‹ Dictionnaire des sciences naturelles, dans lequel on traite mhodiquement des diffens res de la nature, consid soit en eux-mes, d'apr l'at actuel de nos connoissances, soit relativement l'utilitqu'en peuvent retirer la mecine, l'agriculture, le commerce et les artes. Suivi d'une biographie des plus cres naturalistesChapitre 12 sur 55 · MAP · texte numérisé non relu

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Ke cunila de Linnæus est le mappia de Heister et d’Adanson ; celui de Jacquin paroît n’être qu’une espèce de celastrus, dont on ne connoit pas encore le fruit, maïs qui est remarquable par des pétales repliés en dedans à leur sommet et par un stigmate marqué de cinq sillons. Un autre mappia est celui de Schréber qui nomme ainsi le soramia d'Aublet; maïs ce genre ne peut subsister, puisque le soramia lui-même est maintenant réuni au letracera dans la nouvelle famille des dilléniacées. Le mappia, existant dansl’herbier de Commerson , fait à l’Ile-de- France, est l’achitmappou, cissus mappia de M. Lamarck, genre de la famille des viniféres. (J.)

MAPROUNIER , Maprounea. (Bot.) Genre de plantes dicotylédones, à fleurs incomplètes, de la famille deseuphorbiacées , de la monoëcie monandrie de Linnæus, offrant pour caractère essentiel : Dans les fleurs mâles, un calice tubulé, à

- trois ou quatre divisions; point de corolle ; un seul filament chargé d’une anthère à trois ou quatre lobes : dans les fleurs femelles, un calice trifide; point de eorolle; un ovaire supérieur; trois styles divergens; une capsule à trois coques monospermes.

MarROUNIER DE LA GuiANE: Maprounea guianensis , Aubl., Guian., 4, pag. 895, tab.342;Lamck., Ill. gen., tab. 743 ; Œgopricum belulinum , Linn., Suppl.; Smith, Fase., 2, tab. 42; Gærtn., de Fruct., tab. 138. Arbrisseau d'environ septa huit pieds de haut, dont les branches sont revêtues d’une écorce grisètre , chargées de rameaux gréles, un peu flexueux; les: feuilles alternes , pétiolées, ovales, acuminées, aiguës, luisantes en dessus, plus pâles en dessous , longues d’environ deux pouces. Les fleurs sont disposées au sommet des jeunes, rameaux, en panicules lâches, petites, à ramifications tuberculées; les bractées courtes, écailleuses, ovales. Les fleurs sont de deux sortes : les mâles petites, serrées, réunies plusieurs ensemble en forme de petits chatons ovales, pédicellés, presque arrondis; les femelles solitaires , inclinées sur des pédoncules propres, plus longs que ceux des fleurs mâles. Le fruit est une capsule sèche, globuleuse , glabre, à trois loges, à trois coques monospermes, bifides au sommet. Cet arbrisseau croit à Cayenne; il perd ses feuilles tous les ans.

Porn.)

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MAPURIA. ( Bot.) Voyez Marowra. ( LE.)

MAPURITO (Mamm.), nom donné par les Européens de l’Orénoque à une espèce de moufette. (F. C.)

MAQEDOUNIS.(Bot.) Nom arabe du persil, selon M. Delile. Le cerfeuil est nommé macdunis frandji PAR Forskal , et le persil bagdunis par le même. (J.)

MAQUE-BREU. (Ornith.) En Picardie, selon M. MisHiaks on, donne ce nom au stercoraire labbe. (Desx.)

MAQUEREAU, Scomber , Scombrus. (Ichthyol.) On appelle ainsi vulgairement un poisson du genre Scombre de Linnæus, poisson très-abondant en été le long de nos côtes de l'Océan et dont M. Cuvier a fait le type d’un sous-genre dans la famille des scombéroïdes parmi les acanthoptérygiens. Voyez ScomBre. (H. C.)

MAQUEREAU BATARD (Ichthyol. ), nom vulgaire du caranxz trachurus. Voyez Caranx. (H. C.)

MAQUEREAU DE SURINAM. (Ichthyol.) On a quelquefois donné ce nom au carangue, caranx carangus, Voyez CaRanNx. (H. C.)

MAQUI, Aristotelia. ( Bot.) Genre de plantes dicotylédones, à fleurs complètes, ou peut-être dioïques , de la dodécandrie monogynie de Linnæus, offrant pour caractère essentiel : Un calice presque campanulé , à cinq ou six découpures ; cinq ou six pétales insérés à la base du calice ; douze étamines et plus epposées aux divisions du calice ; les anthères droites, oblongues, attachées aux filamens vers la base; un ovaire trés-petit, supérieur; trois styles connivens à leur partie inférieure; une baie à trois loges, renfermant deux ou trois semences dans chaque loge.

