‹ Dictionnaire des sciences naturelles, dans lequel on traite mhodiquement des diffens res de la nature, consid soit en eux-mes, d'apr l'at actuel de nos connoissances, soit relativement l'utilitqu'en peuvent retirer la mecine, l'agriculture, le commerce et les artes. Suivi d'une biographie des plus cres naturalistesChapitre 11 sur 55 · La Manre srriée, Mantis striata · texte numérisé non relu

La Manre srriée, Mantis striata

C’est celle dont nous avons donné la figure citée plus haut.

Caract. : D'un jaune grisâtre; corselet et élytres bordés de jaune, celles-ci ayant des nervures longitudinales saillantes.

4° La Manre PAÏENNE, Mantis pagana.

Cette espèce a été PRATE comme un névroptére ;etrangée par Linnæus avec lés raphidies sous le nem de Mantispa.

Caract. : Grise; à aïles et élytres transparentes, à nervures comme réticulées avec un bord externe plus brun. (C. D.)

MANTE DE MER ( Crust.), nom vulgaire des crustacés de Vordre des stomapodes qui constituent le genre Squille. Voyez Maracosrracés. (Des. ) |

MANTEAU. ( Fauconnerie.) Ce terme, qui s'emploie en général pour désigner la partie supérieure du corps, étoit ET particuliérement en usage pour les oiseaux de vol, dont om disoit qu’ils avoient le manteau uni ou bigarré. (Cn. D.)

MANTEAU. ( Malacoz. ) Les zoologistes et les anatomistes, partant de l’observation que le corps des mollusques bivalves est compris entre deux grands lobes de la peau, situés l’un à droite et l’autre à gauche , et quil’enveloppentun peu comme. aotre corps l’est dans un manteau, ont employé ce terme d'abord pour désigner cette partie de l’organisation des bivalves, et ils Pont ensuite étendu à l’enveloppe cutanée de tous les mollusques en général, quoiqu’elle se dispose souvent d’une maniére extrémement différente. Voyez Morrusques. (De B.}

MANTEAU-BLEU. (Ornith.) L'espèce de goéland à laquelle on donne ce nom et celui de bieu-manteau , est le larus glaucus, Linn.;.et celle qu’on nomme vulgairement manleau noir ou noir-manteau , est le Larus marinus, Linn. (Cn. D.)

MANTEAU DU CHRIST. (Bot.) C’est en Espagne le nom d’une stramoine , datura fastuosa. (LEem.)

MANTEAU DUCALI. (Conchyl.) Cette dénomination est assez généralement employée par les marchands d’objets d’histoire naturelle, pour désigner une belle espèce de peigne, le pecten pallium , Lamck.; ostrea pallium, Linn., Gmel. ,; que la beauté et la variété de ses couleurs font beaucoup rechercher dans Les collections. Voyez Perexe. ( DE B.)

MANTEAU DUCAL BOMBE. ( Conchyl.) Sousce nom rarement employé, l’on entend l’ostrea plica, Linn., Gmel. > espèce de peigne des zoologistes modernes. (DE B.) |

MANTEAU DUCAL DE LA MÉDITERRANÉE. ( Conchyl.) Bruguiére, dans ses Principes de conchyliologie , dit que l’on déue ainsi l'ostrea plica de Linn., Gmel., espèce de peigne des zoologistes modernes, et serie cette espèce provient de l’Inde. (DE B.)

MANTEAU NOIR ou NOIR-MANTEAU. (Ornith. ) Voyez GoéLaANp À MANTEAU noir et Mouette. (DEsm:) |

MANTEAU ROYAL. (Bot.) C’est l’ancholie desjardins. (Lem.)

MANTEAU ROYAL. ( Entom.) Selon M. Latreille, on donne ce nom à une chenille, dont il n'indique pasle genre, parce que ses taches rougeàtres, relevées de jaune clair, imitent grossièrement des fleurs de lis. (Des. )

MANTEAU DE SAINTE MARIE ou DE LA VIERGE. (Boi.) C’est la colocase. (Lew.)

MANTEAU DE SAINT-JAMES. (Conchyl.) Coquille précieuse du genre Harpe, harpanobilis, Linn. (Lem.)

: MANTEES. (Bot. ) Voyez Come-commr. (J.)

