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146 AZO d’Aublef, genre de plante rubiacée de la Guiane, qui postés rieurement a été nommée cyréanthus par Sthreber, ramspakiæ par Scopoli et solena par Willdenow. (J.)
: AYULAN. ( Bot.) Un des noms donnés dans l’île d’Amboine, suivant Rumph, ausandoricum ou hantol des Philippines. (J.)
AZABACHE. (Min.) C’est le nom que les Espagnols donnent au jayet dans les Asturies, suivant Sobrino. (B.)
AZAFRAN. (Bot.) Nom péruvien de l’escobedia de la Flore du Pérou. (J.) | AZAVAR. (Bot.) Nom de l’aloës dans quelques parties des Indes orientales, selon C. Bauhin. (J.)
AZEDAS. ( Bot.) Nom portugais de l’oseille. (J.)
AZINGANO (Bot.) À Ténédos et aux Dardanelles, c’est Fartedia squamata , Linn. (Lem.)
AZOLLA (Bot .).Azorre. Dict., vol. II, p.376: M. Robert Brown , à qui l’on doit la connoissance cxiète de la famille des Marsiréacées ou RuizosPeRmMes, rapproche ce genre du salvinia, dont il est distinct cependant, bien que, selon lui, Jon doive examiner de nouveau le salvinia. Il trouve que cé que Guettard et Schreber ont regardé comme les semences, dans ce genre, a beaucoup dolor avec ce qu'il nomme &leurs mâles dans l’AzorrA. ;
M. Brown regarde celui-ci comme monoïque ; les fleurs males sont géminées, enfermées dans un involucre membraneux (quelquefois l’involucre contient une fleur mâle et une fleur femelle), ovoide, recouvert d’une membrane propre qui s'ouvre transversalément; la moitié supérieure de la cavité offre neuf à dix corpuscules (anthères, Brown) sessiles, angulaires et fixées sur un placenta central excavé. La partie inférieure sphérique et fermée contient, sous une double membrane, un fluide trouble.
Les Ress femelles sont dans les sels és feuilles, solitaires, et dans des involucres semblables à ceux des feûté mâles. Les capsules sont doubles: la premiére est ovale, membraneuse évalve ; elle contient d’autres capsules trés-nombreuses (attachées par des pédicelles capillaires à un tuberculé commun, fixé au fond), uniloculaires évalves , renfermant six à neuf séminules anguleuses, ayant chacune deux à six radi-
| Lu AZO | 147 gules fasciculées capillaires. Voyez Brown, Prod. 1, pag. 166; et Remarck. Geogr. and Botan., pag. 10. |
Nous nous sommes étendus sur les caractères de ce genre, parce qu’ils jettent un grand jour sur la structure de ce qu’on regarde comme les fleurs dans les plantes de cette famille. Les azolla sont de petites plantes qui ressemblent à des jungermannia, et qui nagent à la surface des eaux. Leurs racines sont entières, capillaires, plumeuses ou munies d’une coiffe # l'extrémité, et naissent du dessous de la fronde. La fronde est ailée, recouverte de feuilles imbriquées, ovales, entières = les supérieures un peu spongieuses, et les inférieures transparentes. Les fleurs, ou plutôt les involucres qui les contiennent sont solitaires au bas de la fronde. M. Brown indique deux espèces qu’il a trouvées à la Nouvelle-Hollande; l’une, 1’ A. pinrata, se trouve aux environs du port Jackson; l’autre, JA. rubra, croît dans les mêmes lieux, et à la terre de Diémen.
L’Azolla déerit par M. de Lamarck (Encyel. 1, p.343) estune - troisième espèce de ce genre, trouvée au Pérou, au Chili et au détroit de Magellan ; une quatrième croit en Caroline. Voyez pour leurs caractères, Willdenow , Spec., (LEm.)
AZOTE. ( Chim.) Corps simple , découvert par Rutherford en -1772. 100 mesures d'air atmosphérique contiennent 78,5 à 79 d'azote: pour le prouver, on remplit de mercure une petite cloche de verre , légèrement courbée à son sommet ; on la renverse dans un bain de mercure, et om y fait passer un morceau de phosphore, puis on fait fondre celui-ci au moyen d’un charbon que l’on en approche, ef Von introduit peu à peu dans la cloche un volume connu d'air atmosphérique ; il y a une inflammation occasionnée par la combinaison de l'oxigène de l’air avec le phosphore. Si le phosphore a été employé en quantité sufisante, le résidu est de l'azote pur, dont le volume est facile à mesurer. Ce moyen de faire l’analyse de l'air, peut être employé pour se procurer de l'azote ; si l’on vouloit en préparer de grandes quantités, on mettroit le phosphore dans une petite capsule de porcelaine qui devroit être assujettie sur un flotteur de liége; on placeroit le flotteur sur l’eau , on allumeroit le phosphore, et on le recouvriroit aveæ vne grande cloche de verre pleine d’air atmosphérique,