Section
Bec long et menu ; mandibule supérieure peu ou point renflée à son extrémité; tarses longs et grôles; doigts entièrement divisés; ailes courtes, généralement arrondies.
4*' Espèce.
Le Pigeon cocRONNé, Columba coronata, Latham {Goura, k Java; Kroonyogel, Oiseau couronné des Hollandois ; t^aisan couronné de Brisson ; Colombi-hocco de Vaillant ; Lophyrus coronalus de M. Vieillot), est bien réellement de la famille des pigeons , quoiqu'il soit presque aussi gros qu'un dindon. Il porte sur la ièie une huppe composée de plumes à barbes désunies et un peu frisées, longues de cinq à six pouces et de la couleur du plumage. Lorsqu'il n'est agité d'aucune passion , il l'abaisse , l'aplatit sur les côtés , et elle prend alors la forme d'un croissant ; mais l'oiseau fait - il mouvoir cette huppe, il peut l'étaler en aigrette demi -circulaire, aussi large que belle. Le bec est noir, long de deux pouces, droit, grêle, flexible, très -peu renflé vers le bout. La mandibule supérieure , sillonnée latéralement , s'incline vers la pointe. La mandibule inférieure est plus courte. Les narines, petites et orbiculaires , s'ouvrent dans une rainure. Dans un tel bec se meut une langue charnue et entière. Tout le plumage est d'un cendré bleu , rembruni sur les pennes des ailes et de la queue ; les couvertures supérieures des ailes offrent un mar^ ron pourpré; une partie des grandes couvertures est bleue, leulement un trait d'un noir velouté part du bec et traverse l'œil. Le goura a les ailes courtes et arrondies; la première rémige plus courte que la cinquième; la troisième la plus longue de toutes ; douze rectrices ; les tarses alongés , garnis d'écaillés rondes, isolées, etc. La longueur totale de cet oiseau va jusqu'à deux pieds et trois pouces.
L'île de Banda, la No u vielle - Guinée, plusieurs îles de l'archipel des Moluques, l'île de Waigiou, Tomogui, la terre des Papous, enfin y Java , tels sont les lieux où il se rencontre
4Sa PIG
le plus souvent. Dans Tétat sauvage, il niche sur les arbres, et sa ponte est de deux œufs. Il se comporte de même dans les volières, place son nid sur les arbres, le compose de foin et de paille, et pond deux œufs aussi gros que ceux de la poule commune. Lorsque le mâle de ce grand pigeon veut témoigner sa tendresse à sa femelle, qu'il la provoque, qu'il l'invite à lui répondre, il incline la tête sur la poitrine , et fait entendre une voix grave et sourde, triste et plaintive. On doit regretter beaucoup que le pigeon couronné, qui est élevé dans les basses -cours de Java et de Tlnde , n'ait point encore voulu se propager en France ni en Hollande. On devroit réitérer les tentatives jusqu'à ce qu'elles soient couronnées de succès. Il y a une telle ressemblance entre le mâle et la feiineile , qu'on ne peut distinguer les sexes ^ lorsqu'ils ne sont émus d'aucune passion* (£• H. Despo&tes* )
Tahle synonymique des espèces du genre Pigeon,
GoLOMBAM : aromatique, espèce n.** io3; Capelle, loo; Connuandeur, 98; à front nu, 104; Jojoo, 106; Maitsou, 99; odorifère , 107; Pompadour, io3j à queue pointue, 101; unicolore, 102; Waalia, io5.
Colombe: aux ailes lachetëes, io8i azurée, 67; Bartavelle, 109; Biset, 37, et page 429; blanche, 82; blanc- verdâtre, 110; bleue du Mexique, 111 ; bleu-yerdin, 69; blonde, 79, et page 426; brame, 182; brune de Carthagène, 1 12; brune de la Nouvelle-Hollande, ii3^ brune rougeâtre, 114*, Bruvert, ii5; à calotte blanche, 39; capistrate, 26; à ceinturon noir, 49; à collier blanc, ii6j ji collier pourpre, 126; k collier roux* 77} Golombin, 36; de la côie de Malabar, 182; à double collier, 72; à double huppe, 18; Dussumier, 78; écaillée, 68; égyptienne, 1 17 ; émeraudine, 68; prythroptère, 60; Fermin, 1 18; de Forster , 65; Founinço, 43; Géante, 16; Geoffroy, 86; Goad-goang, 122; à gorge pourprée d'Am* boine, i33; grivelée, 28; Hagârrero, 121; hérissée, 4$; hyogastre, 70; Jamboo, 53; Jaseuse, 38; Jounud, 44; Kurukuru, 64; Koupoupa, 16; Labrador, 48; à large queue, 85; Largup, 33; leucomèle, 21; Longnp, 83^ luctuose, 3o; Lumachelle,32 ; à lunette, 17; Macquarie,97 ; magnifique, 24; maillée, 81; mantelée, 25; marine, 29; marquetée, 54; à masque blanc, 57; Maugé, 94; Mélanoptère , 128; du Mexique, 119; Moine, 7 1 ; de montagne du Mexique, 120; mordorée^ i23; à moiutachei blanches, 61 ; à moustaches noires, 98; muscadivore, Temm. , 22; muccadivore, Forst., 23; noire et blanche, 122; à nuque écaillée, 41; à nuque perlée, 76; k nuque violette, 55; océanique^ 23; oreillon blanc, 63; oreillonbleu, 5i; Oricou, 47; Pampusari, 74; peinte, 84; phasianelle, 90 ; Pinaznro, 34 ; Pinoc, 3i ; plombée, 124; Porphyre, 59; Poukioboo,
6a; pourprée de Java, 124; à queue annelée, 35; Rameron, 27; Ilaniier, 19; Raniiret, 40; Reinwardt^gi ; Rouge- cap, 46; Roussard, 42 (et page 428); Rousseau, 74; Roussette, 5o; sauvage du Mexique, 127; sauvage du Paraguay, 128; Souris,87;Tambourette,66;terrestre, 80; à tête et cou blancs de Norfolk, i3o; à tête et cou gris, i3i ; Tourocco, i35; Tourte, 92; Tourteline, 96; Tourtelette, 95; Tourterelle, 75; Turgris, 56; Turvert, 52 et i33; à ventre rouge, i34; verte tachetée, 129; yi* neuse, 73; Ylou-vlou, 58; voyageuse; 89; Zoë, 20.
Colomb i-GALLiiïEs : proprement dit, Levaill., 2 ; à barbillon , 2; à camail, 3; Colombi- caille, i2;Gocotzin, 11 ; à cravate noire, 4; à face blanche, 7; à front gris, 9; Goura, 1; Hottentot, 12; de la Jamaïque, 9; de Jamieson, 1 5 ; montagnard , 5; Picui > 14; poignardé, 8; Pygmé, i3; roux -violet, 6; Talpacoti, 10.