MANTEGAR ou MANTIGER. (Mamm.) Ces noms, qui signifient homme-tigre , ont été donnés au mandrill, espèce de singe du genre Cynocérxare. Voyez ce mot. (Desm.)

MANTELET. ( Malacoz.) Adanson , Sénég., pag. 75, a cru devoir établir sous ce nom un petit genre de mollusques que les zoologistes modernes paroissent ne pas avoir admis, parce qu’ils l'ont regardé comme formé avec des mollusques du

genre Porcelaine, non encore parvenus à l’état adulte, Ce- . pendant, en faisant la remarque qu’Adanson observoit pour ainsi dire à la fois et pendant plusieurs années les cyprées , les marginelles et les mantelets, et qu’il a trés-bien connu les différences d’âge dans les coquilles et dans les animaux, il ne paroit pas probab'e qu'il ait pu commettre une erreur aussi grave, d'autant plus qu'il dit positivement avoir vu des individus de son genre Mantelet vieux et jeunes. Nous‘croyons donc que ce genre doit être adopté comme intermédiaire aux volutes et aux cyprées. Les caractères que l’on peut assigner à ce genre sont : Animal ovale, enroulé ; le pied ovale, trésgrand , plus large en avant, où son bord offre un sillon transverse ; le manteau débordant un peu à droite et à gauche la coquille sur les côtés de laquelle il peut se recourber; tête petite, distincte, portant deux tentacules assez longs, trèsaigus, et les yeux à la partie externe de leur base ; la bouche pourvue d’une trompe;le tube respiratoire court: coquille fort mince, involvée; la spire extrêmement petite; l'ouverture ovale alongée, anguleuse en arrière; le bord droit tranchant et non recourbé en dedans; le bord columellaire avec une sorte de long pli vers le milieu de la columelle. ” Ces animaux vivent comme les porcelaines sur les rochers. Adanson place dans ce genre quatre espèces ; mais les trois dernières me semblent être de véritables marginelles ; leur coquille a en effet des plis bien marqués au bord columellaire.Je n’y range done que l’animal qu’il nomme potan, et dont il donne une description détaillée pag. 75, et une figure, pl.5, fig. 1. L’animal, dont la couleur est d’un violet obscur et foncé, qui se rapproche beaucoup du noir, a la partie supérieure des lobes de son manteau parsemée d’un grand nombre de petits filets charnus , cylindriqueset obtus a l'extrémité. Sa coquille, qui est rarement entière, tant elle est mince et fragile, a la forme d’un cylindre obtus aux deux extrémités. Dans le jeune âge , sa couleur en dehors comme en dedans est d’un violet foncé; dans l’âge intermédiaire elle est d’un gris de lin sale, coupé transversalement par deux bandes agates: Enfin les plus grandes, qui ont communément un pouce et demi de longueur, et moitié moins de largeur, sont à fond blanc, marquées de: quatre ou cinq rangs transversaux de petits points

fauves , ou d’un brun clair avec quelques taches blanches distbiee. sur trois ou quatre bandes transverses.

Gmelin rapporte cette espèce de mollusque à son conus bullatus, mais très-probablement à tort. (DE B.)

MANTELET DES DAMES ( Bot.) , nom vulgaire de l’alchémille commune. (LeEm.)

MANTELLE (Ornith.), un des noms vulgaires de la corneille mantelée, corvus cornix, Linn. (Cu. D.)

MANTELURE. (V'enerie.) On nomme ainsi la couleur a dos d’un chien de chasse, quand elle n’est pas la même que celle des autres parties du corps. (Cu. D.)

MANTERNIER. ( Bot.) Daléchamps dit qu'aux environs de Nantua on nomme ainsi l’amelanchier, mespilus amelanchier de Linnæus. (J.)

MANTIAKEIRA ( Bot.) , nom caraïbe, cité par Surian, du pois à gratter, dolichos pruriens de Linnæus. (J.)

MANTICHORE. ( Mamm.) Animal fabuleux dont parlent les auteurs grecs et latins; il n’est point du domaine de l’histoire naturelle. (F. C.)

MANTICORE,, Manticora. (Entom.) Nom donné par Fabricius à un genre dents coléoptères qui ont cinq articles à tous les tarses, les élytres dures, longues, les antennes en soie non dentées, et les tarses non en nageoires, par conséquent de la famille des eréophages ou carnassiers.

