AUR
beaucoup de rapports avec celle appelée brocard (Bulimus vartegatus, Brug., n°. 67). On trouve cette espèce à Grignon, prés de Versailles, à Houdau, à Laugnac, près de Bordeaux, et dans le Plaïsantin. À
2°. L’AURICULE ovALE, Auricula ovata. Ann. du Mus. > LANUER, pl 60, fig. 8. Cette coquille, qu’on trouve à Grignon et à. Aafreville, près de Mantes, porte sur la columelle trois plis, dont le supérieur est presque effacé. Elle est lisse. Une varice sur le dernier tour, et un petit bourrelet qui se trouve intériceurement au bord droit de l'ouverture, la rendent trèsremarquable. Longueur, quatorze millimètres (six lignes).
$+ L'AURICULE GRIMAÇANTE, Auricula ringens. Lamarck, Ann. du Mus., tom. VIIT, pl. 6o, fig. 11. Cette petite coquille, qui n’a que quatre où cinq millimètres (deux lignes) . de longueur, est extrêmement remarquable par les deux bords de son ouverture, qui sont revêtus d’un bourrelet saillant. Elle a beaucoup de rapports avec l’auricule non fossile, à laquelie on a donné le nom de pietin (bulimus pedipes, Brug,, n°.73), et que M. Menard a trouvée dans le golfe de Tarente.
4. L'Avuricure Mruiore, Auricula miliola, Lam., vélins du Mus. d'Hist. natur., n°. 19, fig 11. Sa longueur est de quatre millimètres (deux lignes) environ. Elle ést lisse, et porte una pli à la columelle. Elle à été trouvée à Pontchartrain, près de Versailles.
5°. L’'Auricure EN TARIÈRE, Auricula terebellata, Lam., Ann. du Mus., tom. VIII, pl. 6o, fig. 10 a. Coquille turriculée, lisse, composée de neuf à dix tours. Elle porte trois plis à la columelle ; sa longueur est de dix à douze millimètres (cinq à six lignes). On la trouve à Grignon, à Laugnac, prés de Bordeaux , et en Italie. Toutes ces espèces se trouvent dans ma collection. |
6°. L’AURICULE MARGINÉE, Auricula marginata, Nob. Voluta myolis, Brocchy, Conch. foss. subapp., tom. IT, tab. 15, fig. où La longueur de cette coquille est de seize millimètres (sept lignes). Le bord supérieur de chaque tour de la spire est garni d’un cordonnet. La columelle porte trois plis, et le bord droit est garni intérieurement de deux dents. On trouve cette espèce dans la vallée d’Andone.
7°. L’Auricure rois, Auricula pisum, Nob. V'oluta pisum,
AR : 135 Brocchy, ouvrage déjà cité, tom. II, tab.15, fig. 10. On trouve cette coquille à Saint-Just, en Italie. Sa longueur est de neuf millimètres (quatre lignes). Sa spire est très-courte, et sa colu- , melle est garnie de trois plis. Voy. AURICULA. (Co J (D. 'E:)
AURICULE. Voyez AurIcuLA.
AURICULES. (Ornith.) On donne cenom, en latin auriculæ, à des crêtes dont les pennes élevées sont placées ay-dessus des yeux, sur le vertex : elles sont particulières à plusieurs espèces de chouettes. (Ch. D.) |
AURIFERA. (Malacentomoz.) Auritrère. M. de Blainville, dans le Supplément de l'Encyclopédie Britannique, établit ce genre. Les caractères qu’il lui assigne sont : Corps ovalaire, comprimé, recourbé, terminé postérieurement par une sorte de queue articulée, pourvue de douze paires de longs appendices cornés, articulés, et par un long tube médian à la base duquel est percé l’anus, etc., contenu dans un manteau où enveloppe extérieure, ouvert dans la moitié postérieure du bord inférieur, dans lequel se développent cing petites pièces calcaires à peine visibles, fixé antérieurement par un long pédicule charnu, contractile, et terminé en arrière par deux tubes distincts formant des espèces d'oreilles, dont le droit, outre son ouverture terminale, est percé inférieurement.