Lhéritier, auteur de ce genre, a remarqué dans plusieurs fleurs des anthères stériles, ce qui lui a fait soupçonner que cette plante pourroit bien être stérile.

Maqui eranpureux : Aristotelia maqui, Lhéritier, Shrp., pag. 21, tab. 16; Lamck., Ill. gen., tab. 390; Gærtn., Fil., tabl. , 211; Aristotelia glandulosa,Sysk. veg. Flor. Per., pag. 126, Arbrisseau du Chili, dont les rameaux sont glabres, opposés. garnis de feuilles pétiolées, opposées, ovales, aiguës, arrondies à leur base, finement dentées en scie , longues de deux pouces, accompagnées de stipules caduques. Les fleurs sont

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disposées, vers l'extrémité des rameaux, en petites grappes axillaires, de la longueur des pétioles , à trois fleurs pédicellées, munies de bractées. Le calice est court , élargi à sa base ; ses découpures un peu obtuses, de la longueur des pétales ; les filamens trés-courts. Le fruit est une baie de la grosseur d’un pois, ponctuée, un peu glanduleuse, à trois loges. Chaque loge renferme une à trois semences convexes, anguleuses ; l'embryon est plat, entouré d’un périsperme charnu. Ces baies sont bonnes à manger. Les habitans du Chili en retirent une ee dont ils font une sorte de vin. (Porr..)

MAQUINHA (Bot.), nom donné par les Portugais de l'Inde au nialel du Malabar , qui paroît être un cookia dans la famille des aurantiacées. Voyez Lansa. (J.)

MAQUIZCOALT (Erpétol.), un des noms de pays de l'Amenis- BÈNE. Voyez ce mot. (H. C.)

… MAQUOMUOU (Bot.), nom provençal vulgaire d'une; jacée,

centaurea Lu de Linnæus, suivant Garidel. (J.)

MARA. (Bot.) Voyez Manpxarya. (J.)

MAR ABILLES DEL PERU. . (Bot. } C’est de cenom, donné d’abord parles Espagnols du Pérou à la belle-de-nuit, quedérivecelui de mirabilis souslequel cette plante a été désignée par Clusius et Gérard, et ensuite par Linnæus. Mais comme un nom générique ne doit jamais être adjectif, on a substitué à ce nom celui de nyclago, qui est la traduction grecque ou latine de belle-de-nuit. Û. ) CPAS

MARABOU. (Ornith.) L’argala, décrit dans ce Dicota tom. 9, pag. 218, sous le nom de cigogne à sac, est aussi appelé marabou dans des (Ca. D.)

MARACA. ( Bot.) Les Brésiliens donnoient ce nom et celui de tamaruca à des courges de la grosseur de la tête, qui, étant desséchées, vidées et remplies de cailloux , servoient d’instrumens de musique. Au rapport de Thevet , ces courgessont produites par la plante cohyne ou macocquier, qui pourroit bien être notre callebassier, crescentia. ( LEm.)

MARACABALOU (Bot.), nom caraïbe d’une espece dé caïmitier, chrysophyllum, cité dans l’herbier de Surian. (J.)

MARACANA. (Ornith.) Ce nom, sous lequel Marcgrave -a décrit des perroquets du Brésil, a été appliqué en général,

MAR ; 91 par M. d'Azara, aux aras et aux perruches du Paraguay. (Ce. D.) s

MARACAXAO. (Ornith.) L'oiseau queles Mexicainsnomment ainsi, paroît être une espèce de chardonneret , fringilla melba, Einn. Edwards l’a figuré, Hist., pl. 128, et Glan., pl. 272. M. Vieillot lui trouve des rapports avec l’acalanthe, pl. 52 de ses Oiseaux chauteurs. Le mäle à la taille du chardonneret commun; le devant desa tête et sa gorge sont rouges ; on voir. une petite tâche blemâtre entre le bec et l’œil; l'occiput, le dessus du cou et le dos sont d’un vert jaunâtre ; lescouvertures et les pennes secondaires des ailes sont verdtres et frangées de rouge à l’extérieur;les pennes primaires sont noiràtres; la poitrine est d’un vert olive, et le ventre rayé transver- . salement de blanc et de noir; le bec est de couleur de chair, et les pieds sont d’un brun pale. Le dessus de la tête et Le cou de la femelle sont cendrés: le dos et le croupion sont d'un vert jaunâtre; les pennes de la queue, dont le fond est brun; sont bordées en dehors d’un rouge vineux; les couvertures inférieures sont blanches, et les pieds de couleur de chair. (Cr. D.)

