ARSENIC SULFURÉ ROUGE PRIMITIF
L | ARSENTC SULEFURE ROUGE OCTODÉCIMAL;
Un prisme à huit pans, avec des sommets à cinq faces.
ARSENTC SULFURÉ ROUGE BISDÉCIMAL:
ARS cn 27
Un prisme à dix pans avec/les sommets, comme dans ia “variété précédente.
Lés cristaux d’arsenic sulfuré rouge des volcans, et ceux de Kapnick en Transilvanie, présentent absolumenties mêmes variétés de forme; néanmoins les premiers sont généralement moins nets.
Les cristaux d’arsenic sulfuré jaune sont trés-rares; cependant M. Haüy a eu occasion d’en examiner quelques-uns, eë il a vu que cette sous-espece avoit la même forme primitive que le réalgar.
Les résultats qu'on obtient par l'analyse pes. ne paroissent pas établir aussi clairement l'identité d'espèce de ces deux minéraux. Les analyses postérieures à- celles que nous avons rapportées, offrent presque toujours des différences de proportion entre l’arsenic et le soufre dans ces minéraux.
Une des analyses les plus récentes est celle de Klaproth‘qui donne les résultats suivans : ;
réalgar. orpiment, CSERAC métallique. 300! se. (02 Soufre. e LA L1 L e L2 2 L LA e Ba L 2 LA le 1 36.
Les résultats des analyses de M. Laugier s'accordent avec les précédens; illes a obtenus'du réalgar natif de Kapnick, qui est trés-pur. .
Mais M. Laugier fait remarquer que la chaleur de la fusion suffit pour dégager de ce réalgar natif une certaine quantité d’arsenic à l’état d’oxide ; ce qui pourroit faire supposer que cette portion n’étoit qu'interposée et non eombinée. M. Haüy croit que l’orpiment et le réalgar ne différent réellement que par le mode d’agrégation des molécules ; puisque, d'aprés FA il suffit de faire chauffer et fondre l’orpiment pour
e changer en réalgar, et pour faire passer la couleur du jaune au rouge par le nr des molécules; ce qui: est. même conforme à la théorie de Newton des anneaux colorés. Néanmoins la pesanteur spécifique ne s'accorde pas tout-a-fait avec ces suppositions en indiquant entre ces deux substances des densités assez différentes; celle du réalgar d’un rouge mor: doré, est, suivant de nouvelles observations de M. Haüy, (de 2,82, et celle de l’orpiment de 3,45. (B.)
2 Ra À __ ARSENIEUX. (ACIDE) (Chim.) Celui du commerce est ordinairement sous la forme de masses vitreuses, demi-transparentes, incolores à l’état de pureté ; colorées en jaune ou rougeâtres quand elles contiennent du sulfure d’arsenic. Cet acide, à l’état solide, est inodore; mais si on le jette sur un charbon allumé, il se réduit en vapeur, et exhale alors une odeur d'ail très-forte. Lorsque cette vapeur se condense lentement, on obtient l’acide sous la forme de cristaux tétraëèdres, ou octaëdres. Il est plus volatil que l’arsenic; en cela, ül différe de la plupart des métaux volatiles, car les oxides de ces métaux sont en général beaucoup plus fixes qu'eux. Suivant Klaproth, 1000 d’eau, à 15°, dissolvent >, 5 d’acide arsenieux, 1000 d’eau bouillante 77, 75 ; cette derniéresolution, D loanert à elle-même pendant trois jours, laisse précipiter A7, 75 d'acide, et en retient par Len 30 parties. L’acide que l’on obtient en faisant évaporer la solution à siceité ne contient pas d’eau. L’acide nitrique et le chlore, dissous dans l’eau, convertissent l’acide arsenieux en acide arsenique ; le premier, en lui cédant de son -oxigene; le second, parce qu'il détermine la décomposition de l’eau en se combinant avec l'hydrogène du liquide, . que l'acide arsenieux en attire l’oxigène. 11
L’acide arsenieux n'est point décomposé par la chaleur, il l’est par l'électricité voltaique. Le charbon et le soufre en séparent l’oxigène à une température peu élevée; le charbon passe à l’état d'acide carbonique , le soufre à celui de gaz sulfureux ; mais il y a cette différence que, dans le premier cas, on obtient l’arsenic à l’état de pureté,.et dans le second à l’état de sulfure. L'acide hydrosulfurique , en agissant sur la solution d'acide arsenieux, donne naïssance à de l’eau et à du sulfure d'arsenic; mais pour obtenir ce dernier, il faut que l'acide arsenieux ne soit pas dissous dans la potasse\ ou la soude.