Ce genre, dont le nom est tiré de la fable HeVTIG 0 y indiquoit un animal monstrueux, de la forme du lion, à face humaine, dont la bouche étoit armée de trois rangées de dents. (Voyez Ælien, L. 7, c. 2; Pline, L. 8, c. 21.) Fabricius l’aura probablement choisi à cause du grand nombre de dentelures ou de pointes dont les mandibules de cet insecte sontarmées.

Il n'a encore été rapporté que deux espèces à ce genre, toutes deux originaires du cap de Bonne-Espérance. Thunberg à fait connoître l’une sous le nom de cicindèle géante, et Degéer en avoit fait un carabe. Olivier l’a décrite et figurée dans son ouvrage sur les coléoptères, n.° 37, fig. b c d e. On ne connoît pas leurs mœurs; mais l’analogie et la structure de leur bouche prouvent Sur leurs habitudes carnassières.

Nous avons fait figurer dans la planche 13.° de la 3. livrai. son de l’atlas de ce Dictionnaire, dans la seconde des créo-

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phages sous le n.° 4, l'espèce de RASeore qu'on a appelée maxiilaire ou a mâchoires.

Voici les caractères essentiels de ce genre. |

Corselet plus étroit que la tête et les élytres qui sont soudées; pas d’ailes membraneuses; pattes de devant dentelées à ni article des tarses simple.

Ces caractères suffisent seuls pour distinguer ce genre de tous ceux de la même famille, surtout l’absence des ailes, en même temps que l’étroitesse al corselet. (C: D.)

MANTIDES. (Entom.) M. Latreille avoit désigné sous ce nom, qu'il paroît avoir abandonné dans le troisième volume du Règne Animal de M. Cuvier, les insectes orthoptères, voisins des mantes, que nous avions appelés la famille des anomides ou difformes. (C. D.)

MANTIENNE ( Bot.) Voyez Maxcrenwe. (L. D.)

MANTIGER. (Mamm.) Voyez Mantscar. ( DEsm.)

MANTIRA (Bot.), nom caraïbe du gayac. (Lew.)

MANTISALQUE, Mantisalca. ( Bot.) Ce genre ou sousgenre, que nous avons proposé dans le Bulletin des Sciences - de septembre 1818 ( pag. 142), appartient à l’ordre des synanthérées, et à la tribu naturelle des centauriées. Voici ses caractéres, que nous avons observés sur un individu vivant et cultivé.

Calathide discoïde : ait multiflore, subrégulariflore , androgyniflore; couronne non radiante, unisériée, ampliatiflore, mneutriflore. Péricline trés-inférieur aux fleurs, ovoïde; formé de squames régulièrement imbriquées , appliquées, interdilatées, ovales oblongues, coriaces, munies au sommet d’un petit appendice subulé ,spiniforme, réfléchi. Clinanthe plan, épais, charnu, garni de fimbrilles nombreuses, libres, inégales, longues, fiiformes Jaminées. Fleurs du disque : Ovaire glabre, muni de côtes longitudinales et de rides transversales. Aigrette double : l’extérieure semblable à celle de la plupart des centauriées, l’intérieure irrégulière, unilatérale, longue, composée de trois ou quatre squamellules entre-greffées, qui forment une large lame membraneuse. Corolle régulière, pas sensiblement obringente. Etamines à filet glabre, sauf des vesügespapilliformesde poilsavortés.Stigmatophorespointlibres. Fleurs de la couronne : Faux ovaire semi-avorté, filiforme,

MAN er glabre, inaigretté. Corolle à limbe profondément divisé en cinq ou six lanières égales, longues, linéaires, et contenant trois ou quatre longs filets, qui sont des rudimens d’étamines avortées. :

Nous ne connoissons jusqu'a uses .. ‘une seule espèce de ce genre.

