‹ Dictionnaire des sciences naturelles, dans lequel on traite mhodiquement des diffens res de la nature, consid soit en eux-mes, d'apr l'at actuel de nos connoissances, soit relativement l'utilitqu'en peuvent retirer la mecine, l'agriculture, le commerce et les artes. Suivi d'une biographie des plus cres naturalistes (volume 2)Chapitre 143 sur 160 · A6 SE · texte numérisé non relu

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aière qu'il reste entre eux un espace assez considérable quipeut contenirunfluide propre, mais où ne peut arriver trés-probablement le fluide ambiant, puisqu'il n’y a aucune communication extérieure, Le corps, qui n’est joint à cette enveloppe extérieure qu’à l'endroit des deux ouvertures dont elle est percée, 2 sa tunique propre composée d’une lame extérieure séreuse d’un tissu musculaire, de vaisseaux et de nerfs trés-ramifés. Cette tunique est terminée supérieurement par deux productions, dont l’une va à la grande ouverture du sac qui ne renferme que le col de la cavité branchiale, et l’autre à la petite, où aboutissent le canal intestinal et les organes de la génération.

Le corps de l’ascidie est formé de deux parties, l’une supérieure et l’autre inférieure ; la supérieure est la cavité branehiale ; souvent spacieuse, elle s'enfonce plus ou moins dans la tunique propre; elle communique au dehors par une sorte de col ou de tube plus étroit, garni à l’intérieur de tentacules trés-déliés. Sa face interne est tapissée par une infinité de petits vaisseaux qui se croisent à angle droit, interceptant par conséquent des mailles quadrangulaires , subdivisées elles-mêmes par des vaisseaux plus petits. Tous aboutissent à deux troncs principaux , Situés un de chaque côté de Ia cavité branchiale, et que M. Cuvier regarde l’une comme l'artère, et l’autre comme la veine branchiale. Le cœur, que d’après cela M. Cuvier suppose être, comme dans tous les mollusques, composé d’un seul ventricule aortique, paroît être difficile à voir, à cause de sa minceur et desa transparence. Sa position varie un peu, d’après celle de la bouche et la dimension de la cavité branchiale ; sa. forme est généralement oblongue, amincie par les deux extrémités ; il n’est pas traversé par le rectum, comme dans les acéphales. | x La seconde partie dontse compose le corps d’une ascidie, est

enueleus formé parles viscères de la digestion et par l’ovairé, et logé dans l’excavation inférieure de l’enveloppe extérieure. La bouche, située en général au fond de la cavité branchiale, différe un peu de position d'aprés la forme de celle-ci; elle est ronde ou en fente, ou même sillonnée, suivant les espèces, ‘maïs jamais elle n’a de lèvres; l’œsophage, court et plissé inté-. rieurement, communique dans un estomac simple, assez petit,

ASC 47 Yecévantla bile par plusieurs ouvertures quand il est enveloppé par le foie, ou par une seule quand celui-ci est isolé. L’intestin est simple, ne fait qu'un ou deux replis, et a ses parois formées d'untissu glanduleux;ilse termine par un anus ouvert dans le petit tube de Îa tunique propre.

Les organes de la génération se composent d’un ovaire où organe glanduleux blanchâtre, placé avec le foie entre les replis de l'intestin et d’un oviducte ou canal extérieur qui suit le rectum, et se termine tout prés de son extrémité.

Le système nerveux pos n'être pas toujours facile à observer dans quelques espèces; cependant on voit dans l’épaisseur de la tunique propre un ganglion qui donne plusieurs branches faciles à suivre, et dont deux se rendent à l’œsophage, et l’entourent d’un anneau que M. Cuvier est porté, par analogie, à regarder comme le cerveau.

Jusqu'à présent, les zoologistes étoient assez d’accord pour considérer, avec Linnæus, les ascidies comme ayant beaucoup d’analogie avec les animaux des coquilles bivalves ; aussi M. Cuvier en fit-il une section de ses mollusques acéphales, sous le nom d’acéphales nus. M. Duméril l’imita dans sa Z00logie analytique ; M. de Blainville les place également dans un ordre particulier de sa classe des mollusques acéphalophores, sous le nom de hétéro-branches (Voyez ces différens mots) ; mais M. de Lamarck, qui jusqu'alors avoit aussi admis cette maniére de voir, vient d'exposer un autre sentiment dans la nouvelle édition de ses Animaux sans vertèbres. Eclairé par les découvertes récentes des zoologistes, touchant différens animaux confondus avec les alcyons et les polypes, et qu’on a dû justement rapprocher des ascidies et des biphores, il a été conduit à penser que ce rapprochement étoit juste; mais au lieu d’en conclure qu’on devoit les placer avec ces derniers | parmi les mollusques, il a pensé, au contraire, que c'étoient ceux-ci qui devoient être retirés de cette classe; les raisons sur lesquelles M. de Lamarck se fonde sont essentiellement tirées des hotrylles, des pyrosomes et genres voisins. On ne doit point les regarder comme des mollusques:

1°. Parce que leur manière d’être, l’état fixé de la plupart, la disposition de leurs parties intérieures, leur forme singuhère, qui n’offre aucune partie essentiellement paire et symé-

48 | . ASC trique , semblent fort étrangères à ce je. l’on observe dansies She mollusques ; . Parce que leur détermination Me mollusques porte sur

de ae buttods de fonctions à des parties souvent difficiles à distinguer, et de la nature desquelles on ne peut juger qu'hy- D MA

