‹ Dictionnaire des sciences naturelles, dans lequel on traite mhodiquement des diffens res de la nature, consid soit en eux-mes, d'apr l'at actuel de nos connoissances, soit relativement l'utilitqu'en peuvent retirer la mecine, l'agriculture, le commerce et les artes. Suivi d'une biographie des plus cres naturalistes (volume 2)Chapitre 48 sur 160 · HN 246 À S S · texte numérisé non relu

HN 246 À S S

de deux setiers, ni l’année d'aprés, plus d'un setier d’avoine par arpent, mesure de Paris : on peut estimer le

méteil à vingt francs , et l’avoine à seize; ce qui donneroit \

cinquante-six livres: Mais en intervertissant l’ordre de l’assolement , on auroiït trois setiers de pois ou de vesces à

douze francs , et ensuite cinq setiers d’orge à treize francs,

et six setiers d'avoine à neuf francs ; ce qui rapporteroit cent cinquante - cinq francs. Il y a donc un avantage de ‘ quatre-vingt-dix-sept livres. A ce profit il faut ajouter le gain du fumier , dont on n’a pas besoin pour la vesce ou les pois, et qu’on reporte sur d’autres terres, et les frais qu il en coûteroit pour le charger, le transporter, le répandre. D'ailleurs les pois et les vesces offrent pour les chevaux un

fourrage, sinon préférable à la paille du froment, au moins

égal ; et ce fourrage est en surcroît de produit, puisque la terre devoit rester en jachéres. Enfin l’année qui suit celie où on a récolté l’avoine, on peut ersemencer le même champ en froment, qui, à la vérité, est peut-être d'un tiers moins abondant que dans les bonnes terres ; mais il est pur et souvent sans herbes: d’où il suit, comme on Île voit, que le fermier qui, en conséquence de ces réflexions, cultive ainsi ses mauvaises terres, leur fait rendre beaucoup plus qu'eiles ne rendroient, et que rien n’est plus illusoire et plus étrange que la clause insérée dans la plupart des baux, que le fermier ne pourra refroissir ses terres, c’est-à-dire les dessaisonner. Aussi l'exécution n’en est-elle presque plus demandée par les propriétaires sensés, qui la regardent comme une clause imaginée dans l'enfance de l’agricuiture.

En Angleterre , la rotation des récoltes présente beaucoup de variétés, suivant les pays et la nature des terrains.

Dans les terres légères, sablonneuses et de peu de fond, du district de Norfolk, les assolemens sont de six ans. On cultive la première année du blé, la seconde de l'orge, la troisième du turneps, la quatrième de l’orge, la cinquième du trèfle, la sixième du ray-grass, que l’on rompt au milieu de l'été pour semer du blé en automne, et ainsi de suite. Ce cours de récoltes est adopté depuis peut-être plus

d'un siecle.

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