MANTISALQUE ÉLÉGANTE : Mantisalca elegans, H. Cass.; Centaurea salmantica, Linn., Sp. pl., edit. 3, pag. 1299. C’est üne plante herbacée, vivace suivant Linnée, bisannuelle suivant Dumont-Courset, annuelle suivant Mœnch et Persoon; sa tige est haute de trois pieds, grêle, striée, glabre et un peu rameuse; ses feuilles inférieures sont pinnatifides et sinuées comme celles de la chicorée, avec un lobe terminal en fer de lance, assez grand et denté; elles sont garnies de poils fort courts et un peu rudes; les feuilles de la tige sont très-étroites, presque linéaires, dentées a leur base; les calathides sont selitaireset terminales; leurs corolles sont purpurines ou blanches ; les squames du péricline sont trés-lisses. Cette plante habite l’Europe méridionale et la Barbarie; on la trouve dans le midi de la France.

Le nom générique Mantisalca étant l’anagramme du nom spécifique Salmantica , qui signifie Salamanque, mérite assurément l’anathème des botanistes, qui ont proscrit ces sortes de noms. Quant à nous, qui ne respectons les règles qu’autant qu’elles sont fondées sur des motifs raisonnables, et qui ne voyons dans les noms génériques que des lettres et des syllabes arbitrairement assemblées et fixées par convention, nous soutenons qu’un nom de genre formé par anagramme est aussi bon que tout autre, lorsqu'il ne blesse ni l'organe de la prononciation, ni celui de l'audition, et lorsqu'on ne peut pas le confondre avec aucun autre nom générique. ( H. Cass.)

MANTISIA, Mantisia. ( Bot.) Genre de plantes monocotylédones, à fleurs complètes, monopétalées, irrégulières, de la famille des amomées , de la monandrie menogynie , offrant pour caractère essentiel : ‘Un calice coloré, à trois divisions; une corolle monopétale , à trois lobes; un Hour très-long, muni à sa base de deux appendices subulés, bilobé à son sommet, seutenantune anthère double; un style simple; le stigmate aigu.

Ce genre différe trés-peu des globba ; il pourroit même lui

être réuni, si l’on connoissoit le fruit, qu’on peut cependant soupçonner être le même. Il est borné à une seule espèce.

Manrista EN SAUTOIR : Mantisia saltatoria, Bot. Maguz., pag. et tab. 1520;,Poir., Encycl. Suppl. Plante des Indes orientales, dont les racines se réunissent en plusieurs fibres simples, épaisses, charnues, alongées. Les tiges sont munies de feuilles alternes, médiocrement pétiolées , entières, lancéolées, prolongées en une lanière trés-aiguë. Des racines s’élève’une hampe droite, plus courte que les feuilles, garnie à sa partie inférieure de spathes vaginales , oblongues, ovales, aiguës, s’enveloppant les unes les autres; divisée à sa partie supérieure en quelques rameaux alternes, étalés, munis de bractées ovales, colorées, un peu en cœur. Chaque fleur est pédicellée, ayant une spathe composée de trois foliolesinégales, colorées er violet, conniventes, presque ovales; la coroile est distante du calice, jaune, monopétale , irrégulière, a trois lobes inégaux; il y a un seul filament linéaire, violet, trés-long , muni à sa base de deux longs appendices subulés, étalés; ce. filament, bilobé au sommet, soutient une anthère double. (Pore.)

MANTISPE, Mantispa. (Entom. ) lines avoit les aun genre denévroptères, celui desraphidies, une espèce de mante, et par conséquent un insecte de l’ordre des orthoptères, parce que ses ailes sont en toit et a peu prés transparentes; mais toute l'organisation est celle des mantes. Illiger et M. Latreille en ont fait un genre caractérisé uniquement par le port et la consistance des ailes ou élytres. Manfispa signifie patte de mante. Voyez RarxiniEe, Mante et AnomiDes, tom. II , Suppl., pag. 66. (C. D.) |

MAN-TODDA-V ADDI. (Bot.) Sous- arbrisseau du Malabar, dont Adanson a voulu faire, sous le nom de mantodda, un genre voisin du tamarin dans la famille des légumineuses, et que Scopoli a voulu reproduire sous le nom de rochea : l’un et l’autre n’ont pas été admis. (J.)

MANTRER (Bot.), nom arabe d'un giroflier, cheiranthus villosus de Forskal, ou du cheiranthus chius. (J.)

