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Très-commune sur les côtes de la Caroline.
3° Opuiure TÊTE DE Mépuse, Asierias caput Medusæ, Linn.; Cuv. Tab. élém. 2.; Encyclop. pl. 128 et 129. Les rayons, au nombre de cinq ou de dix à leur origine, se subdivisent ensuite à l'infini, toujours en se bifurquant. Les dernières ramifications sont extrêmement fines.
Cette espèce vit dans toutes les mers. (Duv.)
ASTÉRISQUE (Bot.), Asteriscus, genre de plantes radiées établi par Tournefort , qui le caractérisoit par un calice dont les écailles débordoient les demi- fleurons. Linnæus les a réunies à son genre Buphthalmum. Voyez Buraruar- ME. ( J.)
ASTÉRITE ( Moll.), esp. Voyez Isis, gen. (Duv.)
ASTÉROIDE( Bot.), Asteroïdes. Tournefort nommoit ainsi un genre de plantes radiées qu'il distinguoit de l’astérisque par un calice plus court que les demi-fleurons. Linnæus Îles a réunis tous deux dans son buphtalmum. Voyez Burx- THALME. (J.)
ASTÉROPTÈRE (Bot.), Asteropterus, Gært., Juss. Mss., genre de plantes de la famille des sombres , établi par Gærtner sur les espèces du genre Leysera de Linnæus, qui n’ont pas le réceptacle des fleurs couvert de paillettes. Son caractere est d’avoir les fleurs radiées, le calice commun formé d’écailles sèches, inégales, imbriquées : les graines des demi-fleurons sont couronnées d’une aïigrette simple ; ceiles des fleurons, surmontées d’une aigrette composée de soies trés-courtes, entourées d’arêtes Pense etenfin, le réceptacle des fleurs nu au centre, et garni à la circonférence d’écailles courtes qui embrassent les graines extérieures. Les espèces qui restent dans le genre Leysera offrent tous ces caractères, a l’exception du réceptacle des fleurs, qui est tout couvert de paillettes. On ne connoît que deux ou trois astéroptères : ce sont des sous - arbrisseaux - d'Afrique, semblables aux gnaphales, garnis comme eux de feuilles linéaires, et terminés par des fleurs jaunes et radiées. ( Mas.)
ASTOCHADOS ( Bot. ms nom arabe du stœchas, lavandula stæchas, L. (J.)
ASTOMES (Entom.), nom d’une petite famille d'insectes
à deux ailes, qui ne comprend encore que le genre Œsrne. Voyez ce mot et celui Exromoroere. (C.D.) ASTRAGALE (Bot.), Astragalus, Linn., Juss., genre de plantes de la sixième section de la famille des légumineuses, qui comprend .un très-grand nombre de plantes herbacées, droites ou couchées, et quelques sous-arbrisseaux. Les feuilles des astragales sont ailées, avec ou sans impaire. Leurs fleurs sont rapprochées en tête, ou disposées en grappes ou en épis; elles ont un calice tubuleux à cinq dents. La corolle a son étendard plus long que les ailes et la carène; il lui succède une gousse de forme variée, tantôt courte et renflée, tantôt longue et grêle : elle est toujours marquée d’un sillon longitudinal, formé par la
téunion de deux valves; elle est à deux loges, ou pres-
que à deux loges formées par la re entrée de la suture inférieure.
Ce genre renferme un trés- grand nombre d'espéces. Dans une monographie publiée par Decandoile, on en compte cent quarante-deux espèces, partagées en plusieurs
divisions et sous-divisions, et dans l2 nouvelle édition
du Species plantarum de TLinnæus, par Willdenow, cent
soixante et quatorze, divisées en sept sections. Parmivce
grand nombre d'astragales , Yo1ci Res qui nous ont paru es plus intéressantes.
a QUEUE-DE-RENARD, Astragalus albpémerbides, Linn., à la tige haute d'un ou deux pieds.,Ses feuilles sont ailées, et ses fleurs forment des épis extrêmement denses, courts, ovales, un peu cylindriques, et sessiles. Le calice et le fruit sont trés-velus. Cette plante croît sur les Alpes, dans le Languedoc et en Espagne. On peut l'employer avec
succés à l’ornement des parterres.
L'ASTRAGALE À FEUILLES DE RÉGLISSE, Astragalus slyey-
phyllos, Linn., Riv. t 193, vuigairement Réglisse sauvage.
Ses feuilles sont ailées avec inpaire, et composées de quatre à cinq paires de folioles ovales, vertes ei assez grandes: elles sont accompagnées de stipules géminces et lancéolées. On donne , suivant Haller, ses feuilles en infusion Contre les rétentions d’urine.
