C4. AST
genre dans l’herbier de M. Desfontaines , qui croit que l’échañtillon dont il s'agit vient du Cap de Bonne-Espérance. Cette nouvelle espèce que nous nommons l’Agathée à petites feuilles (Agathæa microphylla, H.Cass.) a la tige ligneuse , haute d’un pied, trés-rameuse , hérissée de poils rudes, ainsi que les feuilles, qui sont trés-rapprochées , alternes, petites, sessiles, ovales-oblongues. Chaque rameau se termine en un long pédoncule grêle , roide, qui porte à son sommet une calathide à peu prés semblable à celle de l’Agathée céleste. Les cypsèles * sont glabres. (H. Cass.)
. ASTERCHILLOS. (Bot.) Nom africain de la ait suivant Adanson. (H. Cass.)
ASTÈRES. (Bof.) Les astéres sont une des quatre sections prétendues naturelles, dont M. de Jussieu croit que sa famille des corymbifères est composée, Cet illustre botaniste n’indique ni les genres qu'il voudroit y comprendre, ni les caracteres du groupe; et il annonce que sa démarcation est trés-incertaine. Il est vraisemblable que les astères de M. de Jussieu forment, dans sa pensée, une bien plus vaste association que notre tribu
des astérées, d’où l’on peut conclure, avec certitude, que cette section n’est point naturelle, ou qu’au moins il est impossible de la déterminer; car il est prouvé maintenant que la famille des
- synanthérées ne peut être naturellement divisée avec quelque précision qu’en une vingtaine au moins de petits groupes formant en quelque sorte de grands genres; et nous osons prédire qu’on ne réussira jamais à y établir un petit nombre de grandes coupes naturelles. (H. Cass. )
ASTÉRÉES. (Bot.) Elles constituent l’une des tribus! natu
relles que nous avons établies dans la famille des synanthérées. Ce groupe, qui a pour type le beau genre aster, dont il emprunte le nom, doit être, selon nous, placé entre notre tribu des sénécionées et celle des inulées ; il a surtout la plus grande affinité avec nos inulées. Les genres dont nous composons jusqu'a présent cette tribu, sont: L’agathæa, H. Cass. ; l’amellus, Linn, ; l’aster , Linn.; laurelia, H.Cass. ; le baccharis, Linn. ; le bellidiastrum, H. Cass. ; le bellis, Linn.; le bellium, Linn:; le Loltonia, Lhér.; le brachyscome, H. Cass.; le callistemma, H. Cass.; le chrysocoma, Linn.; le clomenolepis, H: Cass.; l'erigeron, Linn.; le grindelia, Willd. ; le lagenifera, H. Cass.
AST 65 Ve lepidophylium, H. Cass.; le molina, R. et Pav. ; le podolepis, Labill. ; le psiadia, Wild. ; le péeronia, Linn.; le sergilus , Gært.; le solidago, Linn.; le frimorpha, H. Cass.
La tribu des astérées est facilement caractérisée par le style, | dont les deux branches se courbent en dedans l’une vers l’autre, à l’époque de la floraison, de manière à figurer le plus souvent une sorte de pince ou de tenaille, On distingue, dans chaque
branche du style, une partie inférieure demi-cylindrique, bordée de deux bourrelets stigmatiques ; et une partie supé< rieure semi-comtique, hérissée sur la face extérieure convexe de papilles collectrices glanduliformes ou piliformes. Remarquez que les bourrelets stigmatiques n’occupent jamais que les deux bords latéraux de la partie qui les porte, demeurant séparés par un large intervalle, et ne confluant ensemble en aucun point : ils font manifestement saillie en dehors et em dessous de la face qui les porte, surtout pendant la floraison.
Les étamines des astérées ont leurs filets greffés à la corolle jusqu’au sommet de son tube; l’article anthérifère est ordinairement de couleur jaune ou orangée; l'articulation est trèsprononcée ; il n’y a point d’appendices basilaires. La corolle a ses lobes semi-ovales, allongés, subacuminés, membraneux, demi-transparens, bordés d’un gros bourrelet cylindrique charnu, formé par les nervures. Les poils de la corolie sont cylindriques, obtus, divisés en articles courts.
L’ovaire est pédicellé, comprimé bilatéralement, obovaleallongé, rarement glabre, le plus souvent garni de poils bicuspidés; muni d’une côte sur chacune des deux arêtes, et quelquefois d’autres côtes moindres sur les deux faces. L'iarotté irrégulière, courbée vers le centre de la calathide, comme chiffonnée , rarement nulle, ou semi-avortée, est le plus souvent composée de squamellules très-inégales, filiformes ow subtriquetres, épaisses, flexueuses, hérissées de barbellules ongues ét fortes, rapprochées, irréguliérement disposées. Quelquefois l’aigrette est composée en tout ou partie de squamellules laminées ou paléiformes. |
Notre tribu des astérées est parfaitement naturelle, et pourtant elle comprend des genres à calathide flosculeuse et à calathide radiée, a clinanthe nu et à clinanthe paléacé, a cypsèle mue et à cypséle aigrettée, à feuilles alternes et à feuilles
66. (x ASE ie opposées ; des genres de la polygamie égale, de la polysamié superflue, de la polygamie nécessaire. (H. Cass.)