MARACAYA, MARAGAIA (Mamm.), noms brasiliens du marguay, suivant Marcgrave. (F. C.) ©

MARACOT (Bot.), nom indien d’une grenadille, passiflora incarnata, cité dansl'Hort. Farnes. d’Aldini ; elle est aussi nommée maracoc. (J.) k

MARACOUJA. (Bot.) Voyez Murucuia. (LEw.)

MARAGNA. ( Ornith.) Coréal dit, tom. I de ses Voyages aux Indes occidentales, pag. 179 , qu'il y a au Brésil un perroquet de ce nom, lequel y est aussi commun que les pigeons en Espagne. (Cu. D.) À

MARAGOSA. (Bot.) Voyez Marsosa. (J.)

MARAIAIBA. (Bot.) Pison mentionne sous ce nom un palmier à feuilles grandes, à tige entièrement couverte d'épines noires trés-dures, et dont les fruits disposés en grappe, de la grosseur d'un œuf de pigeon, sont bons à manger. (J.).

MARAIL. (Ornith.) Voyez les articles Maraye ét Yacou. (Cu. D.)

MARAIS. (Géogr. Phys.) Voyez Eau , tom. XIV, p. 57. (B.)

MARAIS SALANS, (Min.) On donne spécialement ce nom

aux marais ou amas d’eau de mer, étendus en surface et peu profonds, qui existent sur les rivages de la mer, ou qu’on y forme artificiellement. On cite ceux d’'Aiguemortes entre Marseïille et le Rhône comme un exemple des premiers ; les seconds sont beaucoup plus nombreux.

On dispose ces marais de manière à ce qu’on puisse extraire de l’eau de mér qu’ils renferment , et par les procédés les plus économiques, le sel marin contenu dans cette eau. Nous réunirons dans cet article non seulement ce qui concerne l’extraction du sel marin des marais salans, mais encore ce*qui est relatif à l'extraction de ce sel de l’eau de la mer.

L’eau de la mer est bien la mine la plus vaste de sel maria ; mais ce n’est pas la plus riche. S'il falloit employer uniquementla chaleur des combustibles pour en obtenir le sel, cette substance seroit portée à un prix trop élevé. On extrait done le sel de l’eau de la mer de deux manieres : 1.° par la seule évaporation naturelle; 2.° par l’évaporation naturelle combinée avec l’évaporation artificielle.

Dans le premier cas, on fait cette extraction au moyen des marais salans. Ce sont des bassins très-étendus, mais trés-peu profonds, dont le fond est argileux et fort uni; ils sont pratiqués sur le rivage de la mer. Ces marais ou bassins consistent : 1.° En un vaste réservoir placé en avant des marais proprement dits et plus profonds qu'eux; ce réservoir communique avec la mer par un canal fermé d’une écluse : on peut, sur les bords de l'Océan, le remplir à marée haute; mais les marées sont plutôt un inconvénient qu’un avantage pour les marais salans. 2.° En marais proprement dits, qui sont divisés en une multitude de compartimens au moyen de petites chaussées. Tous ces compartimens communiquent entre eux, mais de manière que l’eau n’arrive souvent d’une case dans la case voisine, qu'aprésavoir fait un trés-long circuit; ensorte qu’elle a parcouru une étendue quelquefois de 4,500 métres, avant d'arriver à l'extrémité de cette espèce de labyrinthe. Ces diverses parties ont des noms techniques très-nombreux, trèssinguliers, mais qui différent dans chaque département. Ces marais doivent être exposés aux vents de N. O., de N. ou

de N.E.

