C. Le corps plus pointu antérieurement
a. La tête simple, Exemple : Ascaris capsularia. b. La tête ailée, Exemple : Ascaris clavata.
1°. Ascarts LOMBRICOÏDES, l’Ascaride lombricoide. (Linn.) Bloch. tab. 6, fig. 4-6. |
Cette espèce, qui se trouve dans les intestins grêles de
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Yhomme, du bœuf, du cheval, de l’âne,' du cochon, atteint quelquefois jusqu’ à prés Fu pied et dis de long. Rudolphi dit avoir vu un individu provenant de l'espèce humaine qui avoit quinze pouces de long, avec une grosseur proportionnelle. Le corps estallongé, également atténué, conique aux deux extrémités, marqué d’un sillon de chaque côté : la tête est bien distincte, formée de trois nodules égaux; la queue est obtuse et fort courte; sa couleur est, en général, dépendante de celle des substances dont le-canai intestinal est rempli; le plus ordinairement elle est d’un blanc laiteux.
- Quelques auteurs, et entre autres Goëze , Schrank , pensent
que les individus trouvés dans les divers animaux cités plus
haut forment autant d’espèces différentes; mais il est évident que c’est à tort. Il paroît que les individus femelles sant toujours plus grands et plus gros que les mâles, qui sont aussi infiniment plus rares.
2°. AscaRts MARGINATA. (Rud.) Ascaris canis (Gmel.) Enc. méth., tab. 30, fig. 7-9, d’après Bloch.
De sept pouces de long, de couleur blanche ou brune, la tête déprimée, élargie latéralement par une membrane semi-lancéolée, se prolongeant en diminuant insensiblement de hauteur jusqu’a la queue, où elle n’existe plus.
Elle se trouve fréquemment dans les intestins grêles des chiens.
3°. Ascaris mysrax. (Zed.) Ascaris felis. Enc. méth., tab. 31, fig. 7-12, d'aprés Goëze. |
Dans cette espèce, dont le corps est long, grêle, blanc, d’un à quatre pouces de long, la membrane latérale de chaque côté de la tête est demi-ovale et linéaire dans le reste de la longueur du corps; elle est plus large dans les mâles que dans les femelles. L
On la trouve dans les intestins grêles du chat sauvage et domestique.
4°. Ascaris INCISA. (Rud.) Cucull. talpa. Enc. méth., tab. 36, fig. 1-2, d’après Goëze.
dé corps presque égal; un peu plus és antérieurement, crénelé sur les côtés, de manière à paroître articulé, sans membrane latérale ; la tête obtuse,
44 | & ASC | Trouvée dans un kiste graisseux du péritoine de la taupe, 5°. ASCARIS VERMICULARIS,
M. Rudolphi, qui place cette espèce dans ce genre, décrit d’une manière certaine les trois tubercules de la bouche, Cependant il paroit, d’après de nouvelles observations de M. de Bremser, rapportées par M. de Lamarck, et que j'ai eu l’occasion he vérifier, qu'il n’en est Ébuomeut pas ie et que ces tubercules n'existent pas; en sorte que cette espèce doit être reportée dans le genre oxÿurus, dont elle à effectivement la forme de la queue. Voyez Oxyurus.
6°. Ascaris carsuranta. (Rud.) Cucull. salaris, Goëze, tab. 8, fig. 9-10.
Cette espéce , qui à été trouvée dans la cavité Ce d’une espèce de saumon (salmo salar), a le corps épaissi vérs la queue un peu pointue, la tête obtuse, petite ; sa longueur est d’un pouce environ, et sa couleur blanche.
7°. Ascaris cravara. (Rud.) Proboscidea gadi. Enc. méth., tab. 32, fig. 15-16, de Muller.
Longue de dus pouces et demi, de couleur brune-cendrée; le corps grêle en avant s’épaissit en arrière, et se termine par une queue obtuse ét mucronée ; la tête est petite, et pourvue de chaque côté d’une membrane linéaire, qui augmente vers le milieu du corps, et finit peu à peu vers l'anus.
Elle vit dans l'estomac d’une espèce de merlan (gadus barbatus). (De B.)
ASCEBRA. (Bot.) Nom te) cité par Mesuë, d’une espéce de tithymale, euphorbia characias. (J.)
ASCENDANT, ascendens , assurgens, (Bot.), qui va en montant. Le sens de cette expression est modifié selon les cas où elle est employéé. La tige est dite ascendante lorsqu'elle va en montant vers le ciel aprés avoir suivi à sa base une direction un peu horizontale (Voyez la Véronique à épi, la Circée des Alpes, le Trèfle des près). La lèvre supérieure d’une corolle labiée est ascendante lorsque, suivant d’abord la direction du tube, elle se reléve par son extrémité ( Voyez la Bétoine , etc.). Le collet de l'embryon est dit ascendant, lorsqu’il s’allonge en s'élevant dans la direction de la plumule au lieu de s’allonger en s’enfonçant dans la direction de Ia radicule ; il porte les eotylédons à la lumière (Voyez la
"ASC 45 Belle de nuit, ete.). Les pétales, les étamines, le style, etc., sont ascendans lorsqu'ils se dirigent vers la partie supérieure de la fleur ( Voyez le style et les étamines de la sauge et de la plupart des labiées, les pétales du cleome, etc.). M.Mirbel nomme graines ascendantes celles dont le point d’attache n’est pas tout-à-fait leur partie la plus basse dans la loge du péricarpe, car, dans ce dernier cas, elles seroient dites dressées {Voyez la Pomme, la Neéfle, etc.). ( Miss.)
ASCHGRAUE REIGER. (Ornith.) L'oiseau que Frisch décrit sous ce nom est le bihoreau, ardea nycticorax, L. (Ch. D.)
ASCHILAG. (Ornith.) On a répété par erreur, pag. 205 du tom III de ce Dictionnaire, en supprimant seulement le C., ce qui se trouye pag. 192, au sujet du même oiseau. (Ch. D. }
ASCHION. (Bot.) L’un des noms par HeAaee la iruife étoit désignée chez les anciens. (Lem.)
ASCIA. (Entom.) Nom donné par Scopoli, dans son Infroduction à l'Histoire Nafurelle, à un genre de papillons de jour dont les aïles ne portent aucun des signes, marques et prolongemens qui ont servi à caractériser les autres genres voisins. (C. D.)
ASCIDIA, Ascidie. (Malacoz.) Depuis l'impression de cet article dans le Dictionnaire, M. Cuvier a donné dans les Mémoires du Müséum, tom. IT, une histoire générale de ce genre, dans laquelle il confirme et étend ce qu'il avoit dit de ces animaux dans ses ouvrages, Comme M. deLamarck vient tout nouvellement de les réunir dans une classe particulière avec plusieurs genres analogues, sous le nom de funiciers (voyez ce mot), en admettant que ce ne sont pas de vrais mollusques, nous croyons devoir donner une analyse détaillée du Mémoire de M. Cuvier, au moins pour ce qui tient à l’organisation.
L'enveloppe extérieure des ascidies, celle par laquelle elles adhèrent aux corps sous-marins, et que M. Cuvier compare à la coquille des mollusques acéphales conchylifères, est plus ou moins coriace, quelquefois presque cartilagineuse et transparente: parsemée d’une multitude de vaisseaux, elle est doublée à l’intérieur par une membrane mince etséreuse, et formeunrn véritable sac sans ouverture. Le corps proprement dit est renfermé dans ce sac, mais sans le remplir entièrement, de ma-