ASTERGIR. (Bot.) Frs médecin arabe, nomme ainsé l'azédarach. (J.)
ASTERIAS. (Bot.) Ce nom, connu es la minéralogie et dans l’ornithologie, a été Dion e par les botanistes , et Dale= champ s’en servoit pour désigner une espèce d’arenaria. (J.)
ASTERTIAS. ( Echinod.) M. le D’. Spix nous a donné, sur une partie de l’organisation de ces animaux, quelques détails qui, quoique insuffisans, surtout parce qu'ils n’ont été tirés que d’une seule espèce, l'A. rubens, ne méritent pas moins d’être connus. Îl paroït porté à croire que ces animaux ont les deux sexes; il regarde, avec juste raison, comme les ovaires, deux corps oblongs rameux, comparables à une grappe de raisin, flottant au-dessus des lobes hépatiques dans chaque rayon de animal, et dont tous les ramuscules, composés de vésicules, aboutissent à deux grands canaux quis’ouvrent chaeun prés dela réunion de deux rayons. Les individus qu'il a disséqués au mois de septembre avoient les ovaires remplis d'œufs de la grosseur d’un grain de mil, de forme arrondie, et de couleur d’abord blanche, et us jaune. 2 seul ovaire en contenoit plus de deux cents. ù
Avant de décrire ce qu’il regarde comme les organes males de la génération, il fait l'observation qu’on trouve toujours ces animaux réunis en société, que ce ne peut être un simple hasard qui les fait ainsi se rassembler, et que c’est plutôt l’instinct sexuel; il décrit ensuite, comme appartenant au sexe mâle, un organe qu’on trouve constamment dans les différentes formes d’astéries et dans les oursins; c’est un seul tubercule spongieux et rond situé à la face supérieure du corps, prés de la réunion de deux rayons; concave à l’intérieur, it renferme deux canaux entortillés, l’un gélatineux et bleu, l’autre spongieux et blanc. Le premier s’insinue près du bord. osseux dans le second qui descend ensuite vers le col de l’estomac, et s'ouvre au dehors.
M. Spix admet en outre dans les astéries, comme appartéenant au système nerveux, des organes sur lesquels M. Cuvier
avoit eu quelques doutes dus ses leçons d'anatomie comparée, mais de la nature desquels le premier s'est assuré par des
kxpériences galvaniques. Leur disposition est en outre en rapport avec la forme de l’animal. À !a face inférieure du corps vers la réunion des deux vaisseaux hépatiques de chaque rayon, on trouve, pour chacun de ceux-ci, deux nodules grisâtres semblables à un grain de mil un peu allongé, communiquant entre eux par un filet transversal; il part de chaque double nodule, 1°. deux ou trois filets qui vont à la face supérieure de l'estomac ,oùilss’anastomosent entre eux etavecceux desautres ganglions : le ramuscule le plus extérieur se réplie sur le lobe hépatique de son côté; 2°. un filet latéral qui se dirige vers . le double ganglion voisin; arrivé à la moitié de l’espace qui l'en sépare, il descend par un petit trou du rebord osseux, entre le sillon longitudinal et la saillie intermédiaire du rayon, se ramifie autour de la bouche, ét peut-être même dans la peau; 5°. un rameau, le plus long et le plus considérable qui sort de chaque ganglion, sous le lobe hépatique correspondant se place entre le sillon longitudinal et les deux rangs de tentacules, à chacun desquels il fournit un filet, en diminuant successivement de grosseur à mesure qu'ilapproche davantage de la pointe du rayon.
- La structure de ces filets confirme encore M. Spix dans som opinion; il admet qu'ils sont composés de trois membranes, une externe très-dure, presque blanche, ce qui lui donne l'aspect de fibres tendineuses, et qu'il compare au névrilême; une seconde, plus molle et plus grise; enfin une troisième encore moins consistante, et de la même couleur.
Les espèces nombreuses de ce genre sont maintenant réparties par les zoologistes, et entre autres par M. de Lamarck dans plusieurs petites coupes génériques qui devront être adoptées. Voyez les mots Ornrurus , ComaruLA , Eurrarus, etc. (De B.)
ASTERIAS: ( Ichtyol.) Les anciens Grecs, et en pélféltier Aristote (Hist Animal, lib: 6), ont ainsi appelé Pespéce de squale que Linnæus a der désignée sous le nôm de sfellaris, traduction du mot &dlépixç. Nous en parlerons Roussette. Voyez ce mot. (H. C.)
ASTERIAS. (Ornith.) Ce nom, indiqué tom. III de ce Dictionnaire, comme applicable à l’autour, en italien astore, & aussi été donné au butor, ardea stellaris, L. (Ch. D.)
a l’article
ASTÉRIE. (Foss.) Il n’est pas rare de frouver à Y'état fossité des débris de zoophytes de ce genre ; mais on en trouve biem rarement qui soient entiers. Ces animaux, étant composés de parties molles et de parties osseuses très-divisées, ont pu rarement être conservés en entier après leur mort naturelle.