PiGBons : aux ailes bleues; Tieill. , 16; aux ailes bronzées, Vieill., 32; aux ailes noires, Tieill., 128; aux ailes rouges, Sonnin., 60; aux ailes variées, Tieill., 108; à l'aile verte, Edw., 52; azhré, Tieill., 67; barré, Edw. , 85; Bartavelle, Tieill., 109; à bec recourbé, Sonnin., io3; bicolor, Tieill., 73; blanc, mangeur de muscades. Sonner., 29; bIanc-verdàtre,Tieill., 110; bleu du Mexique , Buff. , 1 1 1 ; brun de Carthagène, 112 ; brun à couvertures inférieures des ailes rouges, d'Azara, gr; brun de la Nouvelle -Espagne, Tieill. , 127; brun de la Nouvelle- Hollande, 1 13; brun- rougeàtre, Tieill., 114; brun et vert, Tieill. , 11 5; Bruvert, 11 5; à camail, 3; caraïbe, 35; k ceinturon noir, Tieill., 49; cendré ferrugineux, Sonnin., 33; Cocotzin, Buff. , 11; à collier blanc, Tieill., 116; Colombar, Levaill., io5; Colombi-galline, Tieill., 2; à couronne blanche, Tieill., 39; couronné de Banda, 1; couronné des Indes, Buff., 1 ; à couronne pourpre, Tieill., 64; k cravate noire, 4; cuivré, mangeur de muscades, 21; k double collier, 72; égyptien, 117; k face blanche de Surinam, Tieill., 7; Founingo,43; à front nu, Tieill., 104; Geoffroy, Tieill., 86; de Guinée, Tieill., 42, Hagarrero, 121; hollandois, Sonn., 45; Jamboo, Tieill., 53 ; k longue queue, 89; Maitsou, Tieill. , 99; de la Martinique, 5i ; Maugé, Tieill., 94; du Mexique, Buff., 119; de montagne, Tieill., 5; de montagne du Mexique, 120; des mornes, Tieill., 41; à moustaches blanches, Tieill., 61; nain d'Az., i3; de Nicobar, Buff., 3; noir et blanc, Tieill., 28; de la Nouvelle- Guinée, 1; k nuque violette, TieilU, 55; Oricou, Tieill., 47; de passage, Buff., 89; peint, 84; Perroquet, 106; Picazuro,d'Azara, 34; Picui, d'Azara, 14; plombé, Tieill., 124; Poukiobou, Tieill., 62; Pompadour, Lath. , Tieill., io3; pourpré de Java, Sonn., i25; à queue annelée , Tieill. , 35 ; Rameron, Tieill. ,27; Ramier, 1 9 ; Ramier d'Amboine , Briss. , Tieill., 52; Ramier blanc muscadivore, Tieill., 29; Ramier bleu de Madagascar , 43 ; Ramier de Cayenne , Buff. ,40, et Bonnat. , 5o ; Ramier à collier pourpre, Sonn., 126; Ramier de la Guadeloupe, Bonnat., 4^; Ramier des Moluques , Buff*, 21 ; Ramier vert de Madagascar, Buff., 99;
Kamiret, TSeîIl.y 40; àe rocHe, 37; de roche de la Jamaïque, Buff. ,
39; Hocherais, 37; rougeâtre d'Azara, 10; rouge et jaune d'Azara,6;
Rou<)8et,yieilI., 5o; roux de Gayenne, Buff., 6; de 8aint-Thonias, Buff.,
98; sauvage, Tieill., 35; sauvage d'Amérique, 89; sauvage do Mexique,
Buff., 127; sauvage du Paraguay d'Azara, 128; à taches triangulaires,
Edw., 42; à tête bleue, Tieill., 4; k tête et cou blancs de Norfolk, i3o;
k tête et cou gris, Tieill., i3i; k tête grise, Yieill., i23; à tète jaune
olive, Tieill., io3; unicolore, Tieill., 102; à ventre blanc (petit),
Browne, 9; vert d'Amboine, Buff., io3; vert de l'ile de Luçon , Sonn.,
106; vert de Tile Saint-Thomas, Tieill., 98; vert des Philippines, Tieill.,
106; vert tacheté, Tieill., 129; vert à tête grise d'Antigue, Sonn., 52;
violet de la Martinique, Buff., 63 violet k tête rouge d'Antigne , Sonner.,
46; Tlou-vlou, Tieill., 58; voyageur, Tieill., 89; TVaalia, Tieill., io5.
Tourterelles : proprement dite ou d'Europe, 75; aux ailes dorées,
fiîonnin., 32; d'Amboine, Buff., 90; d'Amérique, Buff., 92; d'Amérique
(petite),! 1 ;de Bantam, Tieill. ,85; de Batavia, Buff., 56; blanche, Tieill.,
82; blanche ensanglantée, 8; blonde, Levaill., 9 et p. 426; des bois , 79;
brune d'Amérique (petite), i3; brune de la Chine, Sonner., 75; du
Canada, 89; du cap de Bonne -Espérance, Sonner., 42; de la Caroline,
Buff., pL 92; de la Chine (grande). Sonner., 123; de la Chine, Sonner.
(variété de la Tourterelle proprement dite), 75; Cocotzin, Tieill., 11;
à collier, 79 et page 426; k collier blanc, Tieill., 116; à collier da
Sénégal, 79 et p. 426; de la côte de Malabar, i32; à cravate noire, Buff.,
95; écaillée, Tieill., 88; Émeraudine, Levaill., 68; ensanglantée, Tieill.,
8; d'Europe, 75; à gorge pourprée, Tieill., i33; à gorge tachetée du
Sénégal, Buff., 81; grise de la Chine, Sonn., 76; grise ensanglantée, 8;
grise de Vile de Luçon, Sonn., 75; grise de Surate, 76; Hottentotc,Tieill.9
12; de la Jamaïque, Buff., 4; de Java, Buff. , 52 ; à large queue du Sénégal'
i35; à longue queue, £dw.,92î de Malacca, 85; maillée, Levaill., 81;
du Malabar, i32; de la Martinique (petite), Buff., 11; à masque blanc?
Levaill., 77; naine, Tieill., i3; à nuque perlée, Tieill., 76; Picui,
Tieill., 14; de Portugal (var. de la tourterelle d'Europe), 75; de QueJt
(petite), Sonn., 85; rayée de la Chine, Buff., 184; rayée des Indei,
Buff., 85; rougeâtre, Tieill., 10; de Saint-Domingue, Buff., 93; de
Saint-Domingue (petite), Buff., i3 ; du Sénégal, Buff., 68; de Surate,
Sonner., 76; de Surinam, Fermin , n8; Tambourette, Levaill., Gii; i
tête grise, Tieill., 128; Tourte, Buff., 92; Tourlelette , 95; Tourteline,
Teninu, 97; Tourocco, i35j verte d'Amboine, i33; Yaupan, 4.
Table synonymique des espèces et des variétés de pigeons domet-
tiques»
BiSET DE COLOMBIER, page 429.
PiGEOlf coDROKKÉ, 45i ; PiGEON DOMESTIQUE : Bagadaîs , 448; Bagadaii balave, 448; Bagadais petit batave, 449; Bagadais pierre, 460; Bagt-
dais k grande morille 9 460; Bagadais têtard, 449; de Barbarie 9 44$; batteur 9 438 ; brun du Mexique, 432 ; Carme, 441 ; Cavalier, 447; Cavalier faraud, 448; Claqnart, 438; Cravate, 444; de Crète, 445; Crapaudvolant, 442; culbutant, 439; culbutant anglois, 439 et 446; gros Mondain, 433 ; grosse-gorge , 437 ; grosse-gorge lillois, 438; grosse-gorge Claquart, 438; Glou-glou,44i; heurté, 441 ; Hirondelle, 440; maillé, 436; Maurin^ 443; de mois, 433; messager de TVillugliby, 447; miroité, 437; Mondain, 432 ; Mondain de Berlin , 433 ; Mondain cape du Mans, 434 ; Mondain coquille bollandois,434; Mondain patu et huppé, 433; Mondain patu ordinaire, 433; Mondain patu plongeur, 433; Mondain volant, 43 5; Mondain volant messager, 435; Mondain volant soie, 436; Nonnain,442; Nonnain cape, 443 ; de Numidie, 446; Paon , 4^9 ; planeur, 433; patu (Mondain), 433; patu Crapaud -volant, 442; patu de Norwége, 442; Polonois, 444; Polonois bénin, 445; Romain, 446; Romain café-au-lait, 447; Romain coupé, 447; Tambour, 441; Suisse, 436; trcmbleur, 439; trembleur k queue étroite, 440; trembleur de la Guiane,44o; tournant, 439; Turabler, 439 et 446; Turc, 448.
PiGEOV ROOSSARD , 428.
Tourterelle ▲ collier, 426.
PIGEON ou PIGEONNEAU BLANC. (Conchyl.) Les mapchands donnent quelquefois ce nom au strombus epidromis , Linn.y strombe aile relevée de M. de Lamarck. (De B. )
PIGEON ou PIGEONNEAU BLANC PAPYRACÉ. {Conch.) Variété du strombe aile relevée, Strombus epidromis, Linn. (DeB.)
PIGEON ou PIGEONNEAU FAUVE. (Conchyl.) C'est le strombus gibberulus, Linn.; le strombe bossu de M. de Lamarck , et quelquefois le strombus lichenarius , Linn. , le strombe bouche de sang de M. de Lamarck. (De B. )
PIGEON COUVANT ou PIGEONNE COUVANTE (Conch.) ^
Voluta mercatoria^ Linn. C'est le type du genre Colombelle
de M. de Lamarck. (De B.)
PIGEON DU GROENLAND. (OrniU.) Nom donné improprement au petit guillemot, colymbus minor et gryile. (Ch.D.)
PIGEON DE MER. ( Ornith. ) L'oiseau ainsi appelé par les marins est le pétrel damier, procellaria capensis , Linn., qui est aussi nommé pigeon plongeur dans certains livres de navigation. ( Ch. D* )
PIGEONNEAU. {Ornith.) C'est le nom qu'on donne au jeune pigeon. (Desm.)
PIGEONNEAU. (Conchyl.) Nom vulgaire de la colombelle ,
Volula mêreatoria, appelée aussi pigeon couvant ou pigeonne couvante. (Desm.)
