‹ Dictionnaire des sciences naturelles, dans lequel on traite mhodiquement des diffens res de la nature, consid soit en eux-mes, d'apr l'at actuel de nos connoissances, soit relativement l'utilitqu'en peuvent retirer la mecine, l'agriculture, le commerce et les artes. Suivi d'une biographie des plus cres naturalistes (volume 2)Chapitre 88 sur 160 · A YA · texte numérisé non relu

A YA

mention sous ces noms, dans l'Histoire générale des voyages, tom. 4, in-4°, p.303, et Es Laët, est la spatule couleur de rose, platalea ajaja, L. (Ch. D.)

AYALLA. Bot.) On nomme ainsi dans l'ile d’'Asboine un arbre dont lPécorce, colorée de rouge, de jaune et de vert, semble de loin réfléchir les couleurs de.l’iris. La figuré: et la description qu'en donne Rumphius, Amboin. 3, p.122, t. 80, sont trop incomplètes pour que l’on puisse rapporter ce végétal à son genre ou même à sa famille. (J)

AYALLY. ( Bot.) On nomme ainsi à S. Domingue une. planté graminée très-commune, employée comme apéritive, suivant “icholson, et dont on ne connoît pas le genre. (3)

AYA-PANA (Bot.), nom que les habitans du Brésik donnent à une plante de leur pays, à laquelle ils attribuent de grandes propriétés ; ce qui engagea Augustin Baudin, frere de celui qui a dirigé le voyage à la nouvelle Hollande, entrepris pour les progrès des seiences, à la porter à l’Isle-de-France : ce qu’il a exécuté en 1797. Ce ne fut pas san$ peine qu’il parvint à se la procurer Elle fut confiée aux soins de M. Céré, qui avoïent déja été éprouvés avec tant de succès dans la culture des arbres à épiceries. Sur la réputation de cette plante on crut qu’on lui avoit confié un trésor encore plus précieux; aussi appliquat-il tous ses soins à la multiplier : il y parvint heureusement avant que l’ardeur avec laquelle on cherchoït à se la procurer fût à son comble ; car il auroit eu peine à la conserver. Le récit des cures multipliées qu’elle avoit produites. étoit tel qu’on devoit la regarder comme une panacée universelle ; aussi n’y avoit-il aucun malade, de quelque nature que fût son mal, qui ne l’envisageit comme seule capable: de finir ses souffrances. Elle detruisoit l'effet de toute espèce de poison, celui des minéraux, celui des végétaux, celui des serpens. Quant à ces derniers, ee qui vaut ‘mieux que tous les contrepoisons, la nature a écarté de mos îles africaines ces térribles animaux : mais il y existe quelques fléaux que d’autres contrées ne connoissent pas ; c'est ainsi que la chair de plusieurs espèces de poissons est sujette à devenir un vrai poison sur certaines plages et

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