On trouve des astéries à cinq rayons dans une pierre fissile de la Thuringe.. Ces rayons out jusqu'a quatre-vingt-un centimétres (trois pouces) de longueur. Dictionn. oryct., p.210.
On rencontre, dans les schistes de Solenhofen et de Pappenheim, plusieurs petites espèces de ce genre, quisont figurées dans l'ouvrage de Knorr,Tab. 11, fig. 2 etsuiv. La plus grande de ces espèces a cinq rayons fendus; elle a environ neuf lignes du centre à l'extrémité des rayons. Selon cet auteur, c’est le stella Sous barbata de Bayer, Moniment. rerum petrificat. Fab: 7tnfs.Laetts.
La oatue espèce, qui est plus petite, a un grand. nombre de rayons aplatis, qui se touchent dans toute leur longueur. Le même auteur la rapporte au stella crinita decaenemos rosacea de Bayer, Tab. 7, n°. 6.
Enfin, ia troisième espèce, qui est encore plus petite que les deux autres, porte un trés-grand nombre de rayons filiformes, et paroît appartenir aux têtes de Méduse.
Cette dernière se trouve dans ma collection.
. ILest à remarquer qu'on.ne connoît pas d’astéries non fos-. siles qui se rapprochent de la forme de ces petites espèces.
On a trouvé des astéries fossiles dansles carriéres de grès de Pirna, à Chassay-sur-Saône, à Malesmes, dans les environs de Cobourg et de Rotembourg, sur la Tauber. ja
Genzmer dit que l’on trouve à Sitargard des masses entières toutes remplies de tubules ÉéReSs que l’on prétend être des fragmens d’astéries. |
Il n’est pas rare de trouver à Grignon ; prés de Versailles, à Valognes, et dans les couches du calcaire coquillier des en virons de Paris, des débris qui ont appartenu à des astéries. Quelques-uns ont jusqu’à treize millimètres (six lignes) de: iongueur , et doivent avoir appartenu à de grandes espèces. On trouve aussi de ces osselets dans le Jura et en Italie. Ils sont toujours changés en spath calcaire.
On voit deux astéries fossiles bien remarquables dans le
eabinet des mines de la Monnoiïe. On voit des figures de ce fossile dans le Traité des Pétrifications de Bourguet, tab. 59, n°. 438; et dans l'Histoire naturelle de la montagne de Saint- Pierre de Maëstricht, pl. 37, fig. 6. À
Knorr avoit rangé au nombre des étoiles de mer ou astéries les sydérolites, que l’on trouve dans cette montagne ; mais il
est bien reconnu que ces fossiles tiennent à un genre trèsrapproché des numismales et trés-éloigné des astéries.
Luid. a donné le nom d’astérie aux articulations des encrines. Voyez ce mot. (D. F.)
ASTÉRIPHOLIS. (Bot.) Pontedera nommoit ainsi l’aser Novæ Angliæ, Linn. (H.Cass.)
ASTEROMA (Bot.), Asterome. C’est un genre de la toile des hypoxylées, qui n’est qu’une division des xyloma de Persoon, et que son porttout particulier a engagé M. Decandolle 2 établir. Les espèces sont microscopiques et composées de filamens presque byssoïdes, rameux, dichotomes, rayonnans d’un centre commun, et formant une tache arrondie noire, quelquefois rouge, sur les feuilles vivantes ou mourantes, et 2 portent dans leur vieillesse’ de trés-petites proéminences, qu'on “ne ose être des loges analogues à celles des sphæria.
M. Decandolle (F1. fr., vol. VI) décrit cinq espèces, dont quatre noùwvelles. Toutes sont distinguées par les plantes sur lesquelles elles sont parasites ; savoir : le phyteuma spicata, le convallaria polygonatum , (le sceau de Salomon) , le viola bifloræ ou violette biflore, le frêne et le cerisier à grappes. Cette dernière espèce forme des taches d’un pouce de diamètre. (Lem.)
ASTÉROPE, Asleropeia. (Bot.) Arbrisseau peu élevé, découvert par du Petit-Thouars, à l’ile de Madagascar, qu'il a nommé asberopeia multiflora, (Végét. des îles d'Afr., p. 55, tab. 17.). Il paroît se rapprocher de la famille des rosacées, et avoir des rapports avec les blackwellia ; il doit être placé dans la monadelphie décandrie de Linnæus. Ses fleurs sont composées d’un calice à cinq divisions persistantes, cinq pétales caducs, insérés sur le calice, aiternes avec ses divisions; dix étamines, cinq alternes plus courtes; les filamens réunis à leur partie inférieure, formant un urcéole, adhèrent à la base du calice ; les anthères bifides à leurs deux extrémités s’ouvrant latéralement; un ovaire libre, trigone ; un style court, trois stig-
‘1100 AST | mates en tête. Le fruit, observé trés-jeune, paroît une capsule à trois loges, à trois ou quatre semences attachées au - centre. al | . Les tiges se divisent en rameaux très-étalés, garnis de feuilles alternes, à peine pétiolées, ovales, glabres, obtuses, trèsentieres, longues de trois à quatre pouces. Les fleurs forment des panicules terminales ; leurs ramifications trés-étalées, comprimées, plusieurs fois ramifiées ; la corolle blanche, les pétales lancéolés. (Porr.)
