‹ Dictionnaire des sciences naturelles, dans lequel on traite mhodiquement des diffens res de la nature, consid soit en eux-mes, d'apr l'at actuel de nos connoissances, soit relativement l'utilitqu'en peuvent retirer la mecine, l'agriculture, le commerce et les artes. Suivi d'une biographie des plus cres naturalistes (volume 2)Chapitre 12 sur 160 · PER RER RER RS · texte numérisé non relu

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le dégourdi de la porcelaine dure, ne pourroit point prendre la couverte par immersion.

On encaste de nouveau les pièces, chacune dans un étui séparé, mais on ne les supporte plus; la chaleur qu’elles doivent éprouver dans l’étage supérieur du four, quoique assez forte pour faire fondre la couverte, ne l’est plus assez pour ramollir le biscuit.

Comme cette premitre couche de couverte n’est point très - égale, on en remet une seconde, et on reporte les pièces au four pour la troisième fois. |

On voit que cette cuisson est l’inverse de celle de Ia porcelaine dure : dans cette dernière, les pièces, mises en couverte et portées au four pour la seconde fois, éprouvent le feu le plus violent, celui qui les ramollit et les cuit complétement ; la porcelaine tendre, au contraire , est cuite au premier feu et avant d’être mise en couverte.

Le travail de la porcelaine tendre est plus long et plus difficile que celui de la PAPE RTE dure; sa pâte est plus chère , quoique les matières premières se trouvent partout: elle donne encore plus de rebut que cette derniére porcelaine ; beaucoup de pièces se fendent, se gercent, se déforment au feu de biscuit, malgré les supports : d’ailleurs cette porcelaine vitreuse est toujours plus jaune; elle est plus transparente; elle ne peut supporter les passages brusques d’une température à une autre ; la chaleur de l’eau bouillante suffit pour la faire casser. Elle à quelques avantages pour la peinture; mais elle à aussi dans ce cas d’autres inconvéniens ; dont nous parlerons à la suite de l’article Méraz, lorsque nous traiterons de la préparation et de l’emploi des couleurs retirées des oxides métalliques.

Il nous reste à dire quelques mots sur l’histoire de la porcelaine et sur quelques porcelaines étrangeres.

Notes historiques sur les porcelaines.

Il s'en faut beaucoup que la fabrication de la porcelaine soit aussi générale èt dune aussi haute antiquité que celle de la poterie, qui est probablement aussi ancienne que l'existence des sociétés.

H paroît reconnu que c’est au Japon et à la Chine que

les premières porcelaines bien déterminées ont été fabriquées. On parle de petites figures de porcelaine trouvées en Égypte dans les plus anciens menumens; mais la pâte dont elles sont formées est presque entiérement siliceuse , et n'est point une véritable porcelaine comme celle de la Chine.

Cette prétendue porcelaine d'Égypte est absolument infusible, je dirois même inaliérable au feu de porcelaine dure ; car elle n’y prend aucune retraite, ne se déforme pas, ne se glace ni ne se boursoufle; et be a d’assez remarquable, c’est que le vernis vert dont sont recouvertes ces petites idoles égyptiennes, n’est point entièrement détruit par l’action violente de ce feu; il y perd seulement de son brillant et de son intensité.

Nous n’entrerons dans aucun détail sur la fabrication de la porcelaine à la Chine et au Japon; ce que l’on sait à ce sujet est trop vague et exigeroit trop de discussions pour trouver place ici: nous nous bornerons aux remarques suivantes, qui doivent être facilement comprises au moyen des principes de fabrication que nous avons exposés plus haut. ;

Les mots de hao-lin et de pé-fun-zé sont chinois. La nature des deux substances que ces noms indiquent paroît avoir été exactement déterminée ; les matières terreuses auxquelles nous les avons appliqués, paroiïissent être les mêmes que celles qui sont généralement employées à la Chine pour la composition de la porcelaine : il faut seulement observer que, d’aprés le récit des missionnaires, pé-tun-zé n’est point le nom de la roche feld-spathique employée comme fondant, mais celui des carreaux que l’on forme avec cette roche pulvérisée , lavée et séchée ; elle est préparée ainsi sur le lieu de son exploitation, et vendue sous celte forme aux fabricans de porcelaine, PA

On fait entrer dans la composition de certaines porcelaines plus légéres, plus dificiles à cuire et par conséquent plus chéres, une matière terreuse qui est blanche, savonneuse, et que l’on nomme hoa-ché. Il n’y a point de doute que cette substance ne soit une stéatite ou un tale.

On doit avoir remarqué que certains vases de la Chine, d’un ton verdàtre, portent des ornemens blanchätres, qui

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ont un peu de chefs quoique placés sous la nverle On assure que ces dessins sont faits au pinceau avec la stéatite nommée hoaché et avec la substance nommée ché-kao , dont nous allons parler.

‘ La pâte préparée avec les ingrédiens lavés soigneusement, est fortement pétrie; et il Dore d'aprés les dessins qui nous viennent de la Chine, qu’on la fait marcher par des bœufs , comme nous l’avons déjà fait remarquer. On la garde long-temps avant de l’employer.

! La couverte blanche ne contient pas d’oxides métalliques ; elle est faite principalement'avec du feld-spath, auquel on ajoute de la chaux, peut-être un peu de potasse et trèssouvent de la chaux sulfatée calcinée (gypse). Cette derniére substance est désignée dans les récits des missionnaires sous le nom de ché-kao. Montamy, d’après la des-

a cription qu’en a donnée un médecin chinois, l’a trés-bien — reconnue pour du gypse.

On a quelques raisons de croire, d’après le récit des

voyageurs et l'examen des porcelaines de la Chine, que la

couverte est mise sur le cru et non sur les pièces dégourdies. Lorsque les pièces ont été mises en couverte par immersion ou par aspersion, on les reporte sur le tour pour enlever de leur pied la couverte, qui sans cette. précaution colleroit la pièce à son étui. Cette partie du pied est alors coupée nette et trés-matte, ce qui n'auroit pas lieu si la couverte eût été mise sur le dégourdi. ;

Comme la porcelaine se fabrique en grande quantité, le travail de chaque pièce est divisé entre un grand nombre d'ouvriers, ce qui apporte de l’économie dau 5, fabrication.

Les porcelaines de la Chine et du Japon sont donc des porcelaines dures. Elles résistent bien au feu des fours de Sèvres, mais leur pâte est beaucoup moïns blanche que

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