MANUCODE. (Ornith.) Cette espèce de paradisier, ou oiseau de paradis, paradisea regia, Linn., forme, dans le système de M. Vieillot, le genre Cicinnurus de sa famille des manuco-

MAN 83 diates , lequel a pour caractères un bec grêle, convexe en dessus, fléchi et foiblement entaillé vers le Hu de sa partie supérieure; une langue terminée en pinceau; des ailes alongées. (Cu. D.)

MANUGHAW ÆlL, ( Bot.) On nomme ainsi à Ceilan une asclepiade, asclepias asthmatica , très-estimée pour soulager les asthmatiques. (J.)

MANUGUETTO (Bot. ), nom provençal d’un calament, melissa nepeta , cité par Garidel. (J.) .

MANUL (Mamm.), nom propre d’une espèce de Cxar. Voyez ce mot. (F. C.)

MANULÉE, Manulea. ( Bot.) Genre de plantes dicotylédones, a fleurs complètes, monopétalées, de la famille des rhinanthées, de la didynamie angiospermie, offrant pour caractère essentiel : Un calice à cinq divisions ; une corolle tubulée ; le limbe partagé en cinq découpures entières, inégales; l’inférieure distante; quatre étamines didynames, attachées au tube de la corolle; un ovaire supérieur; un style; une capsule a deux loges, à deux valves polyspermes.

ManuLée À Tices NUEs : Manulea cheiranthus nt Commel., Horé., 2, tab. 42 ; Nemia cheiranthus, Berg., Cap., 6, sp. pn Plante boue du cap de Bonne-Espérance, dont la tige est droite, rameuse, haute de huit à dix poutes, garnie de feuilles alternes ou presque opposées, ovales, dentées en scie ou presque incisées, très-distantes; de fleurs disposées en grappes làches, droites, terminales, assez longues, munies de bractées linéaires, à corolle d’un jaune foncé; dont le tube est grêle et le limbe divisé profondément en cinq laniéresétroites, linéaires, presque subulées , l'inférieure étant écartée et réfléchie; lesautres étalées en ne de main ouverte, d’où vient le nom manulea imposé à ce genre.

ManuLée TomenTEUsE : Manulea tomentosa, Lamck., Encycl. et TL. gen., tab. 520, fig. 1; Jacq., Icon. rar., 2; Pluken., Phytogr., tab. 519, fig. 2; Selago tomentosa, Linn. Cette espèce est couverte sur toutes ses parties d’un duvet blanchâtre et cotonneux ; ses tiges sont couchées à leur base, puis ascendantes, longues de huit à dix pouces, herbacées, garries de feuilles opposées, alternes vers le haut, rétrécies en pétiole, ovales oblongues , presque spatulées , obtuses , crénelées ,

longues d’un pouce et plus; les fleurs d’abord en bouquet ou en thyrse; elles forment, en se développant, des panicules étroites, un peu feuillées, composées de petites grappes courtes, munies de bractées linéaires; la corolle est d’un jaune foncé, un peu tomenteuse; le tube grêle; le limbe à cinq divisions courtes ; les capsules de la longueur du calice, Cette plante croît au cap de Bonne-Espérance. | |

Manurée Hénissée : Manslea hirta, Poir., Encycl. Suppl. ; Lamck?, IL. gen. , tab. 220, fig 2; Gærtn., de Fruct., tab. 5. Ses tiges sont droites, un peu grêles, hérissées de poils courts, garnies de feuilles alternes, presque sessiles, ovales, elliptiques , obtuses, longues d’un demi-pouce, un peu pileuses, a crénelures inégales, aiguës; quelques unes renferment dans leur aisselle une fleur solitaire, presque sessile; mais le plus grand nombre forment un épi droit, terminal, composé de petites grappes distantes, chargées de trois ou quatre fleurs presque sessiles; les bractées lancéolées, presque subulées : le calice campanulé, ses divisions étroites, aiguës; la corolle petite; le tube grêle; les divisious du limbe eourtes , ovales, aiguës; les capsules petites. Cette plante eroît au cap de Bonne- Espérance.

