ARI
ARIMANON (Ornifh.), petite perruche de l’île d’Otahiti, psiétacus taitianus, L. (Ch. D.) |
ARIN-DRANTO. (Bot.) Suivant Flacourt , c’est un arbre de Madagascar, dont le bois étant pourri rend une odeur merveilleuse en brûlant , et qui fait un fort bon parfum. Le même auteur parle ailleurs de l’arandrato, qui est peut-être / le même que celui-ci, et dont la décoction sert à faire de l’encre dans le pays. ( A. P.) |
ARISARON (Bot.), nom d’une espèce de gouet, arum “arisarum, L. Voyez Gouer. (J.) |
ARISTÉE BLEUE (Bot.), Aristea cyanea, Ait. Hort. Kew. p:67, herbe du cap de Bonne-Espérance , qui a la racine fibreuse, les feuilles courtes, linéaires et ramassées en faisceau ; la tige placée au centre du faisceau, haute de sept à huit pouces, et terminée par une tête de fleurs bleues, embrassée chacune par une spathe composée de deux: pièces blanches, membraneuses et finement déchirées sur les bords. Cette “petite plante , connue par Linnæus sous le nom d’iria afrieana, et par Lamarck sous celui de moræa aristea, sert maintenant de type au genre Aristea, établi par Aiton et placé dans la famille des iridées. Son caractère est d’avoir la spathe de deux pièces ; le calice (corolle, selon Aiton) épanoui au-dessus de l’ovaire et divisé profondément en six parties un peu inégales; trois étamines courtes ; un ovaire surmonté d'un style courbé en arc, dont le stigmate est évasé en entonnoir et frangé à son bord. La capsule est oblongue et trigone. Deux espèces de morées, le moræa cærulea et le moræa spiralis, appartiennent à ce genre, selon Willdenow. La plante nommée tekel par Adanson lui appartient encore, selon Jussieu. L’aristée bleue est une plante d'ornement, qu’on cultive en Angleterre dans les jardins de Kew. ( Mas.)
ARISTIDE ( Bot.), Aristida, Linn., genre de plantes de la famille des graminées. Son caractère est d’avoir des fleurs toutes hermaphrodites, composées d’une glume à deux valves, qui ne renferme ordinairement qu’une seule fleur, ‘dont le calice est univalve et rarement bivalve, terminée par trois barbes. L’ovaire est surmonté de. deux styles capillaires ; les stigmates sont velus, Ce genre contient en-
viron quinze especes, toutes exotiques et dignes d'attention par la longueur de leurs arêtes ou de leur barbe. Les plus nurguabtes sont :
L’ARISTIDE DE L'ASCENSION , Aristida Ascensionis, Linn.; dont les fleurs forment une panicule allongée et resserrée. Cette plante croît dans l’île de l’Ascension. C’est une des quatre qui composent, selon Osbeck, toute la Flore de cette île. Les autres sont la rubéole ligneuse, l’euphorbe à feuilles d’origan , et le pourpier.
L'ARIsTIDnE D'AMÉRIQUE, Aristida Americana, Linn. Ses
fleurs paniculées sont disposées en épis filiformes. Les pédoncules supportent de petites fleurs purpurines, alternes, dont quelques-unes sont sessiles.
: L'AKISTIDE capiLLaCÉéE, Aristida capillacea, Lam. Ill. Elle a le port d’un agrostis; ses tiges sont peu élevées ; ses fleurs disposées en une panicule serrée, capillaire, à pédoncules ramifiés.
L’ARISTIDE GÉANTE, Aristida gigantea, Linn. fil. Sitpre Ses tiges sont trés-hautes, glabres et rameuses; sa panicule étalée, unilatérale; ses calices glabres, bleuâtres, uniflores. Cette plante est originaire de l’île de Ténériffe. (P.)