C’est en mars que l’on fait entrer l’eau de la mer dans cesbas-

sins étendus. Elle y préseate, comme en voit, une vaste surface à l’'évaporation. Le réservoir antérieur, nommé jas dans quelques départemens , est destiné à conserver l’eau , afin qu'elle y dépose ses impuretés, et qu’elle y subisse un commencement d'évaporation : cette eau doit remplacer celle des autres bassins à mesure qu’elle s'évapore. On juge que le sel va bientôt cristalliser, quand l’eau commence à rougir; elle se couvre peu aprés d’une pellicule de sel, qui se précipite sur le sol. Tantôt on lui laisse déposer son sel dans les premiers compartimens ; tantôt on la fait passer dans des cases où elle présente encore une plus grande surface à l'air. Dans tous les ‘cas on retire le sel sur les rebords des cases, pour l’y faire égoutter et sécher. On le recueille ainsi deux et trois fois par semaine vers la fin de l'opération. On commence cette récolte, ce qui s'appelle saler, en mai, et on la termine en octobre. Le sel obtenu par ce moyen, participe de la couleur du sol sur lequel il est déposé; et, selon la nature du terrain, ilest blanc et propre pour la table, rouge, c’est-à-dire rougeàtre et destiné au commerce de la mer Baltique, ou gris: on appelle aussi ce dernier sel vert; on le destine plus particulierement aux salaisons de la morue et du hareng. Le sel de mer a l'inconvénient d’être amer, si on l’emploie immédiatement aprés sa fabrication. Il doit ce goût au muriate de chaux et au sulfate de soude qu'il renferme. L'exposition à l'air, pendant deux ou trois ans, le débarrasse en partie de ces sels. Les marais salans sont presque aussi multipliés que les mines et que les sources salées. — Ceux de Portugal passent pour donner le sel de meilleure qualité; il est en gros grains, presque trausparens. On le préfère, en Irlande, pour les salaisons de bœuf. Les sels les plus estimés après celui-ci sont ceux de Sicile, de Sardaigne et d'Espagne. — Les sels de France sont appropriés a d’autres usages, notamment à la salaison du poisson. Il y a des marais salans sur les bords de la Méditerranée, dans le département des Bouches-du-Rhône, et dans celui de l'Hérault près d’Aiguemortes. C’est dans ce dernier lieu que sont les marais de Peccais. La suite des opérations diffère un peu de celle que nous avons décrite; mais les principes sont les mêmes. — Sur les côtes de l'Océan on compte ceux de la baie de Bourgneuf, ceux du Croisic, ceux de Brouage, de la

Tremblade et de Marenne, département de la Charente-fnférieure.

Dans la seconde manière d'extraire le sel de l’eau dela nrer, on forme sur le rivage une esplanade de sable trés-unie, que la mer doit couvrir dans les hautes marées des nouvelles et - des pleines lunes; dans l'intervalle de ces marées, ce sable en partie desséché montre de toutes parts des efflorescences de sel marin ; on l’enlève, et on le met en magasin. Lorsqu'on en a une suffisante quantité, on le lave dans desfossés avec l’eau de mer qu’on sature ainsi de sel marin : on porte cette eau dans des bassins de plomb assez étendus, mais peu profonds. On évapore, par le moyen du feu , l’eau surabondante, et on obtient le sel marin d’un beau blanc. Les ouvriers qui pratiquent cet art portent plus particulièrement le nom de sauniers ou saliniers; ce sel s’appelle sel de bouillon, et se distingue par ce nom de celui des marais salans. Ce procédé est mis en usage sur les côtes du département de la Manche, prés d'Avranches, à Lissay, à Pont-Baïl, et sur celles du département du Calvados, à Touques.

On assure qu’on peut aussi concentrer l’eau de la mer par la gelée; la partie qui se gèle contenant beaucoup moins de sel que la partie qui n’est pas gelée : mais on ne peut pas. l’amener par ce moyen à plus de 16 à 17 degrés. (FW411.) On ne pourroit point employer le procédé de la congélation pour l’eau des fontaines salées qui renferment du sulfate de magnésie, parce que ce sel décompose, à la température de la glace, le muriate de soude ; ilse forme du sulfate de soude et du muriate de magnésie, sel déliquescent qui gêne la cristallisation du sel marin, et en altère la qualité. ( Grex.)

Les Romains ont employé un autre procédé dans leurs salines de Cervia et d'Ostia. Ils accumuloient le sel en monceaux, et brüloient des roseaux à l’entour: la surface du sel se durcissoit, et sembloit se vitrifier ; en sorte que l’eau des pluies glissoit dessus sans dissoudre le sel. L’eau de la masse ne pouvant plus s’évaporer, entraînoit, en s’écoulant , tous les sels déliquescens; ce qui rendoït le sel plus pur et plus sec. (P. San-Grorcro.)

Enfin, à la saline de Walloé en Norwège, on se sert de bà- {imens de graduation pour concentrer l'eau de la mer qui est,

MAR 93 dit-on, à 5 degrés. On l'amène, par ce moyen et par l'addition d’un peu de sel de Norwich, a 32 degrés, et on l’évapore dans des poêles. ( Voyez à l’article Soupe MuriaTée les autres procédés d'extraction du sel marin, de ses mines, ou des eaux qui le renferment. ( B.)

MARAKA, TAMARUKA. ( Bot.) Suivant Clusius et Daléchamps , ces nomssont donnés dans une contrée d'Amérique au fruit du calebassier, crescentia. (J.)