. Parce qu’en admettant que la dilatation supérieure du Ar de ces animaux soit une véritable cavité branchiale, ayant la bouche située à sa partie inférieure, c’est une disposition dont on ne trouve, suivant M. de Lamarck, aucun exemple dans les mollusques;

Fa Parce qu'il est inusité dans la nature de placer des branchies dans le canal intestinal lui-même, et que d’ailleurs 1e treillis de nervure se croisant à angles droits dans la cavité prétendue branchiale, pourroïit bien n'être que le résultat de £bres musculaires propres à la contracter ;

5°. Parce que de véritables branchies ne s’observent clairement que chez les animaux où la circulation est clairement établie, et que quoiqu'il y ait des vaisseaux nombreux dans les animaux dont il est question, rien n’est moins prouvé que Pexistence d’une véritable circulation ; |

6°. Enfin, parce qu'on ne peut y démontrer positivement l'existence d’un cerveau, d’un cœur, d’un foie et d'organes fécondateurs.

M. de Lamarck ajoute qu'ilse pourroït que quoique formées sur un même plan, les ascidies fussent cependant assez écartées des botrylles par une organisation plus développée, comme : on en a plusieurs exemples dans des classes généralement reconnues. Enfin il cherche, dans la disposition des tentacules qui se trouvent, suivant M. Cuvier, à l’orifice du grand siphon de certaines ascidies, un rapprochement avec les tentacules rayonnans qui sont autour de la bouche des holothu- Ties dont, au reste, ajoute-t-il, l’organisation n’est guère moins compliquée que celle des ascidies.

Telles sont les principales raisons que donne M. de Lamarck pour retirer les ascidies du tvne des mollusques, et pour en former, avec les biphores, les botrylles, les pyrosomes, etc., une classe particulière à laquelle il donne le nom de Tunicns. Voyez ce mot,

; ASC LEA 43

Les espèces de ce genre sont maintenant assez nombreuses pour qu’on ait dû chercher à y établir des subdivisions. M. Cuvier considérant la forme et la dimension du sac branchial les dispose aïnsi:

1°. Sac branchial plissé longitudinalement, et descendant jusqu’au fond de la tunique propre sans s’y recourber.

Exemple : Ascid. microscomus. Cuv., Mém. du Mus,2, p.24, pl. 1, fig. 1, 6.

2° Sac branchial non plissé, descendant jusqu’au fond de la tunique propre, sans s’y recourber.

Er. Ascid. phuscea. Cuv., Mém. du Mus., 2, pag. 29, pk 1, fig. 7, 9; et pk 2, fig. 8.

3°. Sac branchial descendant jusqu’au fond de la Has propre, se recourbant ensuite, et remontant jusqu’au milieu du corps.

Ex. Ascid. mentula. Mull, Zool. Dan. 1, PAes 6, tab. 8.

4°. Sac branchial ne pénétrant pas jusqu’au ont de la tunique propre. |

Ex. Ascid. virescens. Voyez Dict.

M. de Lamarck, au contraire, a recours à la forme générale de l’animal :

1°. Corps sessile, court ou peu allongé.

Ex. Aseid. rustica. Voyez Dict.

2°. Corps sessile et.allongé.

Er. Ascid. papillosa. Voyez Dict.

3°. Corps pédiculé ou rétréci en pédicule inférieurement,

Er. Ascid. lepadiformis. Muil. Zool. Dan., tab. 70, fig. 5.

Cette espèce, qui n’a encore été trouvée qu’en Norwége , sur les fucus, et même sur les crabes, est remarquable par sa transparence cristalline, et la blancheur éclatante du sac intérieur varié de lignes jaunes et ondulées ; son corps est plus effilé au haut qu’a la base ; ce qui lui donne un peu la forme d’une massue; l’extrémité supérieure est comprimée, presque quadrangulaire ; le bas du pédicule est ridé et ondulé, (D&B. }

ASCIDIÉES (FEUILLES) ( Bot.), c’est-à-dire , façonnées en vase, ou terminées par un vase. Ce vase , nommé ascidium , est garni d’un couvercle plus ou moins mobile. Le scnhbloiiée : récemment découvert à la Nouvelle-Hollande; les sarracemia , plantes de l'Amérique septrionale ; les nepenthes, qui appar+

LE pa

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tiennent tous aux Indes orientales, sont les seuls végétaux don£ ‘les feuilles offrent cette conformation extraordinaire. Les feuilles du cephalothus ont la forme un peu sphérique d’un pot ordinaire rétréci à son entrée ; celles du sarracemia. sont évasées comme des cornets ; celles du nepenthes, plus remarquables que les précédentes , se terminent par une vrille qui porte une espèce de cafetière à fond arrondi, remplie d’une eau douce et limpide, bonne à boire. Ce vase singulier à la capacité d’un grand verre. Pendant le jour son couverele se relève, et l’eau disparoît en grande partie. Pendant la nuit le couvercle se baisse, et le vase se remplit de nouveau. Les feuilles du cephalothus et du sarracenia n’ont point, comme celles du nepenthes, la faculté de se remplir d’eau naturellement; elles ne contiennent que de l’eau de pluie. (Mass.).

ASCION. (Bot.) Selon M. Paulet, Théophraste désigne sous ce nom et sous celui de ;dnon ja truffe orainaire, pee cibarium. (J.) - = ASCLÉPIADE DE CURAÇAO, Asclepias Cane enr Line. ( Bot. )Des racines de cette plante vivace, il pousse chèque année plusieurs tiges herbacées, simples, pubescentes, blanchâtres, garnies de feuilles lancéolées, glabres, opposées en sautoir. Les fleurs disposées en ombelles latérales, sont d’une couleur rouge safranée ; il leur succède deux follicules oblongues, véntrues, pointues aux deux extrémités. Cette plante se trouve en fleurs pendant neuf mois de l’année, lé long des chemins, aux environs du Cap, du Port-au-Prince, et de presque toutes les villes de Saint-Domingue. Il en existe une va- . riété dont les fleurs sont blanches.