ASTEROPHORA. (Bot.) Link. MN pédiculé, muni d’un chapeau garni en dessous de lames stériles ; conceptacles (sporules) sexangulaires se dégageant par la surface supérieure du chapeau. Ce sont les caractères qui font de l’agaricus lycoperdon, Pers. un genre remarquable , intermédiaire entre les agaricus et les lycoperdons. M. Desvaux avoit fait connoître aussi ce genre; il lui avoit donné le nom de myconium (voyez
les Actes de la société des phytographes de Moscovie). (Lem.)
ASTÉROPLATYCARPOS. ( Bot.) Commelin nommoit ainsi T’othonna abrotanifolia, Linn. (H. Cass.)
ASTEROPTERUS. (Bot.) Ce genre de plantes, de la famille des synanthérées, appartient à notre tribu naturelle des inulées. (H. Cass.)
ASTOME (Bof), sans bouche, en grec. Dans quelques ouvrages, on nomme ainsi les phascum, parce que, dans ce genre de mousse, l’urne est fermée par un opercule qui ne s’ouvre jamais. C'est aussi le nom d’une des divisions du genre SrHænra.(Lem.)
ASTOME,. (Entom.) M. Latreille a indiqué sous ce nom de genre, la mitte parasite de Degéer. (C. D.)
ASTOMELLE. (Entom.) On trouve ce nom dans les Considérations générales, de M. Latreille, p. 443, comme celui d’un genre de diptères vésiculeux, voisin des cyries ou ogcodes, d’après une espéce décrite par M. Dufour. (C. D.)
ASTRAGALLINUS. (Ornith.) Un des noms du chardonnerét, fringilla carduelis, Linn., auquel on a aussi donné ceux d’astrogallus et astrolinus, (Ch. D.)
ASTRALE. (Malacoz.) Nom français du genre sb à établi par M. Savigny pour des animaux voisins des ascidies, Voyez Porxcunum. (DE B.)
/ "AST é 72
ASTRALOS. (Ornith.) Nom grec de l’étourneau, sfurnus œulgaris, L. (Ch. D.)
ASTRAPIE. (Ornith.) M. Vieiïllot a établi, sous ce nom, avec l’oiseau de paradis nommé paradisea nigra par Gmelin, etparadisea gularis parLatham,un genre auquel il a donné pour earactères un bec glabre à la base, comprimé latéralement, étroit en dessus, pointu, entaillé et fléchi vers le bout; des tarses et des doigts robustes: des ongles forts et trés-crochus ; une queue longue et trés-étagée. Voyez Parapisigr. (Ch. D.)
ASTREA (Polyp.), Astrér. Ce genre, établipar Brownpour plusieurs espèces de polypiers, qui faisoient partie des madrépores de Linnæus, a été adopté par M. de Lamarck, et placé par lui dans la cinquième section des polypiers d’une seule substance, qu’il nomme polypiers lamellifères. Ses caractères sont : Polypes inconnus contenus dans des cellules ou alvéoles assez régulières, en forme d'étoiles lamelleuses plus ou moins cohérentes, formant, par leur réunion intimé, une croûte calcaire où polypier fixé, polymorphe, encroûtant les corps sous-marins, ou prenant une forme globuleuse, quelquefois sublobée.
M. de Lamarck caractérise, dans la nouvelle édition de ses Animaux sans vertèbres, trente et une espèces de ce genre, qu’il partage en deux sections, d’après le rapport des cellules entre elles.
À. Astrées à étoiles séparées, même dés leur base.
1°. ASTREA RADIATA, Lmk., l’Asérée rayonnante, Madr. radiata, Ellis et Soland., tab. 47, fig. 8. Ses étoiles sont grandes, orbiculaires, très-concaves, et à bords élevés; elle habite les mers d'Amérique.
2°. ÂSTREA ROTULOSA, Lmk., l Asfrée rotuleuse, Madr. rotulosa , El. et Sol. tab. 55, fig. 1, 3. Les étoiles sont orbiculaires, un peu saillantes, assez petites, peu écartées entr’elles ; leurs lamelles, peu nombreuses, sont relevées et pointues vers la circonférence ; les rayons sont augmentés, à leur base, par une petite épine. Elle forme des masses subglobuleuses, et vient d'Amérique.
3°. AsrrEA PunCTIFERA, Lmk., l’Astrée punctifère. Cette ‘espèce, tout-à-fait gkobuleuse, comme un petit boulet de canon, a les
72 AST étoiles petites, suborbiculaires, inégales, profondes, séparées par des interstices parsemés de petits pores.
4°. ASTREA MICROPHTHALMA, Lmk.,, l’Astrée petits yeux. Cette jolie espèce, rapportée des mers de la Nouvelle-Hollande par MM. Péron et le Sueur, forme un petit polypier glomérulé, dont les étoiles sont petites, orbiculaires, un peu saillantes, dentelées sur leurs bords, striées en dehors, SÉPATÉGUES des interstices granulés.
