‹ Dictionnaire des sciences naturelles, dans lequel on traite mhodiquement des diffens res de la nature, consid soit en eux-mes, d'apr l'at actuel de nos connoissances, soit relativement l'utilitqu'en peuvent retirer la mecine, l'agriculture, le commerce et les artes. Suivi d'une biographie des plus cres naturalistes (volume 2)Chapitre 15 sur 160 · ARNM. Lu | ÿ · texte numérisé non relu

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en rapprochant la tête de la queue, de sorte qe on ne

voit alors ni les antennes ni les pattes. à Les armadilles, comme tous les insectes à quatre antènnes, n’ont point de corselet distinct; la tête seule est séparée, et le corps est composé de dix ou douze anneaux crustacés. Deux de leurs antennes sont longues, filiformes, coudées ; formées de sept piéces; les de autres sont -trés-courtes. Les yeux sont au nombre de deux seulement et taillés en réseau : il y a sept paires de pattes : le corps ‘est convexe en dessus, et plus ou moins concave en des-

sous. | LR | EME DA = Ces insectes gardent leurs œufs sous des valves qui cor-

-respondent aux derniers segmens de l'abdomen, comme le

font les clopertes; les œufs y éclosent, et les petits pa- “roisse .. sortir vivans du corps de leur mére. Leur acceuple- -ment. esi inconnu. Ils ne subissent pas de métamorphoses, - mais ils se déponiiens au moins une fois l’année de leur ancienne peau, qu’on trouve souvent dans les lieux humides et obscurs qu’ils habitent de préférence, comme les cavités humides et souterraines, les creux des rochers et des murailles exposées au nord, les caves, les celliers. Leur démarche est ro très-lente. Ils s’engourdissent pendant l'hiver, et vivent de matières végétales desséchées ou humides. fit AISNE ® Nous n’en possédois que cinq espèces; mais il en est un beaucoup plus grand nombre qui n’ont point encore

-été décrites. A /

1. ARMADILLE VULGAIRE, Armadillo vulgaris, Sul. Hist. insect. tab. 30, fig. 13.

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Caract. D'un gris cendré sans taches; bords ÊES anneaux un peu plus pâles.

Cet insecte est fort commun sous les pierres, et on le trouve dans tous les temps de l’année. Il se roule en boule au moindre attouchement, et ïl se laisse plutôt briser que de se dérouler : l’action du feu peut seule le forcer à

s'étendre. 11 faut absolument le faire étendre pour le con-

server dans les collections, car on pourréit confondre

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cette espèce et les suivantes, avec d’autres du genre Gloméride de la famille des milie- pieds.

° ARMADIELE PUSTULÉ Armadillo ue

Caraet, D'i un gris. cendré ; anneaux marqués de taches irréculières, blanches ou jaunûtres.

Il varie beaucoup pour la couleur, quiesttaniët te ou bleuâtre, et quelquefois presque blanche ; les taches varient beaucoup aussi, et par leur disposition, et par leur forme,

- et par leur couleur. IL est probable 12 ‘il y 2 plusieurs espèces confondues sous le même nom.

Il est fort commun dans les PV dans les carrières, sous les solives. | à

° ARMADIILE DES BOUTIQUES, Armadillo officinalis.

EL Gris; à second anneau échancré, trés-grand, plus long que les six derniers.

Cette espèce est celle qui nous vient d'Italie, et qu’on vend chez les apothicaires comme CAE fondante et apéritive. Les médecins n’emploient guéres maintenant cet insecte, qu'on regardoit autrefois commeun reméde souverain contre la jaünisse, et qu’on trouve (encore indiqué dans quelques formulaires comme pectoral. (C. D.)

ARMARINTE (Bot.),Cachrys, genre de plantes de la famille des ombellifères, qui a pour caractère essentiel cinq pétales réguliers, lancéolés; une collerette à plusieurs folioles,

quelquefois rameuses à la base des ombelles et ombellules;

des fleurs jaunes, des semences grosses, striées, formées

. d’une substance spongieuse, contenant dans chaque semence

‘un noyau ovale, oblong. Les principales espèces de ce genre sont : | Lo

L'ARMARINTE À FRUITS ANGULEUX; Cachrys libanotis, Linn.

Cette plante a de trés-grosses racines , d’une odeur aroma-

tique ;: ses tiges sont épaisses, rameuses ; ses feuilles amples,

Déni en lanigres étroites ; les fe jaunes, les fruits

lisses, angulcux, profondément sillonnés. Cette plante croît

en ee en Afrique et dans les enyirons de Montpellier. £lle a une forte odeur aromatique; et passe pour astringente, échauffante. Ses semences sont trés-âcres.

