‹ Dictionnaire des sciences naturelles, dans lequel on traite mhodiquement des diffens res de la nature, consid soit en eux-mes, d'apr l'at actuel de nos connoissances, soit relativement l'utilitqu'en peuvent retirer la mecine, l'agriculture, le commerce et les artes. Suivi d'une biographie des plus cres naturalistes (volume 2)Chapitre 28 sur 160 · ARU · texte numérisé non relu

ARU

ipomæa pes figridis, L., qui est le pulli-schovadi, Hort, Malab. 11, t. 59. (J.)

ARU. (Ornith.) Voyez Arau.

ARUANA. (Ichtyol.) C’est le nom donné d’après Linnæus à une espèce de chétodon qui vit dans la mer des Indes. Voyez Cu£ronon. (F. M. D.) $

ARUBE DE LA GUIANE (Bot), Aruba, Aubl. 294, t. 115. Cet arbrisseau, dont Aublet faisoit un genre particulier, est maintenant une espèce de quassie. (J.)

ARUCO (Mamm.), synonyme du cachicame, selon Valmont de Bomare, qui aura écrit aruco pour atuco. Voyez Tartou. (C.) | |

ARUM ou GOUET (Bot.), Arum, Linn., vulgairement appelé Pied-de-veau. On donne le nom d’arum à un genre de plantes qui rentre dans la monœcie polÿandrie du système sexuel, et qui appartient à la famille des arcïdes de la méthode naturelle.

Les arums sont des plantes monocotylédones , tantôt herbacées, tantôt ligneuses. Les espèces herbacées n’ont point de tiges; les espèces ligneuses ont quelquefois un stipe, sorte de tronc cylindrique, et d’autres fois une tige foible et grimpante. Les feuilles des arums sont entières ou découpées, ou même composées de plusieurs folioles. La fleur est extrêmement remarquable : elle offre à l’extérieur un cornet, que les botanistes ont désigné sous le nom de spathe. Ce cornet a le plus ordinairement la forme d’une oreille d’âne. Il recouvre en partie un support en forme de massue, nu à son sommet, portant des anthères à sa partie moyenne et des ovaires à sa base. Ce support est appelé spadice ou spadix. Les anthères sont sessiles, tétragones, disposées sur plusieurs rangs. L’ovaire porte un stigmate barbu. Les fruits sont des baies globuleuses à une loge; elles contiennent une ou plusieurs graines attachées à un réceptacle 1atéral trés-délié. On remarque un double ou triple rang de glandes, placé sur lé spadice entre les anthéres et les ovaires. Chaque glande est surmontée d’un filet. Ce genre, fait pour exciter la curiosité sous beaucoup de rapports, habite toutes les parties du monde. Il renferme de vingt à vingt-cinq espèces. Aucune espèce européenne n’a de tige.

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Voici la description des arums qui méritent le plus d’être connus. |

L'ARUM GOBE-MOUCHE, Arum muscivorum, Länn., Suppl. Son odeur ressemble à celle de la viande en putréfaction ; ses couleurs affectent désagréablement la vue. Cette plante croît spontanément aux îles Baléares. Elle s'élève à la hauteur d’un pied environ; les feuilles sont radicales, pétiolées , à trois lobes ; les lobes des côtés se subdivisent inégalement, et quelquefois d’une manière très- bizarre ; les pétioles sont accompagnés à leur base de membranes latérales qui embrassent la hampe ; celle-ci est courte. La spathe est grande, d’une couleur verdâtre , marbrée de rouge, comme la peau d’un serpent : à sa partie supérieure elle est large, ouverte, terminée en pointe et courbée en arrière ; à sa base elle est roulée sur elle-même et ventrue; d'intérieur est rouge et garni de longs poils plongeant vers le fond du cornet, et fermant son orifice en convergeant de toute la circonférence vers le centre. Le spadice, couvert de poils d’un pourpre violet, est moins long que la spathe; il est grêle à sa base et renflé en massue à son sommet. Les mouches, attirées par l’odeur cadavéreuse que répand la spathe, se précipitent dans sa cavité en écartant les poils divergens, qui cèdent à leurs efforts; mais lorsqu’elles veulent sortir, Les poils résistent, et, présentant leurs pointes roides, les retiennent dans cette espèce de piége, où elles périssent.

Presque toutes les aroïdes contiennent un suc vénéneux: celui que l’on retire de l’arum vénéneux, arum seguinum, L., plante qui a l’aspect d'un bananier, est d’une âcreté et d’une odeur détestables. Il brûle et corrode la peau. On s’en sert pour purifier le sucre. Le gouet vénéneux croît aux Antilles. ;

Notre arum maculé, arum maculatum, L., vulgairement appelé pied-de-veau, plante qui croît dans les haies et dans les bois des environs de Paris, a une racine d’une saveur âcre et brûlante lorsqu'elle est fraîche. Les feuilles sont radicales, pétiolées en fer de hallebarde, quelquefois veinées de blanc ou de violet foncé , ou tachetées de noir. La spathe est fort ample, en cornet, d’un blanc jaune, quelquefois

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