Les racinesde cette plante, séchées à l’ombre et pulvérisées , s’administrent comme émétiques, à la dose d’un scrupule ou deux au plus, en guise d’ipécacuanha; à plus forte dose, le reméde devient drastique. En général, il n’est employé que pour les nègres, et par les nègres, dont l’estomactest plus robuste que celui des blancs. Cette racine porte dans le pays le nom trivial d'ipécacuanha blanc, ou bâtard. (De TL.)

ASCLÉPIADE GÉANTE, A gigantea. (Bot.) Cette plante qu’on remarque de les terrains les plus secs et les plus exposés aux ardeurs du soleil, constitue un arbre de moyenne grandeur, à écorce blanchätre, dont les branches

diversement disposées , sont garnies de grandes feuilles épaisses, ovales-oblongues , amplexicaules , opposées en sautoir, tomenteuses, blanchätres par CES et velues à leur base. Les fleurs de couleur violacée, sont disposées en espèces d’ombelles , sur des pédoneules latéraux et rarement terminaux; elles ont une odeur trés-suave ; les divisions dé la corolle sont recourbées; les follicules ont la grosseur d’un œuf, et contiennent une trés-grande quantité de graines.

Cet arbre, qui réussit dans les terres les plus arides , ne prévient pas par son extérieur, mais il pourroit être multiphiésous un rapport économique; les aigrettes soyeuses qui terminent les graines, bien plus longues que celles de l’asclépiade de Syrie, cultivé dans quelques départemens de France, pourroient être employées dans différentes mauufactures , et seroient un .moyen de tirer parti de terres trop arides pour d’autres cul-

tures, lorsqu'il n'est pas possible de les arroser.

Le suc laiteux qui découle des incisions faites à l’écorce de cet arbre , esttrès-caustique , et employé pour la guérison des dartres; il faut l’employer avec prudence. Selon Rhéede,on en fait usage au, Malabar, mêlé avec .de l'huile, contre la goutté ; on l'applique sur les tumeurs occasionnées par cette maladie, Je crois ce remède fort RESTE et peut-Étre dangereux. ( DE T.)

ASCOBOLUS. (Bo£.) Voyez Ascosore. ( LE.)

ASCOLIMBROS. (Bot.) Nom que, suivant Belon', porte dans Pile de Crète le scolymus, dont on mange les râcines et les feuilles avant que la tige soit poussée. (J.)

ASCOPHORA. (Bof.) Voyez AscoPnore. (LEm.)

ASELLOTES. ( Entom.) M. Latreille a désigné sous cé nom les cloportes aquatiques qui ont les quatre antennes visibles, des palpes saïllans, et le dernier article du corps beaucoup plus grand que les autres. Voyez le genre Paysons. (C. D.)

ASIDE. (Entom.) Nom donné parM: Latreille à un genre dé éoléoptères de la famille des lucifuges, voisin de celui dés éurychores,en particulier à l’opätre gris. Voyéz PHororuvers. (C. D.)

ASINDULE. ( Enfom.) C’est le nom donné par M. Latreille. à un genre d'insectes à deux ailes, voisin des tipules, que .Meigen a appelés platyures, dont la trompe cylindrique en

Ba “IPN. EN forme de bec est beaucoup plus longue que la tête, et dirigée en arrière sous la poitrime. ( C. D.) |

ASINUS. (Ornith.) Klein donne ce nom, d'aprés Schwenckfeld, comme synonyme du butor, ardea stellaris, L., appelé aussi botaurus. (Ch. D.)

ASIO. (Ornith.) Ce nom latin, appliqué au moyen et au petit duc, ou scops, l’a été par les anatomistes de l’Académie, à la demoiselle de Numidie, ardea virgo, L.; et on le retrouve, dans l'Histoire Naturelle de Buffon, parmi les synonymes de ce dernier oiseau, quoique ce naturaliste ait lui-même reconnu l'erreur des anatomistes, à l’article du hibou. (Ch. D.)

ASPARAGINE. (Chim.) Principe immédiat des végétaux découvert par MM. Vauquelin et Robiquet dans le sue d’as-, perges.

Lorsqu'on abandonne à l'air le sue d'asperges qui a été préalablement cr par a la chaleur, puis filtré et concentré par l’évaporation, il s'y forme des cristaux, parmi lesquels on en distingue de deux espèces; les uns sous la forme d’aiguilles fines, ayant une saveur sucrée, ont de la ressemblance avec la mannite ; les autres, Débdifésehs de ceux-ci, ontune forme régulière ; ils sont durs, cassans, transparens, doués enfin des propriétés qui font de l’asparagine un principe immédiat qu’on ne peut confondre avec aucun autre.

L’asparagine purifiée par plusieurs cristallisations successives, est incolore, parfaitement transparente. Elle 4 une saveur fraîche, un peu nauséabonde.

La forme de l’asparagine dérive, suivant M. Haüy, d'un. prisme droit rhomboïdal, dont le grand angle de la base est d'environ 130; les bords de cette base et les deux angles situés a l'extrémité de sa grande diagonale, sont remplacés par des facettes.