ARMARINTE DE Scie, Cachrys sicula, Linn., Boce. Sic.37,

t. 18. Cette espèce se distingue par ses semences ovales à

cannelures profondes, dont les angles sont hérissés d’aspérités : elle croît en Sicile et en Afrique.

Il existe encore plusieurs autres espèces d’armarinte, mais moins connues. Desfontaines en a décrit de trés- belles, recueillies en Afrique. (A. P.)

ARMELLINO (Mamm.),nom italien de l'hermine. Voyez Bezerre. (C.)

ARMENISTAIRE. (Zooph.) Ce nom a été donné à quelques espèces de méduses. (Duv.)

ARMES. (Phys. végér.) On donne ce nom aux épines et aux aiguillons. Ce sont des pointes dures, qui naissent à la surface des tiges, des branches, des feuilles, ns calices de beaucoup de végétaux. io

Ce n’est pas Re que les physiologistes se servent du mot épines ou du mot aiguillons; ils entendent par le premier les armes qui adhérent au bois, et par le second celles qui n’ont de liaison qu'avec l’écorce. On re peut enlever les épines sans blesser le végétal : le moindre effort suffit pour détacher les aïguillens, qui semblent être simplement appliqués à la superficie de la plante. Les ro«) siers, les groseilliers, ont des aiguillons ; le prunier sauvage, le févier, l’épine-vinette, le jujubier, ont des épines. Duhamel’ compare celles-ci aux cornes du taureau, au bec et aux ongles des oiseaux, parce qu’elles ont pour noyau une excroissance ligneuse, comme les cornes des taureaux,

de bec et les ongles des oiseaux, ont pour noyau une ex-

eroissançe osseuse ; et il compare les aiguillons qui naissent de l'écorce, aux ongles de l'homme et des quadrupédes,

‘qui paroissent être des prolongemens endurcis des parties . molles extérieures.

Ce que nous allons dire des épines peut s'appliquer en

partie aux aiguillons, Les épines affectent différentes dispositions sur 1e végétal : tantôt elles terminent les rameaux, comme dans le PrUnIEE sauvage ou le nerprün cathartique; tantôt elles naïssent ça et la sur les tiges et les branches, comme dans l’ononis anfiquorum. Dans plusieurs morelles, clles recouvrent la surface des feuilles ; dans le houx, elles

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bordent leur contour; dans l’artichaut et le chardon, elles hérissent la base des têtes des fleurs; les fruits de la pomme épineuse en sont armés. Dans l’oranger, elles naissent une à une, ou deux à deux, à côté des boutons; dans le rosier; elles sont souvent au-dessous. Les feuilles de l'épine-vinette et du groseillier épineux sont quelquefois accompagnées de cinq épines réunies a leur base; ces armes sont disposées én longues séries dans les cierges ; elles forment une espèce de collerette à la naissance des branches dans quelques acacias. Les unes sont faites en. scie, les autres en hameçon; celles-ci en aiguille, celleslà en hallebarde; quelques-unes sont rondes comme des alènes, d’autres triangulaires comme des carrelets , plu> sieurs aplaties comme des lancettes.

La formation des épines s’opère comme celle des branches: un filet médullaire s’allonge vers l'écorce ; les sucs y afluent et donnent naissance à un faisceau de tissu tubulaire, lequel sert d’étui au filet médullaire et se porte à l'extérieur; mais dans les branches la moelle ne disparoît pas sur-lechamp, tandis que dans les épines le canal qui la renferme est d’ordinaire bientôt comblé. Duhamel croit que les épines ne reçoivent point de fluides : mais c'est évidemment une erreur, puisque dans quelques plantes dicotylédones elles ont des couches concentriques, de même que les tiges et les branches; ce qui prouve qu’elles croissent, et que par conséquent elles absorbent des fluides nutritifs.

L'éducation, qui plie au gré de l’homme l'instinct de quelques animaux féroces, change également l'aspect et pour ainsi dire les mœurs des végétaux épineux. Introduits dans nos vergers, ils déposent leurs armes menaçantes, et semblent s’adoucir par leur société plus intime avec l'espéce humaine. Il en est cependant quelques - uns qui, maïgré la culture, ñe perdent jamais les pi FES dont leurs tiges, leurs rameaux et leurs feuilles, sont hérissés.