ARISTOLOCHE ( Bot.), Aristolochia, Länn., Juss., Lam. llust. pl. 773; genre qui donne son nom à la famille des aristoloches et dont les fleurs sont axillaires : le calice est en tube renflé à la base, élargi à son orifice et se terminant en languette plus ou moins allongée. Les plantes qui le composent n’ont point de corolle; les anthères, presque sessiles et au nombre de six, sont posées au-dessous des divisions du stigmate, qui est fendu en six. L’ovaire est adhérent et surmonté d'un style trés-court. La capsule a six loges qui s’ouvrent à leur base, et les semences sont attachées à l’angle central des loges. Les feuilles des aristoloches sont alternes.. Comme lé nombre des espèces est assez grand, on peut les diviser en deux sections : dans la première , on comprendra celles dont la tige est voluble ou grimpante , et dans la seconde, celles qui n'ont pas cette faculté de s'attacher aux arbres et aux corps qui les avoisinent. Ld - L'ARISTOLOCHE A GROS FRUIT, vVulgairement le Capitan,
ARI De
Aristolochia marima, Täinn., Jacq. Amer. 233, t. 146, est une plante qui grimpe sur les arbres jusqu'à trente pieds de hauteur; ses feuilles sont oblongues, acuminées, luisantes. On la trouve aux environs de Carthagène dans la nouvelle Espagne; toutes ses parties sont légèrement odorantese |
L’ARISTOLOCHE A GRANDES FEUILLES, Vulgairement l’Aristoloche de Virginie, en arbre, Aristolochia macrophylla, Lam., Aristolochia sypho, l’Hérit. Stirp. nov. tab. 7, a la
tige sarmenteuse : ses feuilles sont en cœur, arrondies, très- ‘ grandes ; ses fleurs sont deux à deux. Le tube de la corolle est courbé , ventru et terminé par un limbe ouvert, presque plane, situé obliquement et comme triangulaire , ou à trois lobes arrondis, assez égaux entre eux. C’est une tres-belle plante, dont on peut tirer le plus grand parti dans les jardins d'ornement. Il y'a peu d'années qu’elle est naturalisée en France. |
L’'ARISTOLOCHE ODORANTE, Aristolochia odocralissima, Linn., Sloan. Hist. Jam. 1, p. 162, t. 104, f. 1, pousse une tige cylindrique , sarmenteuse et s’élevant à sept ou huit pieds de hauteur. Les feuilles sont en cœur, presque triangulaires, et arrondies à leur base. Suivant Sloane, toute la plante exhale une odeur forte et agréable : on l’'emploie pour détruire les tumeurs et calmer les douleurs ; elle diminue les douleurs des fièvres intermittentes, fortifie l'estomac et le cerveau.
L’'ARISTOLOCHE ANGUICIDE, Aristolochia anguicida, Linn.. Jacq. Amer. 232, t. 144, se rapproche beaucoup de la précédente : ses feuilles sont alternes, en cœur allongé et pointu, glabres des deux côtés; leur pétiole est pubescent. Le suc de sa racine, mêlé à la salive par la mastication, engourdit un sergent de médiocre grandeur, si on en introduit dans sa gueule une ou deux gouttes, et l’on peut impunément pendant quelques heures le manier et le mettre dans son sein : une plus grande quantité lui donneroit la mort. Jacquin attribue à l’odeur de sa racine la faculté de faire fuir au loin les serpens lorsqu'on approche d’eux avec cette plante. On lui a rapporté que ce suc, appliqué sur la morsure récente d’un serpent, ou pris à l'inté-
rieur dans le moment même, guérissoit nd re ment.
L'ARISTOLOCHE SERPENTAIRE, Aristolochia serptoktoins Linn., Pluck. Alm. 50, t. 148, f. 1, vulgairement, la Serpentaire de Virginie, n'est point sarmenteuse comme les précédentes. Elle s'élève à sept ou huit pouces de hau* teur; ses feuilles sont en cœur oblong, minces et chargées de quelques poils fort courts. Elle a, comme l’anguicide, la vertu de nuire aux serpens, et on la recommande comme un spécifique très - certain contre la morsure empoisonnée du serpent nommé boicininga. On mâche la plante; on en avale le suc d’abord après la morsure, et on applique les feuilles pilées sur la plaie. « Je l'ai employée fraîche, dit -« Bosc, pour guérir un nègre mordu par un serpent veni- « meux, et je crois qu’on peut la mettre au nombre des plus « actifs sudorifiques connus. Quelques gouttes d’eau dans « laquelle j’en avois fait infuser, ont suffi pour exciter en 4 moi une transpiration abondante ; et le nègre en question, « qui en prenoit de fortes doses, étoit dans un état per- « pétuel de sueur. ?