L'acide arsenieux se combine presque avec toutes les bases semblables, et les neutralise assez bien. Ces combinaisons sont ‘appelées arsenites. Il n’a que très-peu d’affinité pour les acides; car lesacides foibles ne le dissolvent guère mieux que l’eau pure ; et la plupart de ces dissolutions, si ce nesonttoutes , donnent, par évaporation, de l'acide arsenieux à l’état de pureté.
L’acide arsenieux , chauffé avec ia potasse et le platine, se
ARS 29 réduit, ainsi que je l'ai observé, en arsenic, qui s'allie au platine; et en acide arsenique , quise combine avec la potasse. La décomposition peut être faite dans une cornue de verre, lorsqu'on opère sur une petite quantité de matière.
L'acide arsenieux est formé, suivant 7
Proust. Thénard. Berzelius(1). Berzelius (2). Thomson. Arsenic.….……. 100 100 100 100 100.
Oxigène..……. 32,979 34,004 34,263 43,616 34,03. (CE. )
ARSENIQUE. (ACIDE) Coton On le prépare en faisant bouillir dans une cornue une partie d’acide arsenieux avec un mélange de quatre parties d’acide nitrique à 54 degrés, et deux parties d’acide hydrochlorique concentré. On soutient l’ébullition jusqu’à ce que le résidu commence à devenir visqueux; alors, on le verse dans une capsule de porcelaine , et on fait évaporer à siccité, en ayant soin de ne pas chauïter trop fortement le résidu, de peur de décomposer l'acide arsenique. Une partie d’acide arsenieux donne 1, 16 d’acide arsenique, suivant M. Proust.
L’acide arsenique ainsi préparé, est en masse blanche; il a uné saveur très-acide; c’est un poison violent. Exposé à la cha- - leur, il entre en fusion, puis se décompose en gaz oxigène eten acide arsenieux. Il cu déliquescent; aussi n’exige-t-il que. deux parties d’eau froide RE dissoudre. La dissolution de cet acide n’est décomposée qu'a la longue, par l’acide hydrosulfurique; en cela, il différe de l'acide arsenieux, dont la dissolution est décomposée instantanément. Le charbon et le soufre le décomposent à chaud. L'action du charbon est si forte, qu'il y a dégagement de lumiere.
L’acide arsenique sec peut décomposer les nitrates et les
sulfates. IL précipite le nitrate d'argent en rouge brun, et le nitrate de protoxide de mercure en jaune.
Il est formé, suivant Ÿ
Proust. Thénard. Berzelius (1). Berzelius (2), Thomson,
Arsenic..….… 100 * 100 100 100 , 100.
Oxigène.….…. 52,905 ‘56,25 51,428 71,333 52,4 (Cu.)
(1) Dans un premier travail.
(2) Dans un second travail. Voyez ARSENITES et ARSENIATES, Supplém.
50 ar ARS |
ARSENITES. (Chim.) Ils sont très-peu connus. La plupart, des auteurs ont dit qu’ils se décomposoient lorsquien les expGsoit à la chaleur rouge, que leur base restoit à l'état de pureté, et que l'acide arsenieux se sublimoit; cependant il paroît que plusieurs arsenites peuvent soutenir cette température sans se décomposer : c’est au moins ce que M. Berzelius 2 observé pour l’arsenite de plomb.
Les arsenites que l’on expose en même temps à l’action de - Vair et d’une chaleur rouge, abandonnent une portion de leur acide, tandis que l’autre en absorbant l’oxigène de l’atmobite se convertit en acide arsenique qui reste en combinaison avec la base.