MANULÉE À LONGS PÉDONCULES : Manulea pedunculata, Poir., Encycl. suppl. ; Buchnera pedunculata , Andr., Bot. Repos. , tab. 84. Cette espèce, originaire du cap de Bonne-Espérance, a des tiges droites, glabres, trés-rameuses, garnies de feuilles nombreuses; les inférieures alternes, à peine pétiolées; les supérieures opposées , ovales, cunéiformes, longues d’un demi-pouce , glabres, sinuées et dentées; les fleurs solitaires, axillaires, longuement pédonculées; la corolle d’un blanc bleuâtre; l’orifice du tube marqué de lignes rougeûtres; les divisions du limbe linéaires, obtuses.

MANULÉE A FEUILLES ALTERNES : Manulea alternifolia, Desf., Catal. Paris. ; Poir., Encycl. Suppl. Cette plante, très-rapprochée de la précédente, en diffère par ses feuilles toutes pétiolées; les inférieures alternes ; les supérieures opposées, ovales, un peu rhomboïdales, glabres à leurs deux faces, dentées à leur contour: les fleurs blanchâtres, un peu jaunâtres à leur orifice, petites, alternes, pédonculées, sortant de l’ais selle d’une bractée, formant , par leur ensemble, une sorte

de corymbe termanai; les pédoncules filiformes, un peu pubescens, plus longs que Les bractées ; le calice à einq divisions sétacées; la corolle grêle ; les lobes du limbe fort petits. Cette plante croît à la Nouvelle-Hollande; on la cultive au Jardin du Roi.

MaANULÉE A FEUILLES OPPOSÉES; Manulea ons kde Vent., Malm., 1, tab. 15. Arbuste d'environ deux pieds, dont les tiges . sont pubescentes, tres-rameuses ; les feuilles opposées, pétiolées, en ovale renversé, longues de six lignes, pubescentes, les dde solitaires , opposées, axillaires; les pédoncules uniflores , de la‘longueur des feuilles; le ealice pubescent; la corolle d un blanc de lait ; le tube grêle, pubescent; le imbea cinq lobes entiers, arrondis; les filamens dilatés à leur sommet ; les anthères ovales, à une seule loge; les eapsules ovales, presque entiérement recouvertes par le caliae, à deuxdoges, à deux valves; la cloison formée par les bords rentraas des valves; les semences petites, trés-nombreuses, couleur de rouille. Cette plante croît au cap de Bonne-FEspérance.

Mavucée rérine : Manulea fetida, Poir., Encycl. Suppl. ; Willd., Enum.; Bichnera fetida, Andr., Bot. Repos., tab. 80. Les tiges sont glabres, cylindriques; les rameaux axillaires; les feuilles pétiolées, presque opposées; les supérieures alternes, d’une odeur fétide, glabres, presque lancéolées, longues d’un à deux pouces, incisées et laciniées à leurs bords; les fleurs disposées en grappes axillaires, terminales, peu garnies; le calice glabre; ses divisions courtes, filiformes; la corolle blanche, deux fois plus longue que le calice. Cette plante croît au cap de Bonne-Espérance.

Beaucoup d’autres espèces ont été découvertes dans les temps modernes, particuliérement au cap de Bonne-Espérance. Plusieurs de ces espèces peuvent être cultivées comme plantes d'ornement. On les sème sur couche, dans des pots remplis de terre de bruyère. On repique en pleine terre les espèces annuelles; on rentre lesligneuses dans l’orangerie, aux ic 8 de lhiver. (Porr.)

MANUS MARINA. (Zoophyt.) Traduction latine du nom de main marine, que quelques auteurs anciens ont donné à l’alcyon digité de nos mers. Voyez Losuraire. (Ds B.)

MANZANA (Bot.), nom de la pomme en Espagne. (Lew,)

MANZANILLA (Bot.), nom castillan de l’absinthe, cité par Quer, auteur d’une Flore Espagnole. (J.)

MANZAO , MANZO. (Mamm.) Les habitans du Const noinment ainsi leur éléphant. (EF. C.)

MANZIZANION. (Bot.) Aetius, cité par Daléchamps, nommoit ainsile faba ægyptia des Latins, le cyamos des Grecs, que l’on rapporte au nelumbium des modernes; maïs ce nom n’appartient-il pas plutôt à la Corocase, arum colocasia? Voyez ce mot. (J.)

MAO, MAUX: (Bot.) Voyez Manea. (J.)