Cette plante est toujours solitaire et ne pousse que fort tard, de sorte qu’elle est très-difficile à trouver parmi les grandes plantes qui couvrent le sol des bois en Amérique ; et de plus ses feuilles sont presque toujours mangées par
la chenille du papillon troïle : aussi sa racine est-elle
chère, même dans le pays.
Lémery rapporte que les sauvages de l'Amérique septentrionale ont soin de mettre un morceau de cette racine au bout d’un bâton, pour le faire sentir à ce serpent lorsqu'ils vont en voyage et qu'ils peuvent le rencontrer. On dit aussi qu’elle guérit de la morsure des chiens enragés, et qu’elle empêche l’hydrophobie dans ceux qui ont été mordus. Il paroît que presque toutes les aristoloches de l’Amérique jouissent de cette faculté à un degré plus ou moins éminent. Cartheuser avertit de l’employer avec beaucoup de circonspection, car elle échauffe et irrite beaucoup: On l'estime néanmoins en He comme fébrifuge et antihystérique. tif |
L’AristoLocHE RONDE, Aristolochia rotunda, Linn.,
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Elackw. t. 2566, croît naturellement dans les prévinces mé-
ridionales de la France, en Espagne et en Italie. Ses feuilles sont presqüe sessiles; en cœur, obtuses et d’un vert foncé. Les fleurs sorit situées aux aisseiles des feuilles et solitaires. Cette plante est âcre, aromatique, et ne sur Îa langue une amertume désagréable.
L’ArisrorocHe LoNceuEe, Aristolockia longaæ, Linn., Mill Ic. t. b1,f 1, a beaucoup de rapport avec celle qui la précède ; ses tiges sont grêles ; ses feuilles alternes, en cœur, cbtuses, plus petites que celles de la précédente et d’un vert moins foncé. On emploie souvent ces deux plantes en médecine ; elles sont céphaliques, pectorales , hystériques, vulinéraires et alexipharmaques. On donne la préférence à la longue pour déterger, et à la ronde pour atténuer, dans les obstructions de la rate; inaiïs la principale vertu de ces plantes consiste à exciter les mois et à faciliter les évacuations périodiques des femmes et celles qui accompagnent l'accouchement. Hippocrate en recommande l’usage dans le livre des Maladies des femmes. Quelques médecins ordonnent l’infusion de feuilles d’aristoloche longue pour prévenir la phthisie ou l’ulcération des poumons qui a coutume de ssivre le crachement de sang ; inais elle est désagréable . à cause de sa grande amertume.
L’ARISTOLOCHE CLÉMATITE, Aristolochia clematitis, Linn.,
Blackw. t 255, pousse des tiges droites, cannelées et s’é-
levant à la hauteur de deux pieds; ses feuilles sont en cœur et ondulées sur leurs bords; ses fleurs sont ramassées, trois à six ensemble, aux aisselles des feuilles. Elle croît dans les lieux pierreux et incuites de la France et de l'Allemagne. Son odeur est forte; sa saveur âcre et trèsamére. On la regarde comme sudorifique et vulnéraire, et on l’'emploie quelquefois au lieu des deux autres ; mais ses vertus sont plus foibles. La
Les anciens ont donné à ces plantes le nom d'’aristalochiæ, parce qu'ils s’en servoient dans le traitement de l’évacuation périodique des femmes. (J. S. H.)
ARISTOLOCHES, Arisrozocx1#es (Bot.), famille de plantes dicotylédones, apétales, à étamines portées sur l'ovaire; elle est la seule qui offre ces caractères réunis. On ne peut lui 3 8
pi.
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| rapporter que quatre genres, Ponaebe la bragance et Pr eiste, qui ont peu FE Varistoloche, qui en contient un plus grand nombre et donne son nom à l'ordié entier. Le calice est toujours d’une seule pièce, faisant corps avec l’ovaire, qui est couvert de plusieurs étamines en nombre défini, et d’un stigmate à plusieurs lobes, tantôt sessile, tantôt élevé sur un .. Le fruit est une capsule ou une baie polysperme, à plusieurs loges en nombre égal à celui des divisions du stigmate. L'embryon est trèés-petit, placé a la pointe d’un périsperme presque cartilagineux, qui occupe l'intérieur de la graine. Le port général de ces plantes ne présente pas beaucoup d’uniformité, puisque les unes sont ‘grimpantes, les autres à tiges droites, quelques - unes tréspeu élevées hors de terre, ou parasites sur les racines eu tres végétaux. (J.)