Elle est médipcrement soluble dans l’eau: sa dissolution n'est ni acide ni alcaline, et n’a aucune action sur l'infusiom de noix de galles, l’acétate de plomb, l’oxalate d'ammoniaque, lhydrochlorate de baryte, et l’hydrosulfate de potasse.

Lorsqu'on triture l’asparagine avec de la potasse et un peu d’eau , il ne se dégage point d’ammoniaque, la présence de Valcali paroît augmenter la solubilité de cette substance dans l’eau.

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L’acide nitrique décompose l’asparagine; du gaz nitreux se dégage, la liqueur prend une couleur jaune, et acquiert une saveur amère. Dans cette décomposition il se produit beaucoup d'ammoniaque. À |

Lorsqu'on chauffe l’asparagine , elle se boursouffle, exhale des vapeurs qui sont d’abord piquantes, acides comme la fumée du bois, et ensuite un peu fétides et ammoniacales comme celles des matières animales distillées. Le résidu charbonneux ne laisse qu’une trace de cendre presque imperceptible.

MM. Vauquelin et Robiquet pensent que l’asparagine est formée d'hydrogène, d’oxigène, de carbone et d’azote. (Cx.)

ASPARAGINÉES. (Bot.) Cette famille de plantes, déjà

caractérisée dans ce Dictionnaire, renferme plusieurs nouveaux genres publiés postérieurement : tels sont le cordyline de Commerson, Voisin du dracæna; le sanseviera de Thunberg, qui en est encore trés-rapproché, et dont le liriope de Loureiro n’est qu’une espèce ; l’eustrephus de M. R. Brown; le demidovia de . M. Hoffman, placé près du paris ; le rorburgia de Willdenow, et le stemona de Loureiro, qui le suivent de prés; le polygonatum, Tournef. ; le vagnera, Adans. ou smilacina , Desfont. “le maianthemam Roth, et l’ophipogon Ait. ou slateria Desv., tous quatre détachés du convallaria; le myrsiphyllum, Willd., auparavant réuni au medeola; le drymiphila, Brown; le sireptopus, Mich. ; le pageria de la Flore du Pérou, le luzuriaga du même ouvrage, qui n’est qu'une espèce de eallixene. Ilest probable que le dioscorea et le rajania, qui ont été placés dans une section distincte des asparaginées, forment une famille nouvelle, à laquelle on joindra l’oncus de Loureiro. (J.)

ASPE. (Ichtyol.) Poisson blanc qu’on pêche dans les eaux pures des fleuves de la Norwége, de la Suède, de la Prusse, et en particulier du côté d’Upsal, et que nous rapportons au genre able, sous le nom de Leuciscus aspius. C’est le Cyprinus. aspius de Linnæus et d’Artédi. Il a été figuré par Bloch, tab. 7. Les caractères de l’aspe sont : d’avoir le corps épais, couvert de larges écailles; la nageoire de l'anus en faux, la nageoire du dos courbée, et opposée aux ventrales. Il atteint jusqu’à deux pieds de longueur; sa chair est boune à manger. Voyez Auze (H,C.)

ASPERELLE. (Bot.) Voyez Asrerre. (LEn.)

ASPERGILLUS. (Bot.) Voyez AsPERGILLE et Monrvra. (ES

ASPEROCOCCUS, Asperocoque. (Bot.) Genre de plante acotylédone de la fam EU des algues, établi par M. Lamouroux aux dépens du genre ulve, dont il différe par ses conceptacles (graines, Lamour.) isolés, épars, d’abord contenus dans . Pan de la planie, puis saillans avec l'âge, ce qui ne

bserve jamais dans les ulves. Les asperococcus sont fistuse d’une consistance herbacée, et le plus souvent atténués ou rétrécis a la base. À l’époque dé Ja maturité des graines , chaque conceptacle forme un ‘point proéminent assez élevé pour rendre là surface de ces plantes rude au toucher. Les . asperococcus sont annuels , et habitent les mers des régions tempérées.

1. À. Rucosus Lamx. Essai, p. 44; Ulva rugosa, Linn.; Decand., F1. franc., n°. 16. Cylindrique, long de un à quatre pouces, rétréci à la base en un petit pédicelle, couvert de nombreux tubercules bruns. Il ést commun dans la Méditerranée, à Marseille, Nice, etc., et se retrouve dans l'Océan.

2. À. Burrosus Lamx. Ess. p. 62, tab. 6, f. 5. Semblable à une petite vessie de la forme et de la ou d'un pouce : les conceptacles qui le recouvrent, à la maturité des graines, rendent sa surface simplement âpre au toucher. Il croit dans la Méditerranée, sur les côtes de France. Cette espèce avoit été d'abord observée par Delaroche, aux îles Baléares.

M. Lamouroux annonce trois autres espéces, dont il ne fait pas connoître les caractéres. (Lem.)

ASPH /ÆA. (Polyp.) Nom sous lequel Donati établit, parmi les polypiers, un genre qu'il caractérise ainsi : Polypiers d’uñe séule substance uniforme, osseuse (calcaire), membraneux, et presque semblables à des feuilles, ayant des cellules cyathiformes intérieures et extérieures; ES premières occupant la partie élargie des feuilles; les secondes rangées sur les bords.

C’est probablement le genre retepora de M. de Lamarck.- (De B.) à |

ASPHENDANNOS. (Bot. ) Belon dit qu’on nomme ainsi dans le Levant un érable de montagne. C’est probablement le même qui éstnommé asphetamos sp le Voyage de Pockocke. (J.)

ASPHETAMOS. (Bot.) Voyez AsrHeNDANNOs. (J.)

