‹ Dictionnaire des sciences naturelles, dans lequel on traite mhodiquement des diffens res de la nature, consid soit en eux-mes, d'apr l'at actuel de nos connoissances, soit relativement l'utilitqu'en peuvent retirer la mecine, l'agriculture, le commerce et les artes. Suivi d'une biographie des plus cres naturalistes (volume 2)Chapitre 51 sur 160 · À SU · texte numérisé non relu

À SU

He s'élève. à la hauteur de quatre pieds et va en s'amins cissant, comme un jet d’osier : ses feuilles sont alternes, amplexicaules, lancéolées, pointues et trés - glabres : les fleurs ont le disque jaunâtre et leurs demi-fleurons d’un beau bleu : les écailles calicinales sont vertes à leur sommet et blanches à leur base.

Aslers à lige herbacée ; feuilles dentées en leurs bords.

ASTER DE SIBÉRIE, Aster Sibiricus, Tinn., ; :Gmel. Sib. 2 tab. 80, f. 1. Sa tige est sitriée, velue et haute de dat pieds. Ses feuilles sont oblongues , lancéolées, munies de dents écartées, couvertes de poils courts, veineuses en dessous et rudes au toucher. Les fleurs sont grandes, disposées en un corymbe terminal, et d’un violet pourpre ou bleuûtre à la circonférence. Cette plante vient dans la Sibérie et dans les Pyrénées.

ÂASTER À GRANDES FEUILLES, Aster macrophyllus, Linn. Cette plante croît dans l'Amérique septentrionale. Sa tige: est de deux ou trois pieds, et garnie de rameaux disposés en corymbe : ses feuilles radicales, et celles du bas de sa tige, sont pétiolées, grandes, en forme de cœur, velues en dessous et munies de plusieurs nervures obliques : les feuilles supérieures sont sessilés, amplexicaules, et ovales-lancéolées : les fleurs sont blanches ou d’un violet trés-pâle.

Cette espèce et celles qui précèdent, l’aster maritime excepté, ont des racines fibreuses, vivaces, qui tracent plus ou moins à la surface de la terre. Ces plantes se plaisent dans un terrain substantiel et un peu humide : on les multiplie trés-facilement au moyen des drageons qu’elles poussent en abondance de leur souche et qu'on sépare au printemps ou à l’automne.

AsTER DE LA CHinxe, Aster Chinensis, Linn. , Di. Elth. tab. 54, f. 58, ment la Reine - Marguerite. Cette espèce, la plus belle dé ce genre, occupe le premier rang parmi les plantes d'automne qui font l’ornement de nos parterres. Elle est annuelle et originaire de la Chine; souvent on la voit figurée sur les papiers peints qui nous viennent de ce pays. Sa tige est haute d’environ deux pieds, très-rameuse, hispide : ses feuilles sont pétiolées, ovales,

bordées de dents inégales et anguleuses, garnies de poils courts en leurs bords; les supérieures sont entières et presque linéaires. Les fleurs naïssent solitaires à l'extrémité de la tige ou des rameaux; elles sont très-grandes, d’un aspect fort agréable ; leur couronne est blanche ou vio- . lette, ou bleue, ou purpurine, etc.: les écailles du calice sont ciliées à leur base, les intérieures sont membraneuses et veinées.

On doit aux soins et à la persévérance de nos jardiniers fleuristes à semer des graines de cette plante, un grand nombre de variétés, soit dans la couleur des fleurs, soit

dans leur forme ou leur grandeur ; les plus remarquables sont :

11°» La reine - marguerite blanche, aster chinensis albus; 2.° la reine - marguerite violette, aster chinensis violaceus ; 5.° la reine - marguerite bleue, aster chinensis cæruleus; 4°, la reine-marguerite rouge, aster chinensis ruber; 5.° la reine - marguerite purpurine, aster chinensis purpureus; 6.° la reine - marguerite panachée, aster chinensis variegatus ; 7.° la réine- marguerite anémone; aster chinensis anemoïdes ; 8.° la reine-marguerite fistuleuse ou à tuyaux, aster chinensis fislulosus ; 9.° la reine - marguerite d'été, aster chinensis æstivalis ; 10.° la reine - marguerite à petites fleurs ou à pompons, asler chinensis parviflorus ; 11.° la reine -marguerite semi-double , aster chinensis semi-duplex ; 12.° la reine- marguerite double, aster chinensis multiplex.