ARISTOTÈLE (Mamm.), Aristotelia. Vos Macqur. (G.) :
ARISTOTELÉE (Bot), Aristotelea, Lour., genre de plantes monocotylédones de la gynandrie monandrie du système sexuel, et de la famille des orchidées de la méthode natupelle. Ce genre, établi par Loureiro, rentre dans le genre * Neottia de Jacquin et de Swartz. Voyez Néorr1e. (B. M.)
ARJALAS. (Bof.) Voyez ARGIELAS. (J.)
ARJEROLA. (Bot.) Voyez Azerozrer.(J.)
ARJONE (Bof), Arjona, Cav., genre de plantes établi par Cavarilles sur une petite herbe de l'Amérique méridionale. Elle est haute d’un demi-pied, trés-rameuse et couverte de petites feuilles sessiles, alternes, ovales - lancéolées et marquées sur le dos de trois nervures. La tige est terminée par un faisceau moe grandes fleurs. Le caractère du genre est d’avoir, 1.° un calice coloré ( corolle, Cav.), cotonneuxà l’extérieur,. formé d’un long tube ceint de deux petites écailles (calice, Cav.), et épanoui en un limbe à cinq divisions; 2.° les anthères sessiles attachées à l’entrée du tube du calice; 3.° un ovaire couronné de cinq petites écailles, qui entourent la base d’un long style terminé par un stigmate composé de deux lames; 4.° enfin, une baie globuleuse, à deux loges, Commerson, dans ‘ses a EE rapporte cette plante à la famille Ha thymélées. (Mas. )
ARLE, (Ornith.) Voyez Harze. (Ch.D.)
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ARLEQUIN. (Ornith.) Klein donne ce nom à sa séizième espece de rossignol, luscinia diversicolor, dont le plumage est varié de bleu, de cendré, de brun et de jaune. Ray Fos le même oiseau sous le nom de muscicapa, gobe - mouche, n° 37 du Catalogue des oiseaux de la Jamaïque, décrits par Sloane. outre de la Zoologie universelle, qui présente, on ne sait pourquoi, cet oiseau comme originaire d'Asie, le(Suppose un traquet. Quoi qu’il en soit, Latham a donné 1 même nom d'arlequin, harlequin humming-bird, Synop. t. 1, p. 760, n.° 20, et premier Supplément, p. 135, à un colibri dont le plumage offre du rouge, du vert, du noir, du bleu et du brun. Le dessous de la queue 4 même, dans la figure de cet auteur, des nuances violettes qu’on ne trouve point dans la planche 39 de l'Histoire des colibris d’Audebert et Vieillot. Cet arlequin, différent de celui de Klein et Ray, est le frochilus multicoior, L. (Ch. D.)
ARLEQUIN DE CAÏENNE ( Entom.), nom d’un insecte culéoptere. Voyez Prione 4 LoweuEs mains. (C. D.)
ARLEQUIN DORE.( Entom.) Geoffroy a nommé ainsi la chrysomele céréale. (C. D.)
ARLEQUIN VELU.(EÆEntom.) C'est un insecte écléuptete Voyez CEroine vezu. (C. D.)
ARLEQUINE ( Moll.). esp. Voyez PORCELAINE, génr.
ARMADILLE eu ARMADILLO ( Mamm.), nom donné par les Espagnols de l'Amérique aux quadrupèdes armés de cuirasses écailleuses, autrement nommés Tarows. Voyez ce mot. (c.)
ARMADILLE (Entom.), Armadillo, nom d'un genre d’insectes apieres de la famille des VAR es ou as quadricornes aupres des cloportes. Ce nom est espagnol et sert à désigner dans le pays certaines espèces de mammifères voi-: sins des fourmiliers, qui se roulent en boule et qu’on nomme aussi tatous. |
Donné d’abord à une espece de cloporte, ce nom a été ensuite étendu à un genre trés-naturel,. par Cuvier. Les cinq ou six espèces d'insectes qu’il comprend différent de tous ceux de la même famille, parce qu’ils n’ont pas l'anus terminé par une sorte de filière ou de styles saillans , et que leur corps se roule en boule au moindre danger«