L'eau dissout trés-bien les arsenites de potasse et de soude. Ces dissolutions verdissent la teinture de violette, €tsont décomposées lorsqu'on y mêle des acides qui ont une icertaine solubilité dans l’eau, comme le sulfurique, le nitrique, l’hydrochlorique. etc.; il arrive alors que ces derniers s'umissent à la potasse ou à la soude, et que l'acide arsenieux se précipite, si les liqueurs sont suffisamment concentrées. :
Le seul arsenite employé dans les arts est celui de cuivre; il est connu sous le nom de vert de Sclieele, parce que nous en devons la découverte à cet illustre chimiste. On le prépare de la manière suivante : on met sur le feu, dans une chaudiére de cuivre, 1 livre 7 onces 2 gros 17 grains de sulfate de cuivre, avec 16 pintes et demie d’eau; quand la dissolution est faite, on retire la chaudière du feu; on fait dissoudre à chaud dans une autre chaudière, 1 livre 7 onces 2 gros 17 grains de potasse blanche seche, et 10 onces 1 gros 18 grains d'acide arsenieux dans 5 pintes et demie d’eau, on filtre la dissolution, et on y ajoute celle de sulfate de cuivre encore chaude. Ps avoir un beau vert, il faut mettre cette dernière peu à peu, et remuer continuellement les liqueurs. Quand elles sont toutes réunies, on laisse déposer le précipité, on décante l’eau qui le surnage, ensuite on jette dessus 5 pintes d’eau chaude et on agite les matières pendant quelque temps; on laisse déposer de nouveau, puis on décante. Après avoir lavé le précipité une ou deux fois de cette mamiére, on' le jette sur une toile recouverte d’un papier joseph, où on le laisse suffisamment égoutter, on le met ensuite
ANT R ÿ en. trochisque sur le papier gris, et on l’expose à l'air sec. (Cr.)
ARTAMUS. (Ornith.) M. Vieillot a donné ce nom au genre par lui formé des espèces de pies-grièches connues sous celui de langraien, auxquelles M. Cuvier a appliqué l’ancien nom grec d’ocyplerus ou oxtiplerus, désignant un oiseau aux ailes pointues, au vol rapide. Voyez Lancraïex. (Ch. D.)
ARTEFI. (Bot.) D'après C. Bauhin, c’est Mae ol nom vulgaire du salsifis ou cercifis, tragopogon porrifolium. Suivant A danson ,; les Allemands nomment cette plante artif. (H. Cass.) /
ARTHONIA. (Bot.) Genre de plantes cryptogames, de la famille des lichens, très-voisin des opégrapha (Persoon et Decandole) dont il st un démembrement. Les caractères sont: Expansion (fhallus) uniforme, mince, presque membraneuse, quelquefois cartilagineuse ou crustacée: conceptacles (apothecia, Ach.) arrondis, difformes, sans bords, presque planes, adhérens à l'expansion, recouverts dans léur jeunesse par une membrane noire trés-délicate; parenchyme subgéiatineux : séminules ChEes dans la substance des conceptacles, nues, éparses çà et là, ou agglomérées.
Les espèces de ee genre, au nombre de onze, croissent toutes sur les écorces des arbres: leurs conceptaciles noirs ou bruns sont épars sur une croûte ordinairement grise Où Cendrée. À l'exception d’une espèce qui croît sur l'écorce du bombax ceiba, arbre des Indes, les autres se trouvent en PRE Les plus remarquables sont : |
1°. ARTHONTA PUNCTIFORMIS, Ach. Lich. 141. Croûte ee déterminée , RUN glabre , blanche ou olivatre concepiacles noirs, trés-petits, arrondis, épars, un peu enfoncés et bombés. Se trouve partout sur les jeunes rameaux du frêne, du peuplier, du chêne, du charme , etc.