Les graines de la reine - marguerite paroissent avoir été envoyées de Chine avant 1732, puisqu’à cette époque Dillenius donna la description et la figure de la plante dans son Hort. Eltham. On croit même qu’elle a existé au Jardin des plantes dés 1728,-et Thouin le dit dans le Dict. d’agricul. de l’Encycl. méth. t. I, p: 710 et 711. « Semées <« dans ce lieu, ajoute-t-il, elles produisirent des plantes « qui donnèrent des fleurs simples et blanches, presque « semblables à notre marguerite des champs ; mais les « graines que l’on recueillit sur ces premiers pieds don- « nérent, l’année suivante, quelques individus à fleurs « rouges, parmi un plus grand nombre d’autres sembla- : « bles en tout aux premiers. Cette couleur peu commune

parmi les plantes de cette famille, son éclat, et la gran-

deur de cette fleur, fixérent l’attention des amateurs ; et dans un comité qu'ils tinrent au couvent des Chartreux, où ils se rassembloient souvent, ils convinrent de lui donner le nom de reine-marguerite, en considération de sa beauté et de sa ressemblance avec nos marguerites.

« Vers l’année 1734, on obtint la variété à fleur violette: mais toutes ces fleurs étoient simples; elles n’avoient qu’une rangée de demi-fleurons à leur circonférence, et le disque ou le centre de la fleur étoit composé de fleurons de couleur jaune. Cependant, quelque temps aprés cette époque; on trouva, dans les semis, quelques individus dont les fleurs avoient un plus grand nombre de rayons ; leur nombre augmenta chaque année , et en 1750 on avoit déjà obtenu des fleurs doubles, des variétés à fleur rouge, a fleur violette, et enfin à fleur blanche. La culture de cette plante s'étant étendue dans .un grand nombre de jardins, le soin que l’on prit de choisir les graines sur les plus beaux individus, et plus encore le mélange qu’on fit dans les parterres des variétés de couleurs, donnèrent bientôt naissance aux fleurs panachées, en même temps qu'aux teintes intermédiaires entre le rouge, le blanc et le violet, telles que la couleur de rose, le lilas, les bleues, purpurines, etc.

En 1772 parut, pour la premiére fois, dans le Jardin du Roi, à Trianon , une nouvelle variété de reine-marguerite, dont tous les fleurons, terminés par une languette, étoient rangés les uns sur les autres et bombés dans le-milieu, comme les pétales des anémones ; ce qui fit donner à cette nouvelle variété le nom de reine -marguerite anémone. Bientôt elle donna des fleurs de toutes les cou-

leurs, et même des panaches de différentes nuances.

« Quelques années aprés, la maïguerite naine d'été fut trouvée dans les jardins du maréchal duc de Biron, à Paris. Cette jolie variété est plus précoce que les autres,

d'environ trois semaines : elle est également variée par

la couleur de ses fleurs; mais aussi elle s’éléve moins haut et meurt plus tôt.

«Enfin;:la reine -marguerite à tuyaux est la His

« que nous ayons faite. Ce st encore à M. Moissy , j jardi- ‘« nier du maréchal de Biron, que nous devons cette sin- « gulière variéié : elle est remarquabie en ce que, au lieu « de languettes qui terminent les fleurons dans les autres « fleurs de cette espèce, ce sont les fleurons eux - mêmes « qui s’allongent et forment des tables posées circulairement « les unes surles autres, et qui diminuent de longueur à me- « sure qu'ils approchent du centre de la fleur. Cette dispo- « sition lui donne une forme hémisphérique qui, jointe à la « diversité de ses couleurs, en fait une fleur trés-agréable:

« Nous espérons, ajoute Thouin, qu’on voudra bien « nous pardonner ce long historique en faveur d’une plante « née au Jardin du Roi et qui à feit une si grande for: « tune dans le monde. ?

La reine - marguerite à petites fleurs a ses demi -fleurons tres-courts et débordés par le calice. Elle est assez jolie; mais elle fait moins d’eflet comme ornement que les autres variétés dont nous venons de parler.

Cette plante aime un terrain meuble, substantiel et léger, et elle préfère les expositions découvertes à celles qui sont ombragées. On la multiplie par ses graines, que l’on sème au printemps sur couche, ou simplement dans une terre mêlée de terreau. On repique le plant quand il est assez fort, et vers la fin de Juin on le met en place. Quand la reine - marguerite est reprise , elle n’exige que de légers. arrosemens. ( D. P.)

ASTERELLE (Bot.), Aslerella, genre de plantes de la famille des hépatiques de ma méthoce.

Caract. Fleurs mâles : ombelle arrondie, portée sur un pédoncule charnu, privé'de périchèse ; plusieurs fleurettes sessiles, de six à dix divisions, renfermant un amas de filets élastiques où sont attachés les grains de la poussière fécondante. Re

Fleurs femelles, membraneuses, capuliformes , sessiles , adhérentes à l’épiderme , contenant plusieurs semences rondes, aplaties et échancrées.

Ce genre est un démembrement du genre Marchanktia dé Linnæus. Il contient deux espèces :

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