5°. ÂAsTREA MyYRIOPATHALMA, Lmk., l’Asfrée à mille yeux. Les cellules creuses, sans étoiles, mais à parois striées, sont séparées par des interstices très-poreux; elles forment, par leur réunion, de larges plaques encroûtantes, très-rudes, inégales ét gibbeuses à leur surface.
On ne connoit pas l'habitation de cette espèce, qui paroît être fort rare. B., espèces à étoiles configuës.
6°. AstTREA pipsacEA , Lmk., l'Astrée cardère; Madr. favosa, Ell. et Soland., tab. 50, fig. 1. Les cellules sont grandes, inégales, anguleuses; leur bord large et hérissé de dents aiguës; les parois ont beaucoup de lamelles dentelées sur les bords : elle forme une masse convexe ou hémisphérique.
Cette espèce vient des grandes Indes. M. Faujas la regarde comme l’analogue d’un fossile que l’on trouve en abondance
en Bourgogne.
7% Astrea Astra, Limk., l’Astrée anomale; Madrep. abdita, El. et Soland., tab. 560, fig. 2. Etoiles anguleuses , ouvertes, à bord aigu et tranchant, à lamelles trés-nombreuses et denticulées, formant des masses irrégulières et lobées. On croit qu’elle vient aussi des grandes Indes.
8°. ASTREA DIFFLUENS ; Lmk., l’Astrée diffluente. Cette néber plane, ondulée, incrustante, est fort remarquable, parce que ses étoiles grandes, inégales, contiguës , diffluentes, se confondent entre elles , et donnent, suivant M. de Lamarck , l'idée de la formation dés tiens Elle a été cAVOHEe par MM. Péron et le Sueur. (Dr B.)
ASTRÉE. (Foss. ) Voyez Porvrrer. (D. F,)
ASTROBLEPE, Astroblepus. ( Ichéyol. ) M. de Humboldt a ainsi appelé un nouveau genre de poissons, qui appartient à la famille des holobranches apodes pantoptères. Il lui assigne poux
AST | NL. 7 œaractères d’avoir le corps déprimé, quatre rayons à la membrane branchiostège , les yeux verticaux, les prunelles dirigées . versla surface des eaux, et deux barbillons autour dela bouche.
Il diffère du genre erémophile, qui en est trés-voisin, par la
position des yeax, par le défant de barbillons prés des narines, par la nageoire dorsale plus rapprochée de la tête que de la queue.
Le mot astroblépe est tiré du grec, et fait allusion à la
position extraordinaire des yeux de ce poisson.
On n’en connoît encore qu’une espèce; c’est :
1°. L’Asrroriëre DE GRixaLvA, Astroblepus Grixalvii, Humb.
Caract. Premier rayon des nageoires dentelé, tête tronquée, barbillons implantés à la commissure des lèvres; lèvre supérieure plus grande, plissée ; pas de langue; ouvertures des narines larges, a bords DR AE yeux petits. Teinte d’un noir Matte
Ce poisson, long de quatorze pouces environ, a été con-
sacré par M. de Humboldt ( Recueil d'observations de zoologie,
asc. 1*, pag. 37) à perpétuer la mémoire d’un savant respectable, don Mariano Grixalva. On le pêche dans la petite riviére de Palacé, près de Popayan, dans le royaume de la
Nouvelle-Grenade; les habitans le nomment pescado negro.
On en mange beaucoup dans cette ville; maïs une remarque
intéressante, c’est que la partie de la rivière de Cauca qui en est la plus voisine, n’en produit pas. Cela dépend de ce que, du volcan de Purasé, descend le ruisseau appelé Rio
V'inagre , lequel est imprégné d’acide sulfurique , et mêle ses
eaux à celles de la rivière, qu’il dépeuple aïnsi dans l’éten-
due de plus de quatre lieues. (H. C.)
ASTROCYTUM. (Bot.) Voyez Astrycum. (Lem.)
ASTROITES. (Fossil.) C’est un genre de corps organisés,
fossiles, que Guettard établit et caractérise ainsi : Polypiers fos-
siles, sans ou avec ramifications, à étoiles à pans ; il cor-
respond au genre astrea de M. de Lamarck. (DE B.)
. ASTROLEPAS. (Conch.)j Klein a désigné, sous ce nom générique, le corps organisé dont M. de Lamarck a fait depuis le genre coronula. Voyez ce mot. (De B.)
ASTROLOBIUM.( Bot.) Desvaux, dansle Journal botanique, propose ce genre pour les espèces d’ornithope qui ont les gousses
cylindriques, ne conservant parmi les ornithopus que celles à& gousses comprimées. Ceux qui croiront cette réforme utile aux progrès de la botanique, pourront l’admettre.(Porr.)
ASTROLOMA. (Bot.) Rob. Brown a réuni dans ce genre cinq à six espèces de la Nouvelle-Hollande, peu distinguées du genre styphelia, qui n’en différent que par le tube de la corolle ventru et non cylindrique, une fois plus long que le calice; le limbe court, étalé, les filamens non saillans. Le venfenaha humifusa de Cavarilles se ÉRppEe à ce genre. Voyez Sryrnéiie. ( Porn.) $
ASTROPODE, Aséropodium. (Foss.) Pona désigne sous ce nom des fossiles de la famille des encrines. Voyez ce mot.