2°. À. SWARTZIANA, Ach. Lich. 141, tab. 1, £ 4. Croûte membraneuse cendrée ;
rod
conceptacles sessiles , irréguliers , aoirs , punctiformes et nombreux. Se trouve sur les écorces d'arbres en Angleterre et en Suede.
3°. A. RADIATA , Ach. Lich, univ. 144. Croûte membraneuse olivâtre ; conceptacles planes, aplatis, noirs , subrugueux , disposés en manière d'étoiles ou de rayons. Commune sur les
32 ART écorces du charme, du chêne, du peuplier, du noisetier , du noyer. On en Re cinq à six variétés. :
4°. À. osscura. Ach. L. C. p- 146. Croûte membraneuse , olivâtre, opaque; conceptacles trés-petits , planes presque membraneux, ovales-elliptiques, noirs. Se trouve sur le chàtaignier et l’érable. -
ARTHONIA, du grec ap9w , 1rrigo,j’arrose, à cause des conceptacles qui semblent semés sur l'expansion de ces lichens, comme sont les trous sur la tête d’un arrosoir. (LEm.)
ARTHRAXON. ( Bof.) Ce genre de graminées a été établi par M. de Beauvois ( Agrost. pag. 111, tab. 11, fig. 6), pour une plante qu'il soupçonne être l’ischæmum ciliare, Retz. Ses fleurs sont disposées en une panicule simple; leur calice est bivalve, à deux fleurs; les valves de la corolle plus courtes que le calice ; la fleur inférieure neutre, à une seule valve; la supérieure hermaphrodite; sa valve inférieure bifide et dentée. a son sommet, munie à sa base d’une arête torse et coudée ; Vovaireéchäncréausommet ; une semence à deux cornes. (Porr..)
ARTHRITICA. (Bof.) Gesner nommoit ainsi une petite oreille d'ours, au rapport de C. Bauhin, probablement parce qu'elle esttonique, amère, et employée en cette qualité contre la goutte. La même propriété est attribuée ailleurs à la bugle, qui est l’arthetica de Lobel et de Dalechamp. (J.)
ARTHROCÉPHALES. (Crustacés. ) Sous ce nom qui signifie tête mobile, nous avons réuni en une famille toutes les es- .péces de crustacés dont la tête est séparée du corselet, ce en quoi ils différent des crabes et des écrevisses. Leurs pattes sont le plus ordinairement au nombre de qua- “orze, leurs branchies apparentes vers la queue, leur corselet fait tout au plus le tiers de la, longueur totale. Cette famille correspond à celle des branchiogastres de M. Latreille. Elle comprend six genres, parmi lesquels on remarque ceux des crevettes, des squilles ou mantes de mer. Voyez CrusrACÉs.
(C0) | ARTHRODIA. ( Bot.) Genre de la famille des algues, trés-
voisin des oscillafories, et qui paroît être le bacillaria de quelques auteurs. Les caractères sont les suivans : Corpuscules allongés, libres, simples, planes, verts, divisés au milieu par
BR à. 57 kHne cloison en deux articulations, qui contiennent une fruc- #ification granuleuse. Voyez BacrrrartA, Suppl.
ARTHRODIA LINEARIS. Corpuscules cblongs, aigus aux deux bouts, formant des taches vertes qui nagent à la surface de l’eau des mares et des fontaines en Sicile. La connoissance de ce genre est due à M. Rafinesque Schmaliz.
ArTarODIA, articulation double en grec. (Lem.)
ARTHROPODIUM. (Bor.) Ce genre est peu distingué des anthericum, si ce n’est par la position des anthères : il comprend quatre espèces de la Nouvelle-Hollande, dont la corolle {le périanthe, M.) est à six divisions étalées, caduques, les trois intérieures ondulées et frangées à leurs bords; les filamens barbus; les anthères échancrées et attachées par leur base au sommet des filamens; le stigmate un peu hispide; une capsule presque globuleuse, à trois loges, à trois valves séparées jusque vers leur milieu par une cloison; les semences anguleuses, peu nombreuses ; l'embryon courbé ; les racines sont fasciculées , les feuilles linéaires; les grappes lâches ; les pédicelles solitaires ou aggrégés, articulés vers leur milieu; les fleurs pendantes, blanches ou purpurines. (Porr.)