PIGEONNIERS. {Bol.) Petit groupe établi par Paulet dans le genre Agaric, qui comprend deux espèces , les Ailes de PIGEON et le Blanc d'argent (voyez ces mots), qui se font re^ marquer par leur couleur d^un blanc d'argent, par leur stipe élevé , et surtout par l'irrégularité de leur cbapeau , disposé à peu près en manière d'ailes de pigeon. (Lem.)
PI GEO UN. (Ornith,) Nom du pigeon en Provence, où le pigeon ramier est appelé pigeoun fawas. (Ch. D.)
PIGLIAMOSCHE. {Ornith.) L'oiseau ainsi nommé dans les environs de Bologne est le traquet, motacilla ruhicoUiy Linn. (Ch.D.)
PIGLO. (Ichthyol.) L'un des noms donnés à une espèce de cyprin, le Cyprin pigo. (Desm.)
PIGNAN-COIN. {Ornith.) Le toucan à gorge jaune, représenté par Levaillant, pi. 7 des promérops, etc., est désigné à Cayenne par ce nom^ qui s'écrit aussi pîgnen^com ou pinienrcoin, et qui lui a été donné d'après son cri. ( Ch. D.)
PIGNATOXERIS. ( Bot. ) Un des noms grecs de l'ellébore blanc, veratrunij selon Mentzel. (J.)
PIGNE. (Bo^) Nom du fruit des pins en Languedoc. Pi^ gnîer est celui de ces arbres. (Lem.)
PIGNEUX. {Ornith.) Un des noms vulgaires que Salerne, page 294, dit avoir été donnés à l'ortolan de roseaux , Emheriza Schœniclus^ Linn., à cause de son cri pign, pign. (Ch. D.)
PIGNON. (Bot.) C'est au Sénégal le nom qu'on donne au fruit du corossol à fruit hérissé. ( Lem. )
PIGNON DOUX. {Bot.) C'est le fruit du pin cultivé. (L. D.)
PIGNONS. {Bot.) On donne ce nom à des graines de familles différentes et douées de. propriétés très -opposées. La graine du pin cultivé , appartenant à la famille des conifères , et nommée pignon doux, est employée dans les émulsions rafraîchissantes. Celle que l'on connoît sous le nom de pignon d'Inde ou de Barbarie, produite par lejatropha curcas de la famille des euphorbiacées, est au contraire un purgatif assez actif, mais moins que celui qui est fourni par la graine du croton tiglium de la même famille , que l'on nomme graine de tilli et quelquefois aussi pignon d'Inde. (J.)
PIG-NUT. (Sot.) Nom donné dans le New-Jersey en Amérique, suivant M« Michaux fils, à un noyer, quUl cite sous celui de juglans minima» Les Anglois donnent le même nom à la terre-noix, bunium bulbocastanum, plante ombellifére. (J.)
PIGO, Çyprinus pigus, {IchthyoL) On donne ce nom à un poisson du genre Cyprin, qui habite plusieurs lacs d'Italie et spécialement le lac majeur et le lac de C6me. Sa chair est d'une saveur agréable et son poids monte quelquefois à six livres. Son dos est d'un bleu mêlé de noir; son ventre d'un rosé pâle. Au temps du ftai, il pousse sur les écailles des individus mâles des piquans pyramidaux et d'une apparence cristalline. Voyez Cypbin. (H. C. )
PIGOT. {Ornith,) Nom que, suivant Barrère , les Catalans donnent au grand pic varié, picus major, Linn. (Ch. D.)
PIGOUIL. (Bot.) Lefestuca quaàridentata de M. Kunth est ainsi nommé dans les environs de Quito. (J.)
PIGOZO. {Ornith.) Un des noms italiens, suivant Aldrovande, du pic vert, picus viridis, Linn. (Ch. D. )
PIGRA. {Ornith,) La mésange penduline, parus pendulinus , Linn., est ainsi nommée dans plusieurs endroits de la Crau. (Cb. d.)
PIGKIÈCHE. {OrnUh.) Voyez Pie-crièche. (Desm.)'
PIGRITIA. (Mamm.) L'aï ou paresseux à trois doigts est ainsi désigné en latin par quelques auteurs. (F. C.)
PIGROLIER. {Ornith.) C'est un des noms vulgaires du pic vert, picus viridis, Linn. , dans le département des Deux- Sèvres, selon M. Guillemeav* (Ch. D.)
PIGUS. llchthjol.) Voyez Pico. (H. C.)
PIH^MBURU. (Bot.) Nom de Vaorostichum lanceolalum dans l'ile de Ceilaa. (J.)
PI HAU HAU. (Ornith.) Ce nom, qui a beaucoup de rapport avec celui de piauhau, est donné, suivant le Nouveau Dictionnaire d'histoire naturelle , à une grive de Cayenne, d'après le cri qu'elle exprime d'un ton lent et plaintif. (Ch. D.)
PIH£ LERKE. ( Ornith. ) Cest en danois lé nom de Talouette pipi, alauda trivialis, Linn. (Ch. D.)
PIHIGUAO. (Bot.) Voyez Piruao. (J.)
PIKA ou PICA. {Mamm.) Les Tongous d'au-delà du lac
Baïkal donnent ce nom à une espèce de lièvre à oreilles courtes, qui est devenue le type d'un genre particulier. Ce genre a reçu le nom de Pika par Lacépède. MM. G. Cuvier et Geoffroy Font nommé Lagomys, et c'est sous ce nom que nous l'avons fait connoître , ainsi que les espèces qu'il contient à la suite du genre Lièvre. Voyez ce mot. ( F» C.)
PIKC-HEADED-WHALE. (Mflm'm.) Nom anglois qui signifie baleine à tête pointue , et qu'on donne en Angleterre à la balëinoptère museau pointu des naturalistes. (F. C.)
FIKILIS. (Ornith,) Nom grec du chardonneret, yn'ngii/a carduelis, Linn. (Ch. D.)
PIKIS. ( Ornith. ) Nom du vanneau commun , Iringa vartellus, Linn., au Kamtschatka. (Ch. D.)
FILiEGHAS. ( Bot. ) Dans l'ile de Ceilan on donne ce nom, suivant Hermann et Linnaeus, à trois plantes légumineuses; savoir : un indigo, le galega villosa de Linnœus, et son galega purpurea. Ces deux dernières sont aussi nommées pilœhareU ( J« )
PILAIS^A et PILAISIA. {Bot.) Voyez Pylais^ea. (Lbm.)
PILART. ( Omiih. ) Le bouvreuil , loxia pyrrhula , Linn. , est ainsi nommé dans le Brabant. (Ch. D.)
PILAT. {Bot.) C'est le nom d'une variété d'orge cultivée en Basse -Bretagne. (L. D. )
PILAU , TSJAKAMARAN. {Bot.) Noms malabares , selon Rhéede, du jaquier, artocarpus jacca, grand arbre delà famille des urticées , congénère .de celui qui donne le fruit à pain. Ce jaquier est nommé pono^son par les Brames ^jaqueira par les Portugais du Malabar. ( J. )
FILAW. {Bot.) Préparation du riz, usitée chez les Turcs. Après l'avoir lavé dans plusieurs eaux , ils le font cuire dans du jus de v^mde et l'assaisonnent avec du sel et du safran : c'est un mets vanté parmi eux. ( J. }
PILCHARD. {Ichthyol.) Nom spécifique d'un Clupanodon, que nous avons décrit dans ce DictionnÀre , tome IX , page 425. (H. C.)
PILEANTHUS. {Bot.) Genre de plantes dicotylédones, à fleurs complètes, polypétalées, de la famille des myrtées, de Vicosandrie monogjme de Linnaeus, offrant pour caractère essentiel : Une coiffe qui renferme chaque fleur avant son
ëpanouîssement ; à cette époque elle s^ouvre vers son milieu en boite à savonnette; la partie inférieure, semblable à une petite cupule, persiste; la supérieure se divise en deux valves entières et caduques. Le calice est entier, avec dix lobes orbiculaires à son limbe; la corolle composée de cinq pétales, une fois plus longs que les lobes du calice , insérés à son orifice; les étamines, au nombre d'une vingtaine, ont les fila* mens courts, attachés sous les pétales, à deux anthères uni< loculaires^ séparées par un connectif; Tovaire est inférieur; le style court; le stigmate obtus; le fruit inconnu : il paroSt devoir être une baie à plusieurs semences.
Le nom de ce genre est composé de deux mots grecs qui en expriment le caractère, TrtXeov {bonnet)^ etvùoç (Jleur), Il est en effet très- remarquable par la coiffe qui enveloppe les fleurs avant leur épanouissement, parle filament qui se bifurque à son sommet, chaque partie soutenant une anthère uniloculaire. Malgré ces anomalies , M. de Labillardière , auteur de ce genre, n'a pas cru devoir Técarter de la famille des myrtées , dont il offre d'ailleurs tous les autres caractères.