Luid. a donné le nom d’astropodium ramosum à un polypier fossile. Ichnogr., n°. 1132, b. (D. F:)
ASTRYCUM. (Bot) Ce genre de champignon, voisin du lycoperdon, diffère de l’actigea parce qu'il ne s'ouvre pas et parce que ses graines sont dispersées dans l’intérieur de la plante. Ces caractères sont si peu importans et si foibles, qu'ils re peuvent suffire pour distinguer ces deux genres, déja trésvoisins des vesse-loups, lycoperdon.
Les espèces croissent dans les bois en Pensylvanie et dans le New-Jersey. On doit l'établissement de ce genre à M. Schmaliz, qui l’avoit d’abord nommé astrocytum. (Lem.) .
ASTUR. (Ornith.\ Voyez Aurowr. (Ch. D.)
ASTURINE. (Ornith.) M. Vieillot a formé, sous ce nom, en latin asfurina, un genre ayant pour caracteres : le bec grand, presque droit à la base, convexe en dessus ; les narines lunulées ; les tarses courts, un peu grêles ; les doigts extérieurs unis à l’origine par une membrane ; les ongles longs et trésaigus. Le même auteur décrit, comme appartenant à ce genre, l’asturine cendrée, asturina cinerea, dont le corps est d’un cendré bleuâtre, avec des bandes blanchâtres en dessous, et dont la queue, traversée par deux raies noires, est blanche à la pointe. Cet oiseau, qu’on trouve à la Guiane, est long de quinze pouces ; son bec d’un bleu clair en dessus, est jaunâtre en dessous ; la cire est bleue, et les pieds sont jaunes, La femelle a cinq pouces de plus : sa queue est traversée ‘par six larges bandes, dont trois noires et trois grises. Malgré
les grands rapports de cet oïseau avec le petit autour de
AE a 75 Cayenne, pl. enlum., n°. 475, falco cayanensis, Linn. et Lath., M. Vieillot a cru devoir présenter celui-ci comme une te distincte , sous le nom d’asturine à pieds bleus, asturina eyanopus. (Ch.D.)
ATACAMITE. (Min.) C’est par une faute typographique qu'on a imprimé alacamile et alacama. Voyez la signification de ce nom au mot Aracamite. ( B.)
ATACE. (Entom.) Nom donné par Fabricius à un genre d'insectes aptéres qui comprend des espèces rapportées par la plupart des auteurs aux cirons, aux hydrachnes ou aux trombidies. Ce sont de petites espèces d'insectes aquatiques aptères et sans antennes, dont la tête, le corselet et l'abdomen sont confondus en une seule pièce arrondie, avec huit petites pattes courtes et propres à la nage, de sorte que le nom d’araignées d’eau leur convient assez; mais ils n’ont que deux yeux et deux larges palpes. Nous conserverons à ces insectes le nom que Müller leur a assigné dans sa Zoologie Danoise. V. HYDRACHNE. (C. D.)
ATAGEN. ont. Ÿ Ce nom a été donné par Moerhing à la frégate, pelecanus aquilus, Lin., dont ül a formé son 108 genre. (Ch. D.)
ATALAPHE. (Mamm. " M. Raffinesque donne ce nom à un genre de chéiroptères qui auroit pour caractère l'absence d’incisives aux deux mâchoires. Voyez Caérrorrères. (F. C. )
ATALEPH. (Ornifh.) Nom hébreu de la huppe, upupa
epops, Linn. (Ch. D.) ATALERRIE. (Bot.) Burmann dit\ qu’on nomme ainsi le sferis aquatica sur la côte de Coromandel. (3.) :
ATCEBARA. (Bot.) Nom catalan de l'agave americana, suivant Quer, auteur de la Flore espagnole. (J.)
ATEAI. (Ornith.) La sarcelle d'été, anas circia, L., est connue sous ce nom en Ecosse. (Ch. D.) : |
ATELECYCLE. (Crus) On trouve ce nom de genre de crustacés dans les Transactions de la Société Linnéenne de Londres, pour désigner le cancer hippa de Montagu. Ce nom 2 été imaginé par le docteur Leach. (C. D.) |
ATELÉOPODES. (Ornith.) M. Vieillot a désigné sous ce nom, qui siguifie pieds imparfaits, Ja 2°. tribu de ses oiseaux
76 | ATIT
nageurs, lesquels, munis de trois doigts palmés, dirigés en.
avant, sont privés du pouce. (Ch. D.)
ATEÈLES. (Mam.) M. Geoffroy a désigné sous ce nom, dé-.
rivé du grec, et qui signifie sans pouces, un genre de singes d'Amérique remarquables par leurs membres grêles et allon-
gés, par la lenteur de leur marche, par l’usage qu'ils font de.
leur queue pour empoigner, comme avec une main, et surtout par labsence du pouce aux pattes de devant. Cessinges, quoique très-différens des sapajous par toutes leurs habitudes extérieures, ont été réunis à cette famille, et c’est là où nous en parlerons avec plus de détails. Voyez Sarasous. {F2G:)
ATHALAMI, sans lé, en grec. ( Bot.) Acharius donne ce nom aux lichens qui n’offrent point de conceptacles, et - <hez lesquels les séminules sont éparses ou agglomerees. Ces lichens forment son genre lepraria. ( Lem.)