ARTHROSTYLIS. ( Bof.) Ce genre, établi parRob. Brown, ne renferme qu’une seule espèce, arthrostylis aphylla, trésrapprochée des souchets, ou plutôt des genres abilgaardia et rhyncospora de Vahl, qui ne sont eux-mêmes qu’un démembrement du genre cyperus de Linnæus. L’arthrostylis a ses fleurs réunies en une tête terminale, composée d’épillets uniflores; les valves imbriquées , les inférieures vides; trois éta- . mines; un style trigone, subulé, caduc, articulé avec l’ovaire:; trois stigmates, point desoies, une semence (carcérule, Mirb. } érigone. Les tiges sont nues, engaînées à leur base; la tête de fleurs accompagnée d’un involuere à trois ou quatre folioles subulées. Elle croît à la Nouvelle-Hollande. (Porr.) :
ARTICALUS. (Bot.).Ce mot, dont on a fait artichaut, fut employé, suivant Adanson, par quelques anciens botanistes, à désigner le cynara scolymus, Linn. (H. Cass.)
ARTICHAUT , (Bof.) Cynara. Ce genre de plantes, de la famille des synanthérées, appartient à notre tribu naturelle des carduacées. (H. Cass.)
ARTICLE, Arncysus, (Bof,) Portion comprise entre deux
54 Hit ART | articulations. La tige et les rameaux de la préle (equiselum}, de l’éphédra, du gui, etc., sont composés d'articles réunis bout a bout. (Muss.)
ARTICULAIRES. (FEUILLES) (Bot.) M. Mirbel nomme ainsi les feuilles qui naissent des nœuds ou des articulations de la plante; ce qui a lieu dans l'œillet et autres caryophyllées, dans les graminées, etc. (Mass.)
ARTICULÉ, articulatus ( Bot.), attaché par une articulation. Les pétioles de l’acacia, du gleditsia, de la sensitive ; les cotylédons du mespilus germanica; l’arête du stipa; les anthères de la sauge, etc., sont dans ce cas.— Anrticuré signifie aussk composé de pièces ou articles attachés bout à bout. La tige de la prêle, celles du gui, de l’éphdra, de l’opuntia et de plusieurs autres cierges, sont articulées de cette maniere. Il em est de même de l’axe de l’épi du blé, du seigle , de l’orge, de Vivraie, de l’ægylops ; des légumes de l’hedysarum coronarivm du scorpiurus, de lornithopus ; de l’hippocrepis, etc. ; des poils du lychnis chalcedonica; des racines de la gratiole , etc. (Mass.} ARTOLON, Arlolone. ( Trichepodes.) Tube conique, droit, annelé, ouvert:aux deux extrémités, dont la supérieure est un peu tordue.
M. Denys de Monfort, auquel on doit la découverte et l’é-
tablissement de ce genre qu'il place dans son Système de Conchylioogie entre l’amphytrite et le dentale, dit que ce tube “est libre, d’un blanc sale rosé, et qu'il est très-selide, puisque sur deux pouces de long il a trois lignes d’épais ; l'ouverture a cependant ses bords tranchans : il ajoute que l’animal'qu'ik a pu dessiner d’après nature, fait la nuance entre les poulpes coriacés, ceux testacés et les néréides, ce qui seroit assez curieux , et qnil est pourvu d'organes intérieurs ,‘ et ne rentre jdmais entièrement dans sa coquille; sa tête est fort remarquable par des yeux apparens, et par une multitude de bras, dont deux plus longs, au milieu desquels est la bouche pourvue d’un petit bec; sous la tête et au col, est une membrane susceptible d’une assez grande dilatation, et pouvant couvrir tantôt la tête et tantôt la coquille; c’est elle qui sért à l'animal pour flotter droit a la surface des eaux. La partie du corps qui ne sort jamais du tube, est plutôt gélatineuse que coriacée,, et le sommet de celui-ci est fermé par un petif appendice terminé en poires