pétales et d'étamines; dans les fleurs fe« meUes,, un ovaire supérieur; deux stigmates presque sessiles; une baie à deux loges; deux semences dans chaque loge.
PiCRAMNiA ANTiDESME : Picramnia antidesma^ Swartz^ Flor» ind» oecid. , 218; Berberis Jruticosa j Sloan. , Jam* ^ ^7^1 HisL, a, tab. 209, fîg. 2. Arbrisseau dont la tige droite» foible, chargée de rameaux grêles, étalés, cendrés, rabattus, un peu ramiûés, garnis de feuilles ailées, longues d'un pied 40. i3
et plus; les folioles pédicellëes , glabres, alternes, elHpti« ques, obtuses, entières. Les fleurs sont dio^'ques,^ disposées en grappes terminales , filiformes , longues d'un à deux pieds, lâches, pendantes, chargées de fleurs d*u a Yert blanchâtre, pëdicellées, réunies en paquets alternes; le calicé^ à trois divisions droites, laiicéoiées; trois pétales lancéolés, étalés, un peu plus longs que le calice; trois ^mens plus longs que. la corolle; les anthères ovales , à deux logés; dans les fleurs femelles un ovaire oblong, un peu comprimé; deux stigmates courts, presque sessiies, recourbés. Le fruit est une baie alongée, de la grosseur d'une groseille, d'abord d'un rougt vif, puis noire, à deux loges; deux semences ovales, obloogues dans chaque loge. Cette plante croit sur les montagnes à la Jamaïque r ^He est très-amère. Elle passe, chez les Nègres , pour anti-vénérienne ; ils la prennent aussi en infusion pour appaiser la colique.
PicRAMNiA A CINQ ÉTAMiNES ; Ficromnio, penlandra^ SWartz, loc. cit. Cet arbrisseau ressemble beaucoup à Fetpèce précédente , mais ses folioles sont plus larges ; les grappes beaucoup plus courtes; inclinées et ordinairement un peu ramifiées* Les fleurs sont plus petites; le calice à cinq divisions; les étamines, au nombre de six, plus longues que la corolle; . les anthères arrondies ; Fotaire lin peu globuleux ; àeitÉ, stigmates sessiies en tête. Cette plante croit dans l'Amérique méridionale et au mont Serrât. (Poit.)
PICREUS. {Bot.) Ce genre, établi par Beauvois dans sa Flore d'Oware, t. 66, ne paroit congénère du souchet, ey» perus , que par le stigmate double , qui sie retrouve dans d'autres souchets. (J. )
PICRIA. (Bot.) Genre de plantes dicotylédones, à fleurs complètes, monopétalées, irréguliéres , delà famille des pensonnées , de la didynamie angiospermie de Linnnus , offrant pour caractère essentiel : Un calice à quatre déeoupitres profondes , inégales ; une corolle en masquC; le tube resserré dans son milieu ; quatre étamines didjmaines ; un ovaire supérieur; un style; deux stigmates; une baie à deux loges poly spermes.
PiCBiE FIEL DETERRE; Pîcriafsl ttvrœ ^ Lour. , Flor. coehîi»., 1 , page 478. Plante herbacée , dont les racines produisent
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|>Iu«ieurs tiges droites j tétragones, i^meuses, longues d'un pied; les feuilles sont opposées, rudes, ovales, glabrei, dentées en sdie; les fleurs axillaires, pédoneulées, réiniicfs en paquets d'un blanc rougeâtre ; le calice a quatre folioles caduques, desquelles dcfux Sont planes, ovale», plus longues qtie la corolle ; deux ailtre$ alteriies, linéaires, plus courtes $ la corolle est tubulée,, en masque ; le tube resierré danà son milieu ; lÀ lèvre supérieure sfiatulée , écfaancrée au Soiinmet ; l'inférieure plus ample , à trois lobes égaux , arrondis ; dés quatre filamens didynames , les deux plus longs sont engainés par de petits tube» papilleul et leurs anthères séparées , inclinées, k une seule loge; les deux filamens plus cow^ts^ cour^ en dedans; leurs anthères conniventes j à deux logés; Tovaire elt ovale , à un style de la longueur de la corolle , et deux stigmates droits, lancéolés ; la baie ovale ^ à deux loges, renferme plusieurs semences arrondies* Cette planté est cuU tivée dans les jardins, à là Chine, et à la Coç'hinchine , à Cause de sa grande amertume^ qui la fait employer dans les fièvres intermittentes, comme apéritite , âudorifique , em-* menagogue et diurétique. ( Poib. )
PICIUDIE, Piàridium. (Èot.) Genre de plantes dicotylédones, à fleurs composées, de la famille des chichoracées , de la sj^génésie pofygamie ég(Ue de Linns^us^ ofilrant pour caractère essentiel 3 Des fleurs toutes hermaphrodites, semiflosculeuses ^ renfermées dans un involucre ou un calice commun imbriqué, ventru à sa base, composés de folioles membraneuses sur les bords; cinq étamines syngénèses; le réceptacle nu$ les semences tétragones, un peu courbées, marquées de tubercules disposées en séries transversales ^ une aigrette sessile , à poils simples.