MAOKA (Bot.), nom d’une variété de cotonnier, cité par

M. Bosc. (J.) | | MAOS. (Ornith.) Le bourgmestre ou goéland à manteau gris-brun , larus fuscus, se nomme ainsi en Suéde. (Cu. D.)

MAOU: (Bot.) Nom galihi, cité par Aublet, de l’hibiscus liliaceus dont on emploie la seconde écorce pour faire des cordes dans la Guiane. Le même nom est aussi donné au couratari d’Aublet, espèce de zanoniæ employé au même usage. On peut en conclure que le mot maou est dérivé de celui de mahot, donné à diverses plantes textiles. (J.)

MAOURELLO. (Bot.) Le tournesol porte ce nom en Languedoc. (L. D.)

MAOURELO {Bot.), nom languedocien du tournesol, croéon tinctorium , cité par Gouan. (J.)

MAPACH. (Mamm.) Le raton laveur est ainsi nommé au Mexique, suivant Nieremberg et Charleton. (F. C.)

MAPANA-POJA (Bor. ), un des noms malabares, cité par Rhéede, pour une espèce de phyllanthe. (J.)

MAPANE , Mapania. ( Bot.) Genre de plantes monocotylédones, à fleurs glumacées , de la famille des cypéracées, de la friandrie monogynie de Linnæus, effrant pour caractère essentiel: Un grand involucre à trois folioles; un calice à six valves imbriquées ; point de corolle; trois étamines; un ovaire supérieur; un style; trois stigmates filiformes; une seule semence.

MaAPaNE Des FoRÊTIS : Mapania sylyatica, Aubl., Guian., 1, tab. 17; Lamck., Ill. gen. , tab. 37. Cette plante a des racines dures, traçantes et fibreuses : il s’en élève des tiges simples, longues d'environ deux pieds, triangulaires, uues, garnies

| MAP 87 seulement à leur partie inférieure de feuilles vaginales à leur base, ovales, oblongues , aiguës, minces, sèches, membraneuses, de couleur roussätre. Au sommet de chaque tige est un paquet de fleurs formant une tête sessile dans un involucre à trois grandes folioles ovales, aiguës, fermes, nerveuses , très-entières, élalées , longues de six pouces et plus. Les piéces du calice sont concaves, ovales, alongées, aiguës, dentées en scie; les filamens plus longs que le calice, attachés sous l'ovaire ; les anthéres quadrangulaires , oblongues, à deux lobes; l'ovaire est ovale.Cette plante croît dans la Guiane ,au bord des rivières d’Aroura et d'Orapu, dans les forêts inondées. (Porr.)

MAPATO. (Bot.) À Tarma, dans le Pérou, on nomme ainsi le krameria triandra de MM. Ruiz et Pavon, qui est le ratanhia des environs de Huanuco, dont la racine jouit dans le pays d’une grande réputation pour le traitement de plusieurs maladies. Voyez RaranniA. (J.)

MAPEURITA ou MAPURITA. (Mérite Ce nom est donné aux moufettes dans plusieurs provinces de l'Amérique méridionale. (Desm.)

MAPIRA. (Bot.) Adanson nommoit ainsi l’olyra de Linnæus, genre de la famille des graminées. (J.) | MAPOU. ( Bot.) Il paroît que ce nom désigne dans les Antilles des bois mous. On le donne à quelques figuiers, et sur- .tout à diverses espèces de fromager, bombax, dont les troncs légers sont employés, suivant Desportes, pour faire des canots. On trouve encore sous ce nom, dans l'herbier de l’Ile-de- France de Commerson , un cissus qui étoit son Ci et qui

est lé cissus mappia de M. Lamarck. (J.)

MAPOUREA (Ornith.), nom du faucon en tamoul. (Cx. D.)

MAPOURIA. ( Bot.) Genre d’Aublet, réuni au simira du même auteur. Ces deux genres font partie des Psycotarra. (Porr.)

MAPPA. (Bot.) Espèce de ricin des Moluques, cité par Rumph, qui est le marocca-nonau de Ternate. (J.)

MAPPEMONDE. (Conchyl.) C’est la ceyprœa mappa, ainsi nommée parce que la disposition de ses couleurs a quelques rapports avec celle des terres sur.kes mappemondes. ( Dr B.)

MAPPIA. ( Bot.) Nom donné à plusieurs plantes différentes.

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