On ne connoît, jusqu'ici, qu’une espéce dans ce genre : le lepas aurita, de Linnæus, l’anatifera aurita de Bruguiere, figuré dans Ellis, Act. Angl., tab. 54, fig. 1. Elle se trouve dans les mers du nord, et jusque sur les côtes d'Angleterre ; elle se groupe tout-a-fait à la maniére des balanes, dont elle diffère cependant assez pour former, comme l'avoit fort bien senti Bruguiére, un petit genre qui doit être placé à la tête de la classe des cirrhopodes, comme faisant le passage aux moïlusques, que j’ai nommés M. hétérobranches. (DE B.)
AURIN. (Ichtyol.) Suivant M. Risso, on appelle ainsi à Nice le notoptére Fontanes, poisson de la famille des péroptéres. Voyez NoroPrëre. (H. C.) |
AURIOU. (Jchtyol.) On donne ce nom à Nice au maquereau, Scomber scômber. Voyez Scompre. (H. C.)
AURIS. (Conch.) Klein désigne, sous ce nom, Le genre ha-liotis de Linnæus. (De B.)
AURIS BAHAMICA et AURIS MARINA. (Conch.) Noms:
136 AUT que quelques auteurs anciens paroiïssent avoir donnés au sigaret. (DEB.) |
AURISCALPIUM. ( Conch. ) Megerle, dans son prospectus d’un nouveau système des animaux testacés, inséré dans le Magasin de Berlin pour 1811, a établi ce genre, que M. Lamarck, de son côté, a désigné sous le nom d’anatina. Ses caractères sont : Coquille ovale allongée, plus large en avant, équivalve, inéquilatérale, bâillante inégalement aux deux extrémités ; le sommet bombé, dorsal, submédian; charnière sans dents; ligament interne, porté par une apophyse horizontale en cuiller, soutenue par une lame oblique décurrente sur chaque valve. Impression musculaire trés-probablement . double. La principale espèce , qu’on range dans ce genre, est le solen anatina de Linnæus, dont on ne connoît pas l’animal , mais qui sans doute a beaucoup de rapports avec celui des myes. Megerle la nomme auriscalpium magnum. C’est une fort jolie coquille, mince presque comme du papier, blanche, transparente, qui se trouve dans les sables de l’Océan indien; elle est figurée dans Rumphius, Mus., tab. 95, fig. ©. (Dr B.)
AURIVITTIS. (Ornith.) Un des noms latins du chardonneret, fringilla carduelis, Linn. (Ch. D.)
AURORE. ( Bot.) Nom vulgaire d’un joli petit champignon du genre agaricus, Linnæus. (Voyez Funeus.) On le nomme aussi Vaurore bleu ou l’azur; son chapeau est un mélange d’aurore et de jaune doré, nué de bleu céleste. Les feuillets sontaurores, et le pédicule bleu vif au sommet, est d’un rouge de feu a la base. La chair de ce champignon estverdâtre et fade, mais elle n’incommode pas. On le trouve dans les bois de Meudon et ailleurs. Il n’est qu’une variété de l’agaricus cyaneus de Bulliard, Herb., t. 170 et 530, fig. 1. (LEm.)
AURORE. (Erpétol.) Nom spécifique d’une couleuvre. (HG)
AURUOU. (Ornith.) On appelle ainsi le loriot en Provence. (Ch. D.)
AUSUBA. (Bot.) Voyez Bumezte. (J.)
AUTOMOLITE. ( Min.) Karsten a proposé de donner le nom d’automolite ou celui de fahlunit, à un minéral dont l'espèce n’est pas encore déterminée, et qui renferme sous une forme octaëdre 0,60 d’alumine et 0,24 de zine oxidé. Ce
À AUZ | 137 sera un spinelle ou une variété de zinc. Voyez, pour plus de développemens, les articles Srixezze et Zinc. (B.)
AUTOUR. (Ornith.) MM. Meyer et Temminck, sans former un genre particulier de l’autour (astur), en ont fait une famille distincte du grand genre falco, et y ont compris l’épervier. M. Savigny a réuni ces oiseaux sous le nom commun de dædalion, en assignant des caractères spéciaux aux autours et aux éperviers. M. Cuvier, qui forme une division des autours, établit aussi pour ceux-ci et pour les éperVièrs, deux sections auxquelles il applique les noms Jatins astur et nisus. Enfin M. Vieillot forme, sous la dénomination latine de sparvius, un genre qui comprend les autours et les éperviers. On traitera plus amplement de ces oiseaux au mot épervier, auquel on a déja renvoyé, pag. 115 de ce volume.
