‹ Dictionnaire des sciences naturelles, dans lequel on traite mhodiquement des diffens res de la nature, consid soit en eux-mes, d'apr l'at actuel de nos connoissances, soit relativement l'utilitqu'en peuvent retirer la mecine, l'agriculture, le commerce et les artes. Suivi d'une biographie des plus cres naturalistes (volume 2)Chapitre 10 sur 160 · AR CG · texte numérisé non relu

AR CG

rechercher dans ce genre d’ustensiles, si elles pouvoient en même temps supporter l’action alternative du chaud et du froid; mais, en raison de leur. compacité, elles se brisent au feu avec la plus grande facilité. Fourmy a proposé et fait une espèce de poterie qui réunit aux qualités des grès celle d'aller sur le feu sans se briser : c'est un grés à pâte grossière, moins cuit que les grès proprement dits, et composé avec les argiles et les sables des environs de Paris ou avec ceux des environs de Bçauvais. La couverte qu’il y applique est de la perse ponce pulvérisée : elle donne un vernis moins cher à Paris que celui de plomb, et qui n’a pas ses dangers ; il est plus difficile a fondre que ce dernier, sans l’être autant que la couverte des grés ordinaires. Ces poteries ne peuvent jamais être belles; mais elles HUE. d’être bonnes, solides au feu, résistant au choc, à bas prix, et exemptes de tous les inconvéniens des poteries grossières des faubourgs de Paris et de tant d’autres lieux.

SEconND GENRE. Des porcelaines.

La porcelaine est, comme nous l'avons dit, une poterie dont la pâte, fine, compacte, trés-dure et un peu translucide, se ramollit en cuisant. Sa blancheur ordinaire ne peut être précisément un caractère, puisqu'il y a des pâtes de porcelaine diversement colorées.

Ï1 y a deux espèces de porcelaine, trés doute par leur

nature, et dont il est essentiel d'établir les caractères distinctifs: l'une est nommée dure, l’autre est ordinairement appelée tendre : c’est faute d’avoir fait cette distinction que la plupart des écrits trés-incomplets, publiés sur l’art de la porcelaine, sont obscurs et souvent même inintelligibles. *

re

1. Le seul écrit exact que l'on ait publié sur l’art de faire la porcelaine, est l’article Porcelaine du Dictionnaire de chimie de Macquer, 1769. Il est très-incomplet; mais ce que l’äuteur dit est vrai et clair. Il y distingue la porcelaine dure de la tendre. Il est étonnant que tout ce qui a été publié depuis soit de beaucoup inférieur à cet article. L'art de la porcelaine par de Milly, 1771, est une réunion incohérente de mémoires sur la porcelaine, qui n’ont souvent

Page 1