MARALDI. (yo) En l'honneur de son compatriote l’astronome Jacques Maraldi, M. Risso a donné ce nom a un poisson du grand genre des gades de Linnæus et de la division des merluches. Voyez Gape, et Merrücus. (H. C.)

MARALI (Mamm.), un des noms que les Russes donnent au cerf commun. (F. C.)

MARALIA. ( Bot.) Genre de plantes denied a fleurs complètes, polypétalées, établi par M. du Petit-Thouars, pour une plante de l’île de Madagascar, qui appartient à la famille des araliacées , de la pentandrie trigynie de Linnæus, trés-rapproché des aralia, Le calice est fort petit; la corolle composée de cinq pétales, renfermant cinq étamines; un ovaire inférieur, cylindrique, surmonté de trois styles. Le fruit est une baie noirâtre, cylindrique, contenant trois semences. C’est d’ailleurs un petit arbrisseau chargé de feuilles aiternes, ailées ; les fleurs disposées en grappes pendantes, composées de petites ombelles à longs pédoncules. (Pors.)

MARAMPOYAN. (Bof.) Plante médicinale de Sumatra , citée par Marsden, dont les jeunes pousses sont employées pour frotter Les membres après une violente fatigue. (J.)

MARANA (Bot.), un des noms arabes du metel, espèce du genre SrRAMOINE. ( LEm.)

MAR AN BAS ou BAZ. (Ornith.) Ce nom persan a été appliqué a plusieurs oiseaux du genre Faucon, tels que l’autour, falco palumbarius , Linn. Le milan, falco milvus, est nommé dans la même langue mar an tih. (Ce. D.)

MARANCOTTI. ( Ornith.) Le P. Paulin de Saint-Barthélemi cite dans son Voyage aux Indes orientales, tom. 1, pag. 426,

parmi les oiseaux du Malabar, le marancotti ou picæ, qui, dit-il, frappe les arbres avec son bec. Il s'agit ici d’une espèce de pic. (Cn. D.)

MARANDA (Bot.), nom du myrtus zeylanica à Ceilan, suivant Hermann et Linnæus. (J.)

MARANGOUIN ou MARINGOUIN. (Entom.) Voyez Cousin. (Dssm.)

MARANI (Bot.), nom donné par les Portugais de l’Inde au Berura AMELront du Malabar. Voyez ce mot. (J.)

MÂARANO. (Entom.) En Languedoc, selon l’abbé de Sauvages (Dict. languedoc.), on donne ce nom et celui d’arcisous

à la Mrre pu FROMAGE, (Desm.)

MARANTA. (Bot.) Voyez GaLAnGA. ( Por.)

MARAPUTE (Mamm.), nom malabare d’une espèce de chat indéterminée, dont le fond du pelage est fauve, qui est couverte de petites taches noires, à la queue courte, et vit sur les arbres, où elle se fait une bauge. (F. C.) |

MARASAKKI. (Bot.) Le basella alba, employé à la Chine comme épinards, est ainsinomméau Japon, suivant Kæmpfer.

(J.) G MARASCA (Bot.), nom qu’on donne dans le pays de Venise à la variété de cerise acide avec laquelle ou fait le marasquin, liqueur qui en tire son nom. (Lew.)

MARASSUS. CU Quelques auteurs, Sébaen particulier (Thes., 2, tab. 55 ,n.° 2), ont parlé ,sous ce nom, d’un serpent d'Arabie see peu connu. (H. C.) :

MARATHRE , Marathrum. ( Bot.) Genre de Dlénfeé monocotylédones , à fleurs incomplètes, de la famille des narades, de l’heptandrie monogynie de Linnæus, offrant pour caractère essentiel: Des fleurs hermaphrodites; point de calice ni de coroile ; une spathe tubulée; cinq à huit étamines; entre chacune d’ekes une écaille membraneuse , aiguë ; deux stigmates; une capsule à deux valves, à deux loges séparées parune cloison parallèle aux valves ; des semences nombreuses.