ASP Ho

| ASPHODELÉES. (Bot.) On a déjà annoncé que cette famille de plantes n'étoit pas encore parfaitément tracée, que la germination de ses divers genres présentoit des caractères différens. Il en résulte que la section des aloës devra en être détachée pour être reportée plus prés des asparaginées, et que le genre anfthericum subira probablement le même sort. Alors la PRE sera plus naturelle. On réunira à la section des racines fibreusés ou tubéreuses, le xanthorrhea de M. Smith, et l’eriospermum de M. Jacquin. À celle des racines bulbeuses, on ajoutera le veltheimia, Jacq.; le fupistra, Gawl.;le muscari, Tourn. | détaché de la jacinthe ; le lachenalia, Jacq. séparé du phormium. On examinera de nouveau s’il faut retirer du hyacinthus queiques espèces pour en former les genres drimmia, Wild. , bellevallia, Peyrus., usteria, Med., zuccagnia, Thunb.Quelques genres rapprochés précédemment de valet tels que la liriope et la sanseverie, ont été depuis reportés aux asparaginées; ce qui confirme le rapport de l’aloës avec cette famille. (J.)

ASPICARPA. (Bof.) Genre établi par M. Richard, qui le range dans la famille des malpighiacées, et dans la monandriemonogynie de Linnæus. M. Desvaux, dans un Mémoire lu à l’Institut, l’avoit nommé acosmus. Il ne rénferme qu’une seule espèce, aspicarpa hirtella, Rich. Mém. du Mus. 1 , tab. 13. Ses tiges sont médiocrement ligneuses, foibles, sarmenteuses, hérissées de poils courts et prolongés en deux longues pointes couchées ; les feuilles opposées, médiocrement pétiolées, entières, ovales en cœur, légèrement hérissées : les fleurs trèspetites, axil'aires Dé solitaires, accompagnées de deux bractées opposées, et de trois autres sous le calice en forme d'involucre. Le calice est petit, d’abord globuleux, puis parfagé en cinq découpures en forme d’écailles ; point de corolle, une seule étamine courte insérée à la base de l'ovaire , en face de sa raïnure; un ovaire libre, à deux loges, presque à deux lobes tronqués obliquement au sommet; un style trés-court, placé à la partie inférieure de l’ovaire, en face de la rainure opposée’ a celle de l’étamine; le stigmate divisé en deux petits lobes : le fruit offre une enveloppe coriace, indéhiscente , ne renfermant qu’une seule semence orbiculaire. On ignore le lieu natal de cette plante cultivée dans les serres du Jardix des Plantes, de graines envoyées par Jacquin. ( Pom.)

Se ASP

ASPIDALIS. (Bot.) Le genre Cuspidia de Gærtner se trouve désigné sous le nom d’Aspidalis, dans la figure correspondante à sa description. (H. Cass.) |

ASPIDIE. (Bot.). Voyez Asrinrum. Supplément. (Lew.)

ASPIDION. (Bot.) Adanson regarde la plante désignée par ce nom dans Dioscoride, comme une espèce d’Aryssum. Maintenant il est appliqué à un genre de la famille des fougères. (Len.) |

ASPIDIOTES. ( Crustacés.) C’est le nom d’une famille d’entomostracés, ce qui signifie insectes à coquilles, parce que ces

animaux se rapprochent en effet, par la forme, des insecteset

des mollusques. Le nom d’aspidiotes, entiérement grec, se rendroït en français par prolégé par un bouclier. Une large lame de corne défend en effet le corps de ces animaux qui est irés-mou. C’est à ce groupe qu’on rapporte les limules ou crabes des Moluques, les apus, les calyges, les binocles, etc. Voyez Enromostracés. (C. D.) |

ASPIDIUM. (Bot.) Swartz a donné ce nôm à un genre de la famille des fougères, dans lequel il rapporte un grand nombre d’espèces confondues jusqu’à lui avec les polypadium, et qui en différent par leur fructification, formant sous la feuille de : petits groupes épars, arrondis, recouverts chacun par un tégument particulier (indusium) attaché par le bord ou par le centre,et parun seul point. C’est ce même genre que Willdenow adopte sous le même nom, et dont il décrit cent quarantesept espèces.

Roth FPavoit déjà établi : il l’appeleit polyshichum; mais quelques espèces rapportées aux aspidium par Swartz, formoient son genre athyrium, différent par ses tégumens insérés latéralement sur une nervure et s'ouvrant longitudinalement

de dedans en dehors. | M. Decandolle adopte les deux genresde Roth et leurs noms. Il appeile aspidium un troisième groupe qui comprend des aspidium de Swartz (placés dans les cyathea par Smith et par Roth), chezlesquels les tégumens se fendentlongitudinalement de deux côtés, se soulévent du sommet à la base et présentent autant de lanières plus longues que le groupe que chacune recouvre. |

Ainsi, le genre aspidium de Swartz est partagé en trois:

Mo b7 3°. afhyrium , Roth, ou le filix d’Adanson ; 2°. l'aspidium, Decand. ; 3°. le polystichum, de Roth et Decandolle. Ce dernier se trouve lui-même avoir été divisé en deux genres : dans le premier, qui est le dryopteris d’Adanson, le gleichenia de Necker, l’hypopellis de Michaux et Richard, et l’aspidium de M. Robert Brown, les tégumens sont attachés par le centre ; dans le second, le nephrodium de Michaux et de M. Brown; ils sont attachés par le bord, surtout du côté où ils sont échancrés.

