AR
de RARE TENELLA, Dill, tab. 95, fig. 4.
ASTERELLA HEMISPHERICA, Dill , tab. 75, fig. 2. (P. B.)
ASTÉRIAS. (Ornith.) L'oiseau dédrane sous ce nom par Aldrovande, est l’autour , falco Da L. C’est aussi lui que désigne Marc-Paul dans son Voyage de Tartarie, où ül rapporte que sur les bords de l'Océan, à une certaine distance du pays des Mécris, grands chasseurs, on vend des astoris et faucons d’une espèce extraordinaire, qui se transportent à la cour du Kan. Astore est le nom de l’autour en Italie, patrie du voyageur. (Ch. D.)
ASTÉRIE. (Minér.) D'après la description que l’on trouve. de cétte pierre dans les ouvrages des anciens et dans ceux des minéralogistes du moyen âge, il paroît que l’astérie étoit -une pierre susceptible de poli, qui faisoit voir, lorsqu'on la présentoit au soleil, l’image d’une étoile : ses rayons changeoient de place suivant les diverses inclinaisons que l’on donnoit à la pierre. x
On connoîft une variété du corrindon qui offre ce phénomèéène avec toutes les circonstances décrites par les anciens. T1 y aussi une variété de silex calcédoine, qui réfléchit limage du soieil; on la nomme ordinairement girasol, et quelques minéralogistes l’ont aussi nommée astérie.
- Mais, premièrement, cette calcédoine ou opale diffère -de la véritable astérie, parce qu’elle ne réfléchit que l’image rougeâtre du soleil et non uue étoile à six rayons trés-distincts, comme la variété du corrindon mentionnée plus haut : en second lieu, et-comme le fait ires-bien remarquer Boetius de Boot, l’une des astéries connues étant beaucoup plus dure, plus éclatante que l’autre, elle doit en être distinguée ; et il est aisé de voir que celle-ci est un corrindon.
Saussure et Lapotterie pensent également que l’astérie est une variété du corrindon, qui nue présente ce phénomène que lorsqu'il est taillé en cabochon. Galitzin donne à cette variété le nom de girasol. Voyez CorrINpon et Grrasot. Re ASTÉRIE (Zooph.), Asterias , Linn., Étoile de mer, Encycl. pl. 96— 130, genre de zoophytes, de la section des ÉcainopeRNEs (voyez ce mot), dont les espèces, trés-multipliées dans toutes les mers connues, sont remarquables par leur
AST 259 forme en étoile. Leur corps est revêtu d’une substance coriace, hérissée de tubercules ou d’épines, ou recouverte d’écailles. Ila, dans quelques espèces, la figure d’un pentagone aplati; dans d’autres les angles du disque s'étendent en lobes, ou s’allongent en rayons, le plus souvent au nombre de cinq, d’autres fois plus nombreux, simples ou ere sés en ramifications.