PiLEANTHus EN LIMAÇON : PiUanthus Umacis , Labill. , Nov* HolL , 2 , pag. 1 1 , tab. 1 49 ; Zéb ami , Poir. , Encycl. Arbrisseau dont la tige se divise en rameaux opposés en croix, courts, presque simples, un peu tubercules, revêtus d'une écorce cendrée. Les feuilles sont épaisses, sessiles, opposées, presque en massue, glabres, un peu velues dans leur jeunesse, convexes sur le dos, creusées en dessous par un sillon longitudinal, dilatées presque en limaçon à leur base, chargées partout de points tubercules et anguleux, longues d'environ cinq à six lignes. Les fleurs sont solitaires, axillaires vers l'extrémité des rameaux, portées par un pédoncule simple, court, cylindrique; la coiffe est globuleuse, un peu ovale, avec les deux valves de la partie supérieure conniventes avant leur séparation ; les dix lobes du calice sont médiocrement crénelés; les pétales sessiles, oblongs, tronqués à leur base; les filamens plus courts que la corolle. L'ovaire est ovale , enveloppé par la partie entière du calice. Il renferme des ovules aplatis, en forme de rein. Cette plante a été découverte par M. De Labillardière à la terre de Van- Diémen. (Poia.)
46o PIL
PILENTE. (Ornith.) Nom donné, par les Misniens, suî« vant GesDer et Aldrovande, à la guignette, tringa hjrpoleu' cos, Linn. , qui est aussi appelée, dans le même pajra, pilr wencgen ou pilwegichen, (Ch. D.)
PILÉOLE. (Bot,) Dans les graines monocotylédones la plamule de l'embrjon est quelquefois cachée dans une carité cotylédonaire , sorte d'étui que M. Mîrbel nomme coléoplile. Lorsque la plumule n'a pas de coléoptile , les rudimens des feuilles qui forment sa gemmule sont recouverts par une foliole extérieure, parfaitement close, qui tient lieu de coléoptile. C'est cette foliole, conformée comme un éteignoir, que M. Mirbel nomme piléole. On a des exemples de plumule coléoptilée dans les alîsmacées , les liliacées, etc., et de gemmule piléolée dans le scirpus, le zostera, les graminées, etc. Parmi ces dernières, le riz offre l'exemple remarquable d'une plumule coléoptilée dont la gemmule est, en outre, pourvue d'une piléole. Il n'est pas aisé de distinguer la piléole de la coléoptile avant la germination, à moins que, dés l'origine, la tigelle qui porte la gemmule ne soit apparente, comme dans le zostera et quelques graminées. (Mass.)
PILËOLE. (Foss,) Ce genre, qui ne se présente qu'à l'éUrt fossile, porte les caractères suivans : Coquille patelliforme, régulière , elliptique , ou circulaire , conique ; sommet droit ou légèrement en spirale, incliné en arrière; face inférieure concave , tranchante sur ses bords ; ouverture entière , petite, à peine du tiers de la face inférieure; bord columellaire denté ou strié; bord droit lissé. Sowv, Min* conch^^j tom. S y pag. 41. <
Piléole lisse: Pîleolus lœvis ^Sow. , locc, , pi. 432 , fig. 5—8; Desh.; Ann* d'hist* natur., tom. 1, pag. 191 , pi. i3, fig. 1. Coquille conique, déprimée, lisse, suborbiculaire , à sommet subcentral concave en dessous , marginée ; ouverture trèspetite, demi-ronde et à columelle lisse. Diamètre, ^ux lignes. Cette espèce , ainsi que la suivante , ont été trouvées par M. Miller dans l'oolite à Anclift en Angleterre, avec des cérites, des sabots, des toupies, et des térébratules.
La présence des coquilles de ce genre dans un terrain plus ancien que la craie, tel que l'oolite, est un fait trés-remarw quable et rare.
PiLéoLE Tussà : Pileolus plicatus , Sow., loc, cit. , même pi., fig* 1 — 4; Desh., loccit,, même pi., fîg. 2, Coquille conique, couverte de côtes rayonnantes, à sommet subcentral, convexe en dessous^ marginée; à ouverture arrondie et portant des petites dents à la columelle. Diamètre, deux lignes.
PiLéoLE néritoÏde; Pileolus neritoideSf Desh«, loc, cil,^ même pi., fig. 3. Coquille ovale , oblongue, conique , lisse , àsommet pointu et recourbé en arriére ; ouverture demi-ronde et portant de petites dents à la columelle. Diamètre, trois lignes et demie* On trouve cette espèce à Mouchy-le-Chàtel , départe* ment de TOise, et près de Houdan.
PiLÉOLB DE Hautevillb : PUcolus alUinlUnsis , De Gerv.; Cre^ pidula altai'illensis , Dict. des se* nat., tom. XI, p. 697. £n signalant cette espèce à l'article Crépidule , nous avions dit que nous pensions qu'il étoit douteux qu'elle appartînt au genre Crépidule. Voyez cet article. (D. F.)
PILÉOPSIS [Cabochon]. {MalacozJ) M* de Lamarck a donné ce nom latin au genre Cabochon, que Denys de Montfort avoit également établi sous la dénomination de Capulus, Quoique nous en ayons déjà donné la caractéristique sous ce dernier mot , en citant l'espèce la plus commune , nous allons indiquer ici les autres espècqs , établies par M. de Lamarck, dans son Ouvrage sur les animaux sans vertèbres, qui a paru depuis l'impression du 3.' volume de ce Dictionnaire. Nous ferons d'abord l'observation que nous ne conservons dans le genre des véritables cabochons, que les espèces qui n'ont pas de support ou de plaque testacée sous le pied -, celles qui en ont, constituant le genre Hifponyce de M. Defrance , dont /
il a parlé à cet article.
Il paroit qu'il existe des cabochons dans toutes les mers. Malheureusement , comme leurs coquilles sont peu remarquables , elles ont été généralement assez peu recueillies» Voici celles que j'ai observées :.
Le C. BONNET CHINOIS : P. ungatica , PaUlla ungarica, Linn. , GmeL, page 3709, n.*" 89; Martini, ConchjL^ 1 , t. 12, ûg. 107 et 108. Coquille assez mince, épidermée, conique, acuminée, striée verticalement , à sommet recourbé, un peu contourné; l'ouverture plus large transversalement, plus ou moins irrégulière. Couleur blanche ou d^un blanc roussàtre
AS2 PÏL
en dehors sous répiderme, blanche en dedans, quelquefou un peu rosée.
C'est cette espèce , commune âans la Méditerranée et dani Tocéan Atlantique ,- et, par conséquent, dans les collections, dont on connbît ranimai. M. de Gerville en a trouvé un individu sur une fauitre dans la baie de Cherbourg.
Le C. FEuitUETiâ t P. mitrulaj P. mitrula, Linn*, Gmel., p. 3708, n-** 83; Martini, ConchyL, 1, t. 12, fig. 111 et 112. Coquille solide, ovale -arrondie, obliquement conique, à sommet crochu ; le bord évasé ; les stries d'accroissement en forme de lamelles transverses, lâchement imbriquées*
Cette petite espèce vient des côtes de la Barbade. Elle est fort irrégulière» J'en possède une variété , dont les lamelles sont rebordées et striées dans toute leur étendue* Ce pourroit bien être une espèce distincte.
Le C. TORTILLÉ ; P* intorta , de Lamarck , PI. du Diction. Coquille ovale - arrondi e , obliquement conique, avec do stries décurrentes du sommet à la circonférence; sommet surbaissé , latéral et tortillé. Couleur toute blanche.
Cette coquille, dont on ignore la patrie, pourroît bien ne pas appartenir à ce genre, et devoir être rapprochée des sigarets et surfont du genre Velutine.
Le C. ROUssATRE : P. subrufa, de Lamarck ; Martini , Conehf 1 , t. 12, fîg. 1 13. Petite coquille ovale-arrondie , obliquement conique , à sommet saillant , infléchi , avec des sillons Ion* gitudinaux, coupant à angle droit des stries transvenes. ' Patrie inconnue.
Le C* RADiiâ, P. radiata. Petite coquille presque circulaire, voûtée, à sommet presque médian, surbaissé; des côtes peu nombreuses, denticulant le bord. Couleur d'un gris ve^ dàtre en dehors ,^ châtaine en dedans, si ce n'est sur les bords, qui sont blancs.
Cette espèce, dont je possède un individu dans ma collection, sans en connoître la patrie, est presque symétrique, de manière a ressembler à une véritable patelle, dont le sommet seroit en arrière*
Le C. COULEUR DE CHAIR, P. comicolor. Petite coquille épaisse, solide, irrégulière, conique, à sommet très -prononcé , surbaissé et dépassant fortement le bord ; ouverture
un peu plus large que lougue ; surface comme tricotée. Couleur générale : couleur de chair pâle en dehors, plus rouge en dedans.