(EB. D.) un
AUTRUCHE. (Ornith.) MM. Cuvier et Vieillot ont tous deux placé dansl’ordre des échassiers, cet oiseau que Linnœus avoit rangé parmi les gallinacés ; mais l’autruche d'Amérique, autrement appelée nandou, cheuque, churi, etc., ne forme, chez le premier, qu’une espèce du genre struthio , et chez le second le nandou constitue, sous le nom de rhea, un genre particulier, ayant pour caractères : le bec droit, garni a la base d’une membrane oblitérée , ou un peu déprimée, ayant la pointe arrondie, fléchie, onguiculée; la mandicule supérieure à dos élevé et entaillée vers le bout; l’inférieure plate en dessous ; la tête parfaitement emplumée, et les pieds munis de trois doigts, tandis que l'autruche d'Afrique n’a que deux doigts et la tête chauve. (Ch. D.) | : AUVID. (Bot.) Nom donné dans l'Arabie à plusieurs espèces de graminées, suivant Forskal, et particulièrement à une qui approche de l’andropogon. (J.)
AU-VOGEL. (Ornith.) Nom du rossignol en Autriche, où il s'appelle ‘aussi aucn-nachiigal. (Ch. D.)
AUZUBA. (Bot.) Oviedo décrivoit sous ce nomun arbre qu’il croyoit semblable au carandas, carissa, ayant comme lui un fruit semblable à une petite poire et d’un goût trés-agréable, Clusius le regardoiït conme différent, et l’on partagera son opinion si l'arbre d’'Oviedo est le méme quePlumier, dans ses manuscrits, vol. V, t. 124, indique sous le même nom, et qui
138 AVI est aussi appelé acomat à Saint-Domingue. Celui-ci a un fruit de forme ovale, jaune, charnu , rempli d’une humeur visqueuse , et renfermant un osselet trés-dur de même forme. La Bgure qu'il en donne indique une espèce de la famille des sapotées et peut-être du genre du caïmitier, chrysophyllum. (J. ) AVAOU., (Ichtyol. ) Les habitans d'Otahiti donnent ce nom à une espèce de gobie qu'on trouve dans les petites rivières de cette île. (H. C.) AVARI. (Bor.) Nom brasilien du maïs, suivant l’auteur du Recueil des Voyages. Dans C. Bauhin il est écrit avati. (J.) AVEJURUCO.(Ornith.) Nom espagnol du guépier, meropsapiaster. L. (Ch. D.) AVER-HAN. Nom allemand du grand tétras, éetrao uros-
gallus, Linn. (Ch. D.)
. AVESTRUZ. { Ornith.) Nom a de l’autruche, struthio camelus, Linu.(Ch.D.)
AVEUGLE,. (Ichtyol. ) On donne ce nom à l’aptérichthe de Brander et à une espèce d'ammocæte, diner ruber. Voyez Aptéricatue ét Ammocæte. (H. C.)
AVICULA. (Klein.) Avicure. (Malacoz.) Genre de mollusques, lamellibranches ou acéphales, dont les caractèressont : Corps trés-comprimé, enveloppé dans un manteau ouvert dans presque tout son contour, et bordé d’un double rang de
tentacules ; bouche entourée de lévres frangées et de quatre
espèces de tentacules subvasculaires. Un appendice ventral subulé, transversalement crénelé et fendu dans sa longueur, ayant un byssus à sa base. Coquille inéquilatérale, un peu. échancrée à la partie antérieure du bord inférieur pour le passage du byssus, et quelquefois très-inégalement auriculée; charnière céphalique et dorsale, formée par une petite dent oblique sur une valve correspondante à une petite fossette dans l’autre, ou tout-à-fait sans dents; ligament extérieur dans une fossette’
fort longue, marginale et céphalique ; deux impressions mus-
culaires, dont l’une ovale, subcentrale, et l’autre antérieure trés-petite.
Ce genre, circonscrit par Klein à peu près comme par M. de Lamarck, puisqu'il n’y comprenoit pas les marteaux que Bruguière y laisse, avoit été proposé d’abord par Scopoli, sous le nom de pteria, et par quelques anciens auteurs sous celui
* AVI 139 d’avicula. Il renferme des espèces de coquilles, souvent remarquables par la beauté de la nacre qui les tapisse à l'intérieur. - L'organisation des animaux qu'elles contiennent a tant d’analogie avec celle des moules, que Poli les a réunis dans le même genre, sous le nom de glaucus. Voyez ce mot.