Tels sont les mouvemens génériques qu'ont éprouvés ces fougères distraites des polypodium, parce que ceux-ci en dif: férent par l'absence totale des tégumens. Nous ne traiterons, dans cet article, que de celles qui forment le genre aspidium de M. Decandolle, et nous renvoyons aux mots ÂTHYRIUM et Porysricaum pour les autres. Nous n’avons point parlé du fecfaria de Cavanilles, parce que quoique ce naturaliste ait regardé ce genre comme caractérisé par les tégumens attachés par le centre, il y rapportoit toutes les fougères qui rentrent dans l'athyrium et l’aspidium de M. Decandolle.

Les aspidium sont de jolies fougères propres à notre climat, remarquables par leur feuillage foft délicat, quelquefois trésdécoupé. Les espèces sont peu nombreuses et très-diffciles à caractériser; quelques auteurs ont même pensé que toutes les prétendues espèces de ce genre n’étoient que des variétés d’une seule plante. Cependant, les huit ou dix variétés que l’on compte sont regardées comme appartenant à cinq espèces. La plus remarquable est l’aspidium fragile, Decand., Fl. franc., vol. { et VI, n°. 1417 ( polypodium polymorphum, Väll. Delph. 4, p. 846, t. 53, f. ABCD). Ses frondes sont deux fois pennées, à découpures, oblongues, obtuses, à dents aiguës obtuses, surdentées. La côte estailée. Cette espèce est celle qui offre le plus de variétés; on la trouve dans les fentes des rochers, à l'ombre, et dans les bois. Elle croit principalement dans les montagnes. Elle est râre dans les pays de plaine et se trouve en France, ainsi que les autres espèces.

Asrrorum. Du mot grec aspidion, qui signifie bouclier (LEm.).

ASPILIA. (Bot.) [Corymbifères, Juss.; syngénésie polygamie Jrustranée, Linn.]M. Aubert du Petit-Thouars (Gen. nov. Madag.., pag. 12) a décrit sous ce nom une synanthérée de Mada-

58 À ASP gascar, dont il fait un genre auquel il assigne les- caractères SUIVANS : = | \ f

L'involuere est cylindrique, composé de deux rangs de

bractées, dont les extérieures, au nombre de cinq, sont réflé-

chies au sommet. La calat hide est radiée : cinq ou six demifleurons neutres, bidentés à l'extrémité, de couleur jaune, occupent le rayon. Le clinanthe porte des paillettes lancéolées, colorées au sommet. Les cypsèles sont oblongues, comprimées, élargies vers le haut, velues, couronnées par dix petites dents. |

L’aspilie est une plante herbacée, couchée sur la terre, garnie de feuilles opposées, sessiles, et portant des fleurs terminales , solitaires. Suivant l’auteur, ce genre a beaucoup d’affinité avec les spilqnthus , eclipta, bidens, ete.; mais il s'en distingue par la couronne de la cypsèle. Il est hors de doute que l’aspilie appartient à notre tribu naturelle des hélianthées. (EH. Cass.)

ASPISTERIA. (Bot.) Acharius donne ce nom à la premiére division de son genre urceolaria, celle qui comprend les espèces chez lesquelles les conceptacles ne sant presque pas bordés, où dont le bord est soudé avec l’expansion relevée en cet endroit de manière à protéger les fructifications, d’où le nom d’aspisferiæ, je défends, en grec. (Lem.)

ASPLENIUM. (Bof) AsPLENION et Dre Dictionn.,

vol. IIT, p. :, ajoutez:

Linnæus avoit rassemblé dans ce groupe de plantes, des

fougères chez lesquelles la fructification formoit des paquets

ou lignes parallèles sous les feuilles. Adanson ayant remarqué que, dans beaucoup d’espèces, ces paquets avoient la forme ovale, il les sépara et en fit son genre ceterach, et désigna le reste par scolopendrium. Son opinion n’a pas été adoptée (1763). Smith, long-tempsaprés, fut plus heureux. Une nouvelle classification des fougères, présentée par lui, offrit le genre asplemium, de Linnæus, partagé en trois; savoir: Darea (cœnopteris, Berg.) , asplenium (phyllitis, Mœnch.),et scoloRene te genres caractérisés par la composition et la maniere dont s'ouvre la membrane (indusium) qui recouvre les groupes de fructification dans un grand nombre de fougères. Ses genres ont été adoptés. Depuis, les botauistes et notamment Swartz, Decan-

à . ASP 159 colle; Wiildenow, etc., ont encore formé, aux dépens des asplenium de Linnæus, les genres ceterach et diplazium (ou callipteris, Bory.), et ont rapporté aux meniscium et srammitis des espèces déjà placées dans les acrostichum , autre genre qui a cédé aux asplenium l’espéce sur laquelle il avoit été, pour ainsi dire, fondé par Linnæus, l’acrostichum septentrionale.

M. Bernhardi non-seulement se refuse à tous ces changemens, maïs il propose encore de rapporter aux asplenium de Linnæus les Dlechnum et tous les genres faits à leurs dépens.

. M. Rob. Brown, sans être de ce seritiment, pense que le darea n’est pas assez distinct de l’asplenium. Il approuve la séparation du scolopendrium, et ajoute au caractere des asplenium celui-ci, que la membrane (indusium, Hedw.; involucrum, Brow.) qui recouvre la fructification ; est libre au sommet.

Enfin le genre asplenium , toujours caractérisé comme il a été dit volume 3, demeure composé de cent vingt espèces environ, presque toutes particulières aux latitudes équatoriales ou méridionales du globe, et la plupart tres-difficiles à caractériser, inconvénient qu'elles partagent avec presque tous les genres de fougères, nombreux en espèces. Plusieurs sont de la plus grande beauté.