Cette espèce, dont jMgnore la patrie et que je posséda dans ma collection , me paroit distii|0te« .
Le C. TBiCARÉNÉ : P. tricarinata , P. triearimatfi^ Lînn. , Gmel., page 3710, n.*" 92; SchrOter, Einl. in Coiuh*, 2, page 417, tab. 5, fîg. 2. Coquille subovale, inégalement striée, cannelée vers le sommet, qui est obtus et postérieur, tricarenée en avant. Couleur d'un vert sale en dehors , blanche en dedans.
Patrie inconnue. ^
Le C. LiRi; P. memhranacea , Adanson f Sénég.^, p. 32, pi. 2. Coquille très-petite^ extrêmement mince , transparente , subcartilagineuse, couverte d'un périoste membraneux. Couleur, de rouille; sommet au tiers postérietir en crochet recourbé. Adanson , qui a trouvé cette espèce sur les rochers du cap Vert, dit que Tanimal diffère de celui des patelles; que ses tentacules sont plus longs, ainsi que son pied, qui déborde le corps en arrière, et que la frange du manteau est formée par trente filets fourchus.
Le C. soRON : P. mVea, Lion., Gmel., pag» 3^27 , n.* 287; Adanson, Sénég.^ 1 , page 32 , t. 2 , fig, 3. Coquille très-pe^ tite, fort épaisse, subconique, à base subcirculaire, creusée en dehors de sept à huit sillons circulaires ; sommet obtus , fout près du bord postérieur. Couleur d*un blanc de neige. L'animal de cette espèce, qui est rare sur la c6te du Se* négal, a sa tête fort courte, considérablement aplatie, plus large que longue, bordée par une membrane; les tentacules la dépassent à peine; les yeux sont placés sur leur partie postérieure ; le pied est exactement rond ; les bords du manteau sont extrêmement courts et garnis d'une rangée de petits points élevés. Sa couleur est d'un blanc sale.
Le C. GADiN : P. afira, Linn. , Gmel. , page 371 5, n.^ 122 ; Adanson , Sénég., 1 , t. 2 , fig. 4. Coquille fort épaisse, assez régulièrement conique ; sommet vertical , subcentral , d*oii partent environ cent c6tes peu élevées, arrondies et presque égales; ouverture subcircuLaire, à bords un peu irréguliers» Couleur extrêmement blanche.
Très -commune sur les rochers de File de Corée et da cap Manul au Sénégal.
Il existe sans doute encore dans les collections plusîeun espèces de coquilles, que l'on pourra rapporter k ce genre, du moins provisoirement; car ce ne sera que, lorsqu'on en anra examiné Fanimal que l'on pourra le faire d'une manière décisive. Il y a peut-être même plusieurs des espèces calractérii^es plus haut , qui ne sont pas de yéritables cabochons.
On trouve encore confondues sous ce npm , dans les collections, les coquilles qui constituent le genre Siphonaire, et qui ne peuvent guères être distinguées des cabochons q;ae par la forme de l'impression musculaire. Voy. Siphonaire. (De B.)
PI LESTE. (BoL) Un des noms vulgaires de l'arum commun. (L. D.)
PILET. (Ornith.) Nom picard du canard à longue queue, anas aeuta, Linn. On appelle, dans la même contrée, piUt tanné ^ le canard milouin , anasferina, Linn. (Ch. D.)
PILGA. {Bot,) Nom hébreu du raifort> suivant Mentzèt. ( J.)
PILL (Ornith.) Ce nom et celui de kégul désignent, en sanscrit, le paon, payo cristatus, Linn., suivant Paulin de Saint-Barthelémi , tome i.*"' de son Voyage aux Indes orientales, pag. 4%i. (Ch. D.)
PILIDION. {Bot,) Nom donné au coneeptacle des lichens, lorsque, comme dans le calycium\ par exemple, il est orbîculaire ou hémisphérique et que sa superficie se réduit en une poussière régénératrice. (Mass.)
PILIDIUM. {Bot,) Genre de la famille des champignons, établi par Kunze. 11 est caractérisé par son périthécîum simple, sessile, hémisphérique, d'abord fermé, puis se partageant par son centre en plusieurs fentes rayonnantes et contenant une masse formée par une multitude de sporidies fusiformes. Ce genre, ainsi que le Leptothyrium et VAetino» thyriam, également de KAnze. appartiennent à celui appelé Phoma par Pries, et tous, réunis à quelques autres genres, ont plus de rapports avec la famille des hypoxylées qu'avec celle des champignons , où la plupart des mycologues les placen^t.
Le piUdium acerinum, Kunze, MycoU^ a, p^g^ 9^1 pl* ^>
PIL 4f;6
fig% 5, est la seule espèce du genre. On la trouve en quan»
tiié sur les feuilles mortes d'érables : elle n'est pas plus grosse
qu'un point. (Lbm.)
PILIET. {BoL) C'est une variété de l'orge cultivée. (L. 0.) PILIGNO. (Min,) On nomme ainsi dans le Siennois > dit
le docteur Santi, un schiste noir trés^bitumiaeux. Voyez Am*
féUTE et SCHISTEk (B.)
PILILA. (Bt>^) A Ceilan, suivant Hermann^on nomme ainsi le loranlhus lomceroides, (J*)
PILINGRE% (Bot.) Dans l'An î ou , on donne ce nom à la réaouée persicaire. (L. D.)
PILITSCHEI. {IchthjyoL) Nom spécifique d'un CARANXbMOAE , tiécrit dans ce Dictionnaire , tome Vil , page 3o. (H. C. )
PILLE. (Ornith,) Voyez Ptixu. (Cû. D.)
PILLEO. {Ormtk,) Nom péruvien du colibri piqueté ou ttitzil, trochilus punctuleUus, Lath. (Ch. D.)
PILLO. {Ornith.) Voyez Pïllu. (Ch. D.)
PILLOLET. (BoU) Nom vulgaire du serpolet. (L. D.)
PlLLORILLA% {BoU) Suivant Frézier^ on nomme ainsi le ricin dans le Chili. (J.)
PILLU. ( Ornith.) Cet oiseau du Chili est le Untalui pillus, Gmel* et Lath^ , dont Icv^orps est de la grosseur de celui d'une oie, selon Molina, pag. 224, et au sujet duquel on devra consulter l'article Ibis, page 437 du tome XXII de ce Dictionnaire. Le nom âe pilla est aussi donné, dans le département de la Somme , à la barge à queue noire , scolopax /imosa, Linn., et limo$a melanura^ Leisler. (Cm. D.)
PILLURION. {Ornith.) M. Vieillot a formé sous ce noift François et sous celui de cissopis^ en latin tiré, du grec^ un genre particulier dans sa famille des coUurions ou piegriéches (lanius^ Linn.), lequel correspond aux bétliyles de M. Cuvier, qui n'ont été qu'indiqués au Supplément du tome IV de ce Dictionnaire, pag. 82. J^es seuls caractères génériques donnés par le célèbre Professeur, consistent dans un bec gros, court, bombé de toute part, légèrement comprimé vers le bout; M. Vieillot y ajoute les suivans : Mandibule supérieure échancrée et couthée k sa pointe ; l'inférieure plus courte, droite; les narines rondes et ouvertes; la bouche ciliée sur les angles; les doigts extérieurs réunis à leur base. 40. • 3o
La seule espèce dont ce genre soit composé jusqu'à présent, le pillurion bicolor de M. Vieillot {lanius picotas , Latb., et'lanius leverianus^ Shaw), dont Illîger fait un langaraj t$i représentée dans les Oiseaux d^Afrique deLevailiant, pi. 60, sous le nom de pie pie^grièche. Ce savant ornithologiste , que la science vient de perdre , Va décrite au tome 2 , pag. 26 , du premier de ses ouvrages , comme étant à peu près de la lon- ^eur de notre pie-grièche grise d'Europe, mais un peu plus épaisse de corps ; son plumage n'est composé que de deux couleurs, le noir lustré et le blanc pur^ distribués comme sur nôtre pie commune , que le béthyle représente en petit. Cette espèce , qui se trouve à la Guiane et au Brésil , y est fort rare. (Ch. D.)