MARATHRE À FEUILLES DE FENOUIL : Marathrum fœniculaceum, Humb. et Bonpl., PL Æqu., 1, pag. 4o, tab. 11; Poir., Ill. gen., Suppl., tab. 941. Plante découverte à la Nouvelle-Grenade sur les rochers inondés auxquels elle adhère par ses racinesnombreuses : elles prennent naissance d’une grosse souche ou tubérosité qui tient lieu de tige, et produit les feuilles et les fleurs. Les feuilles sont pétiolées, longues de six à neuf pouces, plusieurs fois ailées , glabres , d’un vert foncé; les fo-

lioles nombreuses , sétacées ; les pédoncules solitaires, longs d’un pouce, umiflores , environnés inférieurement par une gaîne dans laquelle ils étoient d’abord complétement renfermés. Une spathe tubulée, alongée, transparente, membraneuse, d’abord fermée, puis s’ouvrant à son extrémité, laisse sortir la fleur, qui n’a ni calice ni corolle. Les étamines sont au nombre de einq à sept; les filamens subulés ; persistans, insérés au sommet du pédoncule ; les anthères d’une belle couleur rose, à deux loges, bifides à leur base; les appendices placés entre chaque étamine, courts, membraneux ; l'ovaire est ovale, long de deux lignes, à ondes subulés, divergens, persistans. Le fruit est une capsule ovale, glabre , membraneuse, s’ouvrant en deux valves au sommet ; les semences sont nombreuses, roussâtres, comme imbriquées sur plusieurs rangs, fixées aux deux faces de la cloison. (Pors.)

MARATHRUM. (Bot.) On trouve dans Lobel que ce nom est donné au fenouil ordinaire. (J.)

MARATTIA (Bot.), Smith, Swartz; Myrioraeca, Commers., Juss. Genre de la famiile des fougères, remarquable par sa fructification située à la surface inférieure des frondes, et composée de grosses capsules trés-nombreuses, anthériformes, éparses ou disposées longitudinalement en une série le Le du bord de la fronde, sessiles, ovales, nues (sans indusium), s’ouvrant longitudinalement par leur ut , Contenant deux séries de loges, et percées de trous en nombre égal à celui des loges.

Les marattia sont de fougères exotiques qu’on ne voit chez noüs que dans les herbiers; elles se distinguent par la beauté etla grandeur de leurs frondes, toujours deux fois aïlées. Smith en a figuré trois espèces, et une quatrième a été décrite par Bory de Saint-Vincent; aucune n’a été connue de Linnæus.

Le MaraTrra AILÉ; Marattiaalata, Smith, Icon. ined. , tab. 46, est caractérisé par ses frondes deux fois aïlées, à frondules dentées en scie à dents aiguës, par ses rachis écailleux dont les subdivisions sont ailées. Cette espèce croît a la Jamaïque, dansles lieux pierreux et ombragés des montagnes.

Le MaARATTIA A FEUILLES DE FRÊNE ; Maraltia fraxinea, Smith, Ic.ined., tab. 48, est caractérisé par ses frondes deux fois ailées, à frondules opposées, à divisions lancéolées, pointues,

dentées en scie , cunéiformes à la base, et par ses rachis lisses et nus. Il croît dans les bois à l’île de Bourbon, où il a été observé par Commerson et par Bory de Saint-Vincent.

Le MARATTIA A FEUILLES DE SORBIER ; Marattia sorbifolia, Bory, Itin., 1, pag. 267, est caractérisé par sa fronde deux fois ai: lée, à frondules alternes, à divisions linéaires lancéolées, dentées en scie, cunéiformes à leur base, et par ses rachis lisses et nus. Il croît à l'ile-de-Bourbon, avec le précédent dont il se rapproche beaucoup. (Lem.) /

MARAVARA. (Bot.) Ce nom malabare est commun à plusieurs espéces d’angrec , epidendrum, qui sont distinguées par divers prénoms. Voyez ANGgzi-Maravara. (J.)

MARAVILLA.(Bot.) Dansle royaume de Quito, prés Chill, on nomme ainsi la tigridia, genre de la famille des iridées. Dans la nouvelle Andalousie c’est le ruellia macrophylla qui porte ce nom, suivant les auteurs de la Flore Equinoxiale. (J.)

MARAXE (Ichthyol.) Rondelet a parlé, sous ce nom, d’un poisson des Indes plus cruel et plus grand, dit-il, que le tiburon, et dont la chair n’est pas bonne à manger. Voyez Tisuron.

(HG)

MARAYE. (Ornith.) Bajon dit dans ses Mémoiressur Cayésne tom. 1, pag. 383, qu'il a préféré ce nom à celui de marail , parce que c’est le édrble nom que les Indiens ont donné à cet oiseau. (Cu. D.)