M. le docteur Leach, dans ses Mélanges de Zoologie, propose de subdiviser les espèces de ce genre en trois sections: :
A. Espèces qui, avec une dent à la charnière, ont une forme plus ou moins irrégulière par le grand accroissement de l'oreille d’un côté, et l’obliquité du sommet. Ce sont les véritables avicules ; leur forme, quand les valves sontétendues, ayant quelques rapports avec celle d’un oiseau.
1°. AvVICULA coMmunis, vulgairement l’hirondelle ; mytilus hirudo. (Linn.), Gualtieri, tab. 04.
Caract. D'un brun foncé presque noir, les stries d’accroissement assez marquées, du reste lisse; l’appendice supérieur : des crochets assez RFDAONEE et-pointu, l’inférieur large et arrondi.
Cette espèce, qui est commune dans toutes les collections, a ses valves fort irrégulières, la gauche étant beaucou» plus profonde et plus large que la droite; sa surface extérieure, ordinairement presque noire, est quelquefois jaune; sa surface ne ru est nacrée ; on la trouve dans les mers d'Europe. . AvicULA cmiNENsis (Leach}), Zool. Misceil., t.I, P- 86, pl. 38. fig. 1.
Caract. De forme bite l’appendice antérieur fortpetit, obtus ; sa couleur est d’un jaune citron, glabre, avec deux bandes d’un brun roussàtre, comme rayonnantes sur le corps de chaque valve. | Cette jolie espèce vient des mers de la Chine. Elle a environ
né pouces de long.
. AVICULA Mor10 (Leach), Zool. Miscell., four. T, p.86,
ns 58, fig. 2.
Caract. Coquille d’un brun foncé presque noir, striée d’une manière concentrique ; l’épiderme brun, soulevé en espèces d’écailles disposées en lignes rayonnenies du sommet au bord inférieur.
Cette coquille, qui a plus de quatre pouces de longueur,
140 AVI est triangulaire. Le bord supérieur ou de la charnière tout-àfait rectiligne, l’inférieur un peu convexe, et le postérieur largement échancré. Elle provient de l’ile de Pulo-Condore, dans les Indes orientales. |
B. Espèces qui, avec une dent à la charnière, ont une forme assez réguliére.
4°. AVICULA RADIATA (Leach), Zool. Miscell., tom. Ï, p.98, pl. 45.
Caract. De couleur grise, avec quelques traits rayonnans pourprés sur les bords; l’épiderme soulevé en pointes fort minces triangulaires, disposées en lignes rayonnantes.
Cette belle espèce d’avicule, que l’on croit, sans en avoir la certitude, habiter les mers des Indes occidentales, a une forme générale trés-rapprochée de celle de certaines espèces du genre pecten. Le bord céphalique, ou de la charnière, est droit ; il y a un appendice ou oreille assez prononcée audessous du sommet; le resté de la coquille, élargi en arriere, a ses bords arrondis, etsa surface couverte d'espèces d’écailles triangulaires fort minces, imbriquées et disposées suivant des lignes qui divergeroient du sommet a la circonférence.
C. Espèces qui, sans aucune trace de dents à la charnière, ont la forme régulière.
5°. AVICULA MARGARITIFERA sINENSIs. Espèce de moule perliére.
Comme cette espéce entre dans le nouveau genre margarita du docteur Leach, nous la décrirons à cet article, et nous donnerons l’histoire des perles sous leur nom. (Des B.)
: AVICULA. (Ornith.) Plusieurs oiseaux ont été désignés par de simples épithètes jointes à ce mot, tels que l’avicula minima du Museum Wormianum, qui est l’oiseau-mouche a longue queue, couleur d’acier bruni, de Buffon, trochilus macrourus, Gmel. : l'avicula amboinensis canora, de Séba, ou merle d’Amboine, turdus Amboinensis, Gm. ; l’avicula anonyma, de Marcgrave, ou manaquin à tête blanche, de Buff., pipra leucocapilla, Gmel., ete. (Ch. D.)
AVICULARIA. (Bot.) On trouve sous ce nom, dans Gesner, le miroir de Vénus , commun dans les blés, campanula speculum , qui a éténommé onobrychis par Dalechamp etpar C. Bauhin.
| AVI 141 AVICULE. (Foss.) Les coquilles de ce genre, que l’on trouve à l’état fossile, sont, en général, très-petites comparativement à celles du même genre que l’on trouve aujourd'hui dans les mers. Comme elles sont tres-fragiles, il est assez diificile de constater les caractères des différentes espèces. Cependant, j’en possède deux bien distinctes.