FILOBOLUS. {Bot,) Genre de la famille des champignons, voisin des théîeholus et sphœroholus. Tous les trois établis par Tode et adoptés par Içs botanistes*
Les caractères dn genre Piloholus sont ceux-ci : Filameiu simples, tubuleux^ membraneux, évasé parle haut en forme de vessie, portant une vésicule ou corps charnu ou membraneux, qui Ënit par éclater et lancer àa loin les sporidies; celles-ci sont distinctes et globuleuses*
Les espèces sont peu nombreuses, très- fugaces ; on les rencontre en été ou en automne sur la fiente des animaux, sur les fumiers ; elles ressemblent à des moisissures : on peut les comparer, pour Faspect, à des épingles très- petites et courtes. Link explique la cause qui produit Téclatement de la vésicule, par une explosion due, selon lui, à la contraction qu'éprouve la partie supérieure du filament ou la vessie. Le P. CRISTALLIN : P, cîistallinus , Todej Pers.^ Obs, '^^•j 1 > page 76, tab- 4, fig.. 9 -^ 11 ; Flor* Dan. ^ pi. 1080; Link, BerL Mag^^ 3, page 22, pi. 2 , ûg. 5o; Nées, Syst,, fig. 80; Hydrogora^ "Wigg., HoU, , page 1 10 ; Mucor ureeolatusy Bull. , Ch., pL 480, fig. 1. Filament jaunâtre ou blanc , s'évasant en une vessie obovale pleine d'eau, qui porte elle-même une vésicule charnue, hémisphérique, noirâtre, d'abord droite , puis penchée , après que la vessie a éclaté. Dans cet état les filamens semblent être autant de petits champignons couronnés d'un chapeau. Le pédicelle et la vessie sont remplis d'une eau limpide et transparente, et couverts
PU 4ëf
de ^buhèletteà brillantes , qui leur dohhèht iihe apparence Cristalline. On trouve cette espèce en Europe et en Amérique, en automne et en étéj Sur la fî enté des vaches, dés chevaux , des bètes fauves , etc. Elle est très- fugace ; cependant la vessie , après Sa chute ^ se durcit et se conserve quelque temps.
Le P. ARROsé : P. roridui , Përs. , Pries ; Mùoor roridài , Relh. , Bolt,j tab. i32, fig. 4. Fungus , Fluk;, Phyt, , 1 , pL 116, fig. 7. La vessie est globuleuse , portée sur lin filament alongé, filiforme et surmontée d'une vésicule ndire^ fauve en dessous j ponctiforme; Cette espèce sfe rencontre avec la précédente. Elle est plus petite, pl^us délicate, extrêmement fugace, pâle, brillante, transparente et siemblable à une petite épingle.
Le genre Didjrmocraler de Martius est voisin du Piloholus; mais, comme il s'en distingue par Pabsence de la vésicule qui couronne la vessie , il ne peut lui être réiini. Vojez l'article Mycologie, tôm. XXXlll , pag. 492. (Lem.)
PILOCARPE, Pilocarpus. {Bot.) Genre de plantes dicotylédones, à fieurs complètes^ polypélaléés , de la famille des rutacées, de la pentandrie pentagjnié de Linnèeus, offrant pour caractère essentiel : Un calice très-petit , à cinq dents ; cinq pétales; cinq étamines alternes avec les pétales ; cinq ovaires très^petits , enfbncés par leur base dans un disque, unilôculaires, monospermes; autant dé styles très-courts^ connivensj attachés k un angle central au-dessus du sommet des ovaires ; le stigmate à cinq lobes; cinq coques ^ souvent une ou deux, S^ouvrant en deux ralves à l'angle central; une Semence sans périsperme.
PiLOCARFE Eïf ÉPI', PUocarpus sficata , Aug. S; Hil. , Mém;da Mus., 10, pag. 3 60. Arbrisseau très-glabre, haut d'environ deux pieds ; sa tige est droite, garnie de feuilles alternes; les supérieures quelquefois opposées ou ternées, obiongues, elliptiques, rétrécies à leur base, longues de six ou sept pouces; les pétioles rougeàtres; un épi terminal, puis latéral, presque sessile, étroit, long de six à treize pouces; les fleurs un peu pédicellées, munies chacune d'une petite bractée; la corolle verte ; le disque comprimé , à cinq angles ; les coques ovales, obtuses, un peu comprimées , striées , d'un
gris ferrugineux; une semence ovale et noirâtre* Cette plante croit au Brésil, dans les forets, proche de Sébastianopolis*
PiLocARPE PAUciFLORE î Pilocarpus pauciflofus ^ Âug. S. Hil., loc. ciL, pag. 36i. Arbrisseau grêle, de trois pieds, médiocrement rameux ; son écorce blanche ; ses rameaux pubescensi les feuilles pétiolées, alternes, souvent les supérieures opposées, lancéolées, obtuses, aiguës à leur base, glabres, longues de trois ou quatre pouces ; les fleurs pédicellées , disposées en grappes terminales, longues de quatre ou cinq pouces, munies à leur base d'une petite bractée pubescente. Cette plante croît dans les forêts, au Chili, dans la province de Sainte-Catherine. (Poir.)
PlLOMYCl. (Bot,) M. Persoon, dans sa Mycologie européenne , désigne ainsi le troisième ordre de sa famille des champignons, parce que les plantes qui en font partie, offrent un chapeau distinct , le plus souvent porté sur un pied comme un parasol. Les genres les plus remarquables sont les Merulius , Poljporus , Boletus , Hydnum , Agaricus , etc. (Lem.)
PILON. (BoL) Un des noms vulgaires de Parum commun. (L. D.)
PILON. {Chim.) Voyez Mortier, tome XXXIII, page 29. (Ch.)
PILON ou FAUSSE ARAIGNEE FEMELLE. {ConchyU) Il paroit que les marchands désignoient autrefois ainsi le jeuoe âge du strombus chiragra, Linn., le ptérocére araignée de M. de Lamarck, et quelquefois le pterocerus lamhis. (De B.)
PILON DE LIMACE. {Bot.) Voyez Limax. (Lem.)
PILONS. {Bot.) Paulet nomme petits Pilons ou petites Quilles , le Clavaria ccespitosa , Jacq. , et qros Pilon le Clavaria pistillaris , Llnn. ( Lem. )
PILOPHORA. {Bot.) Jacquin désigne sous ce nom le palmier, tourloury de la Guiane, remarquable par sa spatbe d'une seule pièce, en forme de cône alongé ou de chausse employée pour filtrer , et par son fruit composé de deux coques sphériques, accoUées et tuberculeuses à leur surface. Ce genre a beaucoup de rapports avec le manicaria de Gœrtner.
PILOKI. (Afomm.) Espèce du genre Rat qui se trouve
dans les Antilles , et à laquelle les François donnent ce nom. (F. C.)
PILORIOT, ( Ornith. ) Ce nom est donné , dans quelques dëpartemens , au loriot commun, oriolus galbula , îAan* (Ch. D.)
PILOSELLA. (Bot,) Ce nom a été donné chez les anciens à diverses plantes dont le feuillage étoit parsemé de poils; au gremillet, myosotià scorpioides^ par Gérard; au draba verna et à Varabis thaliana, par Thalius; au thlaspi perfoliatum ^ par Camerarius ; au pied de-chat , gnaphalium dioicum , par Dodotfnsj à divers hieracium, par Matthiole, Morison, C.Baubîn, et particulièrement à celui qui Ta conservé comme nom. spécifique, hieracium pilosella y en françois la piloselie ou oreillede-souris. (J.)
PILOSELLE A FLEURS BLEUES, '{Bot.) Nom vulgaire de la myosotide annuelle. (L. D.)
PILOSELLE [Petite]. {Bot.) La drave prin tanière et le gnaphale dioïque portent vulgairement ce nom. (L. D.)
PILOSELLE SILICULEUSE. {Bot.) C'est le thlaspi ou tabouret perfolié. (L. D.) ^
PILOSELLE SlUQUEUSE. {Bot.) Nom vulgaire de l'arabette rameuse. (L. D.)
PILOTE. {Ichlhyol.) Nom spécifique d'un Centronote. Voyea ce mot. (H. C.)
PILOTRICHUM, Cappe-poil. {Bol.) Genre de plantes de la famille des mousses , établi par Falisot - Beauvois , qui u'avoit pas d'abord été adopté par les botanistes^ et que Bridel a établi et caractérisé ainsi : Péristome double : Pextérieur à seize dents droites et libres; Pintérîeur à seize cils alternes, avec les dents du péristome externe; coiffe conique ou en forme de mitre et velue, ce que Beauvois a voulu exprimer par le nom de pilotrichum.