MARAYÉ, OUCYAOUX. (Bot.) Noms caraïbes de la langue de bœuf à Saint-Domingue, cités par Nicolson. C’est, selon lui, le lingua cervina, et conséquemment une espèce de fougére. (1)

MARBRE(Min.), Marmor des anciens.Ce nom avoitpoureux la même signification qu’il a encore pour les gens du monde : il désignoit toute espèce de roche susceptible de recevoir de l'éclat parle poli. Les minéralogistes ont restreint cette expression , et peut-être a tort, aux seules pierres calcaires qui jouissoient de cette propriété; mais l’usige a tellement prévalu ‘parmi les nt Eee qui veulent mettre de lexactitude dans leur manière de s'exprimer, que ce nom ne peut plus s’appliquer qu'aux variétés de chaux carbonatée ou de calcaire qui, par la densité, la finesse , la cohérence de leurs parties, sont susceptibles de recevoir un poli brillant et assez égal. On ne trouve

ces qualités que dans trois variétés principales de calcaire : le calcaire saccaroide, qui donne seul les marbres statuaires ; le calcaire concrétionné , ‘qui donne la sorte particulière de marbre que l’on nomme albâtre; le calcaire de sédiment compacte ou sublamellaire, qui, en raison de la finesse de son grain et de la netteté de ses couleurs, a reçu le nom particulier de calcaire marbre: enfin, quelques autres calcaires compactes qui offrent quelquefois ré qualités à peu prés égales aux calcaires marbres proprement dits. Fa

Les calcaires doués de ces propriétés se trouvent dans presque toutes les formations, mais en proportions bien différentes. Ainsi, les calcaires saccaroïdes ou marbres statuaires n'appartiennent qu'aux formations primordiales, soit aux plus anciennes, soit aux plus nouvelles, à celles qu’on appelle généralement de transition. S'il s’en trouve dans des formations plus récentes, ce sont des exceptions rares par leur nombre et très-restreintes dans leur étendue. Aïnsi le calcaire jurassique dans certaines parties, dans celles surtout où beaucoup de zoophytes entrent danssa composition, et dans celle où il est associé avec une grande quantité de magnésie, présente un aspect et quelques unes des propriétés du calcaire saccaroïde ou des marbres statuaires.

La plupart des marbres colorés à texture en grande partie compacte, avec des parties lamellaires ou également disséminéesdans la masse, ou rassemblées en veines ou veinules, appartiennent, soit aux derniers terrains primordiaux, c’est-à-dire, aux terrains de transition compacte, soit aux terrains de sédiment inférieur; mais ici ils commencent à être rares; et dans des étendues immenses de pays, entiérement composés de ces calcaires de sédiment inférieur, on ne trouve quelquefois pas une carrière de marbre. Tel est le cas de beaucoup de calcaires des Alpes, sur Le versant septentrional de cette chaîne.

Les terrains de sédiment moyen renfermantle calcaire jurassique présentent encore moins de marbre exploitable; mais ici ce n'est pas, comme dans les Alpes, une argile grise, du sable, une stratification mince et contournée qui altérent les qualités techniques de cette formation; au contraire, souvent ce calcaire est pur et homogene, le grain est fin, la texture très-compacte ; maïs le peu de vivacité des couleurs, etsurtout

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la disposition généralement fragmentaire de cette roche, lui ôtent les qualités que doit avoir le calcaire marbre pour mériter qu’on l'exploite avec avantage, et par conséquent qu’on y établisse de vastes et durables carrières de marbres.

C'est dans le calcaire jurassique que se voient les dernières grandes exploitations de marbre, et elles cessent même presque entièrement après ce calcaire; car on ne retrouve plus le marbre , même par échantillon, ni dans les terrains crayeux, ni dans les calcaires grossiers supérieurs à la craie ; mais il se présente de nouveau, en moindre quantité il est vrai, tant en nombre qu’en étendue, 1° dans le terrain de transport composé de cailloux calcaires roulés, connus sous le nom de pouddingues, quelquefois de nagelflue, et èe terrain offre daus certains. lieux des marbres pouddingues assez recherchés et très-répandus (le pouddingue dit brèche de Tolonet en Provence, etc.); 2° dans le calcaire d’eau douce ou lacustre, supérieur au calcaire grossier et faisant partie du terrain de sédiméntsupérieur;etnouspouvons donnercomme preuve de cette assertion la pierre de Chäteau-Landon près Némours, qui est employée comme marbre: celle de Nonette prés d’Issoire, qui offre le même usage : ce sont, il est vrai, des marbres peu recherchés, parce que leurs couleurs sont grises ou pâles, et que leur poli est trés-peu brillant; mais ils ont le grand avantage d'offrir des masses puissantes, continués et d’une facile exploitation; considération qui a sur le succés des carrières de marbre plus d'influence que les qualités qui résultent de la couleur, de la finesse du grain, et même de l'éclat du poli. On rencontre, quand on parcourt les montagnes, des gîtes de calcaires marbres souvent plus beaux par leurs couleurs et leurs autres qualités brillantes que les plus fameux marbres, soit statuaires, soit d'ornement, et cependant on ne peut parvenir à les mettre en exploitation : cela vient presque toujours, ou de leur position d’un accès difficile, ou plutôt encore de leur peu d’étendue en masses homogènes et continues. Cette dernière condition est et la plus difficile à rencontrer et la plusimportante. Quand elle se présente, presque toutes les difficultés disparoïissent devant elle, même celle qui résulte d’un accès difficile, parce qu’alors la continuité des masses, qui assure la longue durée de l'exploitation, permet