En considérant que certains végétaux sont toujours armés d’épines ; que d’autres en prennent et s'en débarrassent, suivant les circonstances; que d’autres n’en ont jamais; on est porté à croire que ces productions tiennent essen-

tiellement à l’organisation des individus, et ne sont pas. comme le SR quelques naturalistes, des branches ou des rameaux avortés. Il est vrai que les épines de. quelques plantes, et notamment celles du prunier, s'allongent quelquefois comme des; branches et se couvrent de

feuilles, mais elles ne donnent jamais de fleurs : elles partent à

angle droit, tandis que les autres font, avec les branches qui les portent, un angle de vingt à vingt-cinq degrés ; elles n’ont point de canal médullaire, mais se terminert par une pointe, et non par un bouton comme les véri- j tables branches. Il est encore vrai qu’en général un bon terrain fait disparoître les épines de quelques plantes ; ; que

- le prunier perd les siennes par la culture; qu'un chänge-

ment de climat en fait naître sur des nie qui n’en

ont jamais eu dans leur pays originaire, et que, par

exemple, la molène épineuse et la chicorée épineuse, l’une

originaire de l'ile de Candie et l’autre d'Italie, ne prennent d’épines que dans les pays septentrionaux : mais

‘tout cela ne prouve rien autre chose , Sinon que certaines

circonstances sont favorables ou nuisibles a la formation

des épines.

Ces circonstances ne sont pas les mêmes pour les espèces différentes. \ Pallas a observé que la plupart des arbres nés. dans les montagnes du Ghilan, sont épineux, quoique la terre y soit tres-fertile; et l’on à fait perdre au rosier ses aiguillons en le cultivant dans un sable pur. Le rosier des Alpes, qui n’a point d’aiguillons sur les montagnes, en prend lorsqu'il descend dass la plaine; et le prunier sauvage se dépouille de ses épines dés qu’on le soumet à la culture. Ainsi, d’une part..les arbres du Ghilan et les rosiers des Alpes doivent Lure armes à la fertilité de a terre ; et, d'autre part, le prunier doit les siennes à la stérilité du sol : mais néanmoins il est de fait que la culture adoucit presque toujours le natürel des plantes; et qu'en même temps qu'elles prennent dans les terres fécondes des fruits plus suaves et plus abondans, elles quittent en général ces aiguillons et ces épines dont elles se hérissent dans les lieux incultes. ae

On demandera peut-être pourquoi la AE a couvert

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les végétaux de poils, d’aiguillons et d'épines. Nos connoissances en physiologie végétale ne sont pas assez avancées- pour que nous puissions donner une réponse satisfaisante; mais il n’est pas indifférent de faire connoître l’opi-

nion de Linnæus. Voici à AE près comme ce graud x natu-

raliste s'exprime :

« Un tissu laineux préserve les plantes des effets d’une « trop grande chaleur. ? Il donne pour exemple la sauge d'Éthiopie. © : RAR

« Un léger coton les défend du häle des vents. ? Il cite la luzerne , dont effectivement les jeunes pousses sont toutes couvertes d’un duvet fin, blanc comme du coton.

« Des soies dures éloignent les Dé us et HAE

« la langue des plus gros. ? Plusieurs ketmies.

« Des poils rudes et recourbés, accrochant les animaux

«'au passage, les avertissent de s’éloigner. ? La bardane.

« Des dards à piqûres vénéneuses éloignent les ani- « Maux à peaux nues. ? L’ortie commune, le jatropha urens.

« Enfin les aiguillons pointus et les épines, qui tantôt « ornent les branches, tantôt les feuilles, le calice et « jusqu'à certains fruits, sont une véritable défense envers « et contre tous. (B. M.)

ARMOIRIE (Bot.), vieux nom francois, tiré du latin armeria, sous lequel on désignoit plusieurs plantes caryophylilées , telles que l’œillet superbe, dianthus superbus, L., une lÿch-

mide des prés, lychnis flos cuculi, L., une silène des jar-

dins, silene armeria, L. (J.) . ARMOISE (Bot.), Artemisia, Linn., Juss., Akänthium. Gærtn., genre de plantes flosculeuses de la famille des corymbiféres, qui comprend une cinquanteine d'espèces, la plupart croissant spontanément en Europe; les autres se rencontrent en Asie. Ce sont des herbes, ou plus rarement des sous-arbrisseaux, remarquables, en général, par leur

feuillage multifide et par le duvet blanc et soyeux qui les recouvre. Leurs fleurs, peu apparentes , sont disposées ordi-

naïirement en panicule; elles ont un calicé cylindrique ou

glohuleux, formé d’écailles serrées : les fleurons du disaue

sont hérmaphrodites ef à cinq dents; ceux ce la circon- }

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