ATHAMUS. (Bot.) Necker appelle ainsi le genre de synanthérées que nous décrirons sous le nom de one qui lui a été donné par Mœnch. (H. Cass.)
ATHANAS. (Crust.) Nom donné à un genre par M. Leach. {C. D.)
ATHANASTA. . (Bor.) Ce genre, de la famille des synanthérées, appartient à notre tribu naturelle des anthémidées. CEE Cass ATHEN ÆA. (Bot.) C’est ainsi qu'Adanson appelle le genre
struchium de Brown, adopté , sous ce dernier nom, par M. de
Jussieu, dans le co plantarum. (H. Cass:)
ATHÉRIX. (Entom.)Ce mot grec quisignife la barbe des épis, Vaeriste des botanistes, l’acus aristarum, a été donné par Fabricius à un genre d'insectes diptéres, qui comprend plusieurs espèces de rhagions, dont il a cru devoir changer le nom, à cause de : analogie de son qui existe entre ce mot et ceux de rhagium et de rhingia. Plusieurs autres ont été rapportées par le même auteur à son genre Leptis. Voyez ce mot. (C. D.)
: ATHEROPOGON. ( Bot.) Genre de la famille des graminées, de la polygamie monoécie de Linnæus, établi par Willdenow pour une plante de l'Amérique septentrionale, atheropogon épludoides, dont les fleurs sont alternes ; distantes, rabattues, disposées en un épi simple et terminal. Le calice est univalve,
ATH 77 à deux fleurs, l’une hermaphrodite, l'autre stérile: dans la premiére,une corolle à deux valves, l’extérieure surmontée detrois arêtes, l’intérieure bifide; trois étamines, deux styles : dans Ia fleur neutre ou stérile, la valve extérieure est membraneuse, bifide, munie d’une arête un peu au-dessous de sex sommet; la valve intérieure surmontée de deux arêtes : les anthéres d’un rouge de cinabre. :
M. de Beauvois, dans son HR p. 40, tab. a, fig. 6,.a mentionné le même genre sous le rom de bouteloua, employé par Hornemann, mais avec quelques modifications dans le caractère générique , avouant d’ailleurs qu'il n’est pas irés-certain que sa plante soit celle de Willdenow. ( Por.)
ATHÉROSPERME, Atherosperma. (Boi.) Genre à fleurs monoïques, qui paroît appartenir à la famille des renoncuia- cées, et se rapprocher des clémaiites; il doit être DETTE dans ! la monoéciemonadelphie de Linnæus. Il offre pour caractère essentiel : un involucre caduc, à deux folioles, un calice campanulé, à huit découpures, point de corolle; dix à vingt étamines et plus, réunies et placées dans le centre du calice; des filamens stériles en forme d'’écaïlles ; dans les fleurs femelles des wvaires nombreux, les styles simples, pileux; un grand nombre de capsules pileuses, surmontées du style persistant et plumeux, renfermées dans un réceptacle en orne de capsule, formé,par le calice.
Ce génre , établi par Labillardiére, ne renferme qu’une seule espèce, atherospermamoschata, Labill., Nov. Hoil., 2. tab. 224. arbre de vingt à vingt-cinq pieds, dont les plus jeunes rameaux sont opposés, tétragones; les feuilles pétiolées, opposées, elliptiques, entières , luisantes, pileuses en dessous, parsemées de points transparens, longues de quatre pouces, larges d’un pouce et plus: les fleurs sont solitaires, axillaires, soutenues par des pédoncules simples, uniflores, inclinés, tétragones. Cet arbre croît au cap Van-Diemen. het
ATHYPRIUM. (Bot.) Genre, de fougère établi par Roth, adopté par M. Decandolle, et qui se distingue des polypos
dium et des aspidium (Voyez ces mots) par ses groupes de fructification épars et recouverts chacun d’un tégument { indusium) en forme de croissant, fixé latéralement à l’une des petites nervures de la fronde, ets’ouyrant de dedans en dehors,
78 ATO M
Les espèces qui appartiennent à ce genre sont peu nom breuses; elles étoient des polypodium pour Linnæus. Swartz et Willdenow les ont comprises dans leur genre aspidium.
L'AsmyrIUM rItiX FEMINA, Roth. (polypodium filix femina, Linn., Blackw., t. 325) est l’espècé la plus remarquable. C’est une fougère commune dans les bois humides. Ses frondes forment des touffes d’un pied et demi de haut ; elles sont lancéolées, vertes, lisses, très-découpées, et presque trois fois ailées. Cette plante offre beaucoup de variétés parmi lesquelles il en est que Hoffmann a regardées comme autant d’éspèces. Cette fougère est le filir mas non ramosa des anciens botanistes. On lui attribuoïit autrefois beaucoup de propriétés qui la rendoïent recommandable; elle portoit aussi, comme le pteris aquilina, le nom de FoucÈre reMerce. Maintenant elle n’est plus employée en médecine.
