‹ Dictionnaire des sciences naturelles, dans lequel on traite mhodiquement des diffens res de la nature, consid soit en eux-mes, d'apr l'at actuel de nos connoissances, soit relativement l'utilitqu'en peuvent retirer la mecine, l'agriculture, le commerce et les artes. Suivi d'une biographie des plus cres naturalistes (volume 2)Chapitre 95 sur 160 · CRE · texte numérisé non relu

CRE

. ÂAZÉDARAC PENNÉ, Melia azadirachta, Linn.

Cav. Diss. 7, tab. 208, vulgairement le Nimbo d’Aéosta, le Mar- ; gousier à feuilles de fréne.

C’est un arbrisseau trés-élevé et toujours vert, qui croît au Malabar et à Ceïlan. Son tronc est formé d’un bois blanc jaunätre et recouvert d’une écorce noiràtre ; sa cîme est fort irrégulière ét s'étend au loin: ses feuilles sont simpiement pennées, composées de six à huit paires de folioles oblongues, dentées en scie et un peu courbées en faueille. Les fleurs sont petites et d’un blanc tirant sur le jaune. Les fruits ont la forme de petites olives ; ils sont jaunäâtres et prennent une teinte purpurine en mürissant. On en retire, par expression, une huile dont les habitans au Malabar font usage pour les plaies, les piqûres et les contractions de nerfs. (D. P.)

AZERBES. ( Bot.) Pomet dit que les Hollandois heat ce nom aux muscades longues et sans goût, qu’ils nomment

aussi mâles ou sauvages, fournies par des muscadiers qui

croissent sans culture dans les forêts. (J.)

AZERBO (Mamm.), nom du zébre en Guinée, selon d’Apper. Voyez Cuevar. (F.C.)

AZEÉROLIER (Bot), nom particulier sous lequel est connu le cralægus azarolus, L., espèce d’alisier. Les Lana le nomment arjerola. (J.) de

* AZEZ - ALSACMEL ( Bot.), nom arabe de prépiti he de fontaine, marchantia, au be} de Dalechamps. Voyez HépariQuE! (J.) AZIER (Bot. ), Nonatelia, Aubl., genre de plantes étabh par Aublet (Hist, des pl. de la Gui.), de la famille des rubiacées, qui comprend des herbes ou arbrisseaux de la Guiane, et dont le caractère est d’avoir un calice monophylle à cinq dents; une corolle monopétale en tube, à Himbe divisé en cinq parties; cinq étamines à filamens in-

AZI. 875

\ sérés sur le tube de la corolle; un ovaire inférieur faisant corps avec la base du calice et surmonté d’un style biüde. Le fruit est une baie sphérique à cinq loges, qui contiennent chacune une graine osseuse et anguleuse. Les fleurs des aziers sont disposées en panicule terminale, ou en grappes ; elles sont petites, blanches ou jaunûtres : les feuilles sont opposées et ovales pointues.

L’AzterR A L'ASTHME, Nonatelia officinalis, Aubl., décrit et figuré par Aublet, est employé, par les créoles de Caïenne, en infusion pour guérir l'asthme. Les Galibis lui

donnent le nom de nonoateli; ses tiges sont rameuses et noueuses, et ses fleurs blanches et disposées en panicule courte et terminale. On le trouve à la Guiane, au bord

“des sentiers dans,les bois. Wildenow regarde les nonafelia

k comme des psychotria; cependant le fruit de ces derniers est

| une baie à deux loges, et celui des premiers une baie à cinq :

| sie caractère est exact, nous ne voyons pas pourquoi il réunit ces plantes. ( Lem. )

AZIER MACAQUE. (Bot.) On nomme ainsi, dans la ans une espèce de mélastome, melastoma racemosa, Aube AO6S 190. (I)

AZIME (Bot.), Azima, Lam. Ill. pl. 807, Juss., Monetia, l’'Hérit. Stirp. pl. 1 ; genre de plantes dont la famille n’est pas déterminée, et qui offre pour caractère, 1.° un calice ventru, à trois ou quatre découpures ; 2.° quatre pétales linéaires, un peu recourbés au sommet, et alternes avec les découpures du calice; 3.° quatre étamines dont les filets sont épaissis à leur base et attachés au réceptacle; 4.° um ovaire terminé par un style surmonté d'un nHenile pointu 5° une capsule sphérique , un peu charnue, à une loge remplie par deux graines orbiculaires, un peu comprimées. Ce genre réunit deux arbrisseaux de l’Ince, toujours verts et remarquables par des épines placées aux deux côtés du point d'attache des feuilles opposées. Leurs fleurs sont petites, vertes, sans éclat, et placées prés des épines, a l’aisselle des feuilles. (Mas. ) |

AZIMÈNE (Bot. ), nom malgache d’un arbrisseau de Mada | ainsi étiqueté, dans l’herbier ‘de Jussieu, sur un échantilion donné par Poivre. Ce nom, composé d’azou, bois

He

376 AZT

ouarbre, et de mena, rouge, convient assez bien à cet arbris-

seau remarquable par l'abondance des grandes fleurs rouges dont il se couvre. Jussieu le rapporte au genre Volkameria : peut-être présente - t-il assez de caractères pour le séparer comme genre particulier, d’autant que le même pays offre

deux autres espèces qui s'accordent bien avec lui. L’une

d’elles à le tronc couvert de fleurs au-dessous du feuillage : c’est peut-être de là que les Malgaches, le comparant avec Vambora , l'ont appelé ambora zaha. (A. P.)