1°. L’Avicure FRAGILE, Avicula fragilis, Nob. Vélins du Mus.'
d'Hist, nat. , n°. 39, fig. 14. J’ai trouvé cette espèce à Grignon; a Villiers, prés de Neauphlc; à Crépy en Valois. Les plus grandes ont à peine vingt-sept millimètres (un pouce) de largeur. C’est avec beaucoup de peine qu’on parvient à en obtenir qui soient entières; car elles sont très-minces et trèsfragiles. Elles ont conservé leur nacre et des couleurs. "2°. L'Avicuze ANCIENNE, Avicula antiqua, Nob. Cette espèce se trouve, avec des bélemnites et des gryphites, dans le Cotentin, département de la Manche. Sa grandeur est de dix-huit millimètres (huit lignes) ; l’une des valves est très-concave. Cette espèce n’a conservé ni nacre ni couleur.
3°. L'Avicure pouTEUsE, Avicula media, Sowerby. Mineral Conch., tom. I, tab. 2. On trouve cette espèce à Highgate en Angleterre. Sa grandeur est de vingt-sept millimètres (un pouce). Elle a conservé des couleurs et sa nacre.
On trouve à Laugnac, prés de Bordeaux, des débris d’une espèce d’avicule, dont le test est plus épais que celui desdeux premiéres espèces; mais ils ne sont pas assez bien conservés pour la déterminer. Sa forme se rapproche de celle de l’avicule douteuse. :
En général, les avicules ne sont pas des coquilles que l’on rencontre souvent. Voyez AvicurA. (Molacoz.) (D. EF.)
AVIOSA. ( Erpétol.) Un des noms du boa devin, suivant M. Bosc. (H. C.)
AVIS. (Ornith.) À une époque à laquelle la connoïssance des oiseaux étoit encore fort incomplète, les auteurs désignoient, par de simples épithètes, ceux qu’ils ne pouvoient rapporter à des genres connus ; c’est ainsi que le gip-gip, ou martin-pècheur du Brésil, alcedo brasiliensis, Linn. , et le manakin casse-noisette, pipra manacus, Linn., ne sont désignés que par les mois avis anonyma ans Marcgrave. Voici une série alphabétique de pareilles nomenclatures :
L’Avis aqualica raucum sonans , de Niéremberg, est une espèce de butor; l'avis bohemica, de divers auteurs, le jaseur, ampelis garrulus, Linn.; l'avis britannica, de Héring, la bernache, anas bernicla, Linn. ; l'avis carolinensis, rostro cultriformi, de Pétiver, et l'avis maderaspatana major novaculæ facie, de Ray, le bec-en-ciseaux, rhynchops nigra, Linn.; l'avis cornultus, de Niérémberg, le jacana, parra jacana, Linn.; l'avis dei, un oïseau de paradis; l'avis diomedea, d'Aldrovande, de Gesner, de Jonston, etc., le pétrel-puffin, procellaria puf- Jfinus, Linn.; lavis incendiaria ou incineraria, qu’on a mal à propos rapporté au jaseur , le crave ou coracias, corvus graculus, Liun.; Vavis incooméa de quelques auteurs, lé merle couleur de rose, turdus roseus, Lainn.; l'avis inter anserem el anatem feram media, du Museum Beslerianum, l'eider, anas mollissima, Linn. ;l'avis Jovis, de Charleton, le chardonneret, Jringila carduelis, Linn.; l'avis latirostra, de Niéremberg, un souchet, anas clypeata, Linn.; l'avis mexicana, psiftaci coiore, de Hernandez, un Tangara; l'avis non consistens, de Niéremberg, le beau canard huppé, anas sponsa, Linn.; l'avis piperisora de Ray ét de Willughby, et l'avis rosiri marimi de Fernandez , lé toucan à ventre rouge, ramphastos picatus, Linn. ; l'avis pluvia de quelques auteurs, la pie, corvus pica, Linn.; l'avis polyglotta, le moqueur, espèce de grive ; l'avis porphyrio, de Séba, le courlis rouge, fantalus ruber, Linn.; l'avis pugnax, le combattant, fringa pugnax, Linn.; l'avis regia, le manucode, paradisea regia, Linn. ; l'avis rubeorum humerorum , le commandeur, oriolus phænicurus, Linn.; l'avis sicca, de Niéremberg, le héron hocti, ardea hoactli, Linn.; l'avis siliquastrini capitis de Fernande?/, l’acintli, fulica purpurea, Linn.; Vavis larda, l’outardé, otis tarda, Linn.; l'avis iorquata de Niéremberg, l’alatli, alcedo torquata, Linn.; l'avis tropicorum de Willughby, le grand paille en queue, phaeton æthereus, Linn.; l'avis venti de Fernandez et de Niéremberg, le harle couronné, mergus cucullatus, Linn. ; l'avis vivivora de Niérem-