En rapprochant des pidris ce genre établi par M. Desfbn' faines , on reconnolt qu'il en diffère par le caractère de ses semenees quadrangulaires > par les tubercules en séries transversales, dont elles sont hérissées et par Le dé£Eiut de calice extérieur distinct. Ce dernier caractère les aVoit fait ranger d'abord par Linné parmi les seotzonèreê ; mais le caractère des semences les en écartent» Willdenow les rapporte aux sonehifs. Le genre Rtièkardia de Moeneh et de Roth est le même que celui^i.
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PiCBiDiE VULCAIRB : Piorîdium vulgarcy Desf., Flor» Atlan. y ^i 'page asi ; Sonehus picroides, AtL fior, ped^, , tab. 16 ,' fig. 1 ,- Lobel, Jcon,, 236^ fig. 2; Scorzonera picrdides, Linn,; Poir. , Voyag. en Barb. , 2 , page 226. 'Cette espèce a des tiges hautes d'un à deux pieds, un peu fistuleuses. Les ra-, meaux sont étalés; les feuilles glabres, distantes; les inférieures lancéolées, rétrécies'à leur base en pétiole ; les unes entières, d'autres rongées ou laciniées avec quelques petites di?nts aiguës ; celles des tiges très-simples, embrassantes, élargies à leur base ) un peu denticulées vers leur sommet; les pédoncules sont rameux , fistuleux, renflés à leur sommet, garnis d'écaillés éparses, en cœur, membraneuses à leurs bords. Les fleurs sont jaunes, assez grandes; leur ealice est ventru, à écailles inégales-: les extérieures très- court es ; les semences, surtout les esttérieures , un peii courbées en arc^ tétragones; les intérieurets droites, presque ovales; leur aigrette est sessiiç, simple et velue. Cette plante croit dans les contrées méridionales de la France. Je Tai trouvée en Barbarie; Toumefort dans Tfle de Mycone. 11 dit que les habitans en font des salades tout-à-fait ragoûtantes, quand on frotte le plat avec de l'ail. {Voyage du Levant ^ roi.- 1 ^ page 334, în-8.'»)
P1CRIDIE DE Tanger : Picridium tingitanum , Desf. , loo» eîL; Scorzonera tingitana, Linn. , Spec, 'Cette plante a des feuilles assez semblables à celles du pavot sommifère , un peu charnues, rongées sur leurs bords. Les fleurs sont grandes, d*un beau jaune, et méritent d'être introduites dans nos parterres -comme plantes d'ornement; les tiges sont droites, glabres, cannelées; les feuilles embrassantes, d'un vert glauque, garnies à leurs bords de petites dents spinuliformes ; les pédoncules très-longs, uniflores, renflés au sommet, parsemés de quelques petites folioles linéaires ; le calice est épais , très-ventru, à écailles larges, ovoïdes, aiguës, membraneuses k lenrs bords; lès demi-fleurons sont velus et de couleur purpurine à l'entrée du tube; le tube des étamines est pubescent; les si^ menées sont tétragones, obtuses, tuberculées; à aigipette d'un blanc brillant et soyeux. J'ai recueilli cette plante sur les côtes de Barbarie, pstrticulièrement vers les côtes maritimes, dans les fentes des rochers. On la cultive au Jardin du Roi»