La bouche, armée de cinq dents de matiere calcaire est placée au centre et en dessous de l'animal : on n’y remarque aucun tentacule ; elle aboutit à un sac membraneux peu étendu, quisert d'estomac, et d’où reviennent les excrémens pour en ressortir par la même ouverture. O. Fabricius et Bose pensent à la vérité que les excrémens se filtrent à tra- ‘vers un tubercule osseux qui se remarque sur le dos des astéries, un peu sur le côté : cette opinion ne pourroit être fondée qu’autant que ce tubercule existeroit dans toutes les espèces ; il nous a paru manquer généralement dans les ophiures. D'ailleurs on ne connoîtroit, à ce que nous pen sons , aucun autre animal dans lequel les excrémens seroient obligés de passer à travers un filtre pour sortir du sac ou Canal alimentaire. Peut-on donner au tubercule en question un usage si opposé à la règle générale? Des tentacules courts, cylindriques, rétractiles, très-nombreux, rangés par paires en dessous ou sur les côtés des divisions de l’animal, se développent à l'instant où il veut se cramponner ou marcher. On voit à sa partie supérieure, mais seulement lorsqu'il est dans l’eau, une infinité de petits tubes coniques, d’où Réaumur a fait jaillir de l’eau en comprimant une astérie. Ils servent, d’après Cuvier, à pomper ce liquide, qui passe ensuite, suivant le même auteur, dans des tubes extrêmement branchus, au nombre de deux à chaque rayon, qui le portent à la bouche. C’est une sorte d’organe respiratoire qui constitue, avec l’estomac et: l'ovaire, divisé en autant de paires de branches qu'il y a de bras, tous les organes apparens des astéries. Des tiges osseuses , articulées, forment le squelette de chaque branche; un réseau de même nature renforce le reste de l’enveloppe. |
Les astéries sont trés-voraces ; elles marchent avec peice
et fort lentement. Lorsqu'elles nagent, on jes voit présenter leur corps obliquement à l’action de l’eau et agiter légérement leurs rayons. Pour descendre, elles suspendent tout, mouvement et se laissent tomber perpendicul:irement au fond. Lorsqu’elies ont atteint quelque coquille, elles en sucent l'animal par l'ouverture. Bosc, qui a trouvé une crevetie sous l’une d'elles, pense que les crustacés leur servent aussi d’aliment. | k Les astéries ont une grande force de reproduction : elles ‘ont réparé en peu de jours , dans la belle saison, les membres qu’elles perdent; il leur faut beaucoup plus de temps -en hiver. Nous les diviserons en deux us | qi répondent aux genres de Lamarck.
PREMIER SOUS-GENRE. Les Astéries proprement difes, Asterias, Lam.
Elles ont des tubercules et des épines nombreuses, implantées par séries, ou disposées irrégulièrement, en dessus -et sur les bords des rayons, ne tenant que foiblement à la peau : les plus grandes tombent facilement, au moindre effort que fait l'animal; elles sont remplacées, dans peu de temps, par les petites, dont l’aécroissement est alors très-prompt. En dessous ‘est un sillon profond, garni d'une por mince et unie, qui s'étend depuis, la bouche jusqu'aux angles, aux lobes, ou à l'extrémité de chaque branche. Les tentacules y sont rangés par paires en trèsgrande quantité ; Réaumur en a compté jusqu'a quinze cents : il a vu l'astérie les sortir, et se cramponner, pour marchèr, au moyen des plus voisins de l'endroit où elle vouloit aller. Les espèces qui ont des rayons bien divisés, les fléchissent un peu pour s’aider à changer de: place. Les astéries de cette division se fixent, en général, contre les rochers, où elles vivent de préférence.
On péut les grouper, d’après leurs formes, en
* Espèces simplement anguleuses.
° L'AstTéntr-orettrer, Asferias puvillus, Müll., Zool. Dan. 3, ab”19, 1. 1, 2° Encyclop. pl!0% Ê. GleL)90BUE) 3. Unie, de bord. entier di sans épines.
AST 261 bé dans la mer du Nord.
® L’ASTÉRIE GRANULAIRE, Asferias granularis, Mill, io d8, "fa 46 Linck., tab. 15 ,f. 22; Encyel. pl 96, f1 et 2. Pentagone, sans épines; granulée en mosaïqué des deux côtés; le bord articulé.
De l’île Sainte-Croix.
3.° La pParTrE D’orr, Aslerias membranacea, Cuvier, Tab. élém. esp. 3. Abplatie, mince, de forme pentagone. Le , dessus couvert Ge tubercules hérissés de petites soies. Cinq siens en dessous, du centre aux angles. | 4° L'ASTÉRIE ARANTIAQUE , Asterias arantiaca, Linn. ; Linck. de Stel. t. 4, f. 14 ; Mill Zool. Dan. 3, tab. 83, f.1, 2. Comprimée, de forme pentagone, se bords épineux, articulés.