Parmi les espèces citées dans ce Dictionnaire, il faut faire remarquer que l’asplenion hémionite appartient au genre scolopendrium , et l’asplenion ceterach au genre ceterach. Cette derniére espèce est l’asplenion ou splenion de Dioscoride, ou le ceterach des Arabes. (Lew.)

ASPRÈDE, Prarvsracus, Bloch. (Ichtyol.) On nomme ainsi un genre de poissons de la famille des oplophores, qui a été démembré des silures, avec lesquels M. de Lacépède lui-même le réunit. Bloch, sous le nom de plarystacus, le confond avec les plotoses de autre illustre ichtyologiste.

On reconnoît les asprédes, dit M. Cuvier, à aplatissementde leurtête, à l’élargissement deleurtronc, quirésultespécialement de celui des os de l’épaule, à la longueur proportionnelle de leur queue, à leurs petits feux placés à à la face supérieure, 2° leurs os intermaxillaires couchés sous l’ethmoïde, dirigés en arriére, et ne portant de dents qu’à leur bord postérieur. Mais leur caractére essentiel est de n'avoir rien de mobile à l'opercule, attendu que les pièces qui devroient le composer

6e js ‘ASP.

sont nn à la caisse, et ne peuvent se mouvoir qu'aveée elle ; ce sont les seuls poissons osseux connus qui soient dans ce cas : l’ouverture des branchies est chez eux une simple fente de la peau, sous Le côté externe de la tête, et leur membrane, qui a cinq rayons, est adhérente partout ailleurs. La mâchoire inférieure est transversale , et le museau avance plus qu’elle. Le premier rayon des nageoires pectorales est armé de dents plus grosses que dans aucun autre silure ; il n’y à qu'une dorsale sur le devant du dos ; son premier rayon est foible ; l’anale est trés-longue, et s'étend sous toute la queue. Les environs de la bouchesont garnis de six ou huit barbillons; dans ce dernier cas, il y en 2 une paire attachée à la base des barbillons maxillaires; les quatre de la mâchoire inférieure sont par paires, l’un derrière l’autre. Voyez OPLOPHORES, : SILURE. ;

1%. L’'AsPrÈDE, Platystacus lævis, Bloch.

(Silurus aspredo, Linnæus.) €aract. Huit barbillons, les latéraux larges à la base; langue et palais lisses; mâchoires dentées; beaucoup de pores placés sur trois rangs; au-dela de l'anus, est une ouverture placée à l’extrémité d’une sorte de petit eylindre ; queue très-allongée et très-mobile, comprimée, carénée en-dessus. Couleur générale d’un brun mêlé de violet.

Habite les fleuves de l'Amérique méridionale. 2°. Le Coryréraore, Platysiacus cotylephorus, Bloch. Caract, Six barbillons; la partie supérieure garnie de petits tubercules qui forment sur la queue huit rangées longitudinales ; le dessous de la gorge, du ventre et d’une partie des nageoires abdominales,, couvert de petites cupules arrondies, et pédiculées pour la plupart; nageoïire dorsale courte, opposée aux venñtrales.

Ce poisson, qui vit dans les mêmes lieux que le précédent, paroît dépourvu d’écailles, sa tête est courte, nue, obtuseen, devant; ses narines sont simpies, tandis que, dans l’aspréde, elles sont doubies. Il faut observer aussi que les cupules ne sont complétement formées que dans les individus adultes; chez les jeunes, elles ne produisent qu’une fort légère éléva-

n, et ressemblent à de simples taches. Il atteint 15 à 16 pouces de longueur.

- ASS | 6x 5°. L'Hexapacryre, Platystacus heradactylus.

(Silurus hexadactylus\, Lacép.)

Caract. Six barbillons, deux en haut, quatre en bas; ces derniers plus courts : six rayons aux nageoires pectorales ; des tubercules sur la tête ; ouvertures des narines doubles; yeux petits et rapprochés; tête etcorpstrés-aplatis, ne formant que le tiers de la longueur de la queue, qui elle-même représente unepyramide décagonaie. Premier rayon des nageoires pectorales, large, aplati, dentelé sur ses deux bords em sens inverse.

Le dessus de la tête et du corps est blanc, avec des taches noires ; presque tout le reste de la surface de l’animal est noir ; avec des taches blanches.

4°. Le VerruquEeux, Platystacus verrucosus.

(Silurus veTrucosus.)

Caract. Six barbillons, corps couvert de verrues, nageoire dorsale sans épine, la caudale arrondie; l’anale plus courte, ainsi que la queue.

Il atteint à peine la longueur de trois pouces. (H. C.) ASPREDO. (Ichtyol.) Voyez AsPrèpe. (H. C.) ASPRELEet ASPERELLE, ( Bot.) Noms vulgaires dela préle

d'hiver, equisetum hiemale, A dans quelques cantons de 12

France. Les tiges rudes de cette plante cryptogame servent pour

adoucir et pour polir livoire en Europe et dans l’Inde. ( Le. } ASPRELLE (Bot.) Asprerca. Ce nom a été successivement

donné à la Léersie, par Schreber et M. de Lamarck. Willdnow, en dernier lieu, l’a employé pour désigner l’elymus hystrix, L., dont il à fait un genre particulier. ASPRILLA.(Bot.) Nom d’une panarine, paronychia hispanica, dans les environs de Murcie. (J. ) ASPROCOLOS. (Ornith.) Nom du bouvreuil, lozia pyr-

rhula, Linn., en grec moderne. (Ch. D.)