Le Poryronrum ronranum, L., et l'afhyrium Halleri sont: deux autres espèces de ce genre que M. Decandolle renvoie au genre asplenium, d’avec lequel il est difficile de distinguer l’afhyrium, qui paroît être le filix d’Adanson. IL est aussi trèspeu distingué du nephrodium. |
Aravrrum, du mot grec athyrion, employé as les anciens pour désigner le cétérach. ( LE.)
ATOMARIA. (Bot.) Siackh. Nereiï. Brit, tab. Et c'ets d, d. Fronde membraneuse, trés-mince, rameuse ; rameaux alternes; toutes les découpures courtes, dentées à l'extrémité. Fructification en grappes de diverses formes. Tels sont les caractères donnés par Stackhouse à un genre qu'il établit sur deux éspèces de plantes du genre fucus. Ce sont les fucus den tatus, Turn., et angustifolius, Stackh. que M. Lamouroux rapporte à la premiére section de ses délesseries, en prévenant qu'ils peuvent constituer des genres particuliers. Ces deux: plantes se trouvent sur les côtes de: A et de DRE”? tagne, où elles sont jetées par l'Océan:
TETE atome, en grec; nom donné à ce genre à cause de la petitesse de ses Pt (Lem.)
ATOMON. (Bof.) Voyez Anamanra. (J.\
ATORGA. (Bot.) Nom portugais d’une bruyère, erica ciliaris, selon Clusius. Ce nom à quelque rapport avec celui d’atoca ,
| AA TS donné dans le Canada à une espèce d’airelle, faisant partie de la même famille. (J.) :
ATOUMA. (Ornith.) Les Kamtschadales donnent ce nom, et celui d’artaoun, aux cormorans. (Ch. D\)
ATRACTOCÈRE. (Entom.) Meigen, dans son Hishoire des diptères, a aussi indiqué sous ce nom un diptére d'Allemagne, qui est le scatopse tacheté de Fabricius. Voyez Scaxorse.
M. de Beauvois a aussi décrit sous ce nom un insecte voisin des lymexylons, dont les antennes sont en fuseau, ainsi que leur nom l'indique, et dont les élytres très-courtes ne couvrent pas les ailes. (C. D.) |
ATRACTOSOMES. (Tchtyol.) Nom d’une famille de poissons, de l’ordre des holobranches, du sous-ordre des thoraciques, et dont les caractères sont d’avoir les branchies complètes, le corps épais, arrondi , fusiforme ou plus gros au milieu. Elle correspond en grande partie aux genres scomber et gasterosteus de Linnæus, et à la famille des scombéroïdes de M. Cuvier.
Le mot atractosome est grec, et signifie corps en fuseau (pale, fuseau , cœpxa, corps.) |
La plupart des poissons atractosomes sdnt trés-voraces; leur peau est lisse, brillante, souvent sans écailles, et quelquefois garnie de boucliers osseux; leur tête est presque nue ; îls vivent en société dans tes mers ou à l’embouchure des fleuves.
On les a partagés en un grand nombre de genres différers, dont plusieurs renferment beaucoup d’espèces. Tous se rassemblent en deux groupes ou sous-familles, caractérisées par la présence ou par l'absence des fausses nageoires, c’est-2dire de quelques petites membranes isolées, soutenues par des rayens osseux, et placées derrière les nageoires du dos et de l’anus. Dans le tableau suivant, nous mettons en opposi-
tion les uns avec les autres, par leurs caracteres essentiels , tous les genres de cette famille.
ATR
geoires
Fausses na
Famille des Afractosomes.
avec des aïguillons. . . . . . . . .
unique, et ë
anale ligne latérale ï catopes
doubles ti sue.
Voyez, à leurs places respectives, l’histoire de ces différens genres. (H. C.)
non carénée ;
« di 0] sans aiguillons. L] e e e e e e e L] e L] L] L L] e L] e e e e e » L
| -distinctes; de :
Ps ae AVES UIBINlIQNES- se 5 de Le. D ee De es.
dorsale double, et | nfécs fe ordinaires; dors. | “* Pe sans aiguillons; nag. pector. | | D rapprochées. ; trés-longues. . + + + + = + + ee o lisses ; rayons des { deux au plus. .... .......... e Q Ÿ 0 na, thora 1 U o 1 ® + e e aiguillonnée:; g ciques { plus de quatre; (pointu ses ed au nombre de museau obtus;[simple, . ..
écailles q ra . ) 1 unique Re nus [a deuxépines trés-épineuses. . * 4 ee © + © +0 9» © © + + € + ee + + + © « L] L à Ua r T S 1 Ua . e e e L1 LL L2 e e e e e LI L3 e e e LL e sansaiguillons; | * À HSBTOSSPIqUAnS
dorsale Fu je nôn-extensihless ss. + .:, double F a écailles dentelées. e L] e LJ e L2 e e e e L] L1 L ] LJ LL e L] e e e L] L2 L] L e grerculest-Nbssés; 2 #arpuillons, #6 Re Re RR, :, pectorales CAT er sansaïguillons;| unique; : ordinaires .
attachées par leur bord int.