berg, la spatule d'Amérique, platalea aiaia, Linn. (Ch. D.) AVOCETTE,. (Ornith.) Aux deux avocettes décrites p. 339 etsuiv. du 3° volume de ce Dictionnaire, il faut ajouter l’avocette à tête blanche, ayocetta leucocephala, qu’on a trouvée aux terres Australes, et l’avocette de la Nouvelle-Hollande, avo-
‘ AXI 145 cetta Novæ Hollandiæ, qui a la tête et la moitié du cou d’un roux trés-foncé, et le reste du plumage blanc, à l'exception des pennes et d’une pæ#tie des couvertures supérieures des ailes, qui sont noires. M Vieillot pense que cette dernière espèce a été mai à propos confondue par les ornithologistes avec l’avocette. d'Amérique, imparfaitement décrite par Dampier. (Ch. D.)
AVOLTORIO. (Ornith.) Nom italien du vautour. (Ch. D.)
AVORADOS. ( Bet.) On nomme ainsi dans l’île de Chypre, suivant Pockocke, une espéce de genèvrier, ayant la forme de celui qui est appelé cèdre M EL mais s’élevant beaucoup moins. (J.)
AVORNUS. (Bot.) La bourgène, ou bourdène, ou aune noir, est ainsi nommée par Crescentius, que cite C. Bauhin. Ce n’est point cependant le verne des Provençaux qui est l’aune véritable, alnus, d’une famille différente. (J.)
AWAH-KATTOË. ( Tehtyol.) En Amérique on donne ce nom à l’argyréiose, qu’on appelle encore abacatuaia, (Voyez ce mot.) Plusieurs auteurs ont à tort considéré ces expressions comme synonymes de gal : le gal est en effet un poisson des Indes orientales, qu’on ne rencontre point en Amérique , et qui n’est point du tout celui qu'indique Marcgrave. Voyez ArGyréiose et Gar. (H. C.)
AWWAOU. (Ichtyol.) Nom otahitien d’une espèce de gobie.
Voyez Avaou, Awavu, et Gogie. (H. C.) AXE, Axis. (Bof.) Partie allongée d'un pédoncule sur laquelle sont attachées plusieurs fleurs, L’axe est simple dans le blé, le plantain, le faux ébénier, le typha; il est divisé dans l'héliotrope, la bourrache, la joubarbe des toits ; flerueux et articulé dans le blé, l’ivraie, l’ægylops ; membranacé dans le paspalum membraneux ; charnu dans l’ananas.
Dans certains cas, dans les épis des graminées, par exemple, V’AxE porte le nom de rafle, en latin, rachis, mot dont Willdenow se sert aussi pour désigner le pétiole des fougéres.
Axe dans du fruit est la ligne matérielle ou idéale qui va de sa base au sommet. Tournefort donne à cette ligne matérielle qui sert de point d’attache aux graines, le nom de columen ; quelques botanistes lui donnent celui de columelle. M. Mirbella désigne par célui de placentaire axille. (Mass.)
AXI. (Bot.) Dans quelques lieux de l'Amérique, on nomme
244 AXO ainsi le piment, capsicum, au rapport de Éragosa, cité pat C. Bauhin. (J.)
AXILE, axilis, (Bot. ) formant axe. — M. Mirbel se sert de cette expression pour caractériser l'embryon qui, placé au milieu du périsperme, se porte d’un point périphérique de la graine au point diamétralement opposé ( Voyez l'embryon des pins et des autres conifères, du frêne, du berberis, etc.) 11 s’en sert aussi pour désigner le placentaire, lorsqu'il s’al-: longe de la base au sommet du péricarpe dans la direction de son diamètre (Voyez le Lis, la Polémoine, etc.). ( Mass.)