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de faire les dépenses nécessaires pour rendre les transports plus faciles: telest le cas des principales carrières de marbres, de celles qui sont connues et exploitées depuis long-temps, et qui le seront encore pendant une longue suite de siècles, Il suffit d’avoir vu les carrières de marbre de Carrare et leur position avantageuse pour s'expliquer pourquoi on n'a pas pu encore mettre en réelle exploitation les marbresstatuaires qu'on a reconnus daus les Pyrénées, dans la Savoie, dans la Corse, etc., ceux-ci ne se présentant en général qu’en couches interposées dans d’autres roches, ou en amas de peu d’étendue, et pour ainsi dire en échantillon, en comparaison des montagnes entièrement composées de marbre statuaire, géné » ralement d’une belle qualité, qui forment les deux côtés de 14 vallée de Carrare. Nous le répétons, il n’y a peut-être pas de terrain primordial qui ne puisse présenter des amas de calcaire saccaroïde assez volumineux et assez beau pour fournir des masses propres à faire quelques bustes, quelques vases, peutêtre même quelques statues; mais ce n’est pas sur un produit aussi précaire, aussi limité, qu’on peut établir une exploitation aussi difficile, dont l'ouverture est aussi dispendieuse qu’est celle d’une carrière de marbre. (B.)

La partie minéralogique de cet article se trouvant presque en entier à l’histoire de la chaux carbonatée , dont les marbres ne sont que des variétés, il ne nous reste donc plus ici qu’à considérer ces roches sous le rapport de leur utilité dans les arts, et sous celui du commerce important auquel elles ont donné naissance. Nous rappellerons cependant encore que les marbres proprement dits appartiennent aux variétés lamellaire saccaroïde , et compacte fin du calcaire, et aux formations primordiales, et de sédiment inférieur et moyen; qu’ils en partagent les propriétés et les caractères, et que par conséquent tout marbre, dans l’acception restreinte où l’on doit entendre aujourd’hui cette expression, doit présenter rigoureusement les caractères suivans : de faire une effervescence plus ou moins vive dans l’acide nitrique ( eau forte ) À deselaisser rayer par une pointe de fer, dese réduire en chaux vive par la calcination, et de recevoir un poli plus ou moins parfait. Ce petit nombre de caracteres dont l’ensemble est décisif et tranchant, suffit pour éloigner cette foule de roches

que les gens du monde confondoient mal à propos avéc les marbres, tandis qu’elles appartiennent aux porphyres, aux granites, aux serpentines, etc... Nous ajouterons, pour achéver de les isoler complétement, que l’albâtre calcaire où oriental, qui jouit des mêmes caractères que nos marbres, s'en distingue cependant par sa texture intérieure , qui est presque toujours fibreuse dans un sens, ainsi que par ses nuances jaunes de miel ou jaunes de cire, qui sont disposées par zones ondulées ou concentriques, aspect qui est une suite nécessaire de sa formation, et qui ne se rencontre jamais dans les marbres.

L’on a proposé plusieurs méthodes pour classer les marbres ; mais si l’on eût réfléchi que la plupart de ces roches ne différent entre elles que par des nuances, des teintes, ou de léger$ accidens qui n'ont pas la moindre importance en miné-

rälogie , on se seroit évité la peine que ces soi-disant méthodes ont dû coûter à ceux qui les ont imaginées. L’on ne peut réellement classer les marbres que par ordre de contrées, quand on veut en faire une longue énumération , où par ordre d'usage et d'emploi, quand on ne doit rappeler que ceux qui sont le plus estimés dans le commerce ; et d’ailleurs, comme chacun d’eux appartient à une variété de l’espéce chaux carbonatée, l’on conçoit qu’il devient absolument supérflu de s’efforcer à les soumettre à un arrangement méthodique spécial.

Les marbres , considérés par rapport à leur emploi dans les ta se distinguent:

. En marbres statuaires;

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