AZIO. (rotor ) On appelle ainsi à Venise 1 Aube aiguillat. Voyez Square. (F. M. D.) re

AZOLLE (Bot.), Azolla. Lamarck, dans le Dire encyclopédique, décrit sous ce nom une petite plante aqua-

tique qui a la forme d’une salvinie, et paroît en avoir ne | caractères, autant qu’on peut en juger d'aprés l'inspection " J

de ses parties infiniment petites. je ez SALVINIE. (J.)

:AZOLOTFI, Axozorr (Rept.), cspèce de salamandre du

Mexique. Voyez SazamManDRe. (F. M. D.) ‘AZORELLE ( Bot.), Azorella, planté ombellifere, dont

Lamarck (Dict. encycl. 1, p. 344, IL €. 189, f. 1 ) fait un

genre. Elle à un calice à cinq dents, cinq pétales entiers

et autant d’étamines. Le fruit, couronné par les dents du

calice, est ovale ; comprimé, formé de deux semences marquées de trois lignes sur le dos. L’ombelle est simple , axillaire ou terminale, composée d’un petit nombre de fleurs, et entourée d’un ‘involucre polyphylle; les feuilles, très-petites, simples, concaves en dessus par le repli intérieur de leurs bords, sont serrées sur la tige, qu’elles recouvrent entiérement. La plante, tres-basse, forme sur terre une espèce de gazon touflu, dont les fleurs restent cachées dans

le feuillage. Elle à été trouvée par Commerson sur les rives

du détroit de Magellan. Gærtner la nomme/chamilis integrifolia , 1, p. 94, t. 22, et réunit dans le ihême genre le

bolax de cet auteur, trouvé par lui dans les mêmes lieux, !

tres-fréquent aussi dans les îles Malouines, où on le nomme gommier, parce qu'il laisse transsudeñ de/ses semences une substance gommo-résineuse dont parlé Pernetty ; Voy. aux îles Malouines’, 2, p. 7. Il a le même"port que l’azorelle et forme des mottes un peu plus élevées : ses feuilles,

également fort petites, sont terminées par trois petits lobes, ce qui l’a fait nommer par Gærtner chamitis trifurcata , t. 22 : ses fruits sont beaucoup plus grands ; ses fleurs plus rares et quelquefois. solitaires. Lamarck (Ill t. 189, £ 2) le rapporte à son azorelle : peut-être devra -t- on encore y réunir le fragosa de Ruiz et Pavon (Flor. Peruv. prodr. 43, t. 34), dont ces auteuts n’ont encore publié que le caractère générique, assez semblable à celui des deux plantes précédemment décrites. (J.) : |

AZOTE. ( Chim.) Les chimistes françois ont donné, en 1787, lors de la rédaction de leur nomenclature méthodique, le nom d’azote au principe qui constitue la partie non respirable et non vitale de l'air atmosphérique. L’azote ‘est proprement la portion pesante, fixable et solidifiable du gaz azote, qu'on nommoit autrefois mofette atmosphérique, et qui fait, comme on sait, les 0,77 à 0,78 de l’air de l’atmosphère. Sous ce rapport on ignore complétement les propriétés de cette base, de cette portion solidifiable du gaz azote : personne ne l’a encore obtenu dans cet état. On ne connoît ses propriétés que dans l’état gazeux ou fluide élastique, c’est-à-dire lorsque. l’azote est dissous, fondu, fluidifié par le calorique.

Ce gaz; qu’on sépare de l'air en y brûlant des a RE bles qui en absorbent tout l’oxigène, comme du phosphore, etc., ou qu’on obtient en traitant les substances animales par l'acide nitrique foible, en décomposant l’ammoniaque par l'acide muriatique oxigené, par l'acide nitrique, par les acides métalliques (voyez le mot Ammo- NiAQuE ), est invisible , fluide, élastique comme l'air ; il, est plus léger que l’air de quelques centièmes : il éteint les corps enflammés ; il asphixie les animaux; il est indisso- . luble dans l’eau, ou plutôt on ne peut le condenser, le liquéfier ou le solidifier dans aucun corps connu. On verra dans divers articles qu'outre la constitution de l’atmosphére, à laquelle il contribue , il entre comme principe dans l’acide nitrique , dans l’ammoniaque, dans les matières animales, et même dans quelques substances végétales. La connoissance de ce corps, acquise par les chimistes modernes

et due d’abord à Lavoisier, a beaucoup contribué aux pro- “ de 4 “

Page 1