Les espèces de ce genre ont été rapportées par Its bota^ nistes d'abord à Yliypnum, puis au genre Neckera^ et quelques-uns au Cryphœa (voyez Occultine) de Weber. Beauvois en indique une quinzaine: mais Bridel o'en compte que neuf, qu'il divise en deux sous-genres, le Pitotrichum et le Lepidopilum ; dans l'un la coiffe est velue et dans le second elle est recouverte de petites écailles, caractère trop foible
trois pouces de longueur, fixée à la lerre par des fibres et des radicules qui y tiennent fortement et qui forment des tou£fes de distance en distance, d'où partent des feuilles très-fines, cylindriques, longues de deux à quatre pouces, géminées ou trigéminées. Prés de leur base et sur la tige naissent les involucres. Ceux-ci sont presque sessiles, coriaces, velus, d'un brun rougeàtre. Leur forme et leur couleur les a fait comparer à des grains de poivre par Pétiver, Rai, Morison, et à des petites pilules par Vaillant, Dillen , Jussieu , d'où le nom de Pilularia a été donné au genre.
La pilulaire à globules croît sur la terre dans les lieux marécageux et sujets à être inondés. Elle forme des gazons frais d^un vert gai. Elle se rencontre communément en Suéde, en Danemarck, en Angleterre, dans diverses parties de l'Allemagne, en France. Elle n'existe poiiit dans les parties les plus méridionales de l'Europe. (Lem.)
PILULARIÉES. (Bo£.) Voyez Rhizospermes. (Lem.)
PILULE. {Entom.) Nom spécifique d'une espèce de coléopteres pentamérés, de la famille des héloceres , du genre Birrhe de Linnœus , Birrhus pilula, Cest la cistéle satinée de Geoffroy, tome 1, page ii6, pi. i, fig. 8. (CD.)
PILUMDUWA. {Ornith.) Lachesnaye- des -Bois dit, dans son Dictionnaire universel des animaux, que ce nom a été donné au grand ispida des Indes, parce qu'il prend les poissons, et il commet deux fautes dans ce seul article, où il renvoie au n.*^ 86 du Fauna sueeica de Linné, i.'*' édition, lequel est consacré aux guêpiers, merops, qui ne sont pas ichthyophages, et qui étoient alors désignés par ce naturaliste sous le nom âHspida, devenu ensuite la dénomination spiécifîque de l'alcyon commun, alcedo ispida* (Ch. D.)
PILUMNE, Filumnus^ (Crust,) M. Leach a créé sous ce nqm un genre de crustacés décapodes macroures, qui renferme plusieurs espèces de Cancer de Linné et de Fabricius. Voyez à Particle Malacostracés , tome, XXVIII, page 233* (Desm.)
PILWENCKGEN. (Omith.) Voyez Pilente. (Ch. D.)
PIMALOT. {Omith.) Fernandez parle, au chap« 224, de cet oiseau, sous le nom de pitzmalotl, qui a été abrégé pair Bufibn j et, malgré la largeur de son bec, d'autres circooj^
PiM 473
tances font penser qu'il appartient à la famille des étourneaux. (Ch, D.)
PIM ART. {Ornilh») Ce nom est rapporté, par les uns au loriot, en lui donnant l'épithète jaune ^ et par d'autres au pic noir, comme dérivé de picus martius, ainsi que picmart et pieumart. (Ch. D.)
PIMBERAH. (£rp^/.) Séba a parlé sous ce nom d'un énorme serpent de Ceilan^ qui semble être une espèce de Boa, et qui dévore souvent des daims et des chevreuils. (H. C.)
PIMELA. {BoL) Loureiro a fait* sous ce nom un genre, qui paroit devoir être réuni au canarium de Linnaeus et qui renferme plusieurs canarium de Rumph , aiasi que le ruznarium du même. Il a les mêmes caractères et diffère seulement par un calice à cinq divisions au lieu de deux ou trois ^ six étamines au lieu de cinq , et un stigmate divisé plus profondément. Ce genre peut aussi avoir de l'affinité avec le hurstra : ce qu'il faudroit vérifier sur les plantes vivantes* Voyez Canari. (J.)
PIMELEA. (Bot,) Voliny Encycl. Genre de plantes dicotylédones, à fleurs incomplètes ,- de la famille des thymélées, de la diandrie mopogynie de Linnaeus, offrant pour caractère essentiel : Un calice (une corolle) tubulé, persistant, à quatre divisions à son limbe; point de corolle; deux étamines insérées à l'orifice du calice, opposées à ses divisions; un ovaire enveloppé par le calice à sa partie inférieure ; un style laftral ; un stigmate presque en tête ; une noix à écorce mince , coriace ; une seule semence.
Ce genre est très-voisin des passerina; il n'en diffère essentiellement que par deux étamines au lieu de huit. Son fruit consiste en une seule semence, revêtue d'une écorce mince, coriace. Les modernes lui donnent le nom de noix : le calice qui l'enveloppe en partie, semble converti en péricarpe, et donner à ce fruit une forme capsulaire; quelques espèces de passerina à deux étamines doivent être rapportées à ce genre, qui d'ailleurs a acquis une nouvelle consistance par plusieurs belles espèces nouvelles, rapportées de la Nouvelle-Hollande par M. De Labillardière , et qu'il a fait connoitre. Toutes ces espèces, d'après l'observation de ce savant voyageur, ont leur tige et leurs rameaux revêtus d'une écorce ténàce, fila*
menteuse, propre à fabriquer des cordes, et employée sou» vent à cet usage par les habitans de plusieurs contrées de la Nouvelle-Hollande.
PiMELEA A FEUILLES DE UN: PimcUa UnifoHa, Smith , Nov» HolL, 1 , pag. 3i , tab, ii ; Botaru MagOAm, tab. 891. Arbrisseau dont les rameaux sont glabres, filiformes, chargés d'aspérités, garnis de feuilles sessiles, linéairçs, lancéolées, glabres, entières, longues d'environ cinq à six lignes ; les fleurs sont réunies en tête à Textrémité des rameaux , portées sur un pédoncule commun , long de trois à quatre lignes , épaisses au sommet; Tinvolucre a quatre folioles ovales, oblongues; chaque fleur est sessile, soyeuse | plus longue que Finvolucre. Cette plante croît à la Nouvelle^HoIlande.
PiMELEA A FEUILLES DE TROENE; PimeUa Hgustrina , Labill. , "^oy, HolU, 1, pag. 9, tab. 3. Cet arbrisseau s'élève à la hauteur de cinq à six pieds sur une tige glabre , cylindrique, divisée en rameaux alternes, quelquefois dichotomes à leur sommet. Les feuilles sont sessiles, opposées, glabres ^ ovaleslancéolées , longues de deux pouces. Les fleurs sont réunies en un paquet globuleux, en tête, pédicellées; Finvolucre a quatre folioles ovales, assez grandes, un peu pileuses en dedans; le calice est alongé, tubulé, renflé à sa base, velu en dehors; le limbe a quatre lobes ovales, oblongs; les deux étamines sont saillantes ; l'ovaire est velu vers son sommet. Le fruit est une noix enveloppée par la base du calice, ov^ile, acuminée, à une seule loge et une seule semence. Cène plante croît dans la Nouvelle-Hollande , au cap Van-Diémen. PiMELEA A FEUILLES SPATULÉE3 : PimeUa spotulota , Labill., loc, cit., tab. 4; Poir. , ÎIL gen,, SuppL, tab. 902, fig. 1. Arbuste rapproché du précédent, dont il difiere par la forme de ses feuilles, par sa tète de fleurs moins serrée et point globuleuse. Sa tige est droite, haute de quatre à cinq pieds; les rameaux sont grêles, alternes, élancés: les supérieurs dichotomes, les feuilles opposées , sessiles , oblongues , presque en spatule , longues d'environ un pouce , larges de deux lignes, glabres, entières. Les fleurs sont terminales , réunies en une tête un peu étalée ; l'involucre a quatre , quelquefois huit folioles ovales - oblongues ; les pédoncules sont très -courts. Souvent du milieu d'une bifurcation s'élève un pédoncule
long d^environ un pouce soutenant plusieurs fleurs. Cette plante croît au cap Van-Diémen.
PiMELEA ROUILLÉ; PimeUa feTTuginea, Labill. , 2oc. ci7., tab^ 5. Arbrisseau d*un port élégant, qui s'élève à la hauteur de cin^ à six pieds sur une tige glabre, cylindrique, munie de rameaux épars, très-droits, presque simples. Les feuilles sont petites, sessiles, opposées, fermes, ovales, nombreuses, glabres, entières, vertes en dessus, d*un jaune de rouille en dessous, obtuses au sommet, un peu rétrécies à leur base. Les fleurs sont réunies en petites têtes à l'extrémité des rameaux, accompagnées d'un involucre à quatre ou huit folioles ovales, presque orbiculaîret, glabres, entourées de cils roides et caduques. Cette plante croit à la Nouvelle-Hollande, au cap Van-Diémen.
