‹ Dictionnaire des sciences naturelles, dans lequel on traite mhodiquement des diffens res de la nature, consid soit en eux-mes, d'apr l'at actuel de nos connoissances, soit relativement l'utilitqu'en peuvent retirer la mecine, l'agriculture, le commerce et les artes. Suivi d'une biographie des plus cres naturalistes (volume 2)Chapitre 16 sur 160 · AR M · texte numérisé non relu

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férence sont femelles, fertiles , entiers et subulés : les anthéres sont à peine réunies. 1. graines sont très - petites et sans aigrettes : leur réceptacle est nu dans les armoises proprement dites; il est un peu velu dans les absinthes.

# Armoises à calice cylindrique.

ARMOISE COMMUNE, Aréemisia vulgaris, Linn., Buil. Herb. tab. 350, vulsgairement l’Herbe de S. Jean. Cette plante vivace croît dans les lieux incultes, sur le bord des champs et des chemins, et se trouve dans presque toute l'Europe. Sa racine, qui est ligneuse et rampante, pousse plusieurs tiges verticales, cannelées, rameusés, et hautes de trois à six pieds. Ses feuilles sont aliternes, pinnatifides, vertes en dessus et couvertes d'un duvet blanchâtre en dessous ; les supérieures sont à découpures presque linéaires. Les fleurs sont sessiles ; elles ant le calice un peu cotonneux, les fleurons pâles et rougeûtres : elles sont disposées en plusieurs épis latéraux, qui naissent dans les aisselles des feuilles supérieures, ef qui tous ensemble forment de longues grappes terminales.

L’armoise commune est regardée comme un puissant remede dans les obstructions des viscéres; elle est apéritive, stimulante, emménagogue, antihystérique; extérieurement elle est vulnéraire et détersive. |

Le moxa si fameux dans les pays orientaux, et dont les Chinois et les Japonoïs font un trés-grand usage pour guérir la goutte et les maladies rhumatismales, est une sorte de duvet fort inflammable, qu'on retire, selon Halle: des feuilles pilées ou de la moelle des tiges de cette espéce.

Quelques auteurs en au contraire que c’est avec l’ar- Lemisia Chinensis, L., qu’on prépare cette substance. On fait avec ce duvet de Del tits cônes d’environ un pouce de hauteur, qu’on applique sur différentes parties du corps, après les avoir hbumectés avec de la salive pour qu'ils s’y attachent plus aisément; on met ensuite le feu à leur sommet: les cônes se consument lentement sans produire de Me ils échauffent insensiblement la peau, et finissent par la cautériser légèrement en n’occasionant qu’une trés-

foible douleur.

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C'est sdrtété le ok du dos que les Chinois appliquent le moxa : on l’emploie aussi avec succès dans les commeneemens. des maladies de poitrine, en le plaçant à deux pouces au-dessus du creux de l'estomac. . | ARMOISE BLEUATRE ; Artemisia cærulescens, Linn., Duham. (Arb. r, tab.24, £.5, vulgairement Absinthe à feuilles de lavande. C'est un sous-arbrisseau haut d’un à deux pieds, qui croît dans les lieux maritimes de lltalie et de l'Es-

pagne. Les feuilles radicales ont trois à cinq découpures plus ou moins profondes, et sont même quelquefois pinnatifides ; celles de la tige sont trés-entiéres, étroites, lancéolées et sessiles : elles sont toutes couvertes des deux côtés d’un duvet soyeux, de couleur argentée, lésérement bleuitre. Les fleurs sont dispasees en AR grappes et d’une couleur jaunâtre.

ARMOISE MARITIME, Aréemisia maritima Linn. #Pvulsairement Absinthe maritime. Cette espèce croît naturellement dans les lieux maritimes de l’Europe. Ses tiges sont droites, blanches, très-rameuses et hautes d'environ un pied et . demi; ses feuilles sont cotonneuses, multifides, à découpures linéaires et obtuses : les fleurs ont le calice cotonneux vers la base, et le réceptacle nu; elles sont jau-

nâtres, disposées sur des grappes pendantes ou redressées,

dans une variété observée en Angleterre.

* Cette plante est âcre, fort amère, et répand une odeur de camphre; elle passe pour avoir des qualités toniques, stomachiques, apéritives, vermifuges et antiseptiques : on en prépare un vin stomachique, moins désagréable que celui de l’absinthe ordinaire.

vd Le # Armoises a calices clobuleux.

ARMOISE EN ARBRE, Aréemisia arborescens, Linn., Lob. Ic. 755, vulgairement Absinthe de Portugal, Absinthe en arbre. Cet arbuste s'élève à la hauteur de quatre à six pieds, et croît naturellement dans le Portugal, en Italie et dans le Levant : il est cultivé au rt du Muséum d'histoire naturelle ; pendant l'hiver on le conserve dans l'orangerie. Sa tige est nue dans sa partie inférieure, et se partage vers son semmet en plusieurs rameaux droits, blan-

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châtres, et garnis de feuilles à peu près semblables à celles de l’absinthe ce“mimune. Les fleurs sont jaunètres et naissent en grappes droites à Fextrémité des rameaux. Il à les

mêmes qualités que l'absinthe ordinaire, et peut être eme

ployé aux mêmes usages. | ARMOISE ARGENTÉE, Aréemisia argenlea, l'Hérit. Sert. Angl. tab. 28. C'est un joli arbuste, remarquable par le duvet d'une belle couleur argentée qui recouvre ses feuilles. ARMOISE ABSINTHE, Arlemisia absinthium, Linn., Gmel. Sib.2, tab. 63, Blackw. t. 16, vulgairement Absinthe commune, la G nb absinthe , l'Absinthe des boutiques, l’Ar-

moise amère, l’Aluyne. dk

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