De la mer Méditerranée.
* * Espèces à rayons coniques, le plus souvent au nombre de cinq.
5° L'Éroxte DE MER COMMUNE, Aslerias rubens, Linn.: Encycl. pl 112, f. 3 et 4; Cuv. Tab. élém. esp. 1; Fabric. Faun. Groenl. n° 362. Cinq branches coniques, dont la surface est hérissée de très-petits tubercules et garnie de petits lobes calcaires mobiles, d’où sortent les bouches charnues qui aspirent l’eau. On remarque sur le dos, près de l'angle de deux rayons, une verrue blanchûtre, testacée, sillonnée, qui semble irouée, suivant O. Fabricius : cet auteur soupçonne qu'elle sert d’anus. Cette espèce est d’un beau rouge ; elle marche avec les nombreux tentacules qui sont placés en dessous dans les sillons, et par le moyen dés cinq rayons, qu’elle fiéchit un peu. Elle vit dans les mers d'Europe, et se trouve en si grande quan tité dans quelques endroïts des côtes de la France, qu’on la répand sur les terres au lieu de fumier.
6.° L’'ASTÉRIE AIGRETÉE , le Soleil, Cuv. Tab. sat } Aster. papposa, Linn., ©. Fabric. Faun. Groenl. n.° 364. dessus hérissé de tubereules soyeux ; des houppes soyeuses terminent les épines qui bordent les rayons , dont le nombre varie de douze à treize. |
Vit dans toutes les mers d'Europe et d’Asie
7. L’'ASTÉRIE GLACIALE, Aséerias glacialis, Encycl. pl. 117 et 118; Linck. tab. 38, 39. Cinq rayons anguleux, des séries de verrues couronnées d’une épine dans leur milieu. Cette espèce vit dans la mer du Nord.
8° L’AsTÉRIE ÉQUESTRE, Aslerias equestris, Linn.; ; Encycl. pl. 110, f. 1,5; Linck. de Stell. marin. tab. 6, f. 13. Cinq rayons; le disque réticulé, percé de trous ; des rangées d’épines aux bords et en dessous.
De la Méditerranée.
Deuxième sous-cENRE. Les Ophiures, Ophiura, Lam.
Les ophiures n’ont point de gouttiére sous les rayons, qui sont d’ailleurs assez souvent écailleux et sans épines, arrondis , grêles , cirrheux, simples ou ramiäés. Des tentacules extrêmement courts sortent de leurs bras, à la jonction des écailles inférieures avec les supérieures. Les ophiures sont aussi trés-sujettes à perdre leurs rayons ; maïs ils repoussent avec promptitude.. Il paroît qu’elles peuvent les replier sous elles pour envelopper leur proie. Ils servent aussi plus à la marche que ceux des astéries. L’ophiure, quand elle veut marcher, recourbe en crochets l'extrémité de ceux qui sont le plus en avant, se cramponne au sable et attire ainsi le reste de son corps, aidée par les bras postérieurs , qu’elle replie sous elle et dont elle se sert comme de leviers,
On trouve les ophiures principalement sur les côtes sablonneuses, où elles s’enfoncent dans le sable dés que la mer devient un peu agitée.
1.° L'Orpniure Lézanp, Ophiura lacerta, Lam.; Asferias ophiura , Linn.; Encyclop. pl. 122, f. 4 et123, f.1; O. Fabr. Faun. Groenl. n.° 366. Cinq rayons arrondis, le disque et les rayons écailleux, les écailles des angles dentelées.
Vit dans toutes les mers. Fabricius, qui l’a observée dans celle du Groenland, dit qu’elle se tient entre les rochers et les tACIRes de fucus.
° OPHIURE corRDirÈRE, Asterias cordifera, Bosc, Hist. di des vers, tom. 11, pl. 16, f. 3. Les rayons presque cylindriques, le disque écailleux , les écailles des angles cordiformes.