PiMELEA A FEUILLES BLANCHES ; PimcUa nivca, Labill. , loc* ciL f tab. 6. Cette espèce diffère de la précédente par son port, par le duvet blanc qui revêt la plupart de ses parties. Ses tiges sont dures, ligneuses, hautes de six à sept pieds; les rameaux droits, alternes; les supérieurs dichotomes, chargés vers leur sommet d'un duvet blanc , tomenteux. Les feuilles sont sessiles, nombreuses, opposées, roides, ovales, un peu arrondies , un peu roulées à leurs bords , d'un vert foncé en dessus, tomenteuses et d'un blanc de neige en dessous, ob-< tuses à leurs deux extrémités; les fleurs sont réunies en une petite tête terminale , munies d'un involucre à deux ou quatre folioles semblables aux feuilles. Le calice est un tube long, cylindrique; les quatre lobes du limbe sont ovales, oblongs, un peu aigus; les étamines saillantes. Cette plante croît au cap Van-Diémen.
PiMELEA DRUPACÉ : fimtita drupocta, LabilL, loc. cit,^ tab. 7; Poir., IlL gen,f Suppl., tab. 902 , flg. 2. Arbrisseau dont les tiges sont droites, hautes de sept à huit pieds ; les rameaux opposés, velus, alongés, très^simples; les feuilles sessiles, opposées, ovales, oblongues, entières, longues de deux pouces, glabres, parsemées en dessous de quelques poils rares et couchés. Les fleurs sont velues, réunies en tête, les unes terminales, d'autres axillaires, quelquefois solitaires, munies de deux ou quatre folioles; le tube du calice est renflé; les lobes du limbe sont ovales, obtus; les étamines non saillantes*
Le fruit est un petit drupe en forme de baie , noirâtre , pulpeux, à une seule loge; il renferme une noix luisante, dans laquelle est contenue une semence d'un blanc pâle. Cette plante croît à la terre Van-Diémen.
' PiMELEA GNiDiEN : Pimelea gnidia, Willd,, Spec; Passerina gnidia, Linn., SuppL; Banchsia gnidia, Forst« » Gen,, 8. Cet arbrisseau a des tiges droites, divisées en branches alternes et en rameaux très-glabres , garnis de feuilles oblongues, lancéolées, médiocrement pétiolées y roides, luisantes, rétrécies à Itur base, glabres, entières, aiguës, sans nervures sensibles ; celles qui accompagnent les fleurs sont elliptiques* Les fleurs sont sessiles, situées à Textrémité des rameaux, de moitié plus courtes que les feuilles; le calice velu à l'extérieur. Cette plante croit dans les fentes des rochers , le long des rivages de la mer, et sur le sommet des montagnes, à la Nouvelle-Zélande.
î Pimelea a baguettes ; Pimelea virgata , Vahl , Enum,, i , p. 3o6. Arbrisseau dont la tige se divise en rameaux grêles, souples, élancés, glabres à leur partie inférieure, hérissés d'aspérités et de cicatrices , chargés vers leur sommet de poils touffus , un peu roides. Les feuilles sont à peine pétiolées , nombreuses , très- rapprochées, principalement vers l'extrémité des rameaux, lancéolées, entières, aiguës, parsemées, surtout à leur face inférieure , de longs poils blanchâtres. Les fleurs sont réunies en tête à l'extrémité des rameaux, velues en dehors, plus courtes que les feuilles. Cette plante croît à la Nouvelle-Zélande.
Pimelea velu : Pimelea pilosa, Willd., Spec. , i , pag. 5o; Passerina pilosa , Linn. , Suppl. , 226 ; Bancksia tomentosa > Forst., Gen. , pag. 8. Arbuste chargé de rameaux élancés, revêtus d'une écorce purpurine, couverts d'aspérités et de cicatrices, chargés de poils blanchâtres et touffus, glabres à leur partie inférieure. Les feuilles sont médiocrement pétiolées, étalées, longues d'environ six lignes , tendres, lancéolées, entières, glabres, parsemées en dessous de poils longs, rares et couchées, hes fleurs sont sessiles, solitaires^ situées dans l'aisselle des feuilles, à l'extrémité des rameaux, rapprochées au nombre de quatre ou cinq ; les lobes du calice obtus. Cette plante croît à la Nouvelle-Zélande.
PiMELEA A FLEURS ARQUÉES : PimeUa curvifiora, Rob. Brown^ î^ov* HolLf 36 1 ; Rudg., Trans, soc, linn,, lo, p« 285 , tab. 13, fig. 1. Arbrisseau grêle, très-rameux et diffus; les rameaux cylindriques, étalés, chargés de poils touffus. Les feuilles sont éparses, alternes, presque sessiles, ovales, très- entières, glabres en dessus , velues en dessous , longues de trois ou quatre lignes. Les fleurs sont réunies en petites têtes dans les aisselles de presque toutes les feuilles, médiocrement pédonculées, contenant six ou huit fleuri; le tube du calice est velu, un peu courbé veirs sa base, blanchâtre; les lobes du limbe sont ovales , alongés, obtus ; les filamens non saillans; les anthères en cœur ; Tovaire est glabre , alongé ; le style courbé , plus court que le tube; le stigmate en tête. Cette plante croît à la» Nouvelle-Hollande. (Poir.)
PIMÉLEPTÈRE , Pimelepterus. ( Jchthyol. ) M. de Lacépède a créé sous ce nom un genre de poissons acanthoptérygiens , très- voisin de celui desKyphoses, qui paroît appartenir, comme lui, à la famille des leptosomes de M. Duméril, et. que M. Cuvier range dans la deuxième tribu des squamipennes.
On reconnoit les poissons de ce genre à leur corps ovale, comprimé; à leurs dents tranchantes, obtuses ^ serrées ^ disposées sur un seul rang y dont la base fait une sailUe du côté de la bouche, et que des lèvres membraneuses peuvent recouvrir ; à leurs na^ geoires verticales revêtues d'écaillés dans leur partie molle ; à leur , membrane branchiostège soutenue seulement de quatre rayons, et, de même que les nageoires pectorales , garnie également d*écailles; à leurs catopes abdominaux* >
On ne connoît encore qu'une espèce de piméleptère ; c'est :
Le Piméleptère bosquien ; Pimelepterus Bosquii , Lacép« Nageoire caudale fourchue, et, comme la dorsale etTanale, en grande partie adipeuse et écailleuse; tête petite; langue, ovale; écailles arrondies, larges, argentines, brunes sur les côtés; un grand nombre de raies longitudinales brunes.
La taille ordinaire de ce poisson est d'environ sept pouces. Il habite TAmérique septentrionale et nage à la suite des vaisseaux qui traversent TOcéan atlantique boréal, où il a été vu et dessiné par M. Bosc, qui Fa voit d'abord regardé
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comme un gastérostëe , voisin du centronote piloté. Les Anglois le dédaignent ; mais les François recherchent sa chair.- (H. C.)
PIMÉLIATRES. (Entom*) M. Latreille a formé sous ce nom une tribu d'insectes coléoptères hétéromérés , dont le genre Fimélie est le type^ et qui correspond à la famille des Photophyges de M. Duméril. (Drsm.)
PÎMÉLIE, Pifnelia. {Entamé) '0^r*lre d'insectes coléoptères à cinq articles aux: tarses de deVai.i, qjatre à ceux de derrière ; à élytres durs , soudés , embrassant l^abdomen ; sans ailes membraneuses, et par conséquent de la famille dès photbphyges ou lucifuges, caractériisés en outre par lettr corps ovale, bossu, étroit en devant; par leur corselet arrondi, rebordé, et par leurs pattes antérieures dentelée^.
Ce genre , établi sous ce nom par Fabricius , semble avoir été emprunté de leur conformation , qui offre beaucoup plus d'étendue respectivement en largeur et en épaisseur, que sur le sens delà longueur, et surtout de leur démarche, qui est lente et comme rendue difficile à cause de la grosseur de leur corps; le mot 'Trt/juXfiç signifiant gras, qui a trop d'embonpoint.
Il est facile de distinguer les espèces de ce genrcf d'avec celles de la même famille, par la considération de la forme générale du corps, du corselet, des élytres et des pattes, ainsi qu'on peut le voir en consultant l'article des photophyges et le tableau synoptique qtie nous y avons inséré.
On ne connoît pas les mœurs de ces i;isectes , on n'a pas observé leurs larves. La plupart des espèces ont été recueillies dans les pays chauds ou dans les patties méridionales de l'Europe. Très-peu d'espèces ont été indiquées comme trouvées en France. Nous avons fait figurer la seule qu'ait décrite Geoffroy comme observée en Languedoc par l'abbé de Sauvages, c'est