ASSA. (Bot.) Le tamarin est ainsi nommé dans quelques

parties, au rapport de voyageurs cités par C. Bauhin. (J.)

, ASSA FŒTIDA. (Bot.) Dos ou ventre de crapaud, stercus diaboli. C’est l’agaricus verrucosus, #üld., F1. ber. (agaricus maculatus, Schæff., tab. 39); il est figuré dans Sterbeeck,

62 ASE tab. 19 AA el 20 CC. C'est un champignon dartreux du genre! amanite (Voyez ce mot), qui exhale une odeur musquée fétide, insupportable. Son chapeau est verruqueux , plombé et bleuâtre, ses feuillets sont blancs. Le pied est bulbeux. Ce champignon est pernicieux. (Lemw.)

ASSA FŒTIDA. (Bot.) Cette substance, déjà décrite dans ce Dictionnaire, est nommée asa-fætida dans leslivres de matiére médicale, quoiqu'’elle soit dite assa dans la prononciation. (J.) )

ASSA-FŒTIDA. ( Chim.) Voyez Gommes-Résines. (Cu.)

ASSAM. (Bot.) Nom du tamarin dans l'ile de Sumatra, suivant Marsden. (J.)

ASSIETTE. (Ichtyol.) Le P. Labat, dans ses Voyages, APTE ainsi un poisson d'Amérique rond, et apilati, à peau argentée, et de six à huit pouces de ue, Sa chair ferme, blanche , assez grasse, est de fort bon goût, suivant lui. Nous ne savons . à quel genre le rapporter. (H. C.).

ASSITRA. (Bot.) Nom arabe du bauhinia variegata suivant Zanoni.' (5.)

ASTACOIDES. ( Crustacés. C’est le nom de l’ordre le plus - considérable de cette classe, et qui comprend toutes les espèces à croûtes calcaires, pour les distinguer des entomostracés, dont le corps est tout-à-fait mou ou protégé seulement par den écussons ou valves de matière cornée. ;

Cet ordre se compose de quatre familles; savoir: les ma-.

croures, ou longicaudes qui ont la queue aussi longue que le tronc, comme les homards, les écrevisses, les carcinoides et les oxyrinques qui ont la queue plus courte que le tronc, et qui

comprennent les crabes à corselet arrondi, ou épineux en

avant; et enfin , les arthrocéphales qui ont la tête articulée sur le corselet, comme les crevettes et les squilles, ou mantes de mer. Voyez Crustacés. (C. D.)

ASTACOLUS, AsrAcorE. (Conch.) M. Denys de Monfort donne le nom d'A. crepidulatus à une petite coquille d’une ligne de‘long, figurée par Soldani , Test. tom. I, P. I, pag. 644 tab. 58, fig. b. b., sous la dénomination de nautilus lifuatus. Cette coquille, cloïsonnée, presque droite, à sommet)un peu enroulé et contigu, est renflée à sa base ; l'ouverture estgraade;

, Lin

AST Ja \ERN 18 ‘Zancéolée , fermée par un diaphragme convéxe, percé à l’angle antérieur par un siphon étoilé, Sa couleur, d’un blanc de perle, est orangée vers les indications des cloisons qui sont trés-prononcées. On la trouve sur la plage de Livourze, en Toscane, et dans toute la mér Adriatique. (Dr B.)

ASTARTIFE. (Bot.) Nom africain de la camomille , suivant Adanson. (H. Cass.)

ASTÉLIE, Astelia. (Bot.) Genre de la famille des colchicées, qui appartient à la polygamie diæcie de Linnæus, et qui ne renferme qu’une seule espèce originaire de la Nouvelle-Hollande, astelia alpinæ, Brown., Nov.-Holl. Ses fleurs sont polygames, dioïques : elles offrent une corolle (périan the. M.) persistante, divisée en six jusqu'à sa moitié : six étamines, stériles dans les fleurs femelles ; trois stigmates, point de styie; une baie à une ou à trois loges polyspermes. Cette plante s’attache au tronc des arbres par des racines fibreuses. Elle a le port d’un tillandsia : ses feuilles sont toutes radicales, roides, imbriquées sur trois rangs, lancéolées, ensiformes, parsemées a leurs deux faces de poils éoubhée les fleurs petites, soyeuses en dehors, solitaires ou plus souvent . en grappes paniculées, pédicellées, munies d’une bractée à leur base: les semences disposées sur trois placentas, le long des parois internes de chaque baie. Rob. Brown soupçonne qu'il faut rapporter à ce genre le melanthium pumiluüm de Forster. (Pos. )

ASTER. (Bot) Ce genre, l’un des plus beaux de 12 familie des synanthérées, est le type de notre tribu naturelle des astérées. Nous avons tout lieu de croire que les diverses moñi- .fications de la structure ordinaire des étamines, et de célle de la corolle des fleurs hermaphrodites, pourront fournir au botaniste qui entreprendra la monographie de ce genre rombreux, d’excellens caractères pour distinguer les espèces, et même pour les distribuer en sous-genres. (H. Cass:)

ASTER p’Arrriour. (Bot.) Les jardiniers, en dénommanf ainsi notre agathée céleste (agathæa cælestis), témoignent qu'ils connoissent mieux les vrais rapports de cette synanthérée, que-les botanistes qui la nomment cineraria amelloides, Depuis l’impression des Supplémens du premier volume de ce Dictionnaire ,' où nous avons décrit notre nouveau: genre Agaihæa., nous avons découvert une seconde ‘espece de ce

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