AXILÉ, axilatus, (Bot.), ayant un axe. Les diérésiles du géranium , du lavatera arborea , du cynoglossum lævigatum, etc. , sont dites axilées par M. Mirbel. Ces fruits particuliers sont composés de coques disposées autour d’un axe commun; cet axe devient libre par la chute des coques. (Mass.)
AXILLA. (Or ) Aisselle, pRrie inférieure de l'aile à sa base, c *est-à-dire à l'endroit où elle s’'insère à la poitrine. PE: D)
AXINITE. ( Min.) M. Brard a reconnu que quelques cristaux violets d’axinite avoient la propriété de devenir électriques par l’action de la chaleur. M. Haüy, en répétant l’observation, a trouvé que ceux qui jouissoient de cette propriété n’étoient pas symétriques et présentoient une différence de configuration dans leurs parties opposées, tandis que les cristaux parfaitement symétriques ne donnoient par la chaleur aucun signe d’électrité. (B.)
AXIUS. (Crust.) Genre établi par M. Leach pour y ranger une nouvelle espèce de crabe de la mer Britannique, dont les quatre pattes de devant sont bifides, et la troisième paire aun seul doigt. (C. D.)
AXOLOTE, ou AXOLOTT. ( Erpétol.) Nom mexicain d’un reptile de la famille des batraciens urodéles, sur lequel on a débité un grand nombre de fables, et qui ressemble à un têtard d’une grande espèce de salamandre. C’est le Siren pisetformis de Shaw (General Zool. III. pl. 140.). Voyez SIRÈNE et Uronëzes. (H. C.)
AXONOPE, Aronopus. ( Bot.) Genre de graminées établi par M. de Beauvois (Agrost. p.12), pour quelques espèces-de milium de Linnæus, qui se rapprochent beaucoup des paspa-
| AYM 145 lum dont ce genre ne diffère que par la disposition des épis par digitations simples, tandis que dans les paspalum les épis sont alternes ou géminés. Les milium compressum , digitaïum , cimicifugum , paniceum , etc., appartiennent à ce genre, qu’on ne peut guère proposer que comme une sous-division. ( Porn. } AYAM. (Ornith.) Ce terme s'emploie génériquement par les Malais, pour désigner le coq et la poule domestiques. Le poulet se nomme ayam manda. On trouve dans les bois de l'ile de Sumatra un coq sauvage qui porte le nom d’ayamalas, et qui diffère de l’ayam-bankiva, lequel est regardé par M. Temminck comme ayant concouru à la production de larace du coq villageois et de ses nombreuses nuances. Les deux espèces portent la queue presque horizontalement; mais celle de l’ayam-alas se fait distinguer en ce qu ‘elle est fourchue. Suivant Marsden, la poule des bois se nomme ayam-baroogo.
M. Temminck a décrit une perdrix sous le nom d’ayam-han. (Ch.D.) |
AYAMAKA, (Erpétol.) Suivant Barrére (Hisé. RENE France équinoz.,, pag. 154), on nomme ainsi à Cayenne une grande espèce de lézard qui atteint jusqu’à huit pieds de long, et dont on mange la chair. Il nous paroît que c’est une iguane. Voyez ce mot. (H. C.)
AYCURABA. (Erpétol.) Nom qu ’on donne au Brésil, suivant Ruysch ( de Quadrup. pag. 137 ), à un lézard voisin de r améiva , mais dont la queue est triangulaite. (H. C.)
AYE-AYE. (Mamm.) Lorsque l’aye-aye a été décrit dans ce Dictionnaire , on n’en connoissoit encore que la peau bourrée. M. Geoffroy ayant fait extraire les parties osseuses qui y avoient été conservées, et entre autres la tête, on a pu voir que ce singulier animal se rapprochoït en plusieurs points des quadrumanes , et surtout des tarsiers et des galagos, comme l’a établi plus particulièrement M. de Blainville. On sait que les ayes-ayes ont deux fortes incisives en forme de coin. La mâchoire supérieure a quatre molaires de chaque côté, et l’inférieure, trois seulement. Ces dents sont à couronnes plates, mais elles étoient usées par la mastication,
‘ce qui ne permet pas d'en décrire exactement les formes. rte
AYMARA POSOQUERI, (Bot, ; Nom galibi du posoqueria