L'AstTRAGALE DE Marserzre, Astragalus Massiliens
) Lam.,
Duham. Arb. 2, p. 544; t. 100, est un sous - arbrisseau peu élevé ; ses feuilles sont composées de dix à douze paires de folioles petites, oblongues, émoussées à leur sommet. Les fleurs sont en grappes et pédonceulées. On le trouve aux environs de Marseille, où il ne donne point de gomme comme les astragales, auxquels il ressemble beaucoup.
L'AstTracaze DE CRêre, Astragalus creticus, Lam., Décand. Astragal. tab. 35. Ses fleurs sont réunies aux aisselles des feuilles : leur calice est à cinq divisions, et la corolle allongée et laineuse. Le célèbre Tournefort a trouvé cette plante au mont Ida et dans l'ile de Crête. « Nous eûmes, ? dit-il, « le plaisir d'observer à notre aise la gomme adra- « gant sur ie mont Ida. Elle paroïît naturellement à la fin « de Juin et dans les mois suivans. Dans ce temps-là, « le suc nourricier de cette plante, épaissi par la chaleur, « fait crever la plupart des vaisseaux où il est renfermé. « Non-seuiement il s'amasse dans le cœur des tiges et des & branches, mais dans l’interstice des fibres, lesquelles x sont disposées en rayons. Ce suc se coagule en filets, « de même que dans les porosités de l'écorce; et ces filets, x passant au travers de cette partie, sortent peu à peu, à « mesure qu'ils sont poussés par le nouveau suc que les « racines fournissent. Cette matière, exposée à l'air, s’en- ‘x durcit et forme ou des grumeaux ou des lames tortues, « semblables à des vermisseaux plus ou moïns longs, sui- « vant la matière qui se présente : il semble même que la « contraction des fibres de cette plante contribue à l'ex- « pression de la gomme adragant. Ces fibres, déliées comme « de la filassé, découvertes et foulées par les pieds des « bergers et des chevaux, se raccourcissent par la chaleur « et facilitent la sortie du sue extravasé. ?
L'ASTRAGALE GUMMIFÈRE, Astragalus gummifera, Labill. Jour. de phys. p.46, ann. 1700, est un arbrisseau à feuilles ailées. Le petiole commun est terminé en épines; ses folioles sont ovales, lancéolées, glabres : il a des fleurs sessiles, disposées en forme de cylindre autour des tiges. Le fruit est lanugireux, renflé, aplati en dessus et terminé par une pointe recourbée inférieurement. Cet arbrisseau, différent de l’espèce précédente, fournit aussi la gomme adra-
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gant. Labillardière observe que ce n’est point pendant la grande chaleur du jour que coule cette substance, mais pendant la nuit et un peu aprés le lever du soleil. IL pense que les nuages ou une forte rosée sont absolument nécessaires pour la faire sortir. « Les bergers du Liban, ?. dit-il, « le savent par expérience; car ils ne vont la ré- « colter que dans les temps où la montagne a été cou- « Verte pendant la nuit de nuages très-épais. » La gomme adragant est employée en médecine comme incrassante ; elle est nutritive. On s’en sert en pharmacie pour donner de Ia consistance à plusieurs médicamens : on en fait des crêmes, des gelées, etc. : dissoute dans l’eau et mêlée avec de la farine, elle en augmente la force agglutinative. Les teinturiers’ en soie et les gaziers s’en servent pour donner du lustre et de la consistance à leurs ouvrages; enfin on l'emploie dans certaines préparations pour enluminer. « Elle seroit sans doute, ? dit Desfontaines, « d’un usage « plus universel, si son prix ne lui faisoit préférer d’au- « tres substances analogues. ? Il seroit donc utile de cultiver en France l’arbuste qui la produit : il réussiroit vraisemblablement sur les montagnes de nos provinces méridionales, dont la température approche de celle des lieux où il croît au Liban. Il vient, dans les terrains calcaires, a une hauteur d'environ neuf cent quarante toises et audessus; il est recouvert de neige pendant une partie de l’année; son exposition est au sud-ouest. La chaleur de nos provinces méridionales étant un peu moins vive qu’au Liban, il faudroit le cultiver un peu au- dessous de neuf cent quarante toises, sur la pente des montagnes calcaires, d’où les neiges disparoissent vers la fin d'Avril.
Suivant Bosc, le naturaliste voyageur Olivier a trouvé, dans le Levant, une espèce d’astragale inconnue aux botanistes, et qui produit la gomme adragant du commerce. Il faut en conclure que cette substance ne découle pas d’une seule espèce, mais de presque toutes celles de la section des éragacantha, lorsque la température et le terrain leur sont favorables. (J.S. H.)
ASTRAGALOÏDE (Bot.), Asragaloides. Tournefort désignoit sous ce nom un genre de plantes légumineuses qui tient le
milieu entre l’astragale et le baguenaudier. Linnæus à substitué à ce nom celui de phaca, sous lequel il est maintenant plus connu. (J.)
ASTRANCE (Bot.), Astrantia, genre de plantes de la famille des ombelliféres, qui réunit pour caractère un calice persistant à cinq dents; cinq pétales recourbés ; des fruits oblongs, couronnés par le calice; deux semences striées sur le dos, et dont les stries sont souvent hérissées d’aspérités. L’ombeile n’a que trois ou quatre rayons, et une collerette à deux ou trois feuilles assez semblables à celles de la tige ; les ombellules ont des rayons trés-nombreux et une collerette de folioles nombreuses, lancéolées, colorées. presque égales. Parmi les fleurs il y en à beaucoup de stériles. Les espèces de ce genre les plus remarquables sont :
L'ASTRANCE À LARGES FEUILLES, Astrantia major, Linn., Dodon. Pempt. 387. C’est une belle plante, distinguée par la grandeur de ses feuilles, et par ses ombelles, dont les collerettes offrent la forme d’une belle fieur radiée, blanche ou rougeûtre : ses feuilles sont palmées; elles ressemblent un peu à celles de l’ellébore noir. Elle croît dans les montagnes des Pyrénées, de la Suisse, etc.
L'ASTRANCE A FEUILLES ÉTROITES, Astrantia minor, Linn, Elle a le port de la précédente ; mais elle est plus petite dans toutes ses parties.
L'AsTRANCE cCiriAIRE, Astrantia ciliaris, Berg. Nov. act. wol. 3, p. 187, t. 10, est une espèce du cap de Bonre- Espérance, dont les tiges sont jonciformes; les feuilles lancéolées, ciliées ; les fleurs peu nombreuses. (P.)
ASTRANTHE (Bot.), Astranthus, Loureiro, FI. Cochinc. 1, p. 273; arbre de moyenne grandeur, assez commun à la Cochinchine, où il porte le nom de cày-chày , suivant Loureiro, qui en a fait un genre de l’heptandrie monogynic. 11 pousse des rameaux peu nombreux et montans, garnis de feuilles pétiolées, alternes ; ovales, dentées en scie et Janugineuses. Ses fleurs, disposées en épis longs, simples et axillaires, sont blanchätres, fermes. Selon Linnæus, elles n’ont point de calice, et consistent en une corolle monopétale hypocratériforme, à tube court, et à limbe évasé et partagé en quatorze divisions lancéolées, linéaires, dont
sept alternativement plus courtes et radiées : ce qui à fait donner à .-ce genre le. nom d’astranthus, c’est-à-dire, fleur en étoile. Le plus souvent elles n’ont que sept étamines filiformes , aussi longues que les divisions de la corolle, et surmontées d’anthères arrondies, à trois loges; d’autres fois aussi elles ont six ou huit étamines, et toujours le double de divisions de la corolle. Le pistil consiste en un germe supérieur, portant quatre styles capillaires, terminés par un stigmate simple. Le fruit est une semence petite ? ovale. acuminée. On ignore si cet arbre est employé à quelque usage. Ts) ; \
ASTRAPÉE. ( Entom.) C'est le Spin de l’orme, que Gravenhorst a été obligé de décrire seus ce nom particulier, äont létimologie signifie foudroyant : ses palpes sont sécuriformes ; voilà ce qui le distingue des autres: eue lins. Voyez Bracukivrars. (@ D.) 5 "ee
ASTRE. (Phys.) On désigne en général sous ce nom les corps qu’on aperçoit au ciel.
L'observation de leur cours a fait diviser les astres en deux classes. Les uns, qui paroissent conserver sensiblement entre eux les mêmes configurations et briller d’une lumière qui leur est propre, se nomment étoiles fixes ou simplement Érorres. Vevez ce mot. Ç :
Les autres, ayant chacun des mouvemens particuliers itrés-différens, changent sans cesse de place entre eux, et ze se font apercevoir que par la lumiére qu'ils reçoivent dusoleil et qu'ils nous réfléchissent. :
Parmi ces derniers il y en a qui ne font que des apparitions très-courtes, et qui, après s'être considérablement approchés du soleil, s'en éloignent beaucoup en parcourant une orbite trés-allongée ; ceux-ci se nomment Comk Et et les autres PLanèrTes. Voyez ces mots.
Les étoiles, les planètes et les comètes different encore par la nature et l'intensité de la lumière qu’elles noys envoient. Celle des premieres est en général vive et scintillante; celle des secondes est douce et tranquille; enfin celle dés comètes est foible et incertaine. Leur disque, mal terminé, est entouré d'une nébulosité plus ou moins étendue, à laquelle on à donné le nom de chevelure, et
quelqueinis elles sont accompagnées d'une trainée lumineuse qu’on nomme queue. (I.) 3
ASTRÉE ( Zooph.), sous-cenre. Voyez Mao del genre. ( Duv.)
ASTRILD (Ornith.), nom donné à un sénégali, à cause de son bec rouge. Linnæus en a formé la dénomination spécifique d’un loria, -dont il donne comme ones le sénégali rayé, le sérevan, et le petit moineau du Sénégal, de Buffon. | { Ch. D.) | !
ASTRINGENT. ( Chim.) Les astringens sont des HE mens d’une saveur àâpre, resserrante et comme desséchante, dont la nature active et les effets ont des rapports remarquables‘avec les propriétés chimiques. Ces rapports existent spécialement dans les astringens végétaux. Tous ont la propriété de précipiter les sels de fer en pourpre, lorsqu'ils sont peu oxigénés, et en noir, lorsqu'ils le sont beaucoup. Voyez l’article Fer. La noix de galle, qui jouit de ce caractére dans un degré très-éminent, est aussi le plus puissant ou le plus fort des astringens. Voyez les articles Acrne GALLIQUE et Noix DE qarte. (F.)
ASTROIN (Bot.), Astronium, Jacq. Amer. t. 181., Linn., Juss., genre de plantes dont la famille n’est pas determinée, établi par Jacquin sur un arbre d'Amérique , qui croît dans les forêts aux environs de Carthagène. Son tronc, droit et haut de quinze à trente pieds, porte sur les jeunes rameaux des feuilles pennées, composées de six paires de folioles et d’une foliole impaire. Les fleurs, mâles sur un individu et femelles sur un autre, sont petites, d’une couleur rouge, et disposées sur de grandes panicules éparses avec les feuilles sur les derniers rameaux; elles ort un calice à cinq folioles et une corolle à cinq pétales. Cinq étamines et cinq glandes se trouvent dans lesfieurs mâles, qui sont trés-ouvertes. Un ovaire, terminé par trois styles renversés et surmontés de trois stigmates, est enfermé dans Îles fleurs femelles, et devient une graine long-temps contenue dans le calice, qui, d’abord fermé, puis considérablement accru et étalé au-dessus de la graine, comme une étoile, s'ouvre enfin tout-a-fait et la laisse tomber.
Cet arbre, auquel Jacquin a donné le nom de graveolens,
c’est-à-dire puant, est tout rempli d'un suc résineux dont l’odeur est nauséabonde. Dans le calice et la graine ce suc est blanc comme du lait, et partout ailleurs incolore et semblable à la té rébenthine. ( Mas.)
- ASTROÎTE (Zooph. ) , espèce fossile. Voyez MaDréPoRE ; gen. (Duv.)
ASTROLEPAS. (Moll.) Voyez Parezre, genre. ( Duv.)
ASTROLOGUE. (Icht.) Ce nom a été donné par Bonnaterre à l’uranoscope houttuyn de Lacépède, uranoscopus Japonicus de Linnæus. Voyez Uranoscors. (F.M.D.)
ASTRONOMIE ( Phys. ), science qui s’occupe de la description des astres et de la détermination de leurs - mouvemens. Elle est à la fois physique et mathématique, paree qu’on fait usage de la géométrie et du calcul pour combiner les observations et pour en tirer des conséquences. ; 5 à
L’astronomie ne peut faire partie d’un dictionnaire des sciences naturelles que pour la description des principaux phénomènes célestes : c’est dans les traités spéciaux de cette science qu’il faut chercher le développement et les preuves des théories. ( L.)
ASTROPHYTE (Zooph.), genre. Voyez l’article EncrINE, genre. (Duv.) ;
ASWANA DE CEILAN. (Bot.) C’est une espece de spermacoce, spermacoce hispida, L., figurée dans Burmann , Levy 1: 20, € 3.2 (77)
ATACUIGI ou Arcuemier ( Ornith.), noms corrompus de lattagen ou attagas, oiseau que Linnæus donne comme une variété du Lao de , tetrao lagopus. Il en est de même d’atago et attago. (Ch. D.)
ATAGO. (Ornith.) Voyez ATracas.
ATAJA. (Icht.) Ce poisson, ainsi nommé parles Arabes, appartient au genre Sciène, selon Forskal ; mais Lacépede l’a placé depuis dans le genre des holacanthes. Voyez HozacANTHE. ( F. M. D.)
ATAK (Zoo!.), nom groenlandois du phoque à croissant ; phoca groenlandica. Voyez Paoqur. On le nomme aussi, selon les âges, alectiscak, utokaitsiak , aglektok, aglektorseak Letaarsoak. Fabr. Faun. Groenl. (C.)