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ses feuilles sont pétiolées, verdâtres et découpées en plusieurs folioles linéaires et sétacées. Les fleurs sont jaunätres, presque sessiles, et naissent le long des rameaux supérieurs, disposées én grappes menues et ferminales.
Son goût est aromatique, àcre et fort amer; ses jeunes pousses et ses feuilles ont une odeur forte, qui approche de celle du camphre ou du citron : elles sont incisives, apéritives, hystériques, vermifuges, résolutives et répereussives. Quelques auteurs les recommandent, avec un peu de nitre, contre le calcul des reins. On assure aussi qu’en se lavant la tête avec leur décoction, cela fait venir les cheveux ou les empêche de tomber. On donne à cette plante le nom de garde-robe, parce qu’on prétend que ses feuilles et ses fleurs ont la propriété de faire mourir les teignes, si on en met parmi les habits.
ARMOISE DES CHAMPS, Arlemisia campesbris, Linn. .s Müll. Hort. t.2, f.1, vulgairement l’Aurone des champs , l’Aurone sauvage. Cette plante est commune en Europe dans les lieux pierreux et arides, sur les collines séches et stériles, et sur le bord des chemins. Ses tiges sont ligneuses à leur base, plus où moins couchées, et longues d’un à deux pieds: Les feuilles, d’abord blanchätres et un peu soyeuses, de= viennent entierement vertes; elles sont multifides, à découpures linéaires. Les fleurs sont petites, pédonculées et disposées en épis làches à l'extrémité des rameaux; les écailles de leur calice sont verdâtres et un peu scarieuses en leurs bords.
Les fleurs de l’armoise des champs, froissées entre les doigts, répandent une odeur aromatique: elles sont, d’apres les observations du docteur Gilibert, antispasmodiques; elles réussissent dans l’affection hyÿpocondriaque avec flatuosité. On les emploie en infusion.
ARMOISE DE LA NOUVELLE-ZÉLANDE, Arlemisit Zélandica , Hort. Par. C’est une plante bisannuelle, entièrement glabre dans toutes.ses parties, et qui n’est, selon Lamarck, qu’une variété de l’artemisia annua, L., Amm. Ruth. tab. 23.
. Ses tiges sont hautes de trois à cinq pieds, et garnies de rameaux droits. Les feuilles sont une ou deux fois pinnées, à pinnules pinnatifides, dentées et pointues, et qui res- 5 9
semblent un peu à celles de la tanaisie. Les fleurs sont petites, sessiles , d’un vert jaunätre, disposées en épis lâches et axillaires, et accompagnées de feuilles simples et sétacées. |
Cette plante est cultivée au jardin du Muséum d'histoire naturelle : elle a été apportée en Europe par le capitaine Cook, qui la trouva en abondance dans la Nouvelle - Zélande, où elle lui fut d’un grand secours contre le scorbut dont son équipage étoit attaqué. l’analogie qu’il crut remarquer entre cette plante et notre absinthe, lui fit penser qu’elle pouvoit avoir la même propriété : ilen fit faire une espèce ‘de bière qu’on distribua aux malades; bientôt ïls se rétablirent parfaitement, et la provision qu'il en fit conserva la santé à tout son monde, pendant une grande partie du voyage. tte
ARMOISE ESTRAGON , Arlemisia dracunculus, Linn., Gmel. Sib. 1, tab. 59 et 60, fig. 1, vulgairement l'Estragon, la Serpentine. Cette plante, généralement cultivée dans nos jardins potagers, est originaire de la Tartarie et de la Sibérie: Ses tiges sont grêles, rameuses, et s’élévent à deux ou trois pieds de hauteur : ses feuilles sont simples, trésentieres, vertes, glabres et étroites, lancéolées ; leur surface est parsemée d’une infinité de pores. Les fleurs sont petites, jaunâtres, et naissent au sommet de la tige et des rameaux.
-L’estragon a une saveur àcre , piquante, mais agréable etun peu aromatique: il est incisif, apéritif, stomachique, emménagogue, antiscorbutique et répercussif; il donne de l'appétit, excite les règles et la salive. Le suc des feuilles, donné à une once, mêlé avec le vin, détermine des sueurs abondantes. Gilibert dit avoir guéri, avec ce seul reméde, plusieurs fiévres quartes automnales ; il a également réussi, ajoute-t-il, dans les rhumatismes chroniques. Les Anglois estiment beaucoup son eau distillée, pour arrêter la contagion de la peste. |
Cependant cette plante est d’un usage plus fréquent dans nos cuisines que dans nos pharmacies. On emploie l’estrason comme assaisonnement dans les salades, lorsqu'il est encore jeune et tendre : on a coutume aussi d'en mettre