‹ Dictionnaire des sciences naturelles: dans lequel on traite méthodiquement des différens êtresChapitre 36 sur 41 · Variété. Le Pigeon trembleur ou Paon, Columba laticauda · texte numérisé non relu

Variété. Le Pigeon trembleur ou Paon, Columba laticauda

est remarquable par sa queue large , ëfalëe et composée au moins de vingt -huit pennes, et par le tremblement convulsif dont il est habituellement agité, surtout lorsqu'il est en amour. D'ailleurs il a la taille du pigeon volant ; il est peu propre au vol, s'apprivoise aisément, produit beaucoup, etc. Il redresse et renverse sa queue sur le dos par un effort particulier, annoncé par un tremblement pour l'ordinaire, et exécuté par un appareil fibreux, qu'il n'est pas toujours facile de découvrir à l'aide du scalpel. En même temps qu'il relève la queue , il porte la tête assez en arrière pour qu'elle touche presque les pennes caudales.

Lorsqu'on marie un mâle de pigeon glou-glou avec une femelle paon, on obtient 4e pigco/i tremblant à queue étroite^ qu'il ne peut en outre relever, c'est-à-dire qu'on n'obtient plus un pigeon -paon, m(iis uniquement tremblant, et tremblant à un plus haut point.

Le Pigeon tremblant de la Gciane. Cette variété, trèsbelle , prend son nom du pays d'où elle a été apportée. Elle est d'un blanc mat, avec les ailes d'un bleu nuancé, d'espèces d'yeux plus clairs et avec des barres noires.

Le pigeon-paon d'Europe est susceptible de devenir soyeux. Alors les barbes des plumes sont séparées .et tombent comme un effilé de soie ou de coton. L'oiseau ne peut voler et s'apprivoise bien. Sa chair a un goût sauvage, analogue à celui de la chair des oiseaux de rivière.

8.' Variété* Le Pigeon hirondelle, Columha hirundinîna , sl la taille et le corps alongé de la tourterelle. Il est fort remarquable par le contraste agréable de ses couleurs et trèsélégant, quoiqu'il soit porté sur des jambes basses et des tarses emplumés. Son corps est blanc. Sur la tête existe une calotte oblongue , absolument pareille pour la forme à celle de la fauvette à tête~ noire , et composée de plumes colorées en noir , en gris ou bleu cendré , en rouge ou en jaune. Les ailes et les pattes sont de la même couleur que la calotte de la tête.

Cet oiseau, très -léger au vol, aime à planer au-dessus des arbres et des bâtimens , comme l'hirondelle , dont il imite la rapidité dans le vol, et un peu la manière de porter les ailes dans le repos.

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Il éprouve quelque gène dans sa marche par suite desplUmes longues et nombreuses qui couvrent ses tarses et ses doigts; mais il n^est alors ni lent ni pesant , comme on Va. dit et répété. On lui trouve aussi le défaut d^avoir quelquefois l'iris panaché : ceci est affaire de goût et de mode ; et les hommes qui lui adressent ce reproche, et qui le repoussent lorsqu'il présente ce prétendu défaut, le rechercheront peutêtre un joHr par le même motif.

Les variétés secondaires qu^il peut offrir, ont été établies par les couleurs du plumage. J'en manquerai encore deux^ dont on a fait à tort deux races distinctes. La première est caractérisée par une huppe et des jambes très -courtes; par la petitesse du corps; par un bec moins long; par la grande longueur des plumes qui garnissent les tarses. C'est le pigeon carme , dont les couleurs , distribuées comme dans le pigeon hirondelle, sont le gris de fer, le chamois, le soupe-en-vin, et le jaune.

L'autre variété secondaire que j'ai annoncée, est formée par le pigeon heurté, quoiqu'il ne soit pas patu. Il se reconnoit à une tache colorée en bleu, en jaune, en noir, ou en rouge, qui est située au-dessus du bec, sur le front çt jusque sur le milieu de la tête, et à la queue , qui est de la même couleur que la tache frontale. Tout le corps est blanc; l'iris noir; la mandibule supérieure du bec colorée comme le front ; la mandibule inférieure blanche. Ce pigeon rappelle par la longueur , la coloration et la forme du bec et par son port, les pigeons hirondelles , et par quelques autres traits, par les tarses nus, le pigeon mondain.

9.* Variété, Le Pigeon tambour ou Glou- Glou, Columba tympanotriha {Col. tjnnpasnians , Frisch) , a le bec alongé et assez semblable pour la forme à celui du pigeon hirondelle , et la tête deux fois huppée, d*abord sur le front , ensuite à la région occipitale ; cette dernière étant une véritable cape ou coquille, tandis que l'autre est une touffe en couronne ; je corps, la taille, le port à peu près de l'hirondelle; l'iris d'un blanc de perle ; les paupières rouges ; les tarses fort emplumés et courts. EnBn il se reconnoU surtout à sa voix , dont le roucoulement a quelque rapport avec le bruit du tambour entendu de loin, et il fait entendre souvent ces deux sons, glou-glou. Son

plumage est blanc d'ailleurs, blanc entremêlé de noir, blanc et rouge, blanc et jaune, blanc et bleu, noir, noir avec^la tête grise, blanc et bleu, avec des barres orangées.

Ce pigeon, très -fécond , fait huit à neuf pontes par an, est assez délicat et souvent malade à Tépoque de la mue.

Des figures gravées et coloriées m'ont présenté le PicEoit PATU DE NoRWécE, Columba norwegica plumipe$ ^ comme trèssemblable au pigeon tambour blanc. J'ignore s'il est doué de la voix de ce dernier; mais il a une taille beaucoup plas forte.

Le pigeon patu crapaud» volant est un métis obtenu d'un glou-glou et d'un volant. Sa tête est aplatie et carrée; la paupière sans filet coloré; l'iris noir ; le tarse très-emplumé; le plumage gris. De la taille du glou-glou et d'une forme agréable , cet oiseau produit beaucoup , comme la plupart des métis.

Mais il a perdu le trait distinctif de la variété des pigeons tambours, la voix, de même que tous les métis qui proviennent de ces derniers. Une fois que celte voix singulière a disparu par un croisement, on ne peut plus la faire